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Déclarations officielles de politique étrangère du 29 juillet 2015


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole adjoint - Commerce extĂ©rieur/Rencontre de Matthias Fekl avec les professionnels français exportateurs de viande (Paris, 29/07/2015)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait la déclaration suivante :

Commerce extérieur - Rencontre de Matthias Fekl avec les professionnels français exportateurs de viande (Paris, 29 juillet 2015)

Afin d'échanger sur les priorités à l'export des filières bovines et porcines, M. Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger, recevra aujourd'hui les professionnels du secteur et les opérateurs et services de l'État. Cette rencontre est organisée à la veille du déplacement de M. Fekl à l'exposition universelle 2015 de Milan consacrée au thème «Nourrir la planète».

Le soutien apporté à l'exportation des productions de viande françaises constitue un axe-clé du plan d'urgence présenté le 22 juillet par le gouvernement.

Cette première réunion sera suivie d'une rencontre avec les ambassadeurs d'Arabie saoudite, d'Australie, du Brésil, du Chili, de Chine, de Corée du Sud, d'Irak, du Japon et de Singapour, pour évoquer l'amélioration des modalités d'exportation de la viande bovine française. Une réunion de travail est également prévue avec Mme Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France./.

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2. Iran - NuclĂ©aire - Relations bilatĂ©rales - DĂ©clarations de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international, Ă  «ITĂ©lé» (TĂ©hĂ©ran, 29/07/2015)

Vous savez que nous avons négocié un accord sur le nucléaire et, il importe du côté à la fois iranien comme du côté français et des autres pays que ces clauses soient respectées. Donc, le respect et la relance car cette visite, c'est pour l'Iran et la France, l'occasion de relancer leurs liens dans toute une série de domaines. C'est la raison pour laquelle je verrai beaucoup d'autorités iraniennes dans le domaine politique bien sûr, dans le domaine économique - il y a beaucoup de choses à faire ensemble -, dans le domaine culturel et éducatif.

Bien sûr, nous aborderons, aussi bien avec le président de la république qu'avec mon collègue M. Zarif, la politique étrangère et la dimension régionale. Il y a un certain nombre de points sur lesquels nous avons des différences qui sont bien connues mais, de part et d'autres, nous souhaitons développer nos relations pour leur donner un nouveau court./.

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3. Iran - NuclĂ©aire - Extrait de la confĂ©rence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international, avec son homologue iranien, diffusĂ© par LCI (TĂ©hĂ©ran, 29/07/2015)

(...)

L'idée est d'empêcher la prolifération nucléaire. Dans la prolifération nucléaire, le risque, ce n'est pas seulement l'Iran, cela peut être les autres pays de la région. Si nous voulons empêcher la prolifération nucléaire, il faut que cet accord soit suffisamment solide, suffisamment sérieux, suffisamment ferme pour que personne ne pense qu'il va y avoir une bombe nucléaire./.

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4. Iran - NuclĂ©aire - Relations bilatĂ©rales - Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international, avec le quotidien «Le Parisien» (Paris, 29/07/2015)

Q - La France a été critiquée à Téhéran, car vous êtes parfois apparu comme le négociateur le plus intransigeant dans le dossier du nucléaire. A quel accueil vous attendez-vous sur place aujourd'hui ?

R - Notre ligne constante dans cette négociation majeure a été ce que j'appelle la «vigilance constructive». Pourquoi ? À cause des enjeux eux-mêmes : c'est la question de l'accès à la bombe atomique qui était posée. Toute la crédibilité du régime international de lutte contre la prolifération nucléaire risquait d'être mise à mal en cas d'accord faible ou non vérifiable, car des voisins de l'Iran en auraient déduit qu'il leur fallait s'engager eux aussi dans un programme nucléaire militaire. Un accord solide et crédible était donc dans l'intérêt de tous, y compris de l'Iran.

Q - Une frange des conservateurs iraniens appelle tout de mĂŞme Ă  boycotter votre visite...

R - Je n'entre pas dans ce débat. Cette invitation, mon homologue M. Javad Zarif l'avait déjà formulée dans le passé, mais le contexte ne s'y prêtait pas. Il l'a chaleureusement renouvelée le 14 juillet, lors de la conclusion de l'accord. Le moment nous a paru opportun, au président de la République et à moi-même. Nous avons toujours maintenu des relations avec l'Iran mais, dans ce nouveau contexte, il est bon de donner une impulsion nouvelle à cette relation sans rien renier de nos amitiés et de nos convictions. C'est l'esprit dans lequel j'arrive à Téhéran ce mercredi.

Q - Les Israéliens et certains leadeurs républicains aux États-Unis estiment que l'Iran ne renoncera jamais à fabriquer la bombe, que cet accord n'empêche rien. Que leur répondez-vous ?

R - Ce n'est pas mon avis. Ceux des experts qui auront lu en détail la centaine de pages que comportent l'accord et ses annexes pourront juger par eux-mêmes de la précision et de l'ampleur des engagements pris : sur la limitation drastique des capacités d'enrichissement de l'uranium, sur la recherche et le développement concernant les centrifugeuses, sur l'arrêt du caractère plutonigène du réacteur d'Arak, sur les mesures de vérification. Sur tous les chapitres, nous avons été extrêmement précis, et c'est une des raisons de la longueur des discussions. L'essentiel, bien sûr, ce sera d'une part la mise en oeuvre de nos décisions communes par l'Iran et, d'autre part, la capacité de la communauté internationale, en particulier l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à vérifier cette application.

Q - L'Iran va retrouver une marge de manoeuvre grâce à la levée des sanctions et le retour de plus d'une centaine de milliards d'euros d'avoirs gelés dans les banques étrangères. Le pays ne sera-t-il pas tenté d'en profiter pour étendre son influence au Proche et Moyen-Orient ?

R - La levée des sanctions sera progressive, selon un calendrier qui dépendra du respect par le pays de ses engagements. L'Iran a beaucoup souffert des sanctions, le peuple iranien espère que les ressources dont l'État va bénéficier seront utilisées pour son développement et son bien-être. Il faudra, là aussi, être vigilants. La région est fragile, les crises sont nombreuses. Les voisins de l'Iran s'inquiètent. Téhéran va donc se retrouver en situation de pouvoir jouer ou non un rôle d'apaisement et de retrouver ou non sa pleine place dans le concert international.

Q - L'Iran, qui soutient Bachar al-Assad, le président syrien, peut-il aider à en finir avec l'interminable conflit en Syrie ?

R - Face au drame que vit le peuple syrien, il n'y aura de solution durable que politique. Et inclusive, c'est-à-dire avec un nouveau gouvernement comportant à la fois des éléments du régime et de l'opposition dite modérée. Nous sommes convaincus que M. Bachar al-Assad, lui-même, ne peut pas être l'avenir de son pays. L'Iran exerce une forte influence sur place. Donc, oui, c'est un acteur de cette crise.

Q - Les entreprises françaises peuvent-elles tirer leur épingle du jeu dans le marché iranien qui s'ouvre ? Et si oui, dans quels domaines ?

R - La compétition sera rude, mais nos entreprises ont des atouts à faire valoir. En particulier dans l'automobile, le transport aérien, le domaine de l'énergie, la santé ou l'agroalimentaire. Il y a à la fois des besoins iraniens considérables et une tradition d'excellence française reconnue en Iran./.

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5. Iran - Relations bilatĂ©rales - Audition de M. Emmanuel Macron, ministre de l'Ă©conomie, de l'industrie et du numĂ©rique, devant la commission des affaires Ă©conomiques de l'AssemblĂ©e nationale (Paris, 21/07/2015)

(...)

La signature de l'accord sur le nucléaire iranien est un point important pour la présence de la France à l'international. Mon homologue Sigmar Gabriel s'est rendu en Iran ce week-end avec des chefs d'entreprise allemands, réaction que son collègue des affaires étrangères a jugée un peu rapide. La levée des sanctions interviendra fin 2015 ou début 2016, après vérification par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de ce que l'Iran a respecté ses engagements. Pour avoir géré des dossiers de la BNP qui concernaient certaines activités en Iran, je souhaite bon courage à ceux qui devront faire face à un contentieux américain pour avoir signé des contrats durant la période intercalaire.

Gardons-nous de précipitation comme de naïveté. Nous devons être aussi vigilants que l'a été Laurent Fabius lors de la négociation finale avec nos homologues américains. Un point important pour conclure l'accord a été la conditionnalité de la levée des sanctions par les Américains. Dans les semaines à venir, Laurent Fabius se rendra en Iran. Après cette démarche diplomatique, le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) se déplacera en septembre avec des entreprises. J'ai fait savoir au président de la République que j'étais disponible pour accompagner à très court terme une délégation d'entreprises, mais son souhait est de procéder dans le bon ordre, en conférant la priorité à l'initiative diplomatique.

La levée des sanctions suscitera au Congrès un débat homérique, qui débouchera peut-être sur un refus pur et simple. Les Américains pourraient aussi se montrer plus cyniques et lever les sanctions pour leurs contreparties et non pour celles des autres. Nous devons avoir avec eux une discussion diplomatique et économique pour nous assurer que la levée sera effective sur les dossiers qui nous intéressent. Laurent Fabius a été très clair sur ce point, que j'ai évoqué avec Jack Lew aux États-Unis il y a quelques semaines. L'enjeu est important pour nos entreprises, notamment dans l'automobile, l'agroalimentaire, l'industrie de la défense et l'aéronautique.

(...)./.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

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6. Union europĂ©enne - DĂ©veloppement durable - RĂ©gion alpine : adoption d'une stratĂ©gie europĂ©enne - DĂ©claration de M. Harlem DĂ©sir, secrĂ©taire d'État chargĂ© des affaires europĂ©ennes (Paris, 28/07/2015)

Je me félicite de l'adoption aujourd'hui, par la Commission européenne, d'une communication sur la stratégie de l'Union européenne pour la région alpine. C'était un objectif que la France et ses partenaires alpins (l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, le Liechtenstein et la Suisse) soutenaient depuis plusieurs années.

Cette macro-région, aux caractéristiques géographiques et naturelles uniques, regroupe 48 régions dont 3 françaises. Située au coeur de l'Europe, elle est l'une des régions les plus dynamiques, et concentre un fort potentiel d'innovation et de compétitivité.

L'enjeu de la stratégie est d'approfondir la coopération au profit de plus de 70 millions d'Européens pour répondre à des défis essentiels tels que la mobilité, la protection de la biodiversité alpine, la forte vulnérabilité au changement climatique et le vieillissement de la population. Il s'agit de développer des projets en faveur de la croissance durable et de l'innovation, de la connectivité pour tous, tant en matière de transport que de communication et d'infrastructures, et du développement durable à partir des ressources naturelles et culturelles de la région.

Je serai très attentif à ce que le Conseil affaires générales, au sein duquel je représente la France, l'adopte dans les meilleurs délais.

Aux côtés des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Franche-Comté et Rhône-Alpes, le gouvernement est pleinement mobilisé pour la mise en oeuvre rapide de cette stratégie qui doit permettre de relever les défis auxquels le territoire alpin est confronté./.

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7. Union europĂ©enne - Questions migratoires - Royaume-Uni - DĂ©claration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intĂ©rieur (Paris, 29/07/2015)

L'Europe est confrontée depuis le début de l'année à une crise migratoire exceptionnelle, avec près de 230.000 entrées irrégulières dans l'espace Schengen, en provenance de la Corne de l'Afrique, de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan.

Cette situation migratoire exceptionnelle a des conséquences humaines dramatiques. Elle a des répercussions particulièrement dures à Calais, qui connaît une pression migratoire inédite, avec 3.000 migrants qui tentent, parfois au péril de leur vie, de rejoindre le Royaume-Uni.

Calais est un miroir des conflits et des crises qui déchirent certaines régions du monde. Plus la guerre dure en Syrie, plus la misère prospère dans la Corne de l'Afrique, plus nombreux sont ceux qui, jetés sur les routes de l'exode, cherchent à gagner l'Europe et attendent pour certains d'entre eux à Calais de pouvoir rejoindre l'Angleterre.

Hier, un migrant est à nouveau décédé en tentant de rejoindre le Royaume-Uni à travers le tunnel. Cela porte à neuf le nombre de migrants qui ont perdu la vie depuis le 26 juin, dont sept sur l'emprise du tunnel. Je m'associe à la douleur de l'ensemble des acteurs de l'État, des services publics, des associations qui, au quotidien, au plus près des migrants, les accompagnent dans toutes leurs démarches et pour lesquelles ces décès tragiques ne constituent pas des faits divers, mais la mort d'hommes et de femmes en situation de grande vulnérabilité.

Face à cette situation humainement dramatique, la France engage des moyens exceptionnels, et, sait qu'elle peut compter sur le partenariat fructueux noué avec le Royaume-Uni.

J'ai en effet rencontré hier mon homologue britannique Theresa May et obtenu que le Royaume-Uni apporte 10 millions d'euros supplémentaires notamment pour la sécurisation du site d'Eurotunnel. Cet engagement nouveau vient s'ajouter aux 15 millions d'euros, déjà mis en oeuvre dans le cadre de la déclaration conjointe de septembre dernier, notamment pour la sécurisation du port. Nous avons également pris la décision de renforcer notre coopération de renseignement.

Pour sa part, l'État va renforcer encore les moyens qu'il consacre à la sécurisation de la frontière, et notamment au site d'Eurotunnel. Je le dis sans esprit de polémique, car la situation à laquelle nous faisons face appelle un esprit de responsabilité. Je veux annoncer dès ce matin que deux unités de force mobile, soit 120 fonctionnaires, vont être temporairement affectées à Calais, afin de contribuer au renforcement de la sécurisation de ce site.

À Calais, l'État prend donc toutes ses responsabilités. Qu'il s'agisse de maintenir l'ordre public, de démanteler les filières, d'éloigner les étrangers en situation irrégulière ou de mettre en place des solutions humanitaires pour les migrants et demandeurs d'asile. Le groupe Eurotunnel doit également prendre les siennes notamment en ce qui concerne la sécurité au sein même de son emprise. Le dialogue entre les services de l'État et Eurotunnel est continu, dans une situation à laquelle nous avons à faire face ensemble y compris en consacrant des moyens humains à la hauteur de l'enjeu. Pour sa part, l'État a multiplié par cinq les moyens en force de l'ordre qu'il consacre à la gestion de la situation à Calais depuis 2012.

Cette action de l'État à Calais s'inscrit dans le prolongement des efforts exceptionnels consentis depuis neuf mois maintenant :

- Une sécurisation de la frontière par des travaux de barriérage sur le port et le tunnel et des renforts exceptionnels en forces de l'ordre ;

- L'Ă©vacuation de l'ensemble des campements illicites en centre-ville ;

- Le renforcement des moyens consacrés par la police aux frontières aux retours forcés et au démantèlement des filières de l'immigration clandestine ; 17 filières à destination du Royaume-Uni ont été démantelées depuis le début de l'année, soit quatre fois plus que sur l'ensemble de l'année 2014 ;

- La mise en place d'un accueil humanitaire au sein du centre Jules Ferry, comprenant un accueil de jour et un hébergement de 110 femmes et enfants pour plus de 10 millions d'euros, financés par l'État et l'Union européenne ; 2 000 repas sont ainsi fournis chaque soir aux migrants ;

- Un accès facilité à la demande d'asile en France pour ceux des migrants qui en relèvent : 930 migrants ont ainsi pu bénéficier, au cours des neuf derniers mois, d'une prise en charge et d'un hébergement à l'extérieur de Calais après avoir effectué une demande d'asile en France.

La France poursuivra cette action globale, en étroite relation avec les institutions européennes et le Royaume-Uni, destinée à permettre aux migrants de bénéficier d'une prise en charge appropriée et conforme à leurs droits tout en limitant les intrusions illégales dont les conséquences dramatiques nous appellent collectivement au devoir de responsabilité.

Le sujet auquel nous sommes confrontés est d'une exceptionnelle gravité. Il est aussi d'une exceptionnelle complexité. Il renvoie aux désordres qui se sont emparés de certaines régions du monde. Il appelle, pour être surmonté, une action résolue de l'Union européenne. La France a été en première ligne pour que des solutions européennes globales et fortes puissent permettre un traitement à la fois humain des migrants qui relèvent du statut de réfugiés en Europe, et ferme de ceux qui sont dans une situation irrégulière après avoir franchi les frontières extérieures de l'Union européenne. Nous souhaitons, avec mon homologue britannique, mais également avec mes homologues allemand, espagnol, italien, travailler avec les pays de provenance, dans le cadre de politiques de co-développement offensives, qui permettent d'éviter de laisser les migrants entre les mains de ces organisations cyniques de passeurs. La mise en place de hot spots en Italie et en Grèce, au moment du franchissement des frontières extérieures de l'UE, doit permettre de mieux identifier ceux qui relèvent du statut de réfugié et d'organiser la reconduite à la frontière de ceux qui sont en situation irrégulière.

Notre action est résolue. Nous sommes dans la volonté de la solidarité à l'égard de ceux qui subissent des persécutions, et nous sommes aussi dans la responsabilité. C'est la raison pour laquelle nous continuerons à agir, c'est la raison pour laquelle nous devons renforcer nos coopérations avec tous ceux qui, à nos côtés, peuvent permettre la résolution de ce problème humainement douloureux auquel nous sommes confrontés depuis maintenant plusieurs mois.

Je vous remercie./.

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