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Point de presse du 02 décembre 2016


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Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :



1. Développement - Visite de M. André Vallini au siège de Handicap international (Lyon, 2 décembre 2016)

M. André Vallini, secrétaire d'État au développement et à la francophonie, se rend aujourd'hui à Lyon au siège de l'ONG française Handicap international.

A la veille de la journée internationale des personnes handicapées, M. André Vallini endossera sur place, au nom de la France, la charte pour l'intégration des personnes handicapées dans l'action humanitaire. Portée par Handicap international, cette charte a été présentée lors du sommet humanitaire d'Istanbul en mai dernier.

La France rejoint ainsi les 140 États, organisations internationales et ONG signataires qui s'engagent pour que l'aide au développement tienne compte des besoins spécifiques des personnes handicapées, sur la base des principes de non-discrimination, et favorise leur participation à la conception des programmes humanitaires.

Cette visite au siège de Handicap international sera l'occasion de saluer l'action courageuse menée par cette organisation depuis sa création en 1982.

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2. Biélorussie - Peine de mort (2 décembre 2016)

La France condamne les exécutions en Biélorussie, qui viennent d'être rendues publiques, de Siarhei Khmialeuski, Ivan Kulesh et Hyanadz Yakavitski.

Nous sommes également préoccupés par la condamnation à mort, prononcée le 19 mai dernier, de M. Siarhei Vostrykau.

La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Nous exhortons les autorités biélorusses à instaurer un moratoire sur la peine capitale, première étape vers son abolition.

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3. Burundi - Mission de facilitation de Benjamin Mkapa pour le dialogue inter-burundais (1er décembre 2016)

La France salue la détermination et l'engagement du facilitateur et ancien président tanzanien Benjamin Mkapa en faveur d'une solution politique de la crise burundaise dans le respect de l'accord d'Arusha, qu'il vient de réaffirmer dans un communiqué publié le 1er décembre.

Nous lui renouvelons notre plein soutien pour poursuivre son travail en faveur du dialogue inter-burundais, dans le cadre du mandat que lui a confié la communauté d'Afrique de l'Est.

Seule une solution politique permettra de mettre un terme à la crise. Nous appelons l'ensemble des acteurs burundais, autorités comme opposition, à s'engager de manière constructive lors des prochaines consultations menées par Benjamin Mkapa à Bujumbura, ainsi que dans les sessions du dialogue inter-burundais à venir.

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4. Syrie

Q - Est-ce que l'on a déjà la liste des ministres qui seront présents le 10 décembre ? Est-ce qu'on sait par exemple si M. Kerry sera présent ?

R - Les pays invités sont ceux qui font partie du groupe des «affinitaires». Cette réunion est en cours d'organisation et nous vous préciserons en temps utile la liste des chefs de délégations.

Q - Est-ce qu'on peut avoir quelques éléments sur les discussions qui ont lieu actuellement à New-York, suite à la réunion d'urgence du conseil de sécurité demandée par la France sur Alep ? Qu'en attendez-vous ? Un projet de résolution est-il prévu ? Pourriez-vous nous donner quelques détails ?

R - Nous sommes totalement mobilisés face à la tragédie qui se déroule à Alep.

Pour ce qui est de la semaine qui s'achève, nous avons pris l'initiative de demander une réunion d'urgence du conseil de sécurité, qui a eu lieu le 30 novembre. M. Jean-Marc Ayrault a reçu à Paris le président du conseil local d'Alep. Il s'est entretenu de la situation en Syrie avec plusieurs de ses homologues, y compris le 29 novembre avec Sergueï Lavrov à Minsk.

Pour ce que nous allons faire dans les jours à venir, Jean-Marc Ayrault l'a répété à plusieurs reprises cette semaine, «la France ne renonce pas» :

- l'urgence absolue, c'est l'amélioration de la situation humanitaire. C'est notre priorité. Nous appelons à une cessation des hostilités à Alep et un accès humanitaire immédiat, complet et sans entrave, à toutes les personnes qui en ont besoin. Toute initiative au conseil de sécurité qui va en ce sens bénéficie évidemment de notre soutien ;

- le deuxième volet de notre mobilisation, ce sera l'organisation à Paris, le 10 décembre, d'une réunion des pays dits «affinitaires», ceux qui refusent la logique de guerre et ne sont pas parties belligérantes dans ce conflit. La dernière réunion avait eu lieu à Londres le 16 octobre, après New York le 25 septembre et Londres le 7 septembre. Comme l'a annoncé hier M. Jean-Marc Ayrault, M. Riyad Hijab, coordinateur de l'opposition syrienne, se rendra à Paris à cette occasion ;

- nous poursuivons enfin au conseil de sécurité notre travail en vue de l'adoption d'une résolution qui vise à sanctionner les auteurs d'attaques chimiques, qu'il s'agisse du régime syrien ou de Daech, conformément à la résolution 2118 du 27 septembre 2013 et à la résolution 2319 du 17 novembre 2016.

Q - Le projet de résolution sur les attaques chimiques est-il distinct de celui portant sur la situation humanitaire ?

R - Ce sont des sujets distincts, qui appellent effectivement des textes différents.

Q - Que pense la France de la proposition russe de créer quatre couloirs humanitaires pour faciliter la sortie des civils d'Alep ?

R -  La France rappelle que l'urgence est de mettre fin aux bombardements aériens aveugles du régime et de ses soutiens et de lever les sièges à Alep comme dans le reste de la Syrie.

Nous demandons un accès humanitaire sûr, complet et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin à Alep et dans l'ensemble du territoire syrien. Les populations assiégées qui en expriment librement le souhait doivent pouvoir quitter Alep de manière sûre et sans délai sous la surveillance des Nations unies.

C'est à la lumière de ces principes que la proposition russe doit être examinée./.

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