Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

 

- soit sélectionner une date 


Déclarations officielles de politique étrangère du 25 septembre 2017


Sommaire



1. Point de presse de la porte-parole - Iran/Tir de missile balistique/Rappel de la déclaration de la porte-parole - Cambodge/Entretien de M. Jean-Yves Le Drian avec M. Prak Sokhonn - Angola/Participation de M. Jean-Baptiste Lemoyne à l'investiture du président Joao Lourenço - Élections sénatoriales/Résultats du vote pour les Français de l'étranger - Attaque contre la MINUSMA - Irak/Nations unies/Adoption de la résolution 2379 du conseil de sécurité sur la lutte contre l'impunité des crimes commis par Daech (Paris, 25/09/2017)

Au point de presse de ce jour, la porte-parole a rappelé la déclaration et fait les déclarations suivantes :

1 - Iran - Tir de missile balistique - Rappel de la déclaration de la porte-parole (23 septembre 2017)

La France est extrêmement préoccupée par le tir de missile balistique annoncé par l'Iran aujourd'hui, qui est non-conforme à la résolution 2231 du conseil de sécurité des Nations unies.

La France demande à l'Iran de cesser toute activité déstabilisante dans la région et de respecter toutes les dispositions de la résolution 2231, y compris l'appel à ne pas procéder à ce type d'activités balistiques.

Elle demande au secrétaire général des Nations unies de faire rapport sur ce tir. Elle envisagera avec ses partenaires, notamment européens, les moyens d'obtenir de l'Iran la cessation de ses activités balistiques déstabilisantes.

2 - Cambodge - Entretien de M. Jean-Yves Le Drian avec M. Prak Sokhonn (Paris, 25 septembre 2017)

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, a reçu aujourd'hui M. Prak Sokhonn, ministre cambodgien des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Ce premier entretien a permis de faire le point sur nos relations bilatérales, notamment en matière de développement économique et social et de protection du patrimoine. M. Jean-Yves Le Drian a en particulier salué l'inscription des temples de Sambor Prei Kuk au patrimoine mondial de l'humanité et rappelé l'attachement de la France à notre coopération pour la sauvegarde du site d'Angkor.

M. Jean-Yves Le Drian a également exprimé sa préoccupation après l'arrestation du président du principal parti d'opposition et la fermeture de plusieurs médias au Cambodge. Il a insisté sur l'importance pour le Cambodge, à l'approche des prochaines élections législatives, de reprendre la voie d'une démocratie pluraliste, respectueuse des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Enfin, les ministres ont fait un tour d'horizon de l'actualité régionale. M. Jean-Yves Le Drian a rappelé notre souhait d'intensifier la coopération de la France avec l'ASEAN, notamment sur les enjeux de sécurité.

3 - Angola - Participation de M. Jean-Baptiste Lemoyne à l'investiture du président Joao Lourenço (Luanda, 26 septembre 2017)

M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, se rend le 26 septembre à Luanda pour participer à la cérémonie d'investiture du président élu de la République d'Angola, M. Joao Lourenço, avec lequel il s'entretiendra.

M. Jean-Baptiste Lemoyne réaffirmera à cette occasion la volonté de la France de renforcer son partenariat avec l'Angola, notamment sur le plan économique. Au cours de son déplacement, il visitera le lycée français de Luanda et rencontrera la communauté française.

L'Angola est un partenaire important en Afrique, qui contribue activement à la paix et à la sécurité régionale et avec lequel nous entretenons un dialogue étroit et régulier, notamment s'agissant de la situation en République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

L'Angola est le troisième destinataire de nos investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne. 70 entreprises françaises y sont implantées, non seulement dans le secteur pétrolier où notre présence est importante, mais également dans les domaines de la logistique, des services portuaires, de l'agroalimentaire, de la santé ou de la restauration.

L'Agence française de développement vient par ailleurs de signer avec les autorités angolaises un nouvel accord d'établissement qui permet la reprise de ses activités. Celle-ci s'est concrétisée par l'octroi d'un premier prêt de 150 millions d'euros dans le secteur de l'eau.

Nos deux pays ont également renforcé leur coopération dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la Francophonie.

4 - Élections sénatoriales (24 septembre 2017) - Résultats du vote pour les Français de l'étranger

Dans le cadre des élections sénatoriales du 24 septembre, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères et le réseau diplomatique et consulaire se sont mobilisés pour assurer le bon déroulement du scrutin. Six sièges étaient à renouveler au titre des Français de l'étranger.

Pour mémoire, le corps électoral est composé de 533 grands électeurs. Le taux de participation a été de 98%. Les listes ayant remporté des sièges sont les suivantes :

- «Agir ensemble pour les Français de l'étranger» : 1 siège (Ronan Le Gleut) ;

- «Bansard 2017: La voix des Français de l'étranger» : 2 sièges (Jean-Pierre Bansard et Evelyne Renaud-Garabedian) ;

- «Français du Monde, la gauche unie écologiste et solidaire» : 2 sièges (Hélène Conway-Mouret et Jean-Yves Leconte) ;

- «Union pour les Français de l'étranger» : 1 siège (Joëlle Garriaud-Maylam).

Pour plus d'informations : https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Senatoriales/elecresult__senatoriales-2017/%28path%29/senatoriales-2017/099/index.html

5 - Attaque contre la MINUSMA (24 septembre 2017)

La France condamne l'attaque perpétrée le 24 septembre contre un convoi de la MINUSMA entre Anéfis et Gao, qui a coûté la vie à trois casques bleus bangladais.

Nous présentons nos condoléances aux familles des disparus ainsi qu'aux autorités bangladaises. Nous formons des voeux de prompt rétablissement pour les soldats blessés.

À titre bilatéral comme européen et dans le cadre des Nations unies, la France est résolument engagée dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au Sahel, à travers l'opération Barkhane et l'appui apporté aux forces de sécurité et de défense maliennes ainsi qu'à la force conjointe du G5-Sahel.

Nous réitérons notre plein soutien à l'action de la MINUSMA, qui joue un rôle essentiel pour la stabilisation du Mali.

6 - Irak - Nations unies - Adoption de la résolution 2379 du conseil de sécurité sur la lutte contre l'impunité des crimes commis par Daech (21 septembre 2017)

La France salue l'adoption, le 21 septembre par le conseil de sécurité, de la résolution 2379 sur la lutte contre l'impunité des crimes commis par Daech en Irak.

L'objectif de ce texte coparrainé par la France est de mettre en place une équipe d'enquête en appui aux autorités irakiennes. En lien avec les mécanismes existants, il est en effet urgent de documenter les crimes commis en Irak et d'en établir les responsabilités de manière impartiale et indépendante. Il est également important que les preuves collectées puissent être utilisées dans le cadre de procédures respectant les droits de l'Homme et le refus de la peine de mort.

Cette équipe d'enquête contribuera à l'action menée par le gouvernement du Premier ministre Haidar al-Abadi dans la phase qui s'ouvre de stabilisation, de réconciliation nationale et de reconstruction des régions libérées. La France soutient l'Irak dans ces efforts, sans lesquels la victoire contre le terrorisme ne pourra être définitive. C'est notamment le sens du prêt de 430 millions d'euros octroyé par la France et que M. Jean-Yves Le Drian a confirmé lors de son déplacement à Bagdad le 26 août./.

Retour sommaire


2. Union européenne - Lutte contre le dumping - Droit d'asile - Travail détaché - Déclaration conjointe de M. Emmanuel Macron, président de la République, et de M. Antonio Tajani, président du Parlement européen - Propos de M. Macron (Paris, 22/09/2017)

Je suis heureux de retrouver aujourd'hui à Paris le président du Parlement européen, Antonio Tajani, après l'entretien que nous avions eu ensemble le 22 juin dernier.

Je crois que nous partageons tous les deux une conviction profonde et nous l'avons encore mesurée, la conviction que l'essence du projet européen c'est d'être un espace de délibération démocratique ; et que la vitalité démocratique de notre projet européen est indispensable.

Nous l'avons évoqué en lien avec les propositions que j'ai pu faire ces dernières semaines et que je complèterai dans quelques jours ; et nous l'avons évoqué aussi compte tenu des responsabilités du président du Parlement. Et je souhaite d'ailleurs répondre à l'invitation du président dans les prochaines semaines pour venir m'exprimer devant le Parlement européen ; et faire vivre dans cette enceinte l'ensemble des projets et propositions que je pousse pour plus de vitalité démocratique dans notre Europe.

Le Parlement européen, c'est l'une des enceintes les plus éminentes de ce débat, le creuset de la confrontation des idées, de la rencontre des représentants de chacun des peuples de l'Union d'où naît cet espace politique. Et j'y ai toujours attaché une grande importance. Lorsque j'étais ministre, je n'ai jamais manqué de me rendre devant les commissions compétentes ou de consulter les parlementaires compétents ; et je souhaite pouvoir - en tant que président de la République française - continuer ce travail avec le Parlement européen.

Au-delà de cette conviction commune, nous avons évoqué plusieurs sujets. Le premier, celui des listes transnationales pour les élections européennes de 2019. Je considère que le Brexit nous offre une opportunité, celle de pouvoir non pas geler ou seulement nous distribuer sur une clé de répartition nationale les postes libérés, mais faire vivre un espace démocratique européen et avoir un véritable débat européen par des listes transnationales.

Sur ce sujet, un travail doit être conduit, juridique, politique, il aura à vivre dans les prochaines semaines. Mais je continuerai à le défendre et le porter et je souhaite pouvoir m'exprimer entre autres sur ce point et en débattre avec le Parlement.

Deuxième sujet qui m'importe, c'est celui des conventions démocratiques. Je souhaite que sur la base d'une feuille de route que nous aurons partagée, nous puissions l'année prochaine organiser ce débat démocratique partout en Europe sur la base de conventions. Et là-dessus, je souhaite pouvoir y travailler avec le Parlement européen dans la ville siège mais au-delà, avec l'ensemble des parlementaires pour que nous puissions pleinement retrouver cette vitalité démocratique que j'évoquais à l'instant et lui donner corps.

Nous avons ensuite évoqué des sujets d'intérêt commun et de fond, d'abord la lutte contre le dumping. Et sur ce sujet, je crois que nous sommes l'un et l'autre pleinement en communauté de vue, ce qui ne m'étonne pas puisque j'avais sur cette question mesuré le volontarisme de l'ancien commissaire en charge de l'Industrie ; et en tant que ministre en charge de l'Industrie, j'avais moi-même tout fait pour que nous puissions avoir des réponses plus rapides, plus efficaces, plus protectrices de nos industries, lorsque des concurrents internationaux ne respectent pas les règles du commerce international.

Et donc en la matière, la France évidemment oeuvrera pour que nous puissions le plus rapidement possible avoir un accord ambitieux sur la modernisation de nos instruments commerciaux et la défense de notre industrie.

Sur le droit d'asile, la réforme de Dublin, nous avons aussi discuté de la nécessité d'accélérer les travaux, d'accélérer sur chacune de ses composantes ce chantier. Je souhaite que nous puissions le plus vite possible dégager une position commune en termes de protection commune des frontières ; d'organisation de l'accès à l'espace Schengen ; de solidarité et de responsabilité nécessaires au sein de cet espace avec un maximum d'harmonisation en termes de droit d'asile.

Sur la question du travail détaché, je remercie le président du Parlement européen des positions qu'il a pu prendre publiquement ; et j'ai expliqué où nous en étions dans la négociation entre partenaires avec la volonté que je continue à poursuivre d'obtenir un accord sous présidence estonienne et, donc, avant la fin de l'année, pour que nous puissions profondément réformer le cadre du travail détaché, ce qui est aujourd'hui une nécessité.

Enfin, nous avons évoqué ensemble l'importance des dispositifs européens pour reconstruire les territoires européens dans les Caraïbes, suite à ce que nous avons subi à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy mais aussi en Guadeloupe et en Martinique. Plusieurs partenaires européens sont touchés par ce qui s'est passé, j'en ai d'ailleurs parlé il y a quelques jours avec Mark Rutte, notre souhait c'est d'avoir une approche concertée et de pouvoir travailler avec l'ensemble des institutions européennes sur ce sujet, pour plus d'efficacité.

Au total, vous l'avez compris, nous avons couvert nombre de sujets d'intérêt commun et une bonne partie de l'agenda législatif qui est aujourd'hui en cours. J'oubliais également les investissements stratégiques où la position française est connue et pleinement en soutien du président de la Commission européenne et du président du Parlement européen. Et les sujets de défense et de lutte contre le terrorisme où la France fera tout pour accompagner l'initiative prise par le président du Parlement, puisque sur ce sujet nous avons également besoin d'une plus grande coopération et harmonisation entre nos pays.

Au total, je veux vous redire, cher Antonio, Monsieur le Président, combien vous êtes le bienvenu en France, combien je tiens à vous remercier de manier aussi bien la langue de Molière et de la faire vivre dans nos institutions à travers vos discours et les débats que vous tenez ; et vous dire que vous me trouverez à vos côtés pour faire vivre votre institution, marquer toute sa place et son importance dans le cadre du fonctionnement européen, mais aussi me rendre disponible pour venir y débattre et travailler avec vous et les parlementaires.

Merci encore et bienvenue./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


3. Union européenne - La France rappelle son opposition à la proposition de la Commission européenne sur le glyphosate - Communiqué du Premier ministre (Paris, 25/09/2017)

La Commission a proposé de ré-autoriser le glyphosate pour 10 ans. C'est une durée trop longue compte tenu des incertitudes qui subsistent sur ce produit et la France votera contre cette proposition, comme elle l'a clairement indiqué dès le mois de juillet.

En matière d'usages non agricoles, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est déjà interdite en France depuis le 1er janvier 2017, et l'utilisation par les particuliers sera interdite à partir du 1er janvier 2019.

Pour les autres usages, et notamment l'usage agricole, le Premier ministre a demandé au ministère de l'agriculture et de l'alimentation et au ministère de la transition écologique et solidaire de lui présenter - avant la fin de l'année et en fonction des conclusions des états généraux de l'alimentation - les conditions d'un plan de sortie du glyphosate, compte tenu de l'état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs.

Le gouvernement arrêtera alors sa position, qu'il confrontera à celles de la Commission et des autres États membres, pour trouver les conditions d'une transition raisonnable vers la sortie du glyphosate.

Le gouvernement réaffirme son engagement d'obtenir avant la fin du quinquennat des progrès significatifs vers l'interdiction de l'usage des substances dangereuses et vers une agriculture moins dépendante aux pesticides./.

(Source : site Internet du Premier ministre)

Retour sommaire


4. Lutte contre le terrorisme - Irak - Décès d'un soldat français - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 24/09/2017)

Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au Levant ce matin d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes, tué au combat.

Il salue le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays, la protection de nos concitoyens et la lutte contre la barbarie.

Il adresse ses sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses frères d'armes, et les assure de la pleine solidarité de la Nation dans ces moments douloureux.

Le président de la République exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage et abnégation les groupes terroristes au Levant comme au Sahel./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


5. Lutte contre le terrorisme - Irak - Décès d'un soldat français - Déclaration de Mme Florence Parly, ministre des armées (Paris, 24/09/2017)

C'est avec émotion et tristesse que je viens d'apprendre la mort en opération extérieure au Levant d'un adjudant du 13e régiment de dragons parachutistes.

Mes pensées vont à sa famille, à sa compagne et à son enfant, à ses proches, ainsi qu'à tous ses frères d'armes et ses camarades du 13e RDP.

Aujourd'hui la douleur se mêle à notre tristesse. La Patrie perd un de ses enfants, la France un de ses soldats.

Cet adjudant est mort pour la France, dans un combat qu'il menait pour nous tous, au nom de nos libertés et de nos valeurs. Ce combat, le plus important de tous, continue plus que jamais./.

(Source : site Internet du ministère des armées)

Retour sommaire


6. Finlande - Relations bilatérales - Union européenne - Déclaration conjointe de M. Emmanuel Macron, président de la République, et de M. Juha Sipilä, Premier ministre finlandais - Propos de M. Macron (Paris, 22/09/2017)

Je suis heureux de retrouver aujourd'hui à Paris le Premier ministre finlandais, M. Sipilä et je le remercie pour sa visite. Je suis très sensible à celle-ci et j'étais très heureux d'avoir une discussion extrêmement riche, nourrie sur à la fois les sujets bilatéraux et européens.

Je crois que nous nous retrouvons sur la volonté l'un et l'autre de porter non seulement les valeurs sur lesquelles l'Europe s'est fondée mais aussi celles d'une Europe forte, capable de nous protéger efficacement face aux grands défis.

Sur l'Europe de la défense, nous partageons une quasi-totalité de vues, y compris sur les instruments qui viennent d'être décidés et les projets à venir. Nous avons pu échanger sur ce point, avec la volonté de donner beaucoup plus de contenu à l'Europe de la défense, aux nouveaux instruments qui ont été décidés et de le faire en conciliant cette ambition renouvelée avec les instruments de l'OTAN.

Nous souhaitons également pouvoir enregistrer les premières avancées d'un agenda de protection pour l'Europe. Au-delà des sujets de défense que j'évoquais, nous avons parlé des questions migratoires et sur ce sujet aussi notre volonté est de pouvoir rapidement améliorer la sécurité aux frontières de l'Europe et l'organisation commune pour, face aux migrations, avoir un contrôle commun des frontières, une harmonisation de nos règles en matière d'asile et donc pouvoir faire mieux fonctionner cette Europe qui est aussi celle qui protège et à ce titre, nous partageons la volonté sur les sept textes aujourd'hui en discussion de pouvoir obtenir des résultats rapides.

Nous avons évoqué également la directive des travailleurs détachés, j'ai rappelé au Premier ministre mon engagement sur ce sujet, les avancées que nous avions obtenues avec plusieurs partenaires et j'ai pu détailler les termes de la réforme ambitieuse que nous soutenons en la matière. Je crois pouvoir dire que nous avons sur ce point une véritable convergence de vues qui m'importe beaucoup et je remercie le Premier ministre de l'expression très claire qu'il a eue sur ce sujet.

Plus largement, nous sommes l'un et l'autre engagés dans une volonté de donner plus d'ambition à l'Europe et au-delà de cet agenda de protection, nous avons échangé sur l'agenda de réformes menées dans nos deux pays et la volonté de donner à notre Europe plus d'ambition et, au-delà des réformes nationales qui sont conduites, de pouvoir conduire des réformes européennes. J'ai donc ainsi esquissé quelques-uns des axes que je souhaite pouvoir porter la semaine prochaine pour mener des réformes en Europe, et je souhaite que nous puissions débattre librement à Tallinn, puis dans les prochaines semaines et les prochains mois entre États membres, avant de les soumettre à des débats démocratiques dans nos pays, dont chacun décidera de la forme et des modalités mais qui pourront donner une substance à ces débats que j'ai proposés.

Enfin, nous avions eu l'occasion l'un et l'autre d'évoquer notre volonté commune sur tous les sujets sur le plan industriel ; je souhaite que, entre nos deux pays, les relations sur le plan industriel, sur le plan des liens financiers, permettent une plus grande ouverture de nos économies et que les partenariats qui ont été commencés, je pense en particulier dans l'industrie nucléaire, puissent être menés à leur terme. Ma volonté, c'est véritablement que nous réglions certaines situations passées qui durent depuis un certain temps dans un esprit constructif et commun ; c'est, je crois, notre volonté à l'un et à l'autre.

Je veux vraiment remercier le Premier ministre pour cette discussion très riche que nous venons d'avoir qui m'a permis aussi d'affiner certaines idées pour les propositions que nous aurons à faire pour la refondation de l'Europe et de la zone euro, le féliciter pour les réformes qu'il conduit courageusement dans son pays et les premiers résultats qu'il obtient, le féliciter également pour le centenaire de la Finlande et le remercier, enfin, pour ce maillot de football qu'il m'a amicalement offert qui m'a permis non seulement de compléter ma collection mais de découvrir le club de Rovaniemi en Finlande, dont je comprends que c'est le plus nordique qui soit. Merci beaucoup à toi !./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


7. Iran - Tir de missile balistique - Déclaration de la porte-parole du ministère de l'Europe et des affaires étrangères (Paris, 24/09/2017)

La France est extrêmement préoccupée par le tir de missile balistique annoncé par l'Iran aujourd'hui, qui est non-conforme à la résolution 2231 du conseil de sécurité des Nations unies.

La France demande à l'Iran de cesser toute activité déstabilisante dans la région et de respecter toutes les dispositions de la résolution 2231, y compris l'appel à ne pas procéder à ce type d'activités balistiques. Elle demande au Secrétaire général des Nations unies de faire rapport sur ce tir. Elle envisagera avec ses partenaires, notamment européens, les moyens d'obtenir de l'Iran  la cessation de ses activités balistiques déstabilisantes./.

Retour sommaire