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Point de presse du 09 décembre 2016


Sommaire



Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :



1. Syrie - Réunion ministérielle du groupe des pays «affinitaires» (Paris, 10 décembre 2016)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, recevra les représentants du groupe des pays affinitaires, ses homologues allemand, M. Frank-Walter Steinmeier, américain, M. John Kerry, qatari, M. Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, britannique, M. Boris Johnson, turc, M. Mevlut Cavusoglu, ainsi que des représentants de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l'Italie, de la Jordanie, et Mme Federica Mogherini, Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, le 10 décembre 2016 à 8h30 au Quai d'Orsay pour une réunion ministérielle consacrée à la Syrie.

M. Riyad Hijab, coordonnateur du Haut comité de l'opposition syrienne, et M. Brita Hagi Hasan, président du conseil local d'Alep rencontreront les participants.

La réunion sera co-présidée par M. Jean-Marc Ayrault et ses homologues qatarien et allemand.

Les derniers développements rendent plus que jamais nécessaire une mobilisation de la communauté internationale.

Le ministre et ses invités évoqueront la situation humanitaire tragique à Alep et les réponses urgentes que la communauté internationale doit apporter.

Ils aborderont également la stratégie à adopter à la suite du recul de Daech, pour réussir la gouvernance et la stabilisation des territoires libérés.

Ils feront enfin le point sur le règlement de ce conflit qui n'a que trop duré. Le processus de Vienne, un an après son lancement, est au point mort et il est impératif de poursuivre les efforts collectifs en vue d'une solution politique.

Q - Pourriez-vous communiquer le programme de la réunion de samedi sur la Syrie ?

R - Je vous renvoie à la déclaration ci-dessus et au communiqué technique diffusé ce jour :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/salle-de-presse/communiques-techniques/article/reunion-ministerielle-du-groupe-des-pays-affinitaires-consacree-a-la-syrie-10

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2. Union européenne - Participation de M. Jean-Marc Ayrault au Conseil des affaires étrangères (Bruxelles, 12 décembre 2016)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, participera le 12 décembre au Conseil des affaires étrangères.

Les discussions porteront principalement sur :

- La Syrie et la lutte contre Daech : la discussion portera essentiellement sur la situation humanitaire dramatique à Alep et sur la façon dont l'Union européenne peut soutenir les efforts de M. Staffan de Mistura dans la recherche d'une solution politique à la crise ; M. Jean-Marc Ayrault présentera les résultats de la réunion des affinitaires tenue à Paris le 10 décembre.

- Les migrations : la discussion portera en particulier sur le nouveau dispositif des pactes migratoires avec cinq pays prioritaires (Éthiopie, Niger, Nigéria, Mali, Sénégal). Elle préparera le Conseil européen du 15 décembre ;

- La relation stratégique entre l'Union européenne et l'Afrique. Certains aspects de la relation entre l'Union européenne et l'Afrique méritent d'être approfondis, qu'il s'agisse de la lutte contre le terrorisme, les trafics ou les migrations illégales, mais aussi du travail commun dans le domaine économique et en faveur de la jeunesse ;

- La République démocratique du Congo : les ministres feront le point sur l'évolution de la situation à l'approche de la fin du mandat du président Kabila (19 décembre), ils exprimeront leur soutien aux efforts de dialogue politique et enverront un message de fermeté sur le respect de la constitution congolaise, de l'État de droit et des droits de l'Homme.

- La Corée du Nord : le ministre soulignera la gravité et la dangerosité du comportement du régime qui continue à procéder à des essais nucléaires et balistiques.

En marge des travaux du Conseil, les ministres signeront :

- l'accord de dialogue politique et de coopération entre l'UE et Cuba pour relancer les relations de l'UE avec ce pays ;

- la constitution d'un fonds fiduciaire en Colombie pour accompagner le processus de paix avec les FARC, auquel la France participera.

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3. Nations unies - Journée internationale des droits de l'Homme (10 décembre 2016)

À l'occasion de la journée anniversaire de l'adoption de la déclaration universelle des droits de l'Homme, la France rappelle son engagement déterminé et constant en faveur du respect des droits fondamentaux partout dans le monde.

La France oeuvre sans relâche à la défense de l'universalité des droits de l'Homme et à leur effectivité. Le combat pour ces droits fait partie des principes fondateurs de la République française et des priorités de sa politique étrangère.

La France est engagée en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, de la lutte contre l'impunité, de la lutte contre la torture, les détentions arbitraires et les disparitions forcées, de la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes, de la protection des droits de l'enfant et de la lutte contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.

En ce jour symbolique, la France rend hommage à tous ceux, personnes et associations, qui se battent au quotidien pour le respect des droits fondamentaux de chacun, souvent au péril de leur sécurité, de leur liberté et parfois même de leur vie.

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, remettra le 15 décembre 2016 le prix des droits de l'Homme de la République française, décerné par la commission nationale consultative des droits de l'Homme, à des associations qui se sont particulièrement distinguées pour la promotion et la protection des droits de l'Homme.

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4. Afrique du Sud - Coopération - Prix de la diplomatie scientifique (8 décembre 2016)

Mme Naledi Pandor, ministre de la science et de la technologie d'Afrique du sud, remet aujourd'hui le «Prix de la diplomatie scientifique» à l'institut de technologie franco-sud-africain (F'SATI), distinguant les «partenariats internationaux ayant contribué au développement du capital humain» de ce pays.

Fondée en 1996 par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et le Technikon Pretoria après la visite de l'ancien président Nelson Mandela en France, le F'SATI est un institut de formation pour la recherche et l'innovation dans le domaine de l'ingénierie des technologies de l'information, dont la direction est assurée conjointement par les partenaires français et sud-africains. Ce programme bénéficie d'un soutien du ministère français des affaires étrangères et du développement international, ainsi que du ministère sud-africain des sciences et technologies. Il compte parmi ses réussites le développement du premier programme sud-africain et africain de nano-satellites (ZACUBE-1), lancé en novembre 2013.

Désormais implanté dans deux universités sud-africaines à Pretoria (Tshwane University of Technology) et au Cap (Cape Peninsula University of Technology), l'Institut propose des programmes de formation en master et doctorat dans des domaines scientifiques et technologiques à forte valeur ajoutée. Les formations sont délivrées en partenariat avec l'ESIEE Paris, l'école d'ingénieurs de la chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Ile-de-France, et l'université Paris-Est-Créteil, avec la participation des universités de Versailles-Saint-Quentin et Montpellier.

Plus d'informations sur : http://www.ambafrance-rsa.org/F-SATI-Institut-de-Technologie

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5. Sécurité - Espionnage

Q - Le journal Le Monde a relayé des documents issus des révélations des documents subtilisés par Edward Snowden, via le site Intercept. On y parle de l'action diplomatique de la France, qui paierait des rançons pour la libération d'otages, ce que les alliés tenteraient de stopper. À part le fait que vous ne commentez pas les informations de presse, quelles informations pouvez-vous fournir de votre côté sur l'espionnage des alliés diplomatiques ?

R - Les autorités françaises ont eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet.

Comme vous le savez, la France ne paie pas de rançons.

S'agissant des pratiques évoquées dans l'article du Monde, si elles étaient confirmées, elles seraient inacceptables entre alliés et nécessiteraient qu'il y soit mis un terme./.

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