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Point de presse du 16 avril 2013


Sommaire



Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :



1. Déplacement de M. Thierry Repentin au Parlement européen à Strasbourg (16 avril 2013)

Le ministre délégué chargé des affaires européennes, M. Thierry Repentin, est à Strasbourg ce mardi 16 avril pour sa première visite au Parlement européen.

En marge de la session plénière, le ministre s'entretiendra avec M. Martin Schulz, président du Parlement européen. Il rencontrera également M. Alain Lamassoure, président de la commission des budgets ainsi que les présidents de groupes politiques.

M. Repentin abordera à cette occasion les principaux dossiers européens d'actualité, à commencer par la mise en oeuvre du Pacte de croissance, le budget européen et la lutte contre l'évasion fiscale.

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2. Lancement par Mme Hélène Conway-Mouret d'une concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement français à l'étranger (17 avril 2013)

La France dispose, en matière de politique extérieure, d'un atout précieux : son réseau de 490 écoles dans 130 pays. Il est pour une grande part géré par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Ce réseau mondial remplit une double mission de scolarisation de nos jeunes compatriotes et de rayonnement, grâce à l'accueil - pour deux tiers - d'élèves de nationalités étrangères.

Fort de son attractivité, ce réseau a enregistré depuis vingt ans une augmentation de 50 % de ses effectifs. Il bénéficie d'un effort financier important, dans un contexte budgétaire contraint, l'éducation constituant une priorité du président de la République.

Afin de consolider son rôle central et de mener une réflexion prospective sur les enjeux de notre politique scolaire à l'étranger, M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, a confié à Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, l'organisation d'une concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement français dans le monde.

Les travaux porteront notamment sur les questions relatives à la demande continue de nouvelles inscriptions, au financement de l'enseignement français à l'étranger, au bon équilibre entre la mission de scolarisation des Français et l'accueil d'élèves étrangers, et à la coopération avec les systèmes éducatifs étrangers.

Mme Hélène Conway-Mouret lancera cette concertation nationale le 17 avril 2013 à 9h au Centre de conférences ministériel, 27, rue de la Convention (Paris XVe). Cette première journée réunira tous les acteurs contribuant à la réflexion sur cet outil de notre action extérieure. Un comité de pilotage constitué de cinq personnalités issues du ministère de l'éducation nationale, du ministère des affaires étrangères, du monde des entreprises, de la société civile et du Parlement, animera trois groupes de travail et formulera des recommandations.

Q - À propos des trois tables rondes, peut-on avoir plus d'information ?

R - Bien sûr. Il y aura un premier thème général sur la mission de scolarisation des jeunes français à l'étranger, un deuxième groupe de travail sur l'accueil des jeunes étrangers et un troisième sur la coopération avec les systèmes éducatifs étrangers.

Q - D'accord, tout ceci dans le but de la gratuité pour les Français de l'étranger ?

R - C'est un des thèmes qui seront, bien sûr, abordés. Quand je parle de financement, il y a, au titre du financement, le financement que verse l'agence elle-même, mais aussi tout le système des bourses, qui a été très profondément remanié depuis septembre dernier, notamment avec la fin du système de la gratuité mis en place par le précédent gouvernement.

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3. Irak - Attentats (15 avril 2013)

La France condamne fermement les attentats perpétrés hier en Irak et qui ont fait, selon les derniers bilans, 50 morts et 300 blessés.

Nous adressons nos condoléances au peuple irakien et aux familles des victimes et exprimons notre solidarité aux autorités irakiennes dans leur lutte contre le terrorisme.

À quelques jours des élections provinciales, la France réaffirme l'importance d'un processus politique inclusif et appelle à l'unité et au refus de toute violence.

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4. Togo - Mort d'un jeune manifestant (15 avril 2013)

La France exprime sa tristesse après le décès par balles, le 15 avril à Dapaong, au nord du Togo, d'un manifestant âgé de 12 ans, et exprime ses condoléances à la famille de la victime.

Nous faisons part également de notre inquiétude face aux violences qui ont suivi. La France appelle les manifestants et les forces de l'ordre à l'apaisement et à la retenue et rappelle son attachement au droit de manifestation pacifique.

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5. Boston - Attentats

À la suite de ce qui s'est produit à Boston, la nuit dernière, le président de la République a fait une déclaration ce matin, de même que nous en avions faite une hier soir.

Le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, vient d'écrire à son homologue, John Kerry, pour lui dire notre très vive émotion, présenter nos condoléances aux familles des victimes et rappeler notre total soutien et notre solidarité au peuple et aux autorités des États-Unis, aussi bien fédérales que locales.

Q - Avez-vous des nouvelles d'éventuelles victimes françaises ?

R - Dès que les explosions se sont produites à Boston, notre ambassade à Washington et notre consulat général à Boston ont pris toutes les mesures qu'ils devaient prendre pour entrer en contact avec la communauté française installée dans cette région et les Français de passage à Boston.

La communauté française de Boston représente à peu près 7.200 personnes inscrites au registre des Français établis dans le nord-est des États-Unis (Massachusetts, Maine, New Hampshire, Rhode Island, Vermont). Il peut également y avoir des Français vivant à Boston sans pour autant être inscrits, puisqu'il n'y a pas d'obligation de s'inscrire sur les registres consulaires. Il y a aussi tous les touristes et Français en déplacement dans cette région, notamment à l'occasion du marathon. On estime qu'environ 150 personnes s'étaient inscrites pour y participer.

Qu'ont fait le consulat général et l'ambassade ? Ils ont cherché à entrer en contact avec chacun de ces Français. Nous avons différents moyens de le faire. Pour ce qui concerne les résidents, c'est essentiellement par SMS ou téléphone, parce que nous avons leurs coordonnées sur nos registres. Pour ceux d'entre eux de passage qui s'étaient inscrits sur le système Ariane, nous avions les identités, les dates de voyage et les coordonnées pour les joindre. Les deux principaux messages passés aux Français sont, d'une part, de se mettre en contact avec le consulat ou l'ambassade pour signaler s'ils ont besoin d'aide, et d'autre part d'entrer en contact avec leurs proches pour les rassurer.

Ce que nous avons fait ensuite, c'est de chercher à savoir s'il y avait des Français au nombre des victimes. À l'heure où je vous parle, il n'y a aucun Français blessé ou impliqué dans ces explosions. Le recensement n'est pas encore exhaustif, il nous faut encore un peu de temps. Nous y procédons en coordination très étroite avec les autorités américaines, avec les services de crise mis en place à Boston, les autorités de police et les hôpitaux de la région.

Q - Y a-t-il des mesures spécifiques concernant la communauté française ?

R - S'agissant spécifiquement de la communauté française et des Français de passage à Boston, il leur faut respecter strictement les consignes qui sont passées par les autorités américaines sur place. Le mieux, c'est en outre de rester en contact très étroit avec notre ambassade et notre consulat, joignables par téléphone ou internet. Les sites internet sont mis à jour en tant réel. S'ils le souhaitent, nos compatriotes peuvent également appeler ici à Paris, où notre centre de crise fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Q - Dans les heures qui ont suivies l'attentat, le ministère de l'intérieur a été le premier à réagir en demandant un accroissement des patrouilles en France et le renforcement de la sécurité dans le cadre de Vigipirate... Vous n'en faites pas un peu trop ? Peut-on parler d'attentats ?

R - Il y a eu trois réactions successives. La première par le ministère des affaires étrangères la nuit dernière, puis une réaction du président de la République tôt ce matin, et enfin une réaction du ministre de l'intérieur.

Les deux premières réactions visaient à dire aux Américains l'émotion qui est la nôtre. S'y ajoutait, pour ce qui concerne le ministère des affaires étrangères, un message adressé plus particulièrement aux Français présents sur place. S'y sont ajoutées les déclarations de M. Valls insistant sur le fait qu'il fallait une vigilance renforcée, dans le cadre du plan Vigipirate.

Ce n'est en rien une sur-réaction. C'est simplement tirer les conséquences et être prudent, compte tenu de ce qui s'est passé aux États-Unis. J'observe d'ailleurs que les Britanniques ont fait des déclarations et pris des dispositions similaires aux nôtres.

Pour le reste, s'agissant de ce qui s'est produit à Boston, il revient aux autorités américaines de qualifier les faits. Il faut être très prudent et attendre l'enquête engagée par le FBI. Sur ce point, je vous renvoie aux déclarations faites par le président Obama quelques heures après les explosions.

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6. OMC - UNESCO

Q - Vous avez rencontré beaucoup de candidats potentiels pour prendre la tête de l'OMC récemment. Avez-vous choisi quelqu'un ? Et pour la succession de Mme Bokova à l'UNESCO ?

R - Ce sont deux sujets complètement différents :

- pour ce qui concerne l'OMC, il y avait neuf candidats déclarés à la succession de M. Lamy. Ces neuf candidats ont été reçus au quai d'Orsay, par le secrétaire général, M. Pierre Sellal. Il reste cinq candidats en lice. C'est maintenant une procédure qui suit son cours au sein de l'OMC. Nous ferons notre choix, le moment venu ;

- l'élection du directeur général de l'UNESCO se tiendra quant à elle lors de la conférence générale de l'UNESCO en novembre 2013. Mme Bokova, actuelle directrice générale, élue pour un premier mandat en 2009, est candidate à un deuxième mandat. Deux autres candidats ont été présentés, par la République de Djibouti et le Liban. Depuis plus de 40 ans, tous les directeurs généraux de l'UNESCO ont effectué plusieurs mandats. Ce que je peux vous dire d'ores et déjà, c'est que la France estime que Mme Irina Bokova conduit, dans un contexte budgétaire difficile, une courageuse politique de réforme de l'organisation et qu'elle doit disposer du temps nécessaire pour mener à bien son programme. Nous souhaitons qu'elle prolonge son action à la tête de l'organisation.

Q - Les Américains ont retiré leur soutien financier non seulement pour le budget général, mais aussi pour le budget projets, ce qui a fait beaucoup de mal à l'UNESCO. Comment s'en sort Mme Bokova? Avez-vous d'autres idées pour venir en aide au budget ?

R - Les États-Unis ont en effet arrêté le versement de leur contribution au budget de l'UNESCO, à la suite du vote en faveur du rehaussement du statut de la Palestine aux Nations unies. C'est l'application, si je comprends bien, d'une loi qui plaçait les autorités américaines dans l'obligation de cesser le versement de leur contribution.

La France est dans une situation particulière vis-à-vis de l'UNESCO : elle est État du siège et, d'autre part, nous estimons que les missions remplies par l'UNESCO sont essentielles. Nous contribuons non seulement à hauteur des clés de financement au budget général, mais nous essayons de faire plus pour soutenir l'action de l'UNESCO et celle de Mme Bokova en particulier. Elle a notamment pris des décisions pour adapter les programmes aux ressources. Il faut donc la soutenir et faire appel à tous les contributeurs pour rétablir les moyens de cette organisation.

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7. Syrie

Q - Quelle est votre réaction devant l'annonce d'amnistie partielle émise par Bachar Al-Assad ?

R - Nous devrions nous en réjouir. Le problème avec ce régime, c'est qu'il nous a habitués à des manoeuvres dilatoires visant à dissimuler, par ce genre d'annonces, des exactions ou des comportements inacceptables. Tant qu'il n'aura pas écouté les demandes qui lui sont faites par la communauté internationale, tant qu'il n'aura pas écouté ce que lui dit son propre peuple, il sera difficile de se réjouir. En d'autres termes, il faut cesser les violences qui ont abouti à ce bilan terrible de près de 100.000 morts.

Q - Vous parlez de 100.000 morts. Quelle est la provenance de ce chiffre-là ?

R - Les chiffres varient entre 70.000 et 100.000 morts. C'est un chiffre difficile à arrêter, pour deux raisons : nous n'avons pas accès au territoire syrien et, malheureusement, ce bilan augmente de jour en jour et d'heure en heure. Il y a urgence à faire cesser ce massacre.

De la même manière, il est tout aussi difficile d'arrêter un chiffre pour le nombre des réfugiés ou déplacés. Selon les différentes sources (souvent les Nations unies ou l'Observatoire syrien des droits de l'Homme), on estime le nombre des réfugiés aux alentours d'un million, sachant qu'il y a aussi plusieurs millions de déplacés. Cela donne une idée de l'ampleur du désastre qui se produit aujourd'hui en Syrie.

Q - Vous parlez souvent d'un million de réfugiés syriens au Liban mais ce n'est pas au sens international. Ce sont des personnes qui ont été hébergées par de la famille ou des gens qu'ils connaissaient. Combien y a-t-il de réfugiés syriens au sens international ?

R - C'est très difficile à dire. Si on s'en tient à la définition stricte des réfugiés, il faut qu'ils soient enregistrés comme tels. Or on sait qu'au Liban, en Jordanie, aux frontières irakiennes ou turques, toutes les personnes qui fuient les violences ne s'enregistrent pas sous le statut de réfugiés au sens international du terme. C'est donc une appréciation globale du nombre de personnes qui ont fui les violences.

Ce sont des ordres de grandeur stupéfiants. Ils le sont particulièrement en Jordanie et au Liban parce que la proportion de réfugiés est telle, rapportée à la population de ces deux États, qu'elle fait peser sur eux un fardeau et un risque pour leur propre stabilité. Les derniers chiffres sur le Liban portent le nombre de réfugiés au sens large à un quart de la population libanaise. Cela donne une idée des risques que fait peser la crise syrienne sur la stabilité de toute la région.

Q - A-t-on du nouveau sur les armes chimiques ?

R - Nous prenons bien évidemment très au sérieux tout indice et toute information - quelle qu'en soit la source. Il y avait eu notamment une première alerte en décembre dernier. La difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c'est de passer du stade de l'indice ou de l'information à celui de la preuve au sens des procédures de vérification internationale. Plus difficile encore est de passer de la preuve à l'imputabilité, c'est-à-dire à la capacité de désigner qui a utilisé de telles armes.

Pour passer ainsi de l'indice à la preuve et de la preuve à l'imputabilité, la première chose à faire est d'aller vérifier sur place. C'est la raison pour laquelle le Conseil de sécurité a demandé au secrétaire général des Nations unies de diligenter une enquête. Le Conseil l'a fait à la fois à la demande du régime syrien qui portait des accusations graves contre l'opposition et pour vérifier des accusations symétriques portées contre le régime. C'est cette enquête confiée à l'OIAC qui permettra de faire la lumière sur ce qui s'est passé : des armes chimiques ont-elles été utilisées, quand et par qui ?

Il n'en est que plus regrettable que le régime syrien ait refusé ou feint d'accepter mais sous des conditions inacceptables le déploiement de cette mission. Elle était prête à être déployée. Le secrétaire général avait très justement dit qu'elle devait l'être sans retard, sans condition et sans restriction. Cette mission, pour être pleinement utile, doit en effet pouvoir aller partout où elle estimera nécessaire d'enquêter.

Ce que nous attendons aujourd'hui, c'est que le régime syrien accepte le déploiement d'une mission qu'il a lui-même demandée. S'il s'obstine dans son refus, il porterait seul la responsabilité de son échec. Et ce ne serait qu'une nouvelle marque de sa très grande duplicité dans cette affaire.

Q - Où en êtes-vous dans les discussions au Conseil de sécurité concernant Jabhal Al-Nosra ?

R - Il y a eu, comme vous le savez, des déclarations du régime syrien faisant état d'une demande de classement de cette organisation comme terroriste par les Nations unies. Cette demande n'est toujours pas formellement déposée. Il faut, pour les États membres, attendre ce dépôt officiel pour se prononcer.

Il y a un autre élément à rappeler : les récentes déclarations faites par les responsables d'Al-Qaïda en Irak qui affilient Al-Nosra - groupe actif en Syrie - à une organisation, Al-Qaïda, déjà classée au titre des listes terroristes des Nations unies. À la suite de ces déclarations et de prises de position de l'opposition syrienne se démarquant publiquement d'Al-Nosra, nous avons estimé qu'il était temps d'engager une discussion avec nos partenaires aux Nations unies sur l'opportunité de classer ce groupe au titre des organisations terroristes. L'une des possibilités étant de rattacher Al-Nosra à des entités sanctionnées au titre de la résolution 1267 visant spécifiquement Al-Qaïda.

Où en sommes-nous aujourd'hui ? Les discussions ont lieu dans un cadre informel, celui des experts du «comité 1267», comité créé par la résolution 1267 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Q - Donc on dirait que vous allez vous diriger vers une saisine du Conseil de sécurité...

R - N'anticipons pas les conclusions qui seront tirées des discussions en cours. Il y a une vraie préoccupation de notre part mais aussi un certain nombre de questions : nos partenaires sont-ils d'accord sur le principe d'un classement et sur ses modalités ? N'y a-t-il pas un risque de confusion entre la demande syrienne et la réflexion que nous avons lancée ? Car on peut lire la demande syrienne comme une nouvelle marque de duplicité, qui lui permettrait de jeter le discrédit sur la totalité de l'opposition syrienne. Et c'est une manoeuvre à laquelle nous nous opposerons. Une fois que nous aurons des réponses à ces questions, nous arrêterons une position définitive.

Q - Au jour d'aujourd'hui, comment homologue-t-on le fait qu'Al-Nosra est Al-Qaïda ?

R - Tout l'enjeu est de passer d'une revendication de nature politique à une sanction de nature juridique. La revendication politique a été faite et par Al-Qaïda et par Al-Nosra. Quelles conséquences en tirons-nous sur le plan juridique et celui d'éventuelles sanctions ? C'est la question qui est posée.

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8. Obsèques de Margaret Thatcher

Q - Qui va représenter la France aux obsèques de Margaret Thatcher ?

R - C'est Mme Élisabeth Guigou, qui préside la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui représentera la France aux obsèques de Margaret Thatcher.

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9. Corée du Nord

Q - Nos diplomates sont-ils encore sur place ? Combien de Français s'y trouvent ? Aux dernières nouvelles ils étaient douze.

R - La situation n'a pas changé. Donc même attitude de grande vigilance, de condamnation très ferme des provocations nord-coréennes mais sans ordre d'évacuation pour ce qui concerne les Français installés en Corée du Nord ou en Corée du Sud.

Les deux communautés sont de taille très différente. Nous avons une quinzaine de personnes en Corée du Nord, dont deux diplomates composant le bureau de représentation à Pyongyang et une douzaine de Français travaillant soit pour les agences des Nations unies, soit pour des ONG. En Corée du Sud, la communauté française est composée d'environ 2.000 personnes.

Q - Après le dernier ultimatum de la Corée du Nord, quelle réaction ?

R - Malheureusement cela s'inscrit dans une série de provocations successives qui sont très dangereuses. Laurent Fabius a eu l'occasion de s'exprimer lors de son déplacement en Chine et ce qu'il a dit est toujours d'actualité : il faut que cessent ces propos de plus en plus vindicatifs des Nord-Coréens./.

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