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Déclarations officielles de politique étrangère du 21 novembre 2017


Sommaire



1. Point de presse de la porte-parole - Tourisme/Intervention de M. Jean-Yves Le Drian devant l'Union des m√©tiers et des industries de l'h√ītellerie - Nations unies/√Člection de Ronny Abraham √† la Cour internationale de justice - Syrie - Hezbollah (Paris, 21/11/2017)

Au point presse de ce jour, la porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Tourisme - Intervention de M. Jean-Yves Le Drian devant l'Union des m√©tiers et des industries de l'h√ītellerie (Reims, 21 novembre 2017)

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res, interviendra le 21 novembre au 65√®me congr√®s de l'Union des m√©tiers et des industries de l'h√ītellerie √† Reims. Il y sera accueilli par son pr√©sident, M. Roland H√©guy. L'UMIH est membre du conseil interminist√©riel du tourisme.

M. Jean-Yves Le Drian exposera sa stratégie pour atteindre l'objectif à l'horizon 2020 de 100 millions de touristes internationaux et de 50 milliards de recettes. Il insistera sur la contribution des services publics à la structuration d'une offre touristique française de qualité et à l'amélioration de la promotion de cette offre auprès des clientèles nationales et internationales. La hausse de la fréquentation touristique de notre pays se confirme, puisque ce sont approximativement 89 millions de touristes internationaux qui devraient avoir visité la France en 2017.

Le ministre a réuni le 10 octobre le conseil de pilotage du tourisme qui réunit les acteurs du secteur. Il leur a présenté alors ses propositions de mesures concrètes pour le développement de la connectivité de nos destinations, de la promotion et de la sécurisation du parcours touristique.

M. Jean-Yves Le Drian participera au prochain comité interministériel du tourisme, le 19 janvier, sous la présidence du Premier ministre, avant la troisième édition de la conférence annuelle du tourisme au printemps.

2 - Nations unies - √Člection de Ronny Abraham √† la Cour internationale de justice (9 novembre 2017)

L'√©lection √† la Cour internationale de justice a vu la d√©signation pour un mandat de neuf ans de MM. Ronny Abraham (France), Abdulqawi Ahmed Yusuf (Somalie), Ant√īnio Augusto Can√ßado Trindade (Br√©sil), Nawaf Salam (Liban) et Dalveer Bhandari (Inde). La France adresse ses f√©licitations aux juges nouvellement √©lus ou r√©√©lus. Elle se f√©licite, en particulier, de la r√©√©lection de M. Ronny Abraham, pr√©sident en exercice de la Cour, acquise d√®s la premi√®re s√©ance de vote, avec une unanimit√© de 15 voix lors de tous les tours de scrutin au conseil de s√©curit√© et le nombre de votes le plus √©lev√© lors de chacun des six tours organis√©s √† l'Assembl√©e g√©n√©rale. Elle salue √©galement la contribution du juge Greenwood aux travaux de la Cour internationale de justice.

L'attachement de la France à la Cour internationale de Justice tient à l'importance de l'organe judiciaire principal des Nations unies ainsi qu'aux responsabilités de notre pays en tant que membre permanent du conseil de sécurité.

Cr√©√©e par la Charte des Nations unies, la Cour internationale de justice est l'organe judiciaire principal des Nations unies. Sa mission est de r√©gler, conform√©ment au droit international, les diff√©rends qui lui sont soumis par les √Čtats et de donner des avis consultatifs sur les questions juridiques soulev√©es par les organes et les institutions sp√©cialis√©es de l'ONU. Sa mission est donc au coeur du r√®glement pacifique des diff√©rends, principe consacr√© par la Charte des Nations unies. Ses d√©cisions lient les √Čtats qui lui soumettent un diff√©rend.

3 - Syrie

Q - Avez-vous des éléments qui démontrent qu'une attaque chimique s'est déroulée dans la Ghouta orientale en Syrie samedi ?

R - Nous avons pris connaissance avec préoccupation des informations faisant état d'une possible attaque chimique dans la Ghouta orientale le 18 novembre.

Compte tenu de la gravité qu'une telle attaque représenterait, nous suivons attentivement la situation et attendons l'expertise des mécanismes d'enquête internationaux opérationnels, en premier lieu la mission d'établissement des faits (FFM).

Face à ce type de situation, la communauté internationale doit avoir tous les moyens de comprendre et d'établir les responsabilités. C'est pourquoi nous regrettons vivement que la Russie ait décidé de mettre un terme au mécanisme d'enquête conjoint des Nations unies et de l'OIAC (JIM) au conseil de sécurité des Nations unies. La France condamne fermement toute violation de la convention d'interdiction des armes chimiques et en particulier tout emploi de telles armes

Q - Estimez-vous que la démission de Riyad Hijab soit une bonne chose ?

R - Nous prenons acte de la décision de M. Riyad Hijab de démissionner de sa fonction de coordinateur du Haut comité syrien pour les négociations. Nous saluons l'action qu'il a menée au sein de l'opposition en vue de parvenir à une solution politique en Syrie.

Nous espérons que la réunion qui se tiendra à partir de demain à Riyad permettra à l'opposition de se restructurer sur une base unifiée, crédible et pragmatique et de se mettre en situation de prendre part dans les meilleurs conditions à la prochaine session de pourparlers à Genève.

Ces discussions doivent être l'occasion d'avancer sur la voie d'une solution politique inclusive à la crise syrienne, dans le cadre de la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies.

4 - Hezbollah

Q - La Maison Blanche a insisté ce weekend sur la nécessité de travailler avec ses alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah. Est-ce que vous êtes sur la même ligne ?

R - Les exigences de la France √† l'√©gard du Hezbollah sont connues. Conform√©ment aux r√©solutions pertinentes du conseil de s√©curit√©, nous attendons qu'il renonce aux armes et se comporte comme un parti pleinement respectueux de la souverainet√© de l'√Čtat libanais. Nous consid√©rons √©galement que la stabilit√© du Liban n√©cessite qu'il reste √† l'√©cart des tensions dans la r√©gion. Nous consid√©rons donc que l'implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie est dangereuse et rappelons notre attention prioritaire √† la s√©curit√© le long de la ligne bleue, √† la fronti√®re du Liban et d'Isra√ęl.

Dans ce moment d√©licat, nous poursuivons notre dialogue avec tous les partis libanais et les encourageons √† s'entendre sur le bon fonctionnement des institutions de l'√Čtat car il est indispensable √† la stabilit√© du Liban./.

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2. Moyen-Orient - Entretiens de M. Emmanuel Macron, pr√©sident de la R√©publique, avec des dirigeants internationaux - Communiqu√© de la pr√©sidence de la R√©publique (Paris, 21/11/2017)

Dans la continuité de ses entretiens téléphoniques du 18 novembre, le président de la République s'est entretenu avec le président iranien, Hassan Rohani, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, afin d'évoquer les dossiers régionaux, dont le Liban. Le président de la République a rappelé la nécessité de préserver la stabilité et la souveraineté du Liban et de soutenir la politique libanaise de dissociation des conflits régionaux. Il a par ailleurs souligné l'importance pour les pays de la région de travailler collectivement à une baisse des tensions.

S'agissant de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, le président de la République a rappelé son attachement à sa mise en oeuvre et la volonté de la France de le préserver. Les sujets régionaux et balistiques devaient faire l'objet de discussions séparées et s'inscrire dans une dynamique constructive.

Le président de la République et ses interlocuteurs sont convenus de poursuivre leurs échanges./.

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3. Union europ√©enne - Brexit - Relocalisation de l'autorit√© bancaire europ√©enne √† Paris - Communiqu√© de la pr√©sidence de la R√©publique (Paris, 20/11/2017)

L'Union européenne vient de choisir Paris pour accueillir, en 2019, l'Autorité bancaire européenne, qui quitte Londres dans le cadre du Brexit.

Le président de la République est heureux et fier de ce choix, qui vient saluer l'engagement européen de la France et l'attractivité de notre capitale, qui conforte ainsi son rang de place financière majeure. Emmanuel Macron remercie nos partenaires européens pour cette marque de confiance.

L'ensemble des acteurs peut compter sur le soutien de l'√Čtat pour faire de cette relocalisation un plein succ√®s, au service d'une r√©gulation europ√©enne juste et efficace./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. Union europ√©enne - Brexit - Relocalisation de l'autorit√© bancaire europ√©enne √† Paris - Communiqu√© conjoint du minist√®re de l'Europe et des affaires √©trang√®res et du minist√®re de l'√©conomie et des finances (Paris, 20/11/2017)

Bruno Le Maire, ministre de l'√©conomie et des finances, Nathalie Loiseau, ministre charg√©e des affaires europ√©ennes, et Benjamin Griveaux, secr√©taire d'√Čtat aupr√®s du ministre de l'√©conomie et des finances, se r√©jouissent du choix de Paris pour accueillir l'Autorit√© bancaire europ√©enne (ABE) et remercient les √Čtats membres de l'Union europ√©enne de leur confiance.

Cette décision va permettre de localiser plus de 150 emplois directs dans la capitale et de renforcer l'attractivité de Paris.

Les mesures prises par le gouvernement, sous l'autorité du président de la République et du Premier ministre, font désormais de Paris une des places les plus attractives au monde.

L'√Čtat et les collectivit√©s d'Ile-de-France sont pleinement mobilis√©s au travers du guichet unique ¬ęChoose Paris Region¬Ľ pour aider l'ABE √† √™tre sans d√©lai pleinement op√©rationnelle dans son nouveau si√®ge et accompagner au cas par cas l'ensemble de son personnel. Le cadre attractif qui sera offert √† l'agence et √† ses salari√©s confortera la cr√©dibilit√© et la p√©rennit√© du fonctionnement d'un acteur de tout premier plan de la r√©glementation et supervision financi√®re dans l'Union europ√©enne.

Cette transition sera d'autant plus facile que la richesse de la place financi√®re parisienne garantira √† l'ABE un acc√®s facilit√© √† un vivier de talents et √† des acteurs majeurs de la banque et de la finance en Europe pour mener √† bien ses activit√©s : 145.000 personnes travaillent dans la banque ou la finance en Ile-de-France. Paris et l'Ile de France forment, en effet, un p√īle √©conomique global, avec un large spectre d'activit√©s financi√®res mais aussi industrielles, une vie culturelle riche, et la 3√®me concentration au monde de si√®ges de grands groupes apr√®s Londres et New York./.

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5. Union europ√©enne - Brexit - Relocalisation de l'autorit√© bancaire europ√©enne √† Paris - Communiqu√© de presse du Conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 20/11/2017)

Ce jour, les ministres de l'UE √† 27 ont choisi Paris, en France, comme nouveau si√®ge de l'autorit√© bancaire europ√©enne (EBA). Le choix a √©t√© fait en marge de la session du conseil des affaires g√©n√©rales (article 50), conform√©ment √† la proc√©dure approuv√©e le 22 juin 2017 par les chefs d'√Čtat ou de gouvernement de l'UE √† 27.

Les deux agences actuellement situées au Royaume-Uni, l'agence européenne des médicaments (EMA) et l'autorité bancaire européenne (ABE), doivent être transférées dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L'Autorit√© bancaire europ√©enne (ABE) s'emploie √† garantir un niveau de r√©glementation et de surveillance prudentielles efficace et coh√©rent dans l'ensemble du secteur bancaire europ√©en. Parmi les t√Ęches de l'ABE figure notamment celle d'√©valuer les risques et les vuln√©rabilit√©s dans le secteur bancaire de l'UE gr√Ęce √† des rapports r√©guliers d'√©valuation des risques et √† des tests de r√©sistance dans toute l'UE.

Prochaines étapes

La commission va maintenant élaborer des propositions législatives tenant compte du vote de ce jour, en vue de leur adoption dans le cadre de la procédure législative ordinaire, avec la participation du parlement européen. Le conseil et la commission sont résolus à faire en sorte que ces propositions législatives soient traitées aussi rapidement que possible, compte tenu de l'urgence de la question./.

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6. Union europ√©enne - Brexit - Relocalisation de l'agence europ√©enne des m√©dicaments √† Amsterdam - Communiqu√© de presse du Conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 20/11/2017)

Ce jour, les ministres de l'UE √† 27 ont choisi Amsterdam, aux Pays-Bas, comme nouveau si√®ge de l'agence europ√©enne des m√©dicaments (EMA). Le choix a √©t√© fait en marge de la session du conseil des affaires g√©n√©rales (article 50), conform√©ment √† la proc√©dure approuv√©e le 22 juin 2017 par les chefs d'√Čtat ou de gouvernement de l'UE √† 27.

Les deux agences actuellement situées au Royaume-Uni, l'agence européenne des médicaments (EMA) et l'autorité bancaire européenne (ABE), doivent être transférées dans le contexte du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L'agence europ√©enne des m√©dicaments (EMA) est charg√©e de l'√©valuation scientifique, de la surveillance et du contr√īle de la s√©curit√© des m√©dicaments dans l'UE. L'EMA est essentielle au bon fonctionnement du march√© unique des m√©dicaments dans l'UE.

Prochaines étapes

La commission va maintenant élaborer des propositions législatives tenant compte du vote de ce jour, en vue de leur adoption dans le cadre de la procédure législative ordinaire, avec la participation du parlement européen. Le conseil et la commission sont résolus à faire en sorte que ces propositions législatives soient traitées aussi rapidement que possible, compte tenu de l'urgence de la question./.

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7. Union europ√©enne - Conseil Culture - Erasmus - Propos √† la presse de Mme Fran√ßois Nyssen, ministre de la culture (Bruxelles, 21/11/2017)

Q - Vous avez comme ambition de vouloir refonder l'Europe par la culture. Vous connaissez le mot de Jean Monnet : ¬ęSi c'√©tait √† refaire, je recommencerais par la culture¬Ľ. Vous recommencez plus modestement par le passeport europ√©en pour les jeunes : o√Ļ en √™tes-vous sur cette question ?

R - Jean Monnet sugg√©rait l'Europe par la culture √† petits pas, mais nous commen√ßons √† grands pas avec le ¬ępass¬Ľ culture qui est une mesure phare du programme du pr√©sident de la R√©publique. Nous la mettons en oeuvre, nous avons commenc√© le travail en constituant un groupe de r√©flexion avec des jeunes, qui sont au centre de la chose. Nous avons commenc√© √† travailler aussi sur l'outil qui va √©ditorialiser la proposition et nous allons pouvoir √™tre en mesure de lancer une exp√©rimentation √† la rentr√©e d¬Ďautomne 2018. Donc les choses avancent et le projet est lanc√©.

Ce que nous avons √©mis aujourd'hui et que nous avions d√©j√† √©mis lors de rencontres bilat√©rales, notamment avec Dario Franceschini, mon homologue italien, c'√©tait de le faire au niveau europ√©en, chose que j'ai r√©percut√© au moment de ma rencontre avec mon homologue allemande √† la Foire du Livre de Francfort. Nous avons √©mis l'id√©e de ce ¬ępass¬Ľ europ√©en, et c'est quelque chose qui est partag√©, dans un esprit d'¬ęEurope qui unit¬Ľ et le ¬ępass¬Ľ culture, comme l'Erasmus, est l'un des √©l√©ments de cette Europe.

Q - Concrètement, suffit-il d'avoir 18 ans ?

R - L'id√©e c'est que, pour accompagner un parcours o√Ļ la culture n'est pas un suppl√©ment d'√Ęme, mais est constitutive de tout le parcours de l'√©ducation, que soit offert au moment de l'entr√©e dans l'√Ęge adulte, √† 18 ans, un passeport pour un acc√®s √† la culture. Pour cela, vous recevez une application √©ditorialis√©e avec toutes sortes de propositions qui peuvent aller de l'acc√®s √† des lieux, √† des grandes manifestations, des concerts, mais aussi √† des pratiques, parce que les jeunes sont tr√®s en demande, c'est quelque chose qui revient lorsque l'on discute avec eux, des pratiques artistiques donc, mais aussi de mobilit√©. La grosse constatation que l'on fait est que l'acc√®s √† la culture est une v√©ritable interrogation et ce probl√®me doit √™tre pos√©, et donc l'acc√®s est aussi √† prendre en compte. Et cela peut √™tre pris en compte aussi dans ce ¬ępass¬Ľ culture qui sera effectivement remis √† 18 ans, d'un montant de 500 euros tel que cela a √©t√© annonc√©.

Q - Quelles vont être les limites à ce produit ? Est-ce que l'on peut par exemple considérer, parce qu'il est évidemment compliqué de définir un bien culturel, que la gastronomie ou la tauromachie sont des biens culturels ?

R - C'est l√† tout le propos de ce groupe de travail que nous menons, avec un pilote, quelqu'un qui harmonise et en int√©grant les jeunes. Ce dont nous nous rendons compte, au fur et √† mesure que nous avan√ßons sur ce projet, c'est qu'il tient √† coeur aux jeunes et donc nous voulons les placer au centre de cette r√©flexion. Une chose qui est certaine, c'est qu'il faut √©ditorialiser les propositions, et √† partir de ce moment-l√†, le jeune est ma√ģtre de son choix. Et dans les √©ditorialisations, toutes sortes de pratiques culturelles peuvent √™tre mises en place. Nous ne sommes pas limit√©s √† ce niveau-l√†, et c'est l'objet de tout le travail qui a d√©marr√© et que nous allons poursuivre de fa√ßon intensive, pour pouvoir faire une exp√©rimentation en septembre 2018.

Q - Y a-t-il des limites d'√Ęge ? C'est √† 18 ans qu'on l'offre donc c'est au moment de rentrer dans la citoyennet√©. Et jusqu'√† quel √Ęge ?

R - On le reçoit à 18 ans.

Q - Mais on a un certain temps pour le dépenser ?

R - C'est une chose que nous envisageons très sérieusement. Cela pourrait être trois ans ou plus. Toutes ces choses-là sont évidemment à déterminer de façon participative à travers ce groupe de travail pour que cela corresponde aux attentes des jeunes.

Q - Avez-vous avancé sur l'Erasmus de la culture ?

R - Cela fait partie de choses qui sont ressorties très clairement aujourd'hui par rapport au Conseil : cet enthousiasme sur l'idée de l'Erasmus de la culture en prolongement de l'Erasmus des étudiants qui a véritablement changé la vie d'étudiants qui ont pu bénéficier de cet Erasmus. Les savoir-faire sont à échanger et un des premiers lieus d'échange pourrait être le patrimoine. C'est une grosse demande et nous allons entamer d'entrée de jeu un Erasmus au niveau du patrimoine.

Q - Les Erasmus se situent dans un contexte de formation. Est-ce qu'ici il faudrait passer par une école, un fond, une formule de formation permanente ou autre pour pouvoir accéder à cet Erasmus-là ?

R - Je ne pense pas qu'il faille passer par une école puisqu'il s'agit d'Erasmus de gens déjà dans leurs pratiques professionnelles. Par contre, le fait d'avoir accès à un Erasmus sera une forme de formation. Nous apprenons toujours au contact de l'autre. Nous nous enrichissons quand nous allons voir les pratiques de l'autre. C'est un échange et c'est comme une formation. Il ne faut pas une formation préalable, il faut être dans le désir d'aller échanger sur ces pratiques.

Q - L√† aussi il y a une limite d'√Ęge ?

R - Non je n'ai pas du tout envisag√© une limite d'√Ęge pour les professionnels.

Q - Y aura-t-il des contraintes, va-t-on suivre des cours ?

R - Non, nous n'envisageons pas les choses d'abord en termes de contraintes mais en termes de possibilit√©s, en termes de d√©sirs, d'envies. Qu'est-ce qui motive tout cela ? C'est une envie de partage, une envie de coh√©sion, une envie de connaissances de l'autre et de s'enrichir de l'autre. C'est une envie de s'enrichir soi-m√™me. Nous sommes plut√īt dans du d√©sir et de la curiosit√©.

Q - Un mot sur le big bang de l'audiovisuel que vous pr√©parez. France 4 et France O plut√īt sur le num√©rique et vous supprimez aussi France 3 national ?

R - Vous parlez de choses qui n'ont absolument pas √©t√© d√©cid√©es et ent√©rin√©es. C'est toute une s√©rie de propositions qui √©taient sur la table depuis longtemps qui ont √©t√© rassembl√©es comme documents de travail car il s'agit de r√©fl√©chir et de travailler. D'ailleurs, nous avions demand√© √† l'ensemble des patrons de l'audiovisuel public de nous remettre des propositions de r√©flexion qu'ils nous ont remises l√† pr√©cis√©ment, maintenant. Dans mon calendrier des jours prochains, je les rencontre successivement pour aboutir √† des propositions dont je vous tiendrai bien s√Ľr inform√©s en temps utile.

Q - Il n'y a pas une cha√ģne g√©n√©raliste de trop sur le plan du service public ?

R - Je vous ai r√©pondu tr√®s pr√©cis√©ment sur la n√©cessit√© de faire d'abord un √©tat des lieux √† partir des propositions que les patrons des cha√ģnes nous ferons car c'est de l'int√©rieur qu'il faut essayer de r√©fl√©chir. Nous allons partager cela et nous ferons des propositions en temps utile.

Q - La strat√©gie, c'est de lutter contre Netflix. O√Ļ en √™tes-vous dans le cadre du rapprochement sur le plan de la production et je pense notamment √† Arte ?

R - La probl√©matique de Netflix se pose √† beaucoup de niveaux. Au niveau europ√©en, on pourrait se poser la question et √ßa a √©t√© le sens aussi de faire passer en mai dernier au conseil des ministres de la culture europ√©ens l'id√©e d'un quota minimum d'oeuvres. On a une production europ√©enne extraordinaire et de grande qualit√© et c'est pour cela qu'on se bat donc cela pourrait √™tre le support d'un Netflix. Par ailleurs, on va n√©gocier une ligne de 200 millions pour les industries cr√©atives, il y a peut-√™tre des choses √† r√©fl√©chir et on va y r√©fl√©chir. Cela fera sans doute aussi l'objet des r√©flexions que j'aurai avec les patrons de cha√ģnes./.

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8. Union europ√©enne - Ukraine - Communiqu√© de presse du Conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 20/11/2017)

Le 20 novembre, le conseil a prorogé le mandat de la mission de Conseil de l'UE (EUAM) en Ukraine jusqu'au 31 mai 2019 et a approuvé un budget de 32 millions d'euros pour les 18 prochains mois.

La mission de conseil de l'Union europ√©enne sur la r√©forme du secteur de la s√©curit√© civile en Ukraine, EUAM Ukraine, intervient depuis d√©cembre 2014, avec pour mandat d'aider les agences de l'√Čtat ukrainien √† proc√©der √† la r√©forme du secteur de la s√©curit√©. Cette mission constitue un des √©l√©ments fondamentaux du soutien accru que l'UE a apport√© aux autorit√©s ukrainiennes au cours des derni√®res ann√©es.

L'EUAM vise √† renforcer et √† soutenir la r√©forme des agences de l'√Čtat telles que la police, d'autres services r√©pressifs et le secteur judiciaire, en particulier le minist√®re public. La mission fournit des conseils strat√©giques aux autorit√©s ukrainiennes et s'appuie sur des activit√©s op√©rationnelles, notamment de formation, afin de mettre en place des services de s√©curit√© viables, efficaces et comptables de leurs actes qui renforcent l'√Čtat de droit. Ce processus vise en dernier ressort √† restaurer la confiance de la population ukrainienne dans ses services de s√©curit√© civils, qui font l'objet d'all√©gations de corruption et de n√©gligence professionnelle.

L'EUAM est une mission civile non armée et sans compétences d'exécution dont le quartier général est situé à Kiev, qui dispose d'antennes régionales à Lviv et à Kharkiv ainsi que prochainement à Odessa./.

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9. Union europ√©enne - Conseil des affaires g√©n√©rales - Renforcement de la cybers√©curit√© - Communiqu√© de presse du Conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 20/11/2017)

L'UE entend renforcer la cybersécurité

Conformément au mandat que lui avait confié le Conseil européen d'octobre 2017, le Conseil des affaires générales a adopté ce jour des conclusions invitant à consolider la cybersécurité européenne et à renforcer la cyber-résilience dans l'ensemble de l'UE.

Les conclusions insistent sur la nécessité, pour tous les pays de l'UE, de mettre à disposition les ressources et les investissements nécessaires pour traiter la question de la cybersécurité. Dans ces conclusions, le Conseil se félicite que l'UE ait l'intention d'intensifier ses efforts de recherche et développement dans le domaine de la cybersécurité en établissant un réseau de centres de compétences en cybersécurité dans toute l'Union.

Le Conseil est en outre favorable au projet visant à mettre en place un cadre européen de certification de cybersécurité d'envergure mondiale afin de renforcer la confiance dans les solutions numériques. Les conclusions mettent en évidence le lien étroit qui existe entre la confiance dans l'Europe numérique et l'objectif d'une cyber-résilience dans l'ensemble de l'UE. Une attention particulière est accordée à la force de la cryptographie utilisée dans les produits et services à l'intérieur du marché unique numérique.

Parmi les autres mesures mises en avant par le Conseil figurent la fourniture des outils nécessaires en matière répressive pour lutter contre la cybercriminalité, l'élaboration d'une réponse coordonnée de l'UE aux incidents et crises de cybersécurité majeurs, et la tenue régulière d'exercices paneuropéens de cybersécurité. En ce qui concerne les aspects mondiaux et diplomatiques de la cybersécurité, le Conseil est conscient de l'importance que revêt la coopération internationale et salue la création d'un cadre clair pour l'utilisation des outils politiques, diplomatiques et économiques dont l'UE dispose pour répondre aux actes de cybermalveillance.

¬ęLa cybercriminalit√© et les actes de cybermalveillance financ√©s par des √Čtats constituent au niveau mondial l'une des menaces les plus importantes pour nos soci√©t√©s et nos √©conomies. Les cyberattaques nous font d√©j√† perdre globalement chaque ann√©e pr√®s de 400 milliards d'euros. Cela fait clairement ressortir la n√©cessit√© pour l'UE d'utiliser les outils disponibles pour renforcer la stabilit√© dans le cyberespace et r√©pondre aux incidents de cybers√©curit√© majeurs. L'UE doit simplement rester aux avant-postes¬Ľ, a d√©clar√© Matti Maasikas, vice-ministre estonien charg√© des affaires europ√©ennes et pr√©sident de la session du Conseil de ce jour. ¬ęL'intensification de nos efforts et de nos investissements dans la cybers√©curit√© est une condition pr√©alable √† la construction d'un march√© unique num√©rique fort et fiable pour nos citoyens¬Ľ, a-t-il ajout√©./.

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10. Tourisme - Attractivit√© - 65√®me congr√®s national de l'Union des M√©tiers et des Industries de l'H√ītellerie (UMIH) - Discours de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res (Reims, 21/11/2017)

Monsieur le Député,

Madame la Présidente de la Communauté,

Mesdames et Messieurs les √Člus,

Monsieur le Président confédéral, cher Roland Héguy,

Monsieur le Vice-Président, Cher Hervé Becam,

Messieurs les Membres du Directoire,

Mesdames et Messieurs les membres de l'Union des M√©tiers et des Industries de l'H√ītellerie,

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux d'être parmi vous. C'est pour moi un plaisir de venir ici à Reims, ville d'art et de culture, ville dont la cathédrale, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, est si profondément liée à l'histoire de France ! Centre gastronomique aussi, les producteurs de Champagne font la renommée de notre art de vivre. C'est un facteur d'attractivité exceptionnel, comme en témoigne l'augmentation remarquable du nombre de touristes venus découvrir les vins et les vignobles français.

Le choix de cette ville d'exception pour organiser votre congrès est pour moi tout à fait symbolique de l'excellence touristique de notre pays. Nous sommes la première destination touristique mondiale, et c'est un classement que le gouvernement entend bien conforter, je vais y venir dans un instant.

Mais avant toute chose, je tiens √† vous f√©liciter, toutes et tous, pour le travail indispensable que vous menez partout sur le territoire national. ¬†Les pr√©visions pour 2017 nous permettent d√©j√† d'esp√©rer autour de 89 millions de touristes internationaux. C'est un tr√®s beau r√©sultat, qui prouve que nous faisons mieux que rebondir apr√®s la difficile ann√©e 2016 ¬Ė 82 millions de touristes internationaux ¬Ė mais nous allons rebondir en 2017 mieux qu'en 2015 puisqu'il n'y avait que 85 millions de visiteurs internationaux.

C'est d'abord le fruit de vos efforts. Le secteur de l'h√ītellerie, des caf√©s, de la restauration et des √©tablissements de nuit constitue en effet la clef de vo√Ľte de notre offre touristique. Sa diversit√© - pr√®s de 650¬†000 chambres et 170¬†000 restaurants enregistr√©s en 2017 - place le secteur du tourisme parmi les premiers contributeurs √† la richesse de la nation.

Notre politique touristique doit donc se faire avec vous. C'est pourquoi le Premier ministre, en réunissant dès les premiers mois de son action le Conseil interministériel du tourisme, a tenu à ce que votre groupement y soit associé. 17 membres du gouvernement étaient réunis autour de la table, avec les acteurs locaux et les professionnels, avec en ligne de mire les objectifs que le Premier ministre Edouard Philippe nous a fixés : atteindre la barre des 100 millions de touristes internationaux à l'horizon 2020 - c'est demain - et générer 50 milliards de recettes.

Il nous faudra tous conjuguer nos efforts dans la durée et avec l'ensemble des acteurs de la filière tourisme. Pour ce faire, ma méthode se concentre sur trois axes prioritaires :

- d'abord, améliorer la contribution des services publics à la qualité de l'offre touristique française ;

- ensuite, améliorer l'offre touristique elle-même et pour cela la structurer davantage ;

- enfin, améliorer sa promotion auprès de nos clientèles nationales et internationales, selon un double effort de lisibilité et de visibilité.

1.    Contribution des services publics à la qualité de l'offre touristique

J'entends des critiques sur le fait qu'il n'existe pas de ministère du tourisme en propre. J'espère que ma présence parmi vous aura au moins pour effet de vous confirmer qu'il y a bien un ministre en charge du tourisme, il est là. Mais au-delà, ce dont a d'abord besoin le tourisme, c'est de l'implication de tous les ministères concernés, et ils sont nombreux, et d'un catalyseur de l'action publique - c'est la mission du conseil de pilotage du tourisme dont le Premier ministre m'a confié la présidence.

J'assume, avec le secr√©taire d'√Čtat Jean-Baptiste Lemoyne qui m'appuie dans cette t√Ęche, la responsabilit√© de piloter l'action gouvernementale en faveur du tourisme.¬† Nous sommes donc vos interlocuteurs,¬† et vous pouvez √™tre assur√©s de notre disponibilit√© pour √©changer avec vous, pour conna√ģtre vos attentes, promouvoir votre action et chercher ensemble les solutions les plus pragmatiques pour atteindre nos objectifs. Je suis essentiellement - ceux qui m'ont c√ītoy√© dans mes pr√©c√©dentes fonctions le savent - un pragmatique et un op√©rationnel.

Quels sont nos objectifs, s'agissant de la puissance publique¬†? En premier lieu, l'√Čtat doit tenir un engagement simple¬†: l'ensemble des services publics doivent √™tre mobilis√©s pour assurer une qualit√© de prestation au meilleur niveau. En effet, les touristes sont en contact avec les acteurs priv√©s - vous en particulier - mais aussi avec les services publics¬†: et de ce c√īt√©-l√† aussi, il faut que la prestation soit de la meilleure qualit√© possible¬†!

Le minist√®re de l'Europe et des affaires √©trang√®res est concern√© au premier chef. En effet, pour de nombreux touristes, son r√©seau est le premier point de contact avec la France. L'un des premiers leviers consiste √† d√©livrer plus rapidement les visas. Nous avons ainsi pris l'engagement, r√©cemment, de d√©livrer en 48 heures des visas pour 10 nouveaux pays. Je constate, au fur et √† mesure de mes d√©placements, que cet engagement est tenu. J'√©tais avant-hier en Inde ¬Ė je fais une parenth√®se sur l'objectif que nous nous donnons des 100 millions de touristes internationaux, l'Inde c'est 650.000 visiteurs, ce qui n'est pas suffisamment connu. Nos services dans ce pays, avec Atout France, se donnent l'objectif d'atteindre 1 million de visiteurs, qui viennent pour visiter mais aussi pour acheter. ¬†Pour cela il fallait des visas diligent√©s rapidement, et c'est le cas, comme √ßa l'est √©galement en Russie ou en Indon√©sie, comme dans tous les pays √©mergents qui peuvent entrainer un mouvement vers la France.

Ce dispositif révèle déjà son efficacité. Au 30 septembre, le nombre de visas délivrés est en progression de 22% par rapport à 2016, soit près de 300 000 visas supplémentaires délivrés.

Outre la d√©livrance des visas, l'accueil √† l'arriv√©e est √©galement un chantier sur lequel les membres du gouvernement travaillent de concert. Afin de r√©duire les temps d'attente et les files parfois interminables qui ne sont ni agr√©ables pour les voyageurs ni bonnes pour notre image de marque, le minist√®re de l'Int√©rieur d√©ploiera 200 agents suppl√©mentaires pour le contr√īle aux fronti√®res avant la fin de l'ann√©e. 90 nouveaux sas de contr√īle biom√©trique automatis√©s pour passer la fronti√®re en quelques secondes, au d√©part comme √† l'arriv√©e, sont √©galement en court de d√©ploiement par le groupe ADP dans les a√©roports parisiens. Il faudra le g√©n√©raliser.

En parall√®le, nous nous effor√ßons d'am√©liorer la connectivit√© de nos destinations sur l'ensemble du territoire. Le travail sur la connectivit√© a√©rienne doit se donner pour objectif le d√©veloppement de nos liaisons internationales vers les dessertes r√©gionales, pour faire venir les visiteurs √©trangers sur nos territoires. Ce sujet entraine beaucoup de r√©sistance mais il est indispensable pour ¬ę¬†irriguer¬†¬Ľ le pays. Il faut que le tourisme soit un vecteur de d√©veloppement et pour cela, il doit √™tre pr√©sent sur tout le territoire.

La s√©curit√© constitue par ailleurs un axe important de notre action. Vous le savez, les touristes chinois sont particuli√®rement les cibles de la d√©linquance de proximit√©, notamment en √éle-de-France. L'√Čtat, conscient de ses responsabilit√©s, n'est pas rest√© immobile¬†: la pr√©fecture de police de Paris a adopt√© un ¬ę¬†Plan Tourisme¬†¬Ľ, notamment pour s√©curiser l'autoroute A1 et les grands sites touristiques.

Des services publics de qualit√© sont aussi n√©cessaires pour assurer la formation des futurs salari√©s de l'h√ītellerie et de la restauration. La qualit√© de l'accueil en d√©pend. Je connais les difficult√©s de recrutement auxquels vous √™tes confront√©s. Vous pouvez √™tre s√Ľrs que le d√©veloppement de l'emploi dans un secteur comme le v√ītre constitue une priorit√© du gouvernement. Apr√®s la r√©forme du march√© du travail de septembre, nous avons lanc√© une transformation du dispositif d'apprentissage et de la formation professionnelle. Le comit√© interminist√©riel du tourisme du 19 janvier prochain vous donnera l'occasion d'√©voquer les enjeux qui sont les v√ītres devant le Premier ministre.

Je conçois bien la nécessité de modifier le dispositif d'apprentissage, de faire en sorte que les référentiels soient plus souples, que la branche soit plus active, plus présente, et c'est la volonté qui a été exprimée par le président de la République et par le Premier ministre lorsqu'il a été décidé d'engager cette réforme de l'apprentissage. Elle sera au rendez-vous.

L'apprentissage, c'est √† tous les niveaux de responsabilit√©. C'est pour cette raison que j'ai d√©cid√© de cr√©er la Conf√©rence des Formations d'Excellence du Tourisme (CFET), pour qu'il y ait un lieu o√Ļ l'on se parle de l'ensemble des strat√©gies de formation, pas uniquement li√©es aux formations primaires. Pour que la force du tourisme fran√ßais puisse s'exprimer dans sa capacit√© de formation. Je serai amen√©, lors de la conf√©rence du 19 janvier, √† vous en donner les d√©tails, pour que vous soyez parfaitement acteurs de cette dynamique-l√†.

En termes d'emploi et de protection sociale, le gouvernement a aussi pris des mesures fortes, justifiées par la situation. Vous le savez, la protection sociale des indépendants (RSI) sera confiée au régime général à compter du 1er janvier 2018. Cette réforme va améliorer la qualité de service. En outre, les travailleurs indépendants conserveront leurs propres règles en matière de cotisations, justifiées par la spécificité de leur situation et bénéficieront au sein des organismes gestionnaires d'une organisation particulière, conçue en fonction de leurs besoins.

2. Mieux structurer notre offre

Au-delà des services publics, mon deuxième axe de travail concerne la structuration de notre offre touristique, notamment de nos infrastructures, de nos équipements et de notre capacité d'hébergement. C'est l'une des priorités de la feuille de route que nous nous sommes fixés, en partant du constat suivant : notre capacité d'hébergement doit être renforcée pour répondre aux attentes des touristes.

Comme vous le savez, les dix dernières années ont été marquées par des changements importants, s'agissant à la fois des profils des clientèles internationales et des comportements. En effet, le dynamisme important des pays émergents associé à une clientèle européenne en quête de nouvelles expériences nous poussent à innover pour la création et la modernisation de nos offres touristiques. C'est pourquoi, la structuration de notre offre en matière d'hébergements et de services touristiques, au plus proche des attentes du marché, est aujourd'hui capitale. La concurrence est vive et certains de nos compétiteurs ont su s'adapter plus rapidement que nous.

Cette structuration s'opère à plusieurs niveaux. Le premier concerne l'investissement pour créer de nouveaux points d'ancrages régionaux pour les clientèles internationales. Le Fonds Investissement Tourisme, qui est porté par la BPI créé en 2015, a permis d'engager ces premiers investissements, de soutenir le développement des entreprises innovantes du secteur.

Les premiers résultats sont encourageants mais nous devons accélérer le repositionnement de nos destinations. C'est pourquoi, nous avons lancé une mission spécifique sur l'investissement dans le secteur du tourisme. Portée par trois personnalités qualifiées du secteur du tourisme, cette mission remettra une feuille de route au Premier ministre le 19 janvier prochain lors du Conseil interministériel du tourisme auquel vous assisterez. L'objectif est clair sur ce point : nous devons lutter contre la dévitalisation des stations touristiques, souvent liée à l'insuffisance ou à la vétusté de certaines offres de services ou d'une partie de l'offre en matière de logements. Et ces engagements sur l'investissement nous permettront progressivement d'y remédier.

Un autre sujet qui est li√©, qui est tout aussi important et qui vous pr√©occupe directement concerne les nouveaux acteurs de l'√©conomie num√©rique. En la mati√®re, le gouvernement est mu par un principe simple¬†: faire en sorte que l'irruption des nouvelles technologies et de nouveaux usages ne se fassent pas au d√©triment des acteurs du tourisme. C'est √† partir de ce principe qu'il nous faut d√©cliner les cons√©quences. La loi pour une R√©publique num√©rique promulgu√©e en octobre 2016, dont les d√©crets d'application sont en cours de publication, nous y aidera. J'y veillerai personnellement. En particulier, le fait que l'on puisse valider l'enregistrement des r√©sidences principales - il est vrai qu'il n'y a pas un caract√®re obligatoire g√©n√©ralis√© mais ce principe-l√† est tout √† fait essentiel m√™me s'il ne fait pas l'objet d'un d√©cret - ¬†en tout cas, l'orientation a √©t√© prise et il faut que nous puissions trouver avec les maires cette volont√© partag√©e. C'est particuli√®rement vrai pour les maires des villes touristiques, mais il va falloir g√©n√©raliser ce dispositif pour faire en sorte qu'il soit parfaitement lisible et transparent. Par ailleurs, les trois d√©crets, publi√©s le 5 octobre dernier, concernant la loyaut√© des plateformes et l'information des consommateurs, sont essentiels. Chaque plateforme en ligne (qu'il s'agisse d'h√©bergement ou d'autres activit√©s) a ainsi l'obligation d'indiquer si l'offre √©mane d'un professionnel ou d'un particulier. Les avis en ligne devront √©galement faire l'objet d'une information loyale, claire et transparente. Le d√©cret explicitant les modalit√©s des sanctions aux manquements des plateformes sera publi√© parce qu'il ne suffit pas de publier le d√©cret, il faut aussi les p√©nalisations qui seront articul√©es avec ces d√©crets. Enfin, un d√©cret interviendra afin de mettre en oeuvre la transmission automatique des revenus des h√ītes √† l'administration fiscale.

Voil√† le paquet. Ce paquet sera publi√©, il est en partie engag√©, il sera totalement appliqu√©. Ce que je souhaite, c'est de faire en sorte que nous soyons assur√©s, dans l'int√©r√™t de nos visiteurs et dans l'int√©r√™t de l'industrie du tourisme, qu'il y ait un cadre r√©glementaire complet, efficace et op√©ratoire avant m√™me l'arriv√©e des grands √©v√©nements que la France va conna√ģtre, que ce soit la Coupe du monde de rugby, que ce soit les Jeux Olympiques, que ce soit, je l'esp√®re, l'Exposition universelle en 2025.

D'une mani√®re g√©n√©rale, mais cela d√©passe uniquement le cadre de vos activit√©s, l'activit√© √©conomique num√©rique pose aujourd'hui un d√©fi aux crit√®res classiques d'imposition des entreprises. Le tourisme, en particulier dans le domaine de l'h√ītellerie, n'√©chappe pas √† cette r√©alit√©, il faut donc la combattre. De la valeur est cr√©√©e, des transactions sont r√©alis√©es sur le territoire national et europ√©en sans que la pr√©sence physique des entreprises soient n√©cessaire pour cela. Nous travaillons donc √† des projets de taxation qui visent √† faire en sorte que le caract√®re immat√©riel de l'activit√© num√©rique n'√©chappe pas √† une imposition adapt√©e. Voil√† nos engagements, j'ai l'habitude de tenir les miens, en tout cas je les annonce ici officiellement au nom du gouvernement.

Mesdames et Messieurs, le renouvellement de notre offre touristique s'op√®re aussi par le d√©veloppement d'activit√©s et de services en ad√©quation avec les aspirations du touriste d'aujourd'hui. C'est le but des cinq P√īles d'Excellence cr√©√©s par mon minist√®re et d√©di√©s √† l'√©cotourisme, l'oenotourisme, le tourisme de savoir-faire, le tourisme nocturne et le tourisme de montagne en √©t√©.

Mais je voudrais ajouter un autre point, je souhaite que nous encouragions aussi le tourisme d'affaires comme un des p√īles d'excellence suppl√©mentaire. Paris est aujourd'hui √† la premi√®re place du classement qui recense les villes d'accueil de congr√®s internationaux. L'objectif est d√©sormais que cette excellence se diffuse ailleurs en France. C'est pourquoi l'√Čtat, les collectivit√©s et les professionnels ont sign√© le contrat de fili√®re ¬ęRencontres d'affaires et √©v√©nementiel¬Ľ et ont pr√©sent√© une feuille de route de 50 mesures pour d√©velopper ce secteur qui repr√©sente 7,5 milliards d'euros de retomb√©es annuelles moyennes et environ 15 millions de visiteurs par an. Avec notre op√©rateur Atout France, tr√®s actif sur le segment du tourisme d'affaires, nous nous engageons ainsi √† cr√©er un cadre favorable et attractif aux entreprises organisatrices d'√©v√©nements professionnels et d'√©v√©nements grand public.

3.    Promotion de l'offre

Le troisième pilier de la réussite de notre stratégie consiste à mieux promouvoir notre offre.

La richesse et la diversit√© touristique de la France font bien s√Ľr notre force. Mais, paradoxalement, elles font aussi notre faiblesse en mati√®re de communication. En effet, cette diversit√© emp√™che parfois la bonne compr√©hension par les touristes internationaux, surtout des pays lointains, de ce qu'il est possible de faire dans telle ou telle r√©gion. Donc, nous avons cette contradiction √† g√©rer¬†: notre richesse, notre diversit√© et, en m√™me temps, la qualit√© du message pour permettre la prise en compte de la richesse et de la diversit√©.

En outre, face à une concurrence internationale accrue, notre territoire doit réaffirmer sa place de leader par le biais d'une stratégie de promotion cohérente et structurée. Il y a là un double effort de lisibilité et de visibilité que nous devons mettre en oeuvre.

C'est la raison pour laquelle d'abord 16 marques mondiales ont été créées. Là encore, ma méthode est celle de l'unité et de la cohérence. Elle vise à impliquer les acteurs touristiques publics et privés dans la mise en oeuvre d'une stratégie commune de destination pour valoriser la diversité de l'offre touristique française. Et, d'ailleurs, c'est dans cette perspective-là que j'ai souhaité associer davantage les régions à cette stratégie, parce que les régions sentent ces réalités et que si nous voulons relayer nos attractivités, si on veut mettre en avant la diversité de notre richesse touristique, il faut mettre en avant les acteurs qui sont à même aussi de répandre, d'insuffler, de diffuser et d'irriguer l'ensemble du territoire ; j'ai bien entendu votre appel sur la ruralité, et précisément le fait de faire intervenir les régions dans la diffusion de l'offre touristique permettra la mise en valeur de la ruralité, car les régions sont très sensibles à ce fait ; je ne parle pas uniquement de la région dont je suis originaire ; parlant avec les uns et les autres, je me suis rendu compte que c'était une nécessité. Donc, on va mettre aussi les régions à l'oeuvre dans la nécessité d'irriguer la politique touristique sur l'ensemble du territoire national et singulièrement dans l'ensemble de la ruralité française. Ces marques ont été créées, ces marques connaissent déjà un certain succès. À nous de renforcer la promotion de ces marques et de faire en sorte que ces marques soient vraiment irrigantes sur l'ensemble du territoire national.

Pour mieux promouvoir, il faut des moyens. C'est la raison pour laquelle le financement d'Atout France sera pérennisé. J'ai également souhaité que l'attribution d'une partie des recettes liées à l'augmentation des délivrances de visas serve au développement de l'attractivité touristique et permette aussi à Atout France de renforcer son action. C'est aussi dans le même état d'esprit que nous avons décidé un nouvel accompagnement pour la promotion de la gastronomie française dans toute sa diversité. Cet accompagnement fera l'objet d'un traitement particulier en 2018 et en 2019, avec des financements supplémentaires de 4 millions d'euros, ce qui n'est pas rien dans une volonté de donner de l'envie de France, y compris dans le domaine de la restauration.  Nous aurons l'occasion, ensemble, de discuter de l'application de ces dispositifs nouveaux que j'ai décidé mettre en oeuvre.

Enfin, la promotion de la destination France doit aussi utiliser le potentiel des nouveaux outils num√©riques. C'est essentiel car c'est aujourd'hui, et de loin, le premier canal d'information des touristes. Notre op√©rateur Atout France lancera bient√īt un nouveau portail: ¬ęfrance.fr.¬Ľ qui regroupera en 16 langues l'ensemble des marques mondiales qui structurent notre offre, ce qui rendra d'autant plus visible nos destinations aupr√®s des acteurs d'influence et des touristes internationaux.

Il existe encore d'autres mani√®res d'am√©liorer les choses, j'en suis convaincu. J'avais lu vos observations et vos propositions lors de la campagne pr√©sidentielle, en particulier sur l'attractivit√©. C'est la raison pour laquelle j'ai confi√© √† Jacques Barr√©, pr√©sident du Groupement national des Cha√ģnes (GNC), √† Germain Lelarge, PDG de Du nord au sud Investissements, et √† Christian Mantei, Directeur g√©n√©ral de Atout France, une mission d'identification de l'ensemble des leviers disponibles pour renforcer les moyens de promotion de la destination France. Quand je demande des missions, c'est vrai pour la mission investissement et c'est vrai pour celle-ci, ce sont des missions rapides afin de d√©gager au plus vite les d√©cisions d'action et j'ai demand√© √† ces trois acteurs de me rendre d√®s janvier leur rapport, afin que je puisse faire acter par le conseil interminist√©riel les d√©cisions n√©cessaires, pas au conseil de janvier mais au conseil suivant.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les piliers du tourisme français que je veux développer dans ma fonction de ministre chargé de catalyser l'action de tous les ministères dans la perspective du renforcement du tourisme français. Je tiens à saluer l'action résolue de votre Président, Roland Héguy. Infatigable défenseur de votre filière, il a oeuvré au rapprochement des différentes entités du tourisme en créant la Confédération des Acteurs du Tourisme en juillet dernier et c'est une bonne chose.

Je suis frappé par votre unité, vous êtes très divers et vous êtes unis et vous êtes unis par un seul objectif qui nous rassemble tous : l'attractivité et le développement du tourisme sur nos territoires et, donc, du coup, la vitalité de nos territoires.

Je sais que nous pouvons compter sur vous tous, sur votre √©nergie, votre inventivit√©, votre savoir-faire, pour que ce tr√©sor national qu'est le tourisme permette le succ√®s de la France. Vous avez dit¬†: quand le Tourisme gagne, c'est la France qui gagne¬†! Je partage ce point de vue. Il faut un temps o√Ļ j'avais d√©clar√©, c'√©tait dans des fonctions ant√©rieures et cela concernait le tourisme¬†: nous sommes en train de passer du tourisme de cueillette au tourisme de conqu√™te. Nous sommes, Mesdames et Messieurs, dans la conqu√™te et je suis convaincu que nous gagnerons. Merci./.

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11. Colloque ¬ęLa M√©diterran√©e du futur¬Ľ - Coop√©ration - Crise migratoire - Discours de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res (Marseille, 21/11/2017)

Monseigneur,

Monsieur le Président de région,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ministres venus d'autres pays que la France,

Mesdames et Messieurs les Présidents et Directeurs généraux,

Mesdames et Messieurs, Chers Amis de Méditerranée,

(...)

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Il √©tait tr√®s important que ce colloque ait lieu et qu'il se tienne √† Marseille. D'abord parce que Marseille accueille des institutions importantes √† vocation m√©diterran√©enne. Elles sont de port√©e nationale comme l'Agence des Villes et Territoires M√©diterran√©ens Durables (AVITEM) ou internationales comme le Centre pour l'int√©gration en M√©diterran√©e (CIM). Je tiens √† saluer √©galement les repr√©sentants de l'Union pour la ¬†M√©diterran√©e et les repr√©sentants de l'Union europ√©enne qui, √† c√īt√© des institutions que je viens de citer, co-organisent cet √©v√©nement. La pr√©sence de toutes ces institutions sur le sol marseillais exprime le r√īle majeur que Marseille doit tenir comme ¬ę¬†p√īle m√©diterran√©en¬†¬Ľ. Je crois que c'est votre ambition M. Le Pr√©sident.

Je viens ici avec une conviction : la Méditerranée du futur sera à la fois un carrefour, une transition et un passage.

D'abord, un carrefour, la M√©diterran√©e l'est depuis longtemps entre des cultures qui se sont nourries et enrichies mutuellement par un dialogue continu au fil de l'Histoire. Cette r√©alit√© fait de la M√©diterran√©e un espace de civilisation o√Ļ la France comme l'Europe ont puis√© certains √©l√©ments majeurs de leur identit√© et de leurs valeurs.

Ces derni√®res ann√©es, des conflits ont bien s√Ľr morcel√© l'espace m√©diterran√©en. Mais ils n'ont pas su rompre les affinit√©s profondes qu'entretiennent l'Afrique du Nord, le Proche-Orient et l'Europe du Sud. Il suffit d'√™tre attentif √† nos modes de vie, √† notre habitat, ou m√™me √† notre alimentation, au discours de M. Muselier, ¬†pour se rendre compte qu'il y a une proximit√© irr√©ductible qui nous rassemble d'un rivage √† l'autre de la M√©diterran√©e.

Le premier message que je tiens donc à vous adresser est un message de confiance : ne nous laissons pas aller à voir la Méditerranée comme un espace éclaté, mais forts de notre histoire et confiants dans l'avenir voyons la comme une chance unique d'enrichissement mutuel et d'intérêts partagés. Cette réalité, cette unité historique et culturelle, ce partage de nos langues, nous devons l'enseigner collectivement aux jeunes générations pour lutter contre les divisions que voudraient exacerber certains.

C'est le but des institutions méditerranéennes de préparer l'avenir des échanges et de ces rencontres qui bénéficieront à chacun d'entre nous.

Je pense en premier lieu à l'Union pour la Méditerranée (UpM) qui doit savoir mêler la labellisation de projets, notamment dans le domaine de l'intégration économique, la coordination d'actions, voire, et c'est souhaitable, et c'était sa vocation, le dialogue politique. A l'approche de son dixième anniversaire, il appartiendra à ses membres - et la France y prendra sa part - de dire ce qu'ils en attendent, de fixer pour l'avenir un horizon partagé, de susciter des initiatives pour relancer cet espace.

J'ai dit l'UpM, je pense également au dialogue 5+5. Format plus ancien, format qui nous rassemble, format très actif : il a prouvé son utilité, je l'ai moi-même déjà expérimentée comme ministre de la défense. Il a prouvé son utilité, qu'il s'agisse de tourisme, d'environnement, de culture, d'échanges sur les politiques étrangères, d'échanges de défense, et nous pourrons, comme nous sommes ici dans un lieu-laboratoire, imaginer l'étendre à d'autres thèmes, comme il l'a été récemment aux finances. Je pense que l'on pourrait, par exemple, ici à partir de Marseille, étendre le 5+5 aux grandes questions portuaires.

La M√©diterran√©e est le carrefour entre l'Europe et l'Afrique, entre l'Europe et le Proche-Orient. ¬†Je suis donc convaincu que l'Union europ√©enne a un r√īle √† jouer dans cet espace, en tant que co-pr√©sident de l'UpM, par l'aide au d√©veloppement qu'elle apporte, par les r√©unions qu'elle anime. La refondation de l'Europe souhait√© par le Pr√©sident de la R√©publique peut aussi s'exprimer dans un cadre m√©diterran√©en. Face aux d√©fis globaux auxquels elle doit r√©pondre, qu'il s'agisse de s√©curit√©, d'√©conomie, d'environnement ou de climat, l'Europe ne peut se projeter sans prendre en compte la dimension m√©diterran√©enne de son avenir. ¬†

La Méditerranée est aussi un espace de transition. Encore faut-il savoir dans quel but. Dans un monde en proie à des transformations majeures, créant de l'instabilité, de l'anxiété, ce que nos concitoyens exigent de nous, c'est de nous atteler à l'élaboration collective de nouvelles conditions de ce qui sera le futur du progrès.

Les pays de notre r√©gion ont accompli pour l'essentiel leur transition d√©mographique, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de pays d'Afrique Subsaharienne. La principale question dans ce que seront les nouvelles conditions du futur, du progr√®s, le d√©fi majeur, c'est celui de l'avenir de nos jeunesses.¬† Il nous donc faut inventer une politique m√©diterran√©enne de la jeunesse, qui doit faire de l'√©ducation, de la formation professionnelle et de la coop√©ration universitaire les chantiers prioritaires de son action. Faire en sorte qu'un r√©seau universitaire m√©diterran√©en ambitieux puisse √™tre lanc√© en s'appuyant, notamment, sur le nouvel Erasmus qui est en r√©flexion, ¬ę¬†Erasmus pour tous¬†¬Ľ. Sachons √©galement nous saisir des ressources qu'offrent les nouvelles ressources √©ducatives en ligne en France, comme les ressources de ¬ę¬†France Universit√© Num√©rique¬†¬Ľ. Voil√† une orientation.

Le progrès doit aussi être économique. Sachons là aussi libérer les énergies du secteur privé, en modernisant les cadres réglementaires, en améliorant le climat des affaires, sur l'espace méditerranéen, en favorisant les partenariats publics privés et les co-investissements dans les deux sens, en développant les guichets de micro-finance et d'appui aux PME, ou en mobilisant les diasporas.

La transition que nous devons accomplir est également une transition environnementale. Le changement climatique est un facteur de crise, personne ne peut plus l'ignorer. Il conduit à un accroissement des tensions par la désertification, la raréfaction de l'eau, par les exils qu'il provoque. Nos politiques de développement et d'aide au développement doivent servir à atténuer ces risques. Je sais que l'Agence française de développement, dont je salue le Directeur général, s'y emploie. Les réunions des acteurs de la Méditerranée sur le changement climatique, dites MEDCOP, ont confirmé que le développement durable est désormais ancré dans les modes d'action des élus de la région. Toutes nos politiques publiques doivent désormais être repensées dans la perspective d'une économie bas carbone.

La région méditerranéenne bénéficie dans ce domaine de nombreux atouts,  je pense à son potentiel en énergies renouvelables, notamment le solaire. Elle fait aussi face à des urgences, je pense à la préservation de la biodiversité, notamment celle des éco-systèmes marins. A cet égard, je tiens à saluer l'initiative qui a été prise sur le développement durable de l'économie bleue en Méditerranée occidentale, la West Med.

La transition est √©galement urbaine. Les villes m√©diterran√©ennes, au Nord comme au Sud, se d√©veloppent rapidement. Cette r√©alit√© pose d'immenses d√©fis, qu'il s'agisse de pr√©servation du patrimoine, de politique de logements abordables, de gestion des c√ītes comme de l'usage des arri√®re-pays. L'UpM est √† l'initiative dans ce domaine puisqu'elle vient de lancer des travaux sur un agenda urbain m√©diterran√©en. Le dialogue 5+5 pourrait aussi s'√©tendre aux sujets d'am√©nagement du territoire.

La transition, c'est aussi d'inventer les formes de coopération et de gouvernance adaptées aux défis de l'avenir, en passant d'une coopération essentiellement inter-gouvernementale à des relations entre tous les acteurs non gouvernementaux. Je pense bien évidemment aux régions, et le fait que vous soyez ici à l'initiative en est le symbole. Je pense aussi aux collectivités françaises impliquées dans des projets de coopération décentralisée avec une dizaine de pays du bassin méditerranéen.

Singulièrement, je suggère que cette transition, dans les formes de coopération et de gouvernance, puisse s'appuyer et s'orienter spécifiquement sur les enjeux de la bonne gouvernance de l'eau, de l'assainissement, de la formation et de l'insertion professionnelle. Plus que jamais, nous avons besoin d'acteurs territoriaux de qualité, sur lesquels les élus, de part et d'autre de la Méditerranée, peuvent s'appuyer.

La coop√©ration du futur exige de faire preuve de cr√©ativit√©. La m√©thode inclusive qui a pr√©sid√© √† la r√©ussite de la COP21 doit nous inspirer. Son succ√®s tient √† l'implication de tous les acteurs, notamment dans ¬ę¬†l'agenda des solutions¬†¬Ľ. La m√™me m√©thode nous inspire pour le Sommet climatique que nous organisons le 12 d√©cembre, √† l'initiative du pr√©sident de la R√©publique, conjointement avec les Nations unies et la Banque mondiale, en vue de faciliter la mobilisation en faveur de solutions ambitieuses et concr√®tes de financement de la lutte contre le changement climatique, en associant acteurs publics et acteurs priv√©s. J'ai une ferme conviction¬†: la M√©diterran√©e du futur ne sera pas seulement la M√©diterran√©e des Etats mais celle des acteurs √©conomiques, des villes, des r√©gions, des organisations non gouvernementales, et certainement de la jeunesse. Un forum informel et r√©gulier des acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux, r√©unissant tous les forces vives de la M√©diterran√©e, pourrait traduire, r√©guli√®rement, ici √† Marseille, cette r√©alit√©, pour cr√©er cette M√©diterran√©e du futur.

La M√©diterran√©e est enfin un passage. D'abord un passage de et vers l'Afrique. Les pays d'Afrique du Nord sont depuis toujours un lieu d'√©changes avec ceux du Sud du Sahara¬†: ce d√©sert est en quelque sorte une mer int√©rieure. La relation avec les pays du Sahel m√©rite d'√™tre regard√©e d'un point de vue ¬ę¬†m√©diterran√©en¬†¬Ľ - et non pas d'un point de vue externe - pour cr√©er un axe int√©gr√© entre l'Afrique, la M√©diterran√©e et l'Europe, souhait√© par le Pr√©sident de la R√©publique.

Si la M√©diterran√©e est un espace de civilisation, c'est aussi et surtout parce qu'elle est depuis des mill√©naires le th√©√Ętre de circulations et d'√©changes humains. C'est √† ce niveau que s'ancrent le plus profond√©ment l'histoire que nous partageons et l'avenir que nous souhaitons tracer ensemble. Cette circulation est une chance, √† la condition d'√™tre ma√ģtris√©e.

Mais la crise migratoire de ces derni√®res ann√©es a rendu nos opinions plus sensibles √† la fois aux dimensions humanitaire et s√©curitaire que rev√™tent aujourd'hui les migrations. La gestion commune des flux migratoires par les pays d'origine de transit et d'accueil est une n√©cessit√©, qui doit allier quatre missions concomitantes: le d√©veloppement √©conomique, la lutte contre l'immigration ill√©gale, l'accueil des personnes en besoin de protection et la promotion de voies l√©gales d'acc√®s. C'est autour de ces quatre points, avec les pays d'accueil et les pays d'origine, que nous devons agir. C'est ce que nous faisons, entre autres, avec la politique du Sahel. Mais dans la ¬ę¬†M√©diterran√©isation¬†¬Ľ de cette strat√©gie, nous aurons les uns et les autres beaucoup d'int√©r√™ts et de cultures crois√©es √† d√©velopper. L'Union europ√©enne a tout son r√īle √† jouer dans cette approche, conform√©ment aux principes adopt√©s conjointement au Sommet de La Valette.

Espace de passage, la M√©diterran√©e est aussi aujourd'hui travers√©e par de nombreux conflits. Elle a fix√© des foyers de ce terrorisme aveugle qui frappe les peuples des deux rives et que nous devons combattre collectivement, et nous le faisons. Le besoin de s√©curit√© est majeur pour les Etats et les peuples de la M√©diterran√©e. La France travaille sans rel√Ęche, √† maintenir le dialogue et rechercher des solutions politiques pour la r√©conciliation et la stabilit√©, en Syrie ou en Libye et pour une perspective de paix cr√©dible entre Isra√©liens et Palestiniens. Il faut que l'extraordinaire laboratoire politique, que la M√©diterran√©e a toujours √©t√© dans le pass√©, produise d√®s aujourd'hui les formules qui permettront de concilier stabilit√©, libert√© et √©galit√©.

Les questions liées à notre sécurité commune doivent donc être une priorité de la Méditerranée du futur, en mettant un accent particulier sur les besoins de développement socio-économique et de gouvernance démocratique dans toute la région. Nous savons désormais à quel point les questions de sécurité et de développement sont intimement liées : il ne s'agit donc pas de traiter les unes avant les autres, mais bien de façon conjointe, selon une approche globale. C'est à cette condition que nous pourrons construire la Méditerranée de la paix, que nous appelons tous de nos voeux, au Nord comme au Sud.

La Méditerranée des projets est une nécessité pour parvenir à cet objectif. Des projets se sont développés, ici et là, sous des formes différentes, ces projets ont permis d'avancer. La question est de savoir si elle suffit à répondre aux défis que je viens de rappeler. Je pense que le temps est venu de franchir un nouveau cap, de penser à une réponse globale. On a essayé dans le passé, cela n'a jamais vraiment abouti, sans doute le temps est-il venu de penser une réponse globale et de passer ensemble d'une Méditerranée des projets à un véritable projet pour la Méditerranée. C'est ce sens que je suis venu vous apporter mon soutien, approuver et apprécier la démarche que vous avez initiée Monsieur le Président. Je vous remercie./.

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12. Birmanie - Propos de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires √©trang√®res, avec ¬ęTF1¬Ľ et ¬ęLCI¬Ľ (Rangoun, 20/11/2017)

Q - On peut imaginer un calendrier pour le retour des réfugiés?

R - Il s'agit d'un million de personnes. On voit bien que ce sera un travail de longue haleine qui sera difficile; il y aura sans doute encore des tensions. Mais ce qui était très fort ce matin, lors de la réunion sur l'Arakan en marge de l'ASEM, l'Asia-Europe meeting, c'était la volonté collective affichée./.

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13. Birmanie - Union europ√©enne - D√©claration de la Haute repr√©sentante, au nom de l'Union europ√©enne - Communiqu√© de presse du Conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 20/11/2017)

L'Union européenne continue à défendre fermement et résolument la transition démocratique du Myanmar/de la Birmanie.

La situation humanitaire et en mati√®re de droits de l'homme dans l'√Čtat de Rakhine reste extr√™mement grave. L'UE demande une nouvelle fois la cessation imm√©diate de toute forme de violence et la mise en place de l'√Čtat de droit et de l'administration civile dans l'√Čtat de Rakhine, dans le cadre d'une approche non discriminatoire. Il est essentiel de r√©tablir l'acc√®s de l'aide humanitaire pour les Nations unies et les organismes internationaux d'aide. Il faut mettre en place les conditions n√©cessaires pour permettre le retour volontaire, s√Ľr et digne des personnes concern√©es vers leurs lieux d'origine.

Rappelant les conclusions sur le Myanmar/la Birmanie que le Conseil a adoptées le 16 octobre 2017, l'Union européenne invite le gouvernement du Myanmar/de la Birmanie à faire en sorte que les auteurs d'atrocités aient à répondre de leurs actes.

Dans le cadre de la 13e r√©union des ministres des affaires √©trang√®res ASEM tenue √† Nay Pyi Daw du 20 au 21 novembre 2017, l'Union europ√©enne prend note avec satisfaction des prochaines √©tapes pr√©sent√©es par la conseill√®re d'√Čtat Aung San Suu Kyi, qui pr√©voient dans un premier temps de finaliser rapidement un accord bilat√©ral avec le Bangladesh en mati√®re de retour, puis de commencer √† mettre en oeuvre les recommandations formul√©es par la commission consultative sur l'√Čtat de Rakhine./.

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14. Nations unies - D√©bat public sur la traite des √™tres humains en situations de conflit - Intervention de la repr√©sentante permanente adjointe de la France aupr√®s des Nations unies - Conseil de s√©curit√© (New York, 21/11/2017)

Monsieur le Président,

Permettez-moi avant tout de remercier chaleureusement l'Italie pour l'organisation de ce d√©bat sur un sujet d'une actualit√© br√Ľlante qui √©branle nos consciences et de vous f√©liciter pour les efforts sans rel√Ęche qui ont permis l'adoption unanime de la r√©solution 2388. J'adresse √©galement les remerciements de la France au Secr√©taire g√©n√©ral pour son engagement exemplaire sur ce sujet. Je remercie aussi Mme Giammarinaro, M.¬†Fedotov et M. Chergui pour leurs pr√©sentations √©clairantes. La France s'associe au discours qui sera prononc√© par l'Union europ√©enne.

Monsieur le Président,

Je souhaiterais me concentrer sur trois points.

Premièrement, sur le diagnostic : la traite des êtres humains continue d'être l'un des trafics les plus rentables et les plus répandus dans le monde. Cela a été dit, elle recouvre de nombreuses formes d'exploitation : travail forcé, servitude sexuelle, enlèvements à des fins de prostitution forcée, viols, pour n'en citer que quelques-uns. Tragiquement, le recours à de telles atrocités, abominables et déshumanisantes par nature ne constitue plus une exception en situation de conflits ou post-conflits. Les groupes armés, terroristes ou criminels utilisent non seulement la traite des êtres humains comme un moyen de semer la terreur parmi les populations civiles, mais également comme une source de financement, voire un outil de recrutement.

Nous devons faire le constat terrifiant que la traite est devenue une dimension structurelle et perverse de nombreux conflits.

En Irak et en Syrie, ce sont les femmes et les enfants qui ont subi et continuent de subir les pires exactions commises par Daech. En Afrique de l'Ouest, et notamment au Nigéria, Boko Haram torture, viole, retient prisonniers des centaines de femmes et d'enfants. En Libye, les migrants font l'objet de traitements inhumains et de violences de la part de groupes criminels et de milices qui ne voient en eux qu'une source de revenus. 

Monsieur le Pr√©sident, le second point que je souhaite souligner est l'obligation d'agir collectivement face √† ces actes qui ne sont pas seulement insupportables d'un point de vue moral, mais qui sont constitutifs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanit√©, voire de crimes de g√©nocide. Les auteurs devront rendre des comptes devant la justice. Ainsi, dans le cas de la Libye, la France salue l'action de la procureure de la Cour p√©nale internationale qui continue son enqu√™te sur les crimes pr√©sum√©s commis contre des migrants transitant par la Libye. Face √† de tels crimes, nous avons le devoir d'agir dans le sens de la protection : protection des civils, mais aussi protection du droit international et humanitaire et de nos principes. Nous devons aussi sans rel√Ęche travailler au r√®glement politique des conflits qui font fuir et souffrir les populations.

En sus de notre engagement déterminé dans l'action multilatérale sur ce sujet, la France est également fortement engagée au niveau national dans la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier celle des femmes et des enfants.

Nous disposons en France d'un arsenal juridique d√©velopp√© ainsi que d'un plan d'action national contre ce fl√©au. Nous encourageons tous les √Čtats √† se doter de dispositifs nationaux solides, dans le cadre fix√© par la convention des Nations unies contre la criminalit√© transnationale organis√©e et ses protocoles, dont celui consacr√© √† la lutte contre la traite des √™tres humains.

La France m√®ne de nombreuses actions de coop√©ration bilat√©rale et r√©gionale afin d'aider les √Čtats les plus vuln√©rables √† faire face √† ce fl√©au. Elle participe √©galement activement aux programmes de renforcement des capacit√©s de l'ONUDC, notamment en Afrique de l'Ouest, et contribue au fonds fiduciaire des Nations unies pour l'assistance aux victimes de la traite depuis sa cr√©ation en 2010.

Monsieur le Président,

Le troisi√®me √©l√©ment que je mettrai en exergue √† la suite des orateurs pr√©c√©dents est que le combat commun contre la traite des √™tres humains requiert un engagement continu de tous les √Čtats et une coop√©ration internationale accrue. Il exige des √Čtats une r√©ponse globale, fond√©e sur le respect des droits de l'Homme, et qui doit reposer sur trois grands objectifs : pr√©venir, prot√©ger et punir.

Le conseil de sécurité porte une responsabilité particulière dans la lutte contre ce fléau en situations de conflits. On ne peut aujourd'hui nier que le recours à la traite des êtres humains par des groupes armés ou terroristes en situations de conflit ou de post-conflit constitue une menace à la paix et la sécurité internationales.

Apr√®s la d√©claration pr√©sidentielle de d√©cembre 2015 et la r√©solution 2331 de l'an dernier, la r√©solution que nous venons d'adopter aujourd'hui constitue un nouveau pas en avant dans notre lutte commune contre la traite et l'exploitation des √™tres humains. Elle permettra notamment de renforcer l'action des √Čtats, avec l'appui des Nations unies, dans deux domaines principaux : d'abord, l'identification des victimes et des personnes vuln√©rables, avec une attention particuli√®re sur les femmes et les enfants ; et deuxi√®mement la capacit√© √† d√©manteler les r√©seaux, notamment criminels et terroristes, qui ont recours √† la traite.

Monsieur le Président,

Face à des crimes aussi effroyables, nous avons la responsabilité collective d'y mettre un terme et de poursuivre les responsables de tels actes. Soyez assurés du plein engagement de la France dans ce combat.

Je vous remercie./.

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15. Nomination - Brunei Darussalam (Paris, 21/11/2017)

Le Journal officiel du 21 novembre 2017 publie la nomination de M. Christian Ramage, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Brunei Darussalam, en remplacement de Mme Kim-Loan Forgeron./.

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