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Déclarations officielles de politique étrangère du 23 mai 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Royaume-Uni/Attaque terroriste √† Manchester/Rappel de la d√©claration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res - Royaume-Uni/Attaque terroriste √† Manchester/Rappel de la d√©claration de Mme Marielle de Sarnez, ministre charg√©e des affaires europ√©ennes (Paris, 23/05/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a rappelé les déclarations des ministres :

1 - Royaume-Uni - Attaque terroriste à Manchester (22 mai 2017) - Rappel de la déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères

C'est avec une vive émotion que j'ai appris l'attaque terroriste qui a eu lieu dans une salle de concert de Manchester dans la soirée du 22 mai.

Je condamne avec grande fermeté cet acte odieux qui a visé notre allié britannique. La France exprime ses condoléances aux familles des victimes et assure les habitants de Manchester et les autorités britanniques de sa solidarité dans cette épreuve.

Notre ambassade au Royaume-Uni, en lien avec les autorités locales, met tout en oeuvre pour vérifier la nationalité et l'identité des victimes. Je me tiens évidemment informé à chaque instant de l'évolution de la situation.

Le Royaume-Uni et la France sont unis face au terrorisme. Les efforts en matière de coopération internationale doivent se poursuivre afin de le défaire, sur nos territoires comme à l'étranger.

2 - Royaume-Uni - Attaque terroriste à Manchester (22 mai 2017) - Rappel de la déclaration de Mme Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes

Je veux exprimer ma totale solidarit√© avec le Royaume-Uni apr√®s l'attaque terroriste qui a touch√© cette nuit Manchester, o√Ļ un tr√®s grand nombre d'enfants et d'adolescents ont √©t√© frapp√©s alors qu'ils assistaient √† un concert.

Mes pens√©es vont vers les victimes de cet acte odieux et l√Ęche et vers leurs familles. Je me tiens aux c√īt√©s de la ville de Manchester, des autorit√©s et du peuple britannique.

Face à la barbarie, la solidarité européenne est indispensable. C'est en travaillant le plus étroitement possible ensemble que nous pourrons faire reculer le terrorisme./.

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2. Royaume-Uni - Attentat √† Manchester - Communiqu√© de la pr√©sidence de la R√©publique (Paris, 23/05/2017)

C'est avec effroi et consternation que M. Emmanuel Macron, président de la République, a appris la nouvelle de l'attentat meurtrier qui a frappé hier soir pendant un concert la salle Arena de Manchester.

Il adresse au peuple britannique toute la compassion et la sollicitude de la France qui se tient √† ses c√īt√©s dans le deuil avec une pens√©e particuli√®re pour les victimes et leurs familles.

Le président de la République poursuivra avec le gouvernement et les forces britanniques le combat contre le terrorisme.

M. Emmanuel Macron aura avec Mme Theresa May un entretien téléphonique et se tiendra informé en temps réel des avancées de l'enquête./.

(Source¬†: site Internet de la pr√©sidence de la R√©publique¬į

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3. Royaume-Uni - Attentat √† Manchester - D√©claration de M. √Čdouard Philippe, Premier ministre (Paris, 23/05/2017)

Le terrorisme le plus l√Ęche a encore frapp√©, en s'en prenant, comme √† Paris il y a plus d'un an, √† un lieu de spectacle ; en visant plus sp√©cifiquement, et sciemment, de tr√®s jeunes gens et jeunes filles rassembl√©s pour un moment de f√™te et de joie.

Devant ce crime abominable, je veux dire aux citoyens de Manchester et au peuple britannique ma tristesse, la solidarité du peuple français et son amitié indéfectible.

J'appelle mes compatriotes à la plus totale vigilance face à une menace qui est plus que jamais présente./.

(Source : site Internet du Premier ministre)

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4. Royaume-Uni - Attentat √† Manchester - D√©claration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res (Paris, 23/05/2017)

C'est avec une vive émotion que j'ai appris l'attaque terroriste qui a eu lieu dans une salle de concert de Manchester dans la soirée du 22 mai.

Je condamne avec grande fermeté cet acte odieux qui a visé notre allié britannique. La France exprime ses condoléances aux familles des victimes et assure les habitants de Manchester et les autorités britanniques de sa solidarité dans cette épreuve.

Notre ambassade au Royaume-Uni, en lien avec les autorités locales, met tout en oeuvre pour vérifier la nationalité et l'identité des victimes. Je me tiens évidemment informé à chaque instant de l'évolution de la situation.

Le Royaume-Uni et la France sont unis face au terrorisme. Les efforts en matière de coopération internationale doivent se poursuivre afin de le défaire, sur nos territoires comme à l'étranger./.

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5. Royaume-Uni - Attentat √† Manchester - D√©claration de Mme Marielle de Sarnez, ministre charg√©e des affaires europ√©ennes (Paris, 23/05/2017)

Je veux exprimer ma totale solidarit√© avec le Royaume-Uni apr√®s l'attaque terroriste qui a touch√© cette nuit Manchester, o√Ļ un tr√®s grand nombre d'enfants et d'adolescents ont √©t√© frapp√©s alors qu'ils assistaient √† un concert.

Mes pens√©es vont vers les victimes de cet acte odieux et l√Ęche et vers leurs familles. Je me tiens aux c√īt√©s de la ville de Manchester, des autorit√©s et du peuple britannique.

Face à la barbarie, la solidarité européenne est indispensable. C'est en travaillant le plus étroitement possible ensemble que nous pourrons faire reculer le terrorisme./.

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6. Iran - √Čtats-Unis - Allemagne - Conf√©rence de presse conjointe de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res, et de M. Sigmar Gabriel, vice-chancelier, ministre f√©d√©ral des affaires √©trang√®res - Propos de M. Le Drian (Berlin, 22/05/2017)

(...)

Q - Une question à vous deux à propos de l'Iran. Après les dernières déclarations du président américain Donald Trump, quel est votre sentiment ? Est-ce que ce sont des propos qui vous inquiètent, qui sont de nature à peut-être encore envenimer la situation dans la région ?

R - Nous écoutons et nous portons une attention toute particulière aux différents messages qui seront développés par le président Trump au cours de son déplacement au Moyen-Orient. Nous allons en suivre les différentes étapes et les différents propos.

En ce qui concerne l'Iran, le pr√©sident de la R√©publique fran√ßaise, Emmanuel Macron, a transmis ses salutations au pr√©sident Rohani √† l'occasion de sa r√©√©lection. Notre souhait est de pouvoir travailler avec les autorit√©s iraniennes √† approfondir nos relations, √† intensifier nos liens et nous sommes convaincus qu'avec la r√©√©lection du pr√©sident Rohani, l'Iran jouera un r√īle important dans la pacification du cadre r√©gional.

Par ailleurs, cette réélection renforce l'espoir que le gouvernement du président Rohani applique rigoureusement l'accord historique du 14 juillet 2015 qui a permis de régler par la diplomatie un différend nucléaire majeur et qui normalement devrait engager une nouvelle étape entre l'Iran et la communauté internationale. Donc, nous serons très vigilants sur ce point et sur le président Trump, nous regardons avec beaucoup d'attention la série de messages qu'il développe en ce moment dans son déplacement. (...)./.

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7. Syrie - Allemagne - Conf√©rence de presse conjointe de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res, et de M. Sigmar Gabriel, vice-chancelier, ministre f√©d√©ral des affaires √©trang√®res - Propos de M. Le Drian (Berlin, 22/05/2017)

(...)

Q - Qu'est-ce qui va changer dans la politique syrienne de la France sous le président Macron ?

R - A plusieurs reprises, j'ai eu l'occasion de dire que pour la France, Daech était notre ennemi et que Bachar al-Assad était l'ennemi de son peuple. Daech est notre ennemi et il faut le combattre et le réduire. C'est ce qui se passe aujourd'hui. La France va poursuivre ce travail au sein de la coalition, dont elle est l'un des acteurs majeurs, que ce soit dans l'action de la coalition en Irak et en Syrie et plus particulièrement dans la nécessité de réduire la présence de Daech à Raqqa et d'aboutir à l'élimination de Daech en Syrie. Ces dispositions sont en cours et je suis tout à fait convaincu que nous y aboutirons d'ici la fin de l'année.

Mais la solution en Syrie ne peut être uniquement militaire. Il y a ce préalable sur Raqqa, mais, parallèlement, il faut en même temps préparer une solution politique. La France estime qu'une solution politique, d'abord provisoire, doit être trouvée pour permettre au cessez-le-feu de se maintenir et même de s'étendre, puis que cette solution devra évoluer vers une solution politique plus définitive négociée sous l'égide des Nations unies et dans le cadre du forum de Genève. Toute l'action du président Macron sera de faire en sorte que celui-ci puisse être inclusif et permette d'aboutir à une solution politique, nécessaire pour arriver enfin à l'arrêt des massacres et donner un peu d'espoir pour le peuple syrien, victime depuis plusieurs années de cette tragédie. (...)./.

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8. Union europ√©enne - Allemagne - Conf√©rence de presse conjointe de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res, et de M. Sigmar Gabriel, vice-chancelier, ministre f√©d√©ral des affaires √©trang√®res - Propos de M. Le Drian (Berlin, 22/05/2017)

Merci Sigmar. Je suis très heureux de faire à Berlin ma première visite bilatérale depuis ma prise de fonction comme ministre de l'Europe et des affaires étrangères de la République française. Compte tenu de partenariats majeurs, il m'est paru indispensable et souhaitable de venir ici pour cette première visite et pour te rencontrer. Alors, il est vrai que ce n'est pas ma première visite à Berlin.

√Ä de nombreuses reprises, j'ai eu l'occasion de venir ici comme ministre de la d√©fense, puisque je l'ai √©t√© cinq ans, et de rencontrer √† la fois M. Thomas de Maizi√®re et Mme Ursula von der Leyen encore il y a peu de temps ici m√™me √† Berlin. Nous avons pu, dans ce domaine particulier, avoir un partenariat tr√®s f√©cond. Maintenant c'est pour moi une autre page qui s'ins√®re dans la nouvelle p√©riode politique en France avec l'arriv√©e du pr√©sident Macron. Le soutien qu'il a obtenu pour l'√©lection pr√©sidentielle va encore davantage renforcer notre partenariat et va encore davantage nous mettre devant notre responsabilit√© commune de la n√©cessit√© de l'Europe. Le r√īle que nous allons avoir tous les deux sera, je le pense, tr√®s d√©terminant. Dans l'imm√©diat, nous allons essayer de mettre en oeuvre, le mieux possible, l'impulsion qui a √©t√© donn√©e par la chanceli√®re et le pr√©sident Macron lors de leur rencontre la semaine derni√®re √† la fois sur l'Europe qui prot√®ge et l'Europe qui investit. Et, je suis convaincu que nous aurons une qualit√© de relation tout √† fait exceptionnelle l'un et l'autre dans ce nouveau cadre qui nous est fix√©.

Je voudrais dire aussi que nous avons eu un échange très fructueux sur les crises du monde, de ce monde instable sur lequel nos positions communes sont fortes. Nous avons pu aussi constater l'avancée de la qualité de notre travail ensemble au Sahel, en Afrique et de cette volonté partagée de faire en sorte que ce continent bénéficie à la fois de la sécurité et du développement. Nous avons constaté notre détermination commune à avancer dans ce domaine et je voulais vous dire que je souhaite vraiment qu'une étroite collaboration franco-allemande se poursuive sur toutes les grandes crises internationales que nous avons évoquées tout à l'heure.

Parmi les sujets sur lesquels notre dialogue doit se poursuivre figurent notamment les questions de d√©fense et de s√©curit√© puisque la prochaine r√©union des chefs d'√Čtat et de gouvernement de l'OTAN ce jeudi √† Bruxelles sera l'occasion de rappeler l'implication de l'Europe au sein de l'Alliance. Par ailleurs, nous devons poursuivre sans rel√Ęche nos efforts dans le cadre du format de Normandie pour aboutir, avec t√©nacit√©, au r√®glement de la crise ukrainienne. En tout cas, notre premi√®re rencontre s'est d√©roul√©e dans une atmosph√®re de grande confiance et de grande d√©termination sur des objectifs que nous partageons.

(...)

Q - Voyez-vous dans le ton indulgent sur Athènes un bon signal au regard des exigences vis-à-vis des réformes en France ?

R - Moi, je n'ai pas senti d'indulgence. En tout cas, ma conviction c'est que ce qui s'est passé en France était essentiel pour la France mais aussi pour l'Europe et donc pour l'Allemagne. C'était essentiel pour le moteur franco-allemand, qui est historique, mais qui va passer à une phase d'accélération et de renforcement parce que la confiance existe. Ce qu'il y a de nouveau en France depuis l'élection du président Macron, c'est que les Français ont repris confiance en eux-mêmes et que les spirales déclinistes qui étaient développées par certains ont été cassées par l'élection du président Macron.

Nous sommes dans une d√©marche vivifiante et dans cette d√©marche vivifiante, il y a aussi le partenariat renforc√© avec l'Allemagne. Moi je n'ai entendu que du soutien, du soutien bien compris, au sens o√Ļ c'est notre int√©r√™t commun de renforcer notre dynamique commune. Je pense que la France sera au rendez-vous √† la fois de ses r√©formes, mais aussi de son engagement europ√©en, √† commencer par son engagement avec l'Allemagne./.

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9. Union europ√©enne - Allemagne - Communiqu√© de presse conjoint du minist√®re fran√ßais de l'√©conomie et du minist√®re allemand des finances (Paris, 23/05/2017)

MM. Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, et Bruno Le Maire, ministre français de l'économie, se sont rencontrés ce 22 mai à Berlin, une semaine après la rencontre d'Angela Merkel, chancelière fédérale d'Allemagne et d'Emmanuel Macron, président de la République française.

Les deux ministres se sont accord√©s sur le fait que l'Allemagne et la France ont un r√īle crucial √† jouer dans le renforcement de l'Union europ√©enne, qui fait actuellement face √† de nombreux d√©fis. Ils sont convenus de contribuer √† redonner confiance dans l'Union europ√©enne en mettant l'accent sur des projets concrets et ambitieux avec une v√©ritable valeur ajout√©e europ√©enne, qui sont de nature √† d√©montrer que l'UE peut apporter des r√©ponses aux inqui√©tudes des citoyens, dans une mondialisation croissante.

Ils partagent l'analyse que la confiance et l'int√©gration sont √©galement d√©cisives pour une Union mon√©taire plus prosp√®re, qui, malgr√© les progr√®s d√©terminants qui ont √©t√© accomplis ces derni√®res ann√©es, continue de p√Ętir d'une architecture √©conomique inachev√©e. L'application du cadre budg√©taire commun et, dans certains pays, le traitement des fragilit√©s de certaines banques sont cruciaux pour restaurer la confiance.

Les ministres ont discuté d'un grand nombre de sujets sur lesquels ils ont manifesté l'intention de  travailler étroitement ensemble. Ils ont convenu que le marché intérieur de l'UE, avec presque 500 millions de consommateurs et un très grand nombre d'entreprises compétitives, souvent des PME, nécessite un nouvel élan pour en tirer tout le potentiel en termes d'emploi et de croissance.

Pour la zone euro, malgr√© une reprise qui s'affermit, tous les √Čtats membres n'ont pas encore pleinement r√©cup√©r√© de la r√©cente crise et la zone euro conna√ģt encore des fragilit√©s √©conomiques avec de grands d√©s√©quilibres macro√©conomiques, une inflation sous-jacente atone et une fragmentation financi√®re importante. Pour parvenir √† une r√©elle convergence √©conomique, les ministres sont convenus qu'une coordination et une int√©gration accrues des politiques √©conomiques sont n√©cessaires. √Ä cette fin, l'ach√®vement de l'Union bancaire conform√©ment √† la feuille de route d√©cid√©e √† l'ECOFIN de juin 2016 doit √™tre une priorit√©.

Aux fins de renforcer l¬īint√©gration de la zone euro, plusieurs sujets relevant des politiques √©conomiques doivent √™tre trait√©s: les politiques nationales de r√©forme doivent √™tre renforc√©es, les niveaux √©lev√©s de dettes publiques et priv√©es et les d√©s√©quilibres macro√©conomiques doivent √™tre r√©duits et une convergence de la fiscalit√© sur les entreprises devrait √™tre encourag√©e.

Les ministres ont d√©cid√© de mettre en place un groupe de travail franco-allemand qu¬īils piloteront, qui √©tudiera ces sujets et fera des propositions. Ils sont aussi convenus d'intensifier les relations entre leurs deux minist√®res pour d√©finir des positions communes sur les enjeux europ√©ens. Le groupe de travail franco-allemand proposera une feuille de route ambitieuse, que les ministres pourront endosser quand ils se rencontreront de nouveau √† l'occasion du Conseil √©conomique et financier franco-allemand en amont du Conseil des ministres franco-allemand. Ils ont aussi pr√©vu de d√©velopper des initiatives bilat√©rales qui pourront pr√©figurer des politiques europ√©ennes plus larges √† l'avenir. Cela pourra passer par la consultation des entreprises industrielles nationales pour renforcer la coop√©ration industrielle franco-allemande.

Bruno Le Maire et Wolfgang Schäuble sont tous deux convaincus qu'une coopération étroite entre la France et l'Allemagne est nécessaire. Ils réaffirment leur engagement pour une excellente relation entre les deux pays et en faveur du projet européen. À la suite de leur rencontre, ils se sont rendus ensemble à Bruxelles pour participer aux réunions de mai de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin./.

(Source : site Internet du ministère de l'économie)

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10. Union europ√©enne - Allemagne - Gr√®ce - D√©claration de M. Bruno Le Maire, ministre de l'√©conomie, √† son arriv√©e √† l'Eurogroupe (Bruxelles, 22/05/2017)

Q - Monsieur le Ministre, pour vos premiers pas en tant que ministre de l'économie sur cette réunion de l'Eurogroupe, peut-on s'attendre à un accord global sur la Grèce ce soir ?

R - En tout cas je l'espère. J'espère que nous parviendrons à un accord. Moi je suis très heureux évidemment de participer à ce premier Eurogroupe. J'ai déjà eu l'occasion d'avoir un certain nombre d'échanges avec mes homologues. J'étais ce matin à Berlin, nous avons eu une longue discussion avec Wolfgang Schäuble sur la réunion de l'Eurogroupe. J'ai eu le président de l'Eurogroupe au téléphone hier. Un certain nombre d'homologues également, comme mon homologue grec longuement hier soir et ce matin au téléphone. J'ai eu un échange aussi avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. Pour être tout à fait honnête, les positions de départ sont assez éloignées. Donc il y a beaucoup de travail à faire pour rapprocher les positions. Mais c'est justement le travail des ministres de l'économie et des finances. C'est le travail de l'Eurogroupe de rapprocher les positions. Donc j'espère que nous allons faire du bon travail aujourd'hui pour parvenir à un accord.

Q - Qu'est-ce que vous a dit votre homologue M. Scha√ľble sur la Gr√®ce ? Puisqu'il disait ce matin qu'il n'y avait pas de mandat du Bundestag pour proc√©der √† un all√®gement voire √† une restructuration de la dette.

R - Nous pouvons trouver des solutions qui conviennent √† Wolfgang Sch√§uble dans sa responsabilit√© vis-√†-vis du Bundestag. Il faut faire preuve d'inventivit√©, tout comme il faut faire preuve d'imagination, pour parvenir √† un accord. L'objectif de cet accord est de permettre √† la Gr√®ce de voir son avenir de mani√®re plus positive, de mettre derri√®re nous cette question de la dette. Je crois que cela est dans l'int√©r√™t de la Gr√®ce mais aussi de la zone euro. Parce que la priorit√© aujourd'hui c'est de faire de la zone euro une vraie puissance √©conomique, qui puisse faire jeu √©gal avec la Chine, avec les √Čtats-Unis, avec les grandes puissances √©conomiques mondiales. C'est ce que nous avons dit ce matin avec Wolfgang Sch√§uble. Nous avons mis en place un groupe de travail, qui doit nous permettre d'acc√©l√©rer l'int√©gration de la zone euro. Cela a trop tard√©. Des d√©clarations ont √©t√© faites, des propositions, mais concr√®tement les choses n'ont pas avanc√© en mati√®re d'int√©gration de la zone euro. Nous nous voulons que les choses avancent parce que cela nous donnera de la puissance √©conomique. Cela nous permettra de cr√©er des emplois, cela nous permettra de faire des investissements, au service de la croissance en Europe. C'est cela aujourd'hui la priorit√©.

Q - C'est la septième année de sacrifice pour les Grecs : on coupe une nouvelle fois dans les retraites, dans les pensions. Qu'est-ce que vous pourriez dire au peuple grec ?

R - Je veux saluer les décisions qui ont été prises par le gouvernement grec ces derniers jours. Parce que ce sont des décisions difficiles. Ce sont des décisions difficiles, d'abord pour le peuple grec lui-même. Ce sont des efforts importants qui leur sont demandés. Et je crois que cela rend d'autant plus nécessaire pour nous d'arriver à trouver un accord aujourd'hui dans le cadre de l'Eurogroupe. C'est parce que les Grecs, le peuple grec, font des efforts, que nous, dans le cadre de l'Eurogroupe, nous devons trouver un accord pour permettre à la Grèce d'envisager son avenir de manière plus positive. Merci à tous./.

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11. Union europ√©enne - D√©claration de M. Bruno Le Maire, ministre de l'√©conomie, √† son arriv√©e au Conseil ECOFIN - Extraits (Bruxelles, 23/05/2017)

(...)

Q - Concernant le ¬ęeuro clearing¬Ľ, M. Sapin quand il √©tait en poste disait qu'il voulait absolument que cela reste dans la zone europ√©enne, est-ce que vous allez vous battre de la m√™me mani√®re pour cela et avez-vous eu une discussion avec vos coll√®gues √† ce sujet ?

R - Non mais nous allons avoir une discussion donc je vous répondrai après notre réunion.

Q - Au sujet de la taxe sur les transactions financières, la réunion d'hier a été reportée, je pense aussi à la demande de la France. Que se passe-t-il ? La France ne souhaite plus entrer dans ces discussions ou ça va arriver un peu plus tard ?

R - Il y a deux raisons à cela. La première raison c'est que nous avions hier un euro groupe qui était très lourd sur la question de la dette grecque ; je crois que c'est important de concentrer nos efforts sur cette question-là et nous avons eu une discussion très constructive. La deuxième chose qui est essentielle c'est qu'il y a eu un Brexit et que le Brexit, il faut d'abord en mesurer toutes les conséquences avant de prendre des décisions sur cette taxe sur les transactions financières. Voilà les deux raisons pour lesquelles nous avons décidé de reporter la réunion mais la réunion sur la taxe sur les transactions financières aura lieu au bon moment./

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12. Irak - MANUI - Intervention de la repr√©sentante permanente adjointe de la France aupr√®s des Nations unies - Conseil de s√©curit√© (New York, 22/05/2017)

Merci Monsieur le Président.

Je remercie M. Jan Kubis pour son exposé ainsi que pour son travail remarquable sur le terrain. La France renouvelle son soutien à la MANUI et la remercie ainsi que le Secrétaire général pour son dernier rapport, paru il y a quelques semaines.

À la suite des orateurs précédents, je souhaiterais évoquer la situation sous trois angles : sécuritaire, humanitaire et enfin politique.

Sur le plan militaire tout d'abord, La France salue le courage et la d√©termination des forces irakiennes. Avec l'appui de la Coalition, elles ont remport√© des victoires d√©cisives contre Daech, qui a perdu pr√®s des deux-tiers des territoires qu'il contr√īlait au plus fort de son expansion. √Ä Mossoul, en particulier, les forces irakiennes ont effectu√© une perc√©e significative depuis le d√©clenchement de l'offensive dans les quartiers Ouest. Nous nous f√©licitons par ailleurs du lancement de l'op√©ration par l'arm√©e irakienne contre Daech dans la zone dite ¬ęKilom√®tre 160¬Ľ, dans le but de s√©curiser Routba.

Ces succ√®s renforcent d'autant l'importance de rester exigeants et vigilants en mati√®re humanitaire, notamment s'agissant de la protection des civils. La France rappelle son attachement √† ce que toutes les forces op√®rent sous le strict contr√īle des autorit√©s irakiennes, et salue les dispositions prises par le gouvernement irakien en vue de faire de la protection des civils, conform√©ment au droit international humanitaire et des droits de l'Homme, une priorit√© dans la planification des op√©rations.

Les derni√®res avanc√©es des forces de s√©curit√© irakiennes pour reprendre Mossoul ont provoqu√© une grande vague de d√©plac√©s. Tout doit √™tre mis en oeuvre pour apporter assistance √† ces derniers. La France est tr√®s inqui√®te du sort des civils pi√©g√©s dans Mossoul et se tient aux c√īt√©s des autorit√©s irakiennes pour continuer √† mobiliser la communaut√© internationale.

Je tiens à réitérer nos plus vives condamnations des violences et exactions commises par Daech, dont l'utilisation de la population civile comme bouclier humain. Tout doit être mis en oeuvre pour faciliter le retour durable et volontaire des populations civiles et notamment des personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses, lorsque les conditions de sécurité et de développement le permettront. Il en va de la dignité de ces personnes et, au-delà, du maintien de la diversité et du pluralisme ethnique et religieux dans la région. La France est engagée comme vous le savez dans le cadre du Plan d'action de Paris, présenté par la France et la Jordanie lors de la conférence de Paris sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient le 8 septembre 2015, et dont la première conférence de suivi se tiendra à Madrid ce mercredi 24 mai.

Nous soutenons les actions humanitaires et de stabilisation sur le terrain afin d'offrir aux populations déplacées des conditions de vie satisfaisantes et de favoriser, lorsque c'est possible, leur retour dans leur ville et village d'origine. Les projets d'aide au retour actuellement mis en oeuvre se focalisent principalement sur le déminage, le relèvement socio-économique et le redémarrage des services publics de base selon une logique intégrée et géographiquement ciblée.

Monsieur le Président,

Je souhaite aussi évoquer la lutte contre l'impunité, qui est une composante essentielle du mandat de la MANUI. L'urgence doit aujourd'hui aller à la collecte et à la préservation des éléments de preuves dès que possible, pour que l'authenticité des pièces soit protégée et que ces pièces soient ensuite transmises et examinées par la juridiction compétente, le moment venu. La France soutiendra les efforts en ce sens, en appui du gouvernement irakien. Le Premier ministre, Haider al-Abadi, a appelé le conseil de sécurité à agir. Nous devons prendre nos responsabilités. Il ne pourra y avoir de paix durable sans justice.

Monsieur le Président,

Face à l'ampleur de ces défis, il faut saluer le travail de l'ONU et de ses partenaires, en lien avec le gouvernement irakien, pour prévoir et fournir l'assistance humanitaire dans ces conditions difficiles et permettre d'accueillir dans des structures d'urgence les civils fuyant les combats.

La priorité doit également être accordée au renforcement des efforts de stabilisation déjà considérables, déployés par les autorités irakiennes et le PNUD dans les zones libérées du joug de Daech.

En parallèle de ces efforts doit également être assurée la protection du patrimoine culturel, comme l'Italie l'a rappelé, qui ne peut être négligée au vu de l'ampleur des destructions constatées en Irak. Nous devons faire preuve de la plus grande vigilance pour lutter contre tous les trafics et faire usage de tous les outils à notre disposition, et notamment de la résolution 2347, que nous avons portée conjointement avec l'Italie et dont le Secrétaire général fait mention dans son rapport.

Monsieur le Président,

Au-delà de l'urgence, il faut aussi et surtout préparer dès à présent le jour d'après pour éviter tout vide sécuritaire et de gouvernance, avec un plan politique de gouvernance inclusif pour Mossoul et sa région.

En effet gagner la guerre ne suffit pas, il faudra installer durablement la paix. La défaite durable et totale de Daech repose en effet sur une solution globale, politique et inclusive, répondant aux aspirations de toutes les composantes de la population irakienne dans le respect à la fois de sa diversité et de l'unité de l'Irak. Il est urgent de permettre la réintégration politique et institutionnelle, économique et sociale de toutes les composantes de la société, et des sunnites en particulier, sans quoi le chaos ne fera que revenir. Nous saluons les progrès déjà réalisés et appelons le gouvernement irakien à accélérer l'adoption et la mise en oeuvre des réformes en faveur de la réconciliation nationale et à mettre en place une gouvernance inclusive, au niveau national et local, et à mettre en place aussi des forces de sécurité locales acceptées par la population. Notre soutien au Premier ministre al-Abadi est essentiel pour qu'il parvienne à relever ces défis immenses dans un contexte pré-électoral tendu.

Enfin, nous encourageons Erbil et Bagdad à poursuivre leur dialogue, qui a permis de définir les modalités d'un accord pour les opérations de Mossoul, sur le plan politique, pour résoudre les différends qui les opposent et poser les premiers jalons d'une solution durable, dans le plein respect de l'unité de l'Irak.

Face à l'ampleur de ces défis, notre soutien collectif et continu aux autorités irakiennes est indispensable.

Je vous remercie./.

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