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Déclarations officielles de politique étrangère du 24 mai 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - OTAN/Participation de M. Jean-Yves Le Drian au sommet de l'OTAN - Moyen-Orient/ConfĂ©rence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses - Mali/Attaque contre une patrouille de la MINUSMA - Nations unies/SantĂ©/Élection du directeur gĂ©nĂ©ral de l'OMS (Paris, 24/05/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations suivantes :

OTAN - Participation de M. Jean-Yves Le Drian au sommet de l'OTAN (Bruxelles, 25 mai 2017)

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, accompagnera, le 25 mai à Bruxelles, le président de la République à la réunion des chefs d'État et de gouvernement de l'OTAN.

Cette rencontre permettra de réaffirmer l'unité de l'alliance et la solidité du lien transatlantique ainsi que la volonté de la France de mettre en oeuvre les engagements pris au sommet du pays de Galles en 2014 en matière d'augmentation des dépenses de défense et de modernisation de nos capacités. Cet engagement va de pair avec les initiatives en cours en faveur d'un renforcement de l'Europe de la défense.

Le rôle que peut jouer l'OTAN en soutien à la lutte contre le terrorisme sera également abordé. La France marquera son engagement concret aux côtés de ses alliés à l'intérieur de l'OTAN avec la participation au dispositif de «présence avancée renforcée», comme à l'extérieur où la France est en première ligne du combat contre le terrorisme, notamment en Afrique et au Levant.

Moyen-Orient - Conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses (Madrid, 24 mai 2017)

La France participe à la deuxième conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient, qui se tient aujourd'hui à Madrid. La première conférence avait permis, à Paris le 8 septembre 2015, l'adoption d'un plan d'action en soutien aux populations persécutées pour des raisons ethniques ou religieuses, en particulier les personnes issues des minorités chrétiennes, yézidies et shabaks.

Le soutien à la diversité culturelle au Moyen-Orient est une priorité constante de la France, dont l'objectif est de permettre à tous les habitants de Syrie et d'Irak, sans distinction, de vivre chez eux en sécurité et d'y jouir d'une pleine citoyenneté. Nous appelons également à un plus fort engagement de la communauté internationale en faveur du retour des réfugiés et des déplacés, sur une base volontaire et en toute sécurité.

Cela implique la mise en oeuvre de solutions politiques en Syrie et en Irak. En Syrie, nous soutenons activement la médiation de l'envoyé spécial des Nations unies en vue de mettre en oeuvre la transition définie par la communauté internationale. En Irak, la France appuie le gouvernement du Premier ministre Haïder al Abadi et l'encourage à poursuivre ses efforts pour favoriser la réconciliation nationale et mettre en place une gouvernance inclusive.

Au-delà de son engagement politique et militaire, la France mène une politique globale en faveur de l'ensemble des populations de la région dans le respect de leur diversité : accueil et soutien humanitaire, aide au retour et stabilisation des zones libérées de Daech, soutien aux sociétés civiles, lutte contre l'impunité, protection du patrimoine.

Mali - Attaque contre une patrouille de la MINUSMA (23 mai 2017)

La France condamne l'attaque survenue le 23 mai contre une patrouille de la MINUSMA près d'Aguelhok, au cours de laquelle deux casques bleus tchadiens ont perdu la vie et un autre a été blessé.

Nous présentons nos condoléance aux familles des victimes ainsi qu'aux autorités tchadiennes.

La France réitère son plein soutien à l'action menée par la MINUSMA pour la stabilisation du Mali et la protection des populations civiles.

Nations unies - Santé - Élection du directeur général de l'OMS (23 mai 2017)

La France félicite M. Tédros Adhanom pour son élection au poste de directeur général de l'organisation mondiale de la santé (OMS) et l'assure de son soutien dans l'exercice de son mandat.

De nombreux défis l'attendent, dont la poursuite de la réforme de la gouvernance de l'OMS afin de répondre efficacement aux épidémies de demain. Il pourra compter sur le soutien de la France.

Nous saluons à cette occasion l'action de Mme Margaret Chan, qui a su imprimer un nouvel élan à la tête de l'OMS, en enclenchant un processus de réformes./.

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2. Royaume-Uni - Attentat Ă  Manchester - DĂ©claration de M. Emmanuel Macron, prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă  l'ambassade du Royaume-Uni (Paris, 23/05/2017)

Mesdames, Messieurs,

Nous tenions avec le Premier ministre, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères et la ministre déléguée aux affaires européennes à nous rendre cet après-midi ici à l'ambassade britannique à Paris auprès de Monsieur l'ambassadeur pour signer le livre d'or et ainsi exprimer tout notre soutien et nos condoléances au peuple britannique.

Après l'attentat survenu la nuit dernière à Manchester, c'est toute l'Europe, l'Europe libre qui a été attaquée, c'est la jeunesse européenne et britannique qui a été attaquée en son coeur. J'ai eu l'occasion, il y a quelques heures, d'échanger avec Theresa May et je lui ai exprimé ces sentiments. C'est donc avant tout ces condoléances, ce sentiment de solidarité et ce plein soutien que nous tenions cet après-midi à exprimer. C'est aussi notre volonté de renforcer la coopération européenne en matière de lutte contre le terrorisme. Les prochaines heures nous diront quelle a été à la fois l'identité et le parcours du terroriste ou des terroristes s'il est prouvé que des complices étaient présents. Nous serons déterminés et résolus aux côtés de l'ensemble de nos partenaires européens pour lutter contre le terrorisme partout sur notre continent. Beaucoup de choses ont d'ores et déjà été faites, notre coopération est en la matière exemplaire mais nous poursuivrons à chaque instant le renforcement de cette coopération en actes.

Enfin, je veux ici rappeler que la mobilisation du gouvernement est entière dans la lutte contre le terrorisme. Dès la semaine dernière, j'ai tenu un conseil de défense après le premier conseil des ministres afin que l'ensemble des différentes situations soit suivi.

Demain, nous tiendrons un nouveau conseil de défense qui permettra d'avancer sur la constitution d'une task-force anti-Daech, sur la plus grande coordination de nos services de renseignement et le renforcement des moyens qui sont d'ores et déjà déployés.

Croyez donc, bien au-delà de ce sentiment de solidarité, à la volonté de la France d'aller encore plus loin dans la coopération européenne et à la volonté de la France d'aller encore plus loin dans la sécurité et la protection de l'ensemble de nos ressortissants. Ce qui s'est passé hier à Manchester nous a encore une fois montré que les terroristes ont une cible, le monde libre, la jeunesse et que nous avons toutes et tous une profonde communauté de destin en la matière.

Je vous remercie.

Merci Monsieur l'ambassadeur./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Royaume-Uni - Attentat Ă  Manchester - Allemagne - CommuniquĂ© du ministère de l'intĂ©rieur (Paris, 23/05/2017)

M. Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'intérieur s'est entretenu ce soir avec son homologue allemand Thomas de Maizière. Les ministres ont tous deux relevé l'importance de la coordination franco-allemande dans les actions engagées au niveau européen pour renforcer la sécurité et lutter contre le terrorisme. Ils ont convenu de poursuivre ce travail sans relâche.

Gérard Collomb s'est par ailleurs entretenu avec son homologue britannique Amber Rudd. Dans ce moment douloureux, il lui a fait part de son soutien et de sa solidarité à l'égard du peuple britannique. Pour les deux ministres, il est important de poursuivre et renforcer l'étroite coopération entre la France et le Royaume-Uni en matière de lutte contre le terrorisme, quelles que soient les circonstances./.

(Source : site Internet du ministère de l'intérieur)

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4. Lutte contre le terrorisme - Conseil de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© nationale - CommuniquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique (Paris, 24/05/2017)

Le président de la République a réuni ce matin pour la deuxième fois depuis le début du quinquennat, le conseil de défense et de sécurité nationale.

Le président a souligné la solidarité qui unit la France et le Royaume-Uni dans la lutte contre le terrorisme. Le conseil a examiné les moyens d'apporter toute l'assistance possible à l'enquête menée par les autorités britanniques. Il a étudié les implications de cette nouvelle attaque terroriste sur les mesures de protection mises en oeuvre pour assurer la sécurité de nos concitoyens et contribuer à celle de nos partenaires européens.

En ce qui concerne l'état d'urgence, qui arrive à échéance le 15 juillet, le président de la République a décidé que le Parlement serait saisi d'une prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre. Le président de la République a demandé au gouvernement de proposer des mesures de renforcement de la sécurité face à la menace terroriste hors d'état d'urgence afin qu'un texte législatif soit préparé dans les prochaines semaines.

Pour concrétiser ses engagements, le président de la République a donné des instructions pour la mise en place du centre de coordination des services engagés dans la lutte contre le terrorisme, dont l'organisation sera arrêtée, sous son autorité, par le conseil de défense et de sécurité d'ici au 7 juin./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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5. Nations unies - ConfĂ©rence des commandants de force - Intervention du reprĂ©sentant permanent de la France auprès des Nations unies - Conseil de sĂ©curitĂ© (New York, 23/05/2017)

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Je remercie la présidence uruguayenne pour l'organisation de cette interaction importante et très attendue avec les officiers généraux commandant les opérations de maintien de la paix. Je remercie également le secrétaire général adjoint, Jean-Pierre Lacroix, et les officiers généraux commandant les composantes militaires de la FNUOD, de la MINUL, de la MINUSCA et de la MONUSCO pour leurs interventions sur des sujets aussi importants et déterminants pour le succès du maintien de la paix.

Messieurs les officiers généraux, permettez-moi tout d'abord de vous rendre hommage, et à travers vous aux plus de 100.000 Casques bleus déployés de par le monde. Sans votre action au quotidien, sans votre engagement personnel et votre courage, et celui de vos soldats, les hommes et les femmes qui ont démontré très récemment encore, en République centrafricaine et au Mali, leur sens du sacrifice ultime, quel serait donc aujourd'hui l'état de notre monde qui est déjà si fortement fragilisé par la multiplication des crises ?

Combien de vies civiles sont épargnées par vos casques bleus qui sont de plus en plus confrontés à des menaces létales directes et souvent asymétriques ? Soyez assurés ici, Messieurs les officiers généraux, de notre admiration, de notre confiance et de notre soutien surtout dans votre noble tâche, mais également et avant tout de notre souci constant au conseil de sécurité de vous donner les mandats, les moyens et le soutien politique nécessaires à la réussite de vos missions.

Il est de notre responsabilité au sein du conseil de parfaitement comprendre les défis auxquels vous, et vos soldats, êtes confrontés : la complexité des environnements, les menaces sécuritaires. Nous le faisons en vous écoutant aujourd'hui ; nous le faisons encore davantage au moyen d'un dialogue régulier avec les pays contributeurs en troupes, qui est désormais systématique avant chaque renouvellement de mandat dont nous prenons l'initiative au conseil.

Je souhaiterais aujourd'hui souligner 3 points essentiels qui sous-tendent votre action au quotidien.

En premier lieu, nous sommes attentifs à la bonne conduite de vos opérations militaires, tant dans la phase de formation pré-déploiement, lors de votre déploiement bien sûr et jusqu'à votre désengagement. Cela n'est possible qu'à travers une planification intégrée, réalisée à New York, entre tous les acteurs du conseil de sécurité, du secrétariat, des pays contributeurs de troupes, mais également avec l'État hôte. Cette planification intégrée doit aussi se poursuivre sur le théâtre, par une action coordonnée de l'ensemble des composantes. C'est la clef de votre réussite.

En second lieu, je souhaiterais souligner l'importance de vous donner les moyens de remplir votre mission ; c'est notre responsabilité et notre engagement. Nous avons en effet le devoir au conseil de veiller à ce que vous vous déployiez avec les meilleures troupes formées. Je souhaiterais à cet effet souligner l'importance des conférences régionales sur le maintien de la paix, je pense notamment à la conférence de Paris d'octobre 2016 consacrée au maintien de la paix en environnement francophone, où la formation linguistique et l'importance de l'interaction avec la population locale ont été mises en exergue. Il est important également que vos troupes se déploient sans restriction nationale cachée et avec des capacités de protection acceptables et standardisées ainsi qu'avec des capacités facilitatrices qui puissent vous permettre de conduire vos opérations dans les meilleures conditions d'efficience et de protection. Est-il besoin enfin de souligner l'importance cruciale de disposer de la pleine cohérence du commandement et de l'unicité de votre chaîne de commandement sur les capacités critiques ? Je pense notamment aux capacités d'évacuation médicale que vous devez avoir 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, car les risques ne s'arrêtent pas le weekend ni la nuit. Je pense également aux dispositifs de protection contre les engins explosifs improvisés lorsque vous êtes confrontés à ce type de menaces sur vos théâtres.

Enfin, c'est mon troisième et dernier point, nous vous devons d'être très clairs sur la question du maintien de la paix robuste. Si nous vous demandons de mettre en oeuvre des mandats robustes, alors nous nous engageons de notre côté à vous apporter tout le soutien politique nécessaire, ainsi que les capacités adéquates, en totale conformité avec vos règles d'engagement qui doivent aussi vous donner les moyens de remplir au mieux votre mission. C'est notre engagement moral à votre endroit.

Cette séquence annuelle avec vous est essentielle pour que vous puissiez nous faire partager vos préoccupations du moment. N'hésitez jamais à nous solliciter, nous vous considérons au conseil comme notre bras armé au service de la paix et de la sécurité internationale.

Messieurs les officiers généraux, permettez-moi de conclure mon propos en vous rendant à nouveau hommage. Votre métier actuel de maintien de la paix n'est pas forcément un métier qui est par essence militaire, mais seuls les militaires peuvent le réaliser aussi bien ! Alors soyez chaleureusement remerciés pour votre engagement exemplaire au service de la paix.

Je vous remercie./.

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6. Organisation mondiale de la santĂ© animale - CommuniquĂ© du ministère ministre de l'agriculture et de l'alimentation (Paris, 22/05/2017)

À l'occasion de l'ouverture des travaux de l'OIE, M. Jacques Mézard, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, a souhaité renouveler le soutien de la France aux actions conduites par l' organisation mondiale de la santé animale (OIE) et souligner l'importance de la prévention des grandes maladies animales et de la lutte contre l'antibiorésistance.

La 85e session générale de l'assemblée mondiale de l'OIE, se tient actuellement à Paris, pour six jours pendant lesquels les représentants des 180 pays vont examiner et débattre des lignes directrices internationales en matière de santé et de bien-être animal.

Le ministre de l'agriculture et de l'alimentation a indiqué qu'il souscrivait pleinement aux objectifs de l'OIE de «Protéger les animaux» pour «Préserver notre avenir». Il a rappelé les nouveaux enjeux sanitaires auxquels la France est confrontée face au développement des échanges commerciaux ou aux changements climatiques qui favorisent l'émergence de nouveaux agents pathogènes. Il a également évoqué les défis qui menacent la sécurité alimentaire mondiale en écho au récent rapport de la FAO.

Jacques Mézard a salué tout particulièrement l'engagement de l'OIE aux côtés de l'organisation mondiale de la santé (OMS) et de la FAO dans la lutte contre l'antibiorésistance qui illustre de façon probante la mise en application du concept «One health» (une seule santé).

Sur le thème de l'antibiorésistance, la France peut également se féliciter de la distinction attribuée par l'OIE et la WVA (association mondiale vétérinaire) au conseil national de l'ordre des vétérinaires (CNOV) désigné lauréat du prix 2017 de la «journée vétérinaire mondiale» pour la qualité de ses activités et son aptitude à sensibiliser au risque de l'antibiorésistance.

Ce prix témoigne de l'engagement de la profession vétérinaire française, des éleveurs, des organisations agricoles et des pouvoirs publics dans les actions du plan Ecoantibio qui vient d'être reconduit par le ministère chargé de l'agriculture./.

(Source : site Internet du ministère de l'agriculture et de l'alimentation)

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7. Union europĂ©enne - Bilans approfondis et mise en oeuvre des recommandations par pays de 2016 - Conclusions du conseil ECOFIN - CommuniquĂ© de presse du conseil de l'Union europĂ©enne (Bruxelles, 23/05/2017)

Le Conseil Ecofin :

1. SALUE la publication en temps utile par la commission des rapports par pays qui analysent les politiques économiques de chaque État membre, dans lesquels sont inclus les bilans approfondis dans le cadre de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques (PDM), et le suivi de la mise en oeuvre des recommandations par pays de 2016, ainsi que de la communication qui les accompagne, résumant les principales conclusions des bilans approfondis. SE FÉLICITE de l'analyse intégrée et SOULIGNE la nécessité de faire en sorte que l'analyse du bilan approfondi reste bien identifiable et transparente dans le cadre des rapports par pays.

2. TIENDRA compte de ces éléments, ainsi que des programmes nationaux de réforme, des programmes de stabilité ou de convergence et de la recommandation concernant la politique économique de la zone euro du 10 mars 2017, lors de l'adoption des recommandations par pays de 2017.

I. BILANS APPROFONDIS

3. ESTIME que les bilans approfondis présentent une analyse détaillée et aboutie de la situation du pays pour chacun des États membres examinés et étayent ainsi la surveillance multilatérale, le renforcement de l'adhésion aux réformes au niveau national et l'adoption de mesures. CONSTATE que les outils d'analyse pertinents au vu des difficultés spécifiques de chaque économie sont utilisés et complétés par une analyse qualitative de fond.

4. CONVIENT que douze des États membres examinés (Bulgarie, Allemagne, Irlande, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Pays-Bas, Portugal, Slovénie et Suède) connaissent des déséquilibres macroéconomiques dont la nature et l'ampleur varient selon la PDM, et que la Finlande ne connaît plus de déséquilibres macroéconomiques au sens de la PDM.

5. ESTIME comme la commission que six États membres (Bulgarie, France, Croatie, Italie, Chypre et Portugal) présentent des déséquilibres excessifs. NOTE que la Commission a l'intention de revoir en mai son analyse pour trois pays présentant des déséquilibres excessifs (Italie, Chypre et Portugal), à la lumière des problèmes structurels qui ressortent de l'analyse du bilan approfondi, en tenant compte du niveau d'ambition de leurs programmes nationaux de réforme. CONVIENT d'examiner avec attention tout autre réexamen de la commission afin d'établir si d'autres mesures sont nécessaires. SOULIGNE qu'il y a lieu d'utiliser pleinement la PDM et, le cas échéant, d'en appliquer le volet correctif.

6. SOULIGNE que des mesures et un engagement résolu en faveur des réformes structurelles sont toujours nécessaires dans tous les États membres, y compris lorsqu'ils sont confrontés à des déséquilibres macroéconomiques affectant le bon fonctionnement de l'Union économique et monétaire. Il convient de corriger les déséquilibres de manière durable, en s'attachant surtout aux problèmes majeurs, en réduisant les risques, en facilitant le rééquilibrage des économies de l'UE et en créant les conditions propices à une croissance et des emplois durables.

7. EST CONSCIENT des progrès que beaucoup d'États membres ont réalisés dans la correction de leurs déséquilibres extérieurs et intérieurs, contribuant ainsi au rééquilibrage au sein de la zone euro et au niveau de l'UE. SOULIGNE que, malgré les améliorations apportées, les problèmes et les risques restent globalement inchangés et que de nouvelles mesures sont nécessaires pour remédier aux déséquilibres, en particulier aux niveaux élevés d'endettement, dans le contexte d'un recul de la croissance potentielle de la production et de la productivité et de taux de chômage qui restent historiquement élevés. Dans le même temps, la persistance d'excédents élevés des comptes courants dans certains États membres de la zone euro où les besoins de désendettement sont relativement faibles pourrait, dans certaines circonstances, être révélatrice de grands déséquilibres entre épargne et investissement nécessitant l'adoption de mesures. NOTE que, dans de nombreux pays de la zone euro, le rééquilibrage des déficits vers des positions excédentaires, combiné à des excédents persistants et élevés dans d'autres, a entraîné un ajustement asymétrique qui a conduit à une position excédentaire forte et croissante de la zone euro dans son ensemble, dont les conséquences méritent que l'on y prête davantage attention.

II. MISE EN OEUVRE DES RECOMMANDATIONS PAR PAYS

8. NOTE les avancées réalisées pour donner suite aux recommandations par pays de 2016, mais CONSTATE que la mise en oeuvre des réformes a été inégale dans les différents domaines d'action et pays et que la suite donnée aux recommandations par pays de 2016 n'a débouché sur des progrès notables que dans quelques cas seulement.

9. SE FÉLICITE de la nouvelle analyse pluriannuelle de la commission concernant la mise en oeuvre des recommandations par pays et du fait que des progrès satisfaisants ont été accomplis pour une grande majorité de recommandations, mais CONSTATE que les avancées ont été inégales dans les différents domaines d'action et pays et au fil du temps. RAPPELLE que l'analyse pluriannuelle de la commission indique qu'un certain nombre de recommandations par pays portent sur des problèmes structurels à long terme dont la résolution demande du temps et que des résultats tangibles peuvent mettre du temps à se faire jour.

10. SOULIGNE que, dans l'environnement macroéconomique actuel qui est assez favorable, il est nécessaire de poursuivre et d'accélérer la mise en oeuvre des réformes pour relever les défis énoncés ci-après, en se prémunissant contre toute lassitude à l'égard des réformes et en surmontant les défis de l'économie politique.

11. SE FÉLICITE que les déficits publics et les taux d'endettement public devraient baisser dans beaucoup d'États membres, mais SOULIGNE que la viabilité à long terme des finances publiques, y compris la viabilité des systèmes de retraite, reste un problème.

12. INSISTE sur le fait qu'il convient d'accorder la priorité à de nouvelles réformes structurelles concernant les marchés des produits et des services pour renforcer la reprise économique, corriger les déséquilibres préjudiciables, améliorer les conditions d'investissement et renforcer le marché unique. Davantage de progrès pourraient être accomplis pour créer un environnement règlementaire favorable aux entreprises et à l'emploi, réduire la charge administrative, renforcer tant l'efficacité de l'administration que la qualité de la réglementation et supprimer les restrictions injustifiées dans le secteur des services, notamment en faisant en sorte que les prestataires de services puissent travailler beaucoup plus facilement de part et d'autre des frontières.

13. SE FÉLICITE de l'accent mis sur la croissance inclusive et SOULIGNE que la promotion de la croissance économique et de l'emploi, l'augmentation de l'investissement et les réformes visant à augmenter la productivité et l'offre de main-d'oeuvre sont autant d'éléments essentiels pour relever les défis sociaux. Des finances publiques saines et la mise en oeuvre de réformes ambitieuses sont des conditions préalables pour une croissance durable et inclusive.

14. CONVIENT qu'il reste urgent d'améliorer les conditions d'investissement afin d'attirer davantage d'investissements privés dans l'économie réelle et de garantir un investissement public et des infrastructures publiques de grande qualité. Les progrès constatés dans la mise en oeuvre des réformes ont été lents pour ce qui est de s'attaquer aux problèmes liés à la réglementation sectorielle et aux autres obstacles freinant les investissements et de réformer l'administration publique, les systèmes judiciaires, les régimes d'insolvabilité et l'environnement des entreprises, y compris l'accès au financement. En dépit de certains progrès, des obstacles à l'investissement subsistent dans des secteurs clés dans de nombreux États membres.

15. EST CONSCIENT que l'Europe connait un problème de productivité, celle-ci affectant une croissance modérée et intérieure à celle d'autres économies avancées. INSISTE dans ce contexte sur l'importance des réformes structurelles pour favoriser l'innovation et la numérisation et pour faciliter la diffusion des nouvelles technologies, pour créer un environnement des entreprises dans lequel les plus productives peuvent prospérer et pour réduire la mauvaise affectation des ressources et les inadéquations de compétences. Ce problème est exacerbé notamment par le vieillissement de la population. Le pourcentage de personnes en âge de travailler dans la population totale devrait diminuer dans l'ensemble de l'Europe, de façon particulièrement marquée dans certaines économies.

16. SE FÉLICITE des progrès enregistrés dans la réforme des marchés du travail mais note qu'il subsiste des problèmes de taille et d'importantes lacunes dans la mise en oeuvre. Il demeure possible d'élargir les assiettes fiscales et de réduire les charges fiscales pesant sur le travail, et davantage de progrès pourraient être accomplis pour augmenter la participation des femmes au marché du travail. Dans certains États membres, davantage d'efforts sont nécessaires pour réduire le chômage des jeunes et le chômage de longue durée. Une attention spéciale doit être accordée à la bonne intégration des migrants et des réfugiés en particulier./.

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8. Conseil des ministres - Visite du comitĂ© international olympique dans le cadre de la candidature de Paris Ă  l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 (Paris, 24/05/2017)

La ministre des sports a présenté une communication relative à la visite du comité international olympique dans le cadre de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Le comité international olympique (CIO) désignera, le 13 septembre prochain, à Lima, la ville-hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Le président de la République et la ministre des sports se rendront sur place.

Après Los Angeles, son unique concurrente, Paris 2024 a franchi une étape majeure, en accueillant en France les 13 membres de la commission d'évaluation mandatée par le CIO, du 13 au 16 mai.

Cette échéance a permis à la candidature française de présenter les sites et installations sportives du projet Paris 2024 et d'organiser de nombreux échanges techniques entre les membres de la commission d'évaluation, le groupement d'intérêt public Paris 2024 et les représentants de ses membres fondateurs : l'État, la ville de Paris, la région Ile-de-France, le comité national olympique et sportif français (CNOSF) et le comité paralympique et sportif français (CPSF).

Cette visite donnera lieu à la rédaction et à la remise, le 5 juillet prochain, d'un rapport d'évaluation destiné aux membres du CIO.

Pendant trois jours, l'ensemble des parties prenantes à la candidature a pu apporter des compléments détaillés aux trois dossiers techniques remis précédemment au CIO et fournir des réponses précises, pratiques et opérationnelles, prouvant le sérieux et le haut niveau de cohérence et de cohésion du projet parisien.

Les engagements et les garanties déjà formulés ont été précisés par les différents acteurs publics, au premier rang desquels l'État, notamment en matière financière, fiscale, de sécurité, de transports ou d'exemplarité environnementale. La candidature française a placé au coeur de son projet la question de l'héritage des Jeux et la volonté que tous les Français et tous les territoires puissent en bénéficier. C'est l'objectif du programme «le sport au service de la société» présenté en conseil des ministres le 22 mars dernier.

À l'issue de cette visite, les membres de la commission d'évaluation ont déclaré avoir grandement apprécié la place majeure donnée aux athlètes et au mouvement sportif au sein de la candidature, mais également l'unité des pouvoirs publics autour de ce projet. Le président de la commission d'évaluation, M. Patrick Baumann, a souligné «l'excellence» de la candidature parisienne et manifesté sa satisfaction d'avoir pu ainsi constater à quel point elle fait l'objet d'un très large soutien populaire.

Mardi 16 mai, l'affirmation d'un engagement total du pays s'est traduit par la réception de la commission d'évaluation à l'Élysée par le président de la République, illustrant ainsi la priorité que représente cette candidature pour l'ensemble du pays, jusqu'au plus haut sommet de l'État.

Suivie par plus de 170 médias français et étrangers, cette visite a offert aux acteurs de la candidature l'occasion de souligner les caractéristiques essentielles et les points forts du projet parisien : un grande compacité des sites, des équipements et infrastructures déjà existants, une responsabilité environnementale marquée, un réseau de transport performant, un patrimoine culturel exceptionnel, un héritage fort reposant sur des valeurs de durabilité, d'inclusion sociale par le sport, d'accessibilité et de solidarité.

Deux principales échéances jalonnent désormais l'agenda de la candidature avant l'attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 par le CIO, le 13 septembre 2017 :

- les 23 et 24 juin : célébrations nationales de l'olympisme autour de la candidature de Paris 2024 avec une célébration particulièrement spectaculaire et mobilisatrice à Paris ;

- les 11 et 12 juillet : dernière présentation du projet Paris 2024 devant les membres du CIO à Lausanne, en présence du président de la République et de la ministre des sports.

Une réflexion interministérielle autour de la future loi olympique et paralympique est également lancée depuis plusieurs mois afin que les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 puissent être organisés en conformité avec la Charte olympique et le contrat de ville hôte./.

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9. Conseil des ministres - Mesures d'ordre individuel (Paris, 24/05/2017)

Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :

Sur proposition du ministre de l'Europe et des affaires étrangères :

- il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République libanaise, exercées par M. Emmanuel Bonne ;

- il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Sultanat d'Oman, exercées par M. Luis Vassy./.

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