Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

 

- soit sélectionner une date 


Déclarations officielles de politique étrangère du 28 juin 2017


Sommaire



1. Point de presse - Union europ√©enne/Italie/Entretien de Mme Nathalie Loiseau avec son homologue italien - Chypre/Reprise du processus de n√©gociations - Venezuela - Syrie - Situation dans le Golfe - Y√©men - Iran - Diplomatie √©conomique - Climat (Paris, 28/06/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Union européenne - Italie - Entretien de Mme Nathalie Loiseau avec son homologue italien (Paris, 28 juin 2017)

Mme Nathalie Loiseau, ministre charg√©e des affaires europ√©ennes, a re√ßu ce matin M. Sandro Gozi, sous-secr√©taire d'√Čtat italien charg√© des affaires europ√©ennes, pour un entretien de travail.

Les deux ministres ont travaillé au renforcement de notre coopération sur les grands sujets européens, comme décidé le 21 mai par le président de la République et par le président du conseil italien.

Au lendemain du conseil européen des 22 et 23 juin, ils ont notamment fait le point sur l'Europe de la défense, la politique commerciale européenne et les migrations. Ils ont par ailleurs discuté de la préparation des échéances bilatérales et régionales à venir, dont le sommet sur les Balkans occidentaux organisé à Trieste le 12 juillet.

2 - Chypre - Reprise du processus de négociations (Genève, 28 juin 2017)

Les négociations inter-chypriotes en vue de la réunification reprennent aujourd'hui.

La France soutient les efforts des dirigeants des deux communautés en faveur d'une solution durable et satisfaisante pour la sécurité de Chypre et des deux parties, conformément aux paramètres fixés par les Nations unies et dans le respect de l'acquis communautaire.

Elle réitère son soutien à la médiation menée sous l'égide des Nations unies et invite tous les acteurs à oeuvrer pour la réussite du processus. M. Jean-Yves Le Drian s'en est entretenu avec son homologue chypriote, M. Ioannis Kassoulides, qu'il a reçu le 26 juin.

3 - Venezuela

Q - La situation se dégrade encore au Venezuela. Pensez-vous que le conseil de sécurité devrait se saisir de la question ?

R - Face à la situation au Venezuela qui continue de se dégrader, la France appelle à la cessation immédiate des actions violentes.

La situation est d'ores et déjà suivie au sein du conseil des droits de l'Homme des Nations unies.

Nous continuons, avec nos partenaires européens, à donner la priorité à la mise en place rapide d'une médiation régionale crédible et constructive, qui ait la confiance du gouvernement et de l'opposition.

4 - Syrie

Q - Voici un mois que la France a pos√© sa ¬ęligne rouge¬Ľ sur le volet humanitaire en Syrie. Qu'avez-vous obtenu de concret de la Russie sur ce sujet ?

R - L'accès humanitaire plein et sans entrave est une obligation en droit international. C'est une priorité de la France en Syrie, comme l'a rappelé le président de la République.

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, s'est rendu à Moscou le 20 juin et a longuement abordé le sujet avec son homologue russe.

Nous souhaitons que la Russie concoure efficacement à l'acheminement sans entrave et en toute sécurité de l'aide humanitaire en Syrie, à toutes les populations dans le besoin.

Q - Estimez-vous que le haut comité des négociations (HCN) syrienne soit suffisamment représentatif de l'opposition pour négocier face aux représentants de Bachar al-Assad?

R - Le communiqué de Genève et la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies constituent le cadre de référence pour les pourparlers inter-syriens. Ces textes définissent clairement les parties prenant part à la négociation : les représentants de l'opposition et le régime.

Le président de la République a reçu le 30 mai M. Riyad Hijab, dirigeant du haut comité pour les négociations, et lui a réitéré son soutien.

Q - Vos réponses du 26 juin à la question de savoir si les forces syriennes loyalistes et les milices chiites étaient  des éléments incontournables de la lutte anti-terroriste n'ont pas clarifié votre position. Ces groupes sont-ils des alliés dans la lutte contre le terrorisme ?

R - Nous agissons avec nos alliés au sein de la coalition internationale contre Daech.

Les forces syriennes loyalistes et les milices qui leur sont associées n'en font pas partie.

5 - Situation dans le Golfe

Q - Votre appel √† l'apaisement de la situation dans le Golfe ne para√ģt pas √™tre √©cout√©. L'Arabie Saoudite a d√©clar√© hier qu'il n'y aurait pas de n√©gociations avec le Qatar tant que ce pays n'acceptait pas les demandes de ses voisins et les √Čmirats ont ce matin sugg√©r√© qu'ils pourraient m√™me demander aux partenaires commerciaux de choisir entre eux ou Doha. Quelle est votre r√©action ?

R - Il est important que les pays arabes du Golfe fassent les gestes n√©cessaires pour contribuer √† l'apaisement et recourent au dialogue pour discuter des diff√©rends. √Ä cet √©gard, nous soutenons les efforts du Kowe√Įt.

M. Jean-Yves Le Drian poursuit les consultations aupr√®s de ses interlocuteurs des pays arabes du Golfe. Il recevra le 29 juin Cheikh Mohammed Abdullah Al Mubarak Al Sabah, ministre des affaires du cabinet de l'√Čtat du Kowe√Įt et √©missaire de l'√©mir pour la m√©diation.

6 - Yémen

Q - Avez-vous l'intention de rencontrer l'envoy√© sp√©cial sur le Y√©men cette semaine √† Paris et comment est-ce que la France peut jouer un r√īle ind√©pendant dans ce conflit vu son partenariat strat√©gique avec l'Arabie Saoudite ?

R - M. Isma√Įl Ould Cheikh Ahmed, envoy√© sp√©cial du secr√©taire g√©n√©ral des Nations unies pour le Y√©men, sera re√ßu au Quai d'Orsay lors de sa visite √† Paris.

Nous lui apportons tout notre soutien et restons engagés, avec nos partenaires, en particulier au conseil de sécurité des Nations unies, pour contribuer à un accord sur une solution politique au Yémen, seule à même de rétablir la stabilité dans le pays et conjurer durablement la menace terroriste.

Dans cet objectif, la France réitère son appel à un cessez-le-le-feu immédiat, à des efforts urgents pour répondre à la crise humanitaire et à la reprise sans condition des négociations en vue d'une solution politique.

7 - Iran

Q - Qu'attendez-vous de la visite du ministre des affaires étrangères iranien Javad Zarif demain, quels seront les principaux sujets discutés?

R - M. Jean-Yves Le Drian et son homologue iranien évoqueront la mise en oeuvre de l'accord de Vienne sur le nucléaire, que la France suit avec vigilance.

Dans le cadre de notre accord bilatéral instituant un dialogue politique, ils feront également le point sur la situation régionale, au regard notamment des crises en Syrie, en Irak et au Yémen.

Les deux ministres discuteront enfin de nos relations bilatérales, sur la base de la feuille de route adoptée lors de la visite du président Rohani à Paris le 28 janvier 2016.

8 - Diplomatie économique - Climat

Q - Quel est l'objet des rencontres du ministre jeudi avec les PDG d'EDF et Total ?

R - Dans le cadre de la diplomatie économique et de notre mobilisation pour le climat, M. Jean-Yves Le Drian recevra le 29 juin M. Patrick Pouyanné, président-directeur général de Total, puis M. Jean-Bernard Lévy, président-directeur général d'EDF.

Ces entretiens permettront de faire le point sur les activités et les projets internationaux de ces groupes et d'évoquer leurs actions en faveur du développement des énergies renouvelables et d'une transition vers des économies bas carbone./.

Retour sommaire


2. UNESCO - Prix F√©lix Houphou√ęt-Boigny - Allocution de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res (Paris, 27/06/2017)

Madame la Directrice générale, Chère Irina,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

C'est avec grand plaisir que je vous accueille ce soir au Quai d'Orsay, que j'accueille la famille de l'UNESCO. Je voudrais saluer √† nouveau les organisateurs et les membres du jury Houphou√ęt-Boigny qui nous donnent ainsi l'occasion de nous retrouver pour ce moment fraternel dans ces salons marqu√©s par l'Histoire, salons qui ont vu passer tant de riches heures de la diplomatie fran√ßaise.

Comme je vous le disais cet apr√®s-midi, nous vivons une √©poque de profonds bouleversements dans les relations internationales. Nous connaissons une succession de crises graves, qui rev√™tent chacune des aspects diff√©rents, mais chacune d'entre elles affecte la stabilit√© de l'ordre international. Certaines s'installent dans la dur√©e sans que des solutions p√©rennes puissent √™tre trouv√©es. Elles entra√ģnent avec elles un cort√®ge¬† de malheurs et destructions. Jamais, depuis des d√©cennies, nous n'avons ressenti √† ce point le caract√®re tragique de l'Histoire. Cet √©tat du monde rend encore plus n√©cessaire qu'auparavant la d√©fense du multilat√©ralisme et de ses institutions.

Or, il existe ici √† Paris un lieu, unique par son ambition, o√Ļ les repr√©sentants de la communaut√© des Nations se r√©unissent chaque jour pour agir au nom de la paix entre les peuples et pour le dialogue entre les cultures, avec un objectif qui fonde notre universalisme : l'√©panouissement de l'humanit√© toute enti√®re. Ce lieu, c'est bien s√Ľr l'UNESCO. Dans un monde en proie aux incertitudes, l'UNESCO d√©montre chaque jour son imp√©rieuse n√©cessit√©. C'est ma conviction face √† la violence, face √† l'obscurantisme, il n'y a pas de solution politique viable qui ne passe, √† un moment, par la culture, la diffusion des savoirs et les valeurs qui y sont associ√©es.

Je suis heureux de vous accueillir ici pour ces raisons avec le nouveau secr√©taire d'√Čtat qui est √† mes c√īt√©s, Monsieur Lemoyne, que je salue. Je voudrais rappeler que la France a une histoire particuli√®re avec l'UNESCO : quelques-uns de ses plus illustres repr√©sentants, L√©on Blum, Ren√© Cassin, ont oeuvr√© avec toute leur conviction pour faire √©merger l'UNESCO en 1946. La France a ensuite souhait√© accueillir son si√®ge. √ätre √Čtat du si√®ge est un honneur d'abord, mais tout honneur entra√ģne aussi, vous le savez, des devoirs. J'ai le plaisir de vous annoncer que la France, comme elle l'a fait d√©j√† dans le pass√©, apportera sa garantie et son soutien pour la r√©novation des locaux qui abritent vos d√©l√©gations, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs.

Le devoir c'est aussi le terme des deux mandats que la directrice générale a exercés avec un dévouement et une énergie hors du commun, et le président Ouattara lui a aussi rendu hommage.

J'ai été heureux de prendre la parole devant vous cet après-midi et de vous retrouver pour ce moment convivial, et je voulais vous dire aussi que je ne suis pas venu seul ici : j'ai invité une amie, Audrey Azoulay. Vous savez tous qu'elle est candidate au poste de directeur général de l'UNESCO, je voulais qu'elle soit là aujourd'hui, car j'ai été son collègue au gouvernement, j'ai pu apprécier ses qualités, elle a en plus un parcours culturel et international considérable. C'est une dame brillante, parfaitement respectable et aussi très conviviale.

Merci de votre présence, je suis ravi de partager ce moment avec vous./.

Retour sommaire


3. Union europ√©enne - Russie - Ukraine - Sanctions √©conomiques - Prorogation - Communiqu√© de presse du conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 28/06/2017)

Le 28 juin 2017, le conseil a prorogé les sanctions économiques visant des secteurs spécifiques de l'économie russe jusqu'au 31 janvier 2018.

Cette décision fait suite aux informations que le président Macron et la chancelière Merkel ont communiquées au conseil européen, lors de sa réunion des 22 et 23 juin 2017, sur l'état d'avancement de la mise en oeuvre des accords de Minsk. Cet état des lieux a ouvert la voie à une reconduction des sanctions pour une nouvelle période de six mois.

Le conseil a officialisé cette décision aujourd'hui, par la procédure écrite et, conformément à la règle applicable à toutes les décisions de ce type, à l'unanimité.

Les mesures concernées avaient été initialement instituées le 31 juillet 2014, pour une durée d'un an, en réaction aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine. Elles ont été renforcées en septembre 2014. Elles ciblent les secteurs financier, de l'énergie et de la défense, ainsi que le domaine des biens à double usage.

Le 19 mars 2015, le conseil européen a décidé de lier la durée de ces sanctions à la mise en oeuvre intégrale des accords de Minsk, qui était prévue pour le 31 décembre 2015. Ce délai n'ayant pas été respecté et les accords de Minsk n'étant toujours pas pleinement mis en oeuvre, le conseil a prorogé les sanctions.

Les sanctions économiques prorogées par cette nouvelle décision ont notamment pour effet:

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† de limiter l'acc√®s aux march√©s primaire et secondaire des capitaux de l'UE pour 5 grands √©tablissements financiers russes d√©tenus majoritairement par l'√Čtat et pour leurs filiales √©tablies en dehors de l'UE dans lesquelles ils d√©tiennent une participation majoritaire, ainsi que pour 3 grandes entreprises russes du secteur de l'√©nergie et 3 entreprises du secteur de la d√©fense;

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† d'imposer un embargo sur les exportations et les importations d'armes;

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† d'interdire l'exportation des biens √† double usage destin√©s √† une utilisation militaire ou √† des utilisateurs finals militaires en Russie;

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† de restreindre l'acc√®s de la Russie √† certains services et technologies sensibles pouvant √™tre utilis√©s pour la production et l'exploration p√©troli√®res.

Outre ces sanctions économiques, plusieurs mesures ont également été mises en place par l'UE en réaction à la crise en Ukraine, dont notamment:

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† des mesures restrictives individuelles cibl√©es, √† savoir une interdiction de visa et un gel des avoirs concernant actuellement 150 personnes et 37 entit√©s, jusqu'au 15 septembre 2017;

¬ē¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬†¬† des mesures restrictives en r√©ponse √† l'annexion ill√©gale de la Crim√©e et de S√©bastopol, limit√©es au territoire de la Crim√©e et de S√©bastopol, qui sont actuellement en vigueur jusqu'au 23 juin 2018./.

Retour sommaire


4. Conseil des ministres - Projet de loi de ratification de la convention n¬į 184 de l'organisation internationale du travail relative √† la s√©curit√© et la sante dans l'agriculture (Paris, 28/06/2017)

Le ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res a pr√©sent√© un projet de loi autorisant la ratification de la convention n¬į 184 de l'organisation internationale du travail relative √† la s√©curit√© et la sant√© dans l'agriculture.

La convention dont il s'agit d'autoriser la ratification est complétée par une recommandation sur la sécurité et la santé dans l'agriculture énonçant les dispositions destinées à guider les gouvernements dans l'application de la politique nationale relative à la protection de la sécurité et de la santé des travailleurs occupés dans l'agriculture.

L'objectif de la convention et de la recommandation est de tenter de pr√©venir les accidents et les atteintes √† la sant√© li√©s au travail en √©liminant, en r√©duisant ou en ma√ģtrisant les risques dans le milieu de travail agricole. Le secteur de l'agriculture est en effet un des trois secteurs les plus dangereux au monde pour la sant√© des travailleurs, avec les industries extractives et la construction, l'OIT estimant √† plus de 170.000 le nombre d'agriculteurs tu√©s chaque ann√©e dans le monde.

La France deviendra le 17ème pays à ratifier cette convention, contribuant ainsi à l'amélioration de la sécurité et de la santé dans un secteur économique clef pour le développement des pays./.

Retour sommaire


5. Conseil des ministres - Mesure d'ordre individuel (Paris, 28/06/2017)

Le conseil des ministres a adopté la mesure individuelle suivante :

Sur proposition du ministre de l'Europe et des affaires étrangères :

- Mme Agnès Romatet-Espagne, ministre plénipotentiaire de 2ème classe, est nommée directrice de la communication et du porte-parolat à l'administration centrale du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, à compter du 3 juillet 2017./.

Retour sommaire