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Déclarations officielles de politique étrangère du 27 juin 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole adjoint - Nations unies/UNESCO/Prix «FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny pour la recherche de la paix» - Syrie - Mali - G5 Sahel (Paris, 27/06/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait la déclaration et répondu aux questions suivantes :

1 - Nations unies - UNESCO - Prix «Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix» (Paris, 27 juin 2017)

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, prendra la parole aujourd'hui à l'UNESCO à l'occasion de la remise du prix «Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix», décerné à Mme Giuseppina Nicolini, ancienne maire de la ville de Lampedusa, et à l'ONG SOS Méditerranée, pour leurs efforts en faveur de l'assistance et de l'accueil aux réfugiés et aux migrants.

Ce déplacement du ministre lui permettra de signaler l'attachement de la France à l'UNESCO, compte tenu de la place essentielle de l'éducation et de la culture dans la réalisation de l'objectif de paix commun aux Nations unies. Il sera également l'occasion d'honorer une grande figure du développement et de la paix en Afrique, Félix Houphouët-Boigny, et de souligner l'attention que la France porte à la nécessaire solidarité avec les populations réfugiées.

M. Jean-Yves Le Drian recevra ensuite au Quai d'Orsay une délégation des équipes et des États membres de l'UNESCO, en présence de Mme Audrey Azoulay, candidate de la France au poste de directeur général.

Le prix «Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix» a été créé en 1989 afin de rendre hommage aux personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la charte des Nations unies et de l'acte constitutif de l'UNESCO.

Le parrain de ce prix, M. Abdou Diouf, ancien président de la République du Sénégal, ainsi que son protecteur, M. Henri Konan Bédié, ancien président de la République de Côte d'Ivoire, participeront également à cet événement.

2 - Syrie

Q - Vu que la ligne rouge française en Syrie est l'utilisation des armes chimiques, avez-vous des indications comme les États-Unis sur des préparatifs en vue d'une attaque chimique ?

R - Comme le président de la République l'a rappelé dans l'entretien qu'il a accordé à huit quotidiens européens le 22 juin, l'utilisation des armes chimiques en Syrie constitue une ligne rouge pour la France. Cette question est essentielle dans nos discussions avec nos partenaires et les acteurs internationaux concernés.

Nous restons pleinement mobilisés pour la défense du régime de non-prolifération des armes chimiques, qui interdit en particulier l'emploi de telles armes. La France s'engage aussi pleinement pour que les responsables de ces attaques soient sanctionnés.

Q - Entre qui estimez-vous qu'une transition politique négociée devrait se tenir en Syrie ?

R - Le communiqué de Genève et la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies définissent les termes de référence d'une transition politique négociée, sur lesquels la communauté internationale s'est accordée pour mettre fin au conflit en Syrie.

Les négociations qui se tiennent à Genève entre les parties syriennes sous l'égide de M. Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, ont pour objectif d'y parvenir. La France leur apporte tout son soutien.

Cette transition est indispensable pour stabiliser la Syrie et lutter efficacement contre le terrorisme.

3 - Mali

Q - Depuis l'intervention française au Mali combien d'aide publique au développement est-ce que la France a mobilisé pour ce pays et pouvez-vous détailler l'aide militaire que vous avez contribué aux forces de sécurité maliennes ?

R - La France est engagée aux côtés du Mali, tant dans le domaine de la sécurité qu'en matière d'appui au développement et au redémarrage économique.

Pour 2014-2018, nous avons programmé près de 500 millions d'euros d'aide au développement.

Nos projets concernent l'ensemble du territoire malien. Des programmes spécifiques ont été déployés au Nord en appui à l'accord de paix. Nos actions se concentrent sur trois secteurs : infrastructures d'eau et énergie ; agriculture et développement rural ; services de base, en particulier santé et éducation.

Par ailleurs, la France a largement contribué à la formation et au conseil stratégique des forces armées maliennes, à travers la mission militaire de l'UE EUTM Mali lancée en 2013. S'agissant des détails de cette coopération, nous vous invitons à interroger le ministère des armées.

4 - G5 Sahel

Q - La France a porté le projet G5 Sahel à l'ONU. Pouvez-vous éclaircir comment cette mission sera financée ?

R - Les États qui composent la force conjointe du G5 Sahel assument leurs responsabilités. Un soutien doit leur être apporté par la communauté internationale, via des contributions volontaires des acteurs bilatéraux et multilatéraux.

La résolution 2359, adoptée à l'unanimité du conseil de sécurité des Nations unies et dont la France a pris l'initiative, le prévoit. Plusieurs partenaires ont déjà annoncé des contributions, dont l'Union européenne qui a annoncé un appui de 50 millions d'euros.

En ce qui concerne le soutien opérationnel que la France apportera à la force conjointe, nous vous invitons à interroger le ministère des armées./.

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2. UNESCO - Migrations - Lutte contre la radicalisation - Discours de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires Ă©trangères, Ă  l'occasion de la remise du prix FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny pour la recherche de la paix (Paris, 27/06/2017)

Monsieur le Président de la République, Cher Alassane Ouattara,

Cher Abdou Diouf,

Madame la Directrice générale, Chère Irina Bokova,

Madame la Secrétaire générale de la Francophonie, Chère Michaëlle Jean,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Membres du jury,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Je suis vraiment très heureux d'être parmi vous aujourd'hui, dans cette institution où la communauté internationale se retrouve pour oeuvrer au dialogue des cultures, dialogue nécessaire à la construction de la paix dans l'esprit des hommes et des femmes du monde. Toutes celles et ceux qui ont pris la parole et que je salue l'ont rappelé avec éloquence : l'exigence de paix qui anime les Nations unies depuis leur création nécessite une action résolue dans le domaine culturel, scientifique et éducatif, ce domaine de l'esprit qui fonde notre humanité.

L'universalité qui nous rassemble est concrète. Le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix et ceux qu'il distingue en témoignent.

Cette distinction humaniste majeure, soutenue par des résolutions de l'assemblée générale des Nations unies, de l'Union africaine et du sommet Afrique-France, nous rappelle à nos responsabilités. À travers elle, nous réaffirmons collectivement, et je le fais aujourd'hui au nom du gouvernement de la République française, notre attachement indéfectible à la paix, au dialogue des civilisations et des cultures.

Ce Prix prestigieux, qui porte le nom du premier président de la Côte d'Ivoire Felix Houphouët-Boigny, Sage du continent africain et militant inlassable de la paix, je n'oublie pas que son dernier lauréat fut le président de la République française François Hollande. C'était en juin 2013 quelques mois après le déclenchement de l'opération Serval au Mali, contre les groupes armés terroristes qui menaçaient directement l'intégrité de ce pays en semant la désolation, l'asservissement et la mort sur leur passage.

Je mentionne cet exemple, non par un quelconque esprit de clocher, mais parce qu'il nous rappelle que la recherche de la paix, loin d'être un signe de faiblesse, est toujours une affaire de courage, moral mais aussi physique, de force d'âme et de volonté au nom d'une cause universelle.

C'est un engagement de cette nature que nous distinguons aujourd'hui chez les lauréats du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. La crise migratoire à laquelle l'ensemble des pays riverains de la Méditerranée et l'Europe tout entière font face est un défi historique par son ampleur. Il s'agit du plus important déplacement de population depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En se battant pour sauver la vie des réfugiés et des migrants, en s'engageant pour les recueillir dans la dignité, les lauréats du Prix ont fait leur un idéal de la fraternité humaine que je veux saluer aujourd'hui.

Chère Giuseppina Nicolini,

Mesdames et Messieurs les Membres de l'association SOS Méditerranée,

Je tiens à vous adresser au nom du gouvernement français et en mon nom propre, toute la reconnaissance que vous méritez pour votre action courageuse.

Comme ministre de l'Europe et des affaires étrangères de la France, je veux aussi dire que face à ce drame, face aux centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, qui risquent leur vie en tentant de rejoindre l'Europe, la réponse doit être politique ; la réponse doit être collective et la réponse doit être aussi européenne.

Face à cette situation, l'Union européenne est mise au défi de la cohérence et de l'efficacité ; sur le plan humanitaire comme sur le plan de la sécurité, il ne peut y avoir que des réponses communes à ce défi de long terme. Le président Emmanuel Macron s'est récemment exprimé à ce propos lors du conseil européen. Nous devons accélérer le traitement des demandes d'asile, accroître les moyens dévolus à la gestion de nos frontières, faire preuve de solidarité lorsque l'un des pays de l'Union européenne voit arriver un afflux massif de réfugiés, et toujours agir dans le respect de l'humanité et de la dignité des personnes qui frappent à notre porte. Il nous faut aussi travailler à la stabilisation à long terme des régions d'où partent ceux qui font le choix douloureux de l'exil. Cela passe notamment par une politique européenne de développement qui soit ambitieuse.

Je veux le dire sans détour, cette tragédie a aussi des responsables, et d'abord les organisations mafieuses de passeurs et autres trafiquants de détresse humaine. Lutter contre eux, c'est le sens de notre action internationale et européenne, notamment avec la mission de l'Union européenne Sophia. Notre action doit être résolue pour entraver ceux qui font commerce du malheur des réfugiés et des migrants, en violation du droit et de la morale.

Théâtre d'une tragédie humaine depuis de trop nombreuses années, la Méditerranée est le berceau de la civilisation européenne comme elle est, depuis des siècles, le passage par lequel notre culture s'est enrichi de multiples apports. Je suis donc profondément sensible à l'appel du jury, de son président et de ses parrains, que je veux saluer, pour que la Méditerranée redevienne un lieu où priment la solidarité et le dialogue interculturel, ces exigences qu'incarnent les missions et les grandes conventions de l'UNESCO.

Le monde nous regarde et nous attend. Il compte sur notre organisation. Elle doit poursuivre son action sur tous les fronts où elle est souvent à l'avant-garde des efforts de la communauté internationale : celui de l'éducation, celui de la culture, celui de la défense de la liberté d'expression et de la presse, de la promotion des sciences et des questions environnementales, la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme, toutes les dimensions qui concourent à la paix et sans lesquelles, nous le savons bien, la paix est toujours précaire.

Nous vivons dans un temps d'incertitudes et d'aggravation des tensions internationales. Nous vivons aussi à l'âge de nouvelles menaces mondialisées susceptibles d'affecter à la fois notre vie sociale, politique, économique et intellectuelle. Face à ces défis de nature globale, la culture, le savoir, la liberté de communication, sont tout sauf accessoires.

Je pense notamment à la menace que représente le terrorisme djihadiste. Le terrorisme cherche à déstabiliser les États, à diviser les populations et à opposer les peuples entre eux. Aussi, la réponse ne peut-elle être uniquement militaire. Le combat contre le djihadisme, nous devons le mener également sur le plan culturel, sur le plan du savoir et de l'accès à la connaissance pour empêcher la radicalisation de ceux - je pense tout particulièrement à la jeunesse de nos pays - qui pourraient basculer dans cette idéologie mortifère et destructrice qui nie l'égale dignité des êtres humains.

Dans cette situation, l'histoire et la culture, comme la liberté de penser et de croire, sont prises pour cibles : nous avons tous en mémoire la destruction des Bouddhas de Bâmîyan, la menace sur les manuscrits de Tombouctou, les ruines de Palmyre ou, il y a quelques jours, celles de la Mosquée Al-Nouri de Mossoul. La culture et l'instruction sont des cibles, oui, mais elles sont aussi une ressource, un facteur de cohésion et de résistance, de discernement et de tolérance des individus et des peuples. Ce combat idéologique et culturel, nous devons le livrer ensemble, en allant plus loin, au plus près des besoins et des attentes sur le terrain, conscient que l'extrémisme se nourrit de la pauvreté, et parfois, de l'absence de perspectives au sein de sociétés en pleine expansion démographique.

C'est la force de l'UNESCO et de ses réseaux de pouvoir agir à ce niveau. Cet engagement est également indispensable face aux autres défis qui interpellent la communauté internationale dans son ensemble, je pense notamment au changement climatique.

Face à la montée des extrémismes violents et des fanatismes, la vocation de l'UNESCO est d'être aux avant-postes de cet engagement. En s'inscrivant dans la durée, en s'adressant notamment à la jeunesse du monde à travers ses différents programmes éducatifs et scientifiques, notre organisation démontre chaque jour sa nécessité.

Nous avons dans l'immédiat d'importantes échéances à tenir. Ils portent sur nos grands domaines d'action et rejoignent les objectifs que nous nous sommes fixés dans le cadre de l'agenda 2030 pour le développement durable, en particulier le cadre d'action éducation, des Accords de Paris, et de la protection des patrimoines en danger comme de la promotion de la diversité des expressions culturelles. L'Afrique, le Moyen-Orient, l'Europe, la Méditerranée, la France, ensemble nos destins sont intimement liés, et c'est ce qui symbolise aujourd'hui notre rencontre.

Je tiens enfin à saluer l'action de la directrice générale de notre organisation, Madame Irina Bokova. Elle passe le flambeau à la fin de l'année, après huit ans à la tête de l'UNESCO. La détermination de chaque instant dont elle a fait preuve à son poste est connue de tous. Partout, notre grande maison est aujourd'hui présente, mobilisée et recentrée, affirmant avec détermination la modernité de son mandat et la pertinence de ses missions, au coeur d'une actualité souvent brûlante. En m'adressant à vous, Madame, je veux exprimer ma confiance en l'avenir et la pérennité du travail engagé ces dernières années.

La France continuera à peser de tout son poids, décidée à ce que l'UNESCO exerce la plénitude de ses compétences, déterminée à en conforter la place politique au sein des Nations unies. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs, la France a décidé de présenter une candidate à la direction générale de notre organisation.

Cette exigence, cette détermination de la France à renforcer son engagement au sein de l'UNESCO, je suis venu les partager et les réaffirmer devant vous.

Lors de la conférence constitutive de novembre 1945, Léon Blum disait de l'UNESCO qu'elle serait la «conscience des Nations unies». Fidèle à son histoire, à sa vocation et à ses aspirations, la France se reconnaît dans cette vision universaliste. C'est la vision ambitieuse que nous portons pour l'UNESCO. C'est dans cet esprit que la France envisage la prochaine conférence générale de l'organisation, résolue à travailler en étroite coordination avec les États membres, le secrétariat et vous tous.

Alors Mesdames et Messieurs, pour la Paix, pour l'UNESCO, pour l'Afrique, pour le Moyen-Orient, pour l'Europe, la Méditerranée et pour la France, je vous remercie de votre présence, de votre soutien et de votre engagement./.

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3. Union europĂ©enne - Lutte contre le terrorisme - Schengen - CybersĂ©curitĂ© - CommuniquĂ© du ministère de l'intĂ©rieur (Paris, 26/06/2017)

M. Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'intérieur, a reçu lundi 26 juin, place Beauvau à Paris, M. Julian King, commissaire européen chargé de l'Union de la sécurité, pour échanger sur les questions de sécurité en Europe.

Dans le contexte d'une menace terroriste restant élevé, le ministre et le commissaire ont souligné les progrès déjà effectués afin de renforcer la sécurité au plan européen notamment s'agissant des contrôles aux frontières extérieures, à travers la mise en place de contrôles systématiques de toutes les personnes entrant et sortant de l'espace Schengen, y compris les citoyens européens, depuis le mois d'avril 2017.

Le ministre et le commissaire ont rappelé l'importance pour tous les États membres de mettre en oeuvre au plus vite le «Passager Name Record» (PNR) européen, la directive relative à la lutte contre le terrorisme ainsi que la directive révisée sur les armes à feu. En effet, seule une mise en oeuvre effective dans tous les États membres permettra d'assurer un niveau de sécurité maximal. Ils ont également appelé à une adoption rapide des propositions de la Commission en cours de négociation concernant le système électronique d'autorisation de voyage (ETIAS), l'ESTA - Electronic System for Travel Authorization - européen, et la mise en place d'un système d'enregistrement des entrées et des sorties aux frontières extérieures de l'UE.

Afin de renforcer et d'améliorer le partage d'informations entre États membres sur les combattants terroristes étrangers et les individus pouvant présenter un potentiel danger, le ministre a apporté son soutien aux intentions de la Commission de présenter dès que possible une proposition législation relative à une nouvelle approche de la gestion des données pour les frontières et la sécurité, afin que l'utilisation des systèmes d'information de l'UE pour la gestion de la sécurité, des frontières et des flux migratoires soit plus efficace, dans le plein respect des droits fondamentaux.

Le ministre de l'intérieur a remercié la Commission européenne pour le travail déjà engagé avec les opérateurs internet dans le cadre du Forum européen de l'Internet, ainsi que dans le cadre de l'unité de référencement d'Europol (IRU) sur le retrait de contenu à caractère terroriste et la lutte contre la radicalisation sur Internet et a appelé, dans la ligne des conclusions du conseil européen du 23 juin, les opérateurs Internet à aller plus loin à travers notamment l'utilisation d'outils de détection automatique. Le ministre de l'intérieur a estimé que des mesures législatives pourraient être envisagées au niveau de l'UE pour compléter ce dispositif, si nécessaire.

Le ministre et le commissaire européen se sont félicités des récents travaux du Réseau européen de sensibilisation à la lutte contre la radicalisation (le RAN) s'agissant de la présentation d'un manuel sur le retour des combattants étrangers, des femmes et des enfants des zones de combat.

Le ministre de l'intérieur a également rappelé l'importance de trouver des solutions techniques aux défis posés par le chiffrement dans le cadre d'enquêtes pénales et remercié la Commission européenne d'avoir engagé un travail en ce sens, qui devrait aboutir d'ici le mois d'octobre.

Enfin, afin de faire face aux menaces cyber grandissantes, le ministre a soutenu l'intention de la Commission européenne de réviser la stratégie européenne de cyber-sécurité d'ici le mois de septembre afin de renforcer la lutte contre la cyber-criminalité, la résilience de nos systèmes aux attaques, la prévention, la détection et la dissuasion.

Gérard Collomb et Julian King rappellent la détermination totale du gouvernement français et de la Commission européenne à renforcer encore la sécurité de nos concitoyens, dans le contexte actuel de menace terroriste./.

(Source : site Internet du ministère de l'intérieur)

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4. Union europĂ©enne - Accord de la commission europĂ©enne sur le dispositif d'aide au projet CDG Express - CommuniquĂ© du ministère de la transition Ă©cologique et solidaire (Paris, 26/06/2017)

Le gouvernement salue l'accord de la commission européenne sur le dispositif d'aide que la France envisage d'accorder au projet CDG Express.

À cette occasion, le gouvernement confirme son soutien à la réalisation de cette infrastructure contribuant à l'attractivité touristique et économique de la région capitale.

CDG Express est un projet de liaison ferroviaire directe entre la gare de l'Est à Paris et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle. Assurant la liaison en 20 minutes avec un mode de transport durable, le projet présente une fréquence d'un train toutes les 15 minutes. CDG Express permettra d'améliorer de façon significative et pérenne l'accessibilité du plus grand aéroport français. Le projet est un atout en vue de la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024./.

(Source : site internet du ministère de la transition écologique et solidaire)

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5. Union europĂ©enne - Climat - Croissance bleue - Conclusions du conseil de l'Union europĂ©enne - CommuniquĂ© de presse (Bruxelles, 26/06/2017)

Le conseil a adopté des conclusions sur le soutien au développement durable des économies marine et maritime européennes. Il rappelle le rôle essentiel que les océans jouent pour la vie sur terre, la croissance économique, l'emploi et l'innovation et souligne que les océans et les mers subissent des pressions croissantes et qu'ils devraient être protégés des conséquences négatives du changement climatique.

Les États membres sont invités à gérer les océans et les mers de manière durable, à favoriser l'utilisation efficace des ressources renouvelables ainsi que les énergies renouvelables, à lever les obstacles à la croissance, à encourager les investissements et à renforcer la coopération commerciale.

Le conseil préconise également des mesures pour faire en sorte que les régions ultrapériphériques, périphériques, côtières et insulaires se voient offrir des possibilités de croissance adéquates. Les États membres devraient par ailleurs mener des travaux portant sur le soutien aux nouvelles technologies qui contribuent à l'économie maritime et encourager une coopération plus étroite entre le secteur de l'enseignement et les entreprises afin de contribuer à promouvoir la formation et les perspectives d'emploi./.

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6. Portugal - Relations bilatĂ©rales - Climat - CommuniquĂ© du ministère de l'enseignement supĂ©rieur, de la recherche et de l'innovation (Paris, 26/06/2017)

Mme Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, a rencontré Manuel Heitor, ministre portugais de la science, de la technologie et de l'enseignement supérieur, vendredi 23 juin. Ils ont souligné l'importance de cette rencontre pour redynamiser la coopération et les échanges scientifiques et universitaires entre la France et le Portugal.

Ils se sont notamment félicités du succès des programmes d'échanges comme le programme d'actions universitaires intégrées luso-françaises (PAULIF) qui soutient les mobilités de doctorants, ou encore les échanges de quelques 900 étudiants par an dans le cadre d'Erasmus. Ils ont convenu de relancer les coopérations franco-portugaises et se sont accordés sur l'importance de renforcer l'enseignement du portugais en France et du français au Portugal.

Les deux ministres ont également pu constater la grande convergence de vue de nos deux pays sur les enjeux européens, et tout particulièrement sur le futur programme européen de soutien à la recherche et à l'innovation. Rappelant l'appel du président de la République aux chercheurs du monde entier pour la lutte contre le changement climatique, Mme Vidal et M. Heitor ont souligné l'importance de la déclaration de Belem qui instaure des coopérations renforcées pour la recherche et l'innovation marine dans l'Atlantique sud, entre l'Union européenne, l'Afrique du Sud et le Brésil, et qui sera signée à Lisbonne le 13 juillet prochain./.

(Source : site Internet du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

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