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Point de presse du 28 octobre 2014


Sommaire



Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :



1. Développement - Réunion du conseil national du Développement et de la Solidarité internationale

Mme Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, a présidé le 27 octobre la deuxième réunion du conseil national du Développement et de la Solidarité internationale. Cette enceinte rassemble associations, élus, collectivités territoriales, chercheurs, entreprises et syndicats.

La réunion a permis de faire le point sur la mise en oeuvre de la loi d'orientation et de programmation sur le développement et la solidarité internationale et de débattre des moyens de la politique de développement.

Les participants ont également évoqué la préparation de deux grandes échéances de 2015 : la conférence «Paris Climat 2015» et l'adoption des objectifs du développement durable.

Les échanges ont également porté sur la mobilisation de la société civile dans la réponse à l'épidémie d'Ebola.

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2. Politique commerciale - Transparence - Entretiens de M. Matthias Fekl avec le comité de suivi stratégique

M. Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l'étranger, aura plusieurs réunions de travail cette semaine avec le comité de suivi stratégique des sujets de politique commerciale.

Ce comité permet d'échanger sur les principaux enjeux actuels de politique commerciale : barrières non tarifaires, accès aux marchés publics et réciprocité, indications géographiques, préservation des préférences collectives, mécanismes de règlement des différends. À l'initiative de M. Fekl, il sera désormais composé de deux collèges, afin de répondre au mieux à l'exigence démocratique de transparence des négociations commerciales : le premier regroupe la société civile, des organisations non gouvernementales, des syndicats et des fédérations professionnelles, et le second rassemble des parlementaires.

M. Fekl rendra compte régulièrement devant la représentation nationale de l'état des négociations commerciales. Il sera auditionné aujourd'hui par la commission des Affaires étrangères et des Affaires européennes de l'Assemblée nationale.

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3. République démocratique du Congo - Inondations

C'est avec une vive émotion que nous avons appris le bilan tragique des inondations qui ont frappé la région de Kalehe, dans l'est de la République démocratique du Congo.

La France exprime ses condoléances aux proches des victimes.

Dans ces circonstances douloureuses, nous assurons les autorités et le peuple congolais de notre solidarité.

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4. Actualité du réseau culturel – Festival «Feuilles d'automne» au Japon

La septième édition du festival littéraire et de bande dessinée «Feuilles d'automne», organisé par l'Institut français du Japon, aura lieu du 31 octobre au 29 novembre sur l'ensemble du territoire japonais.

Ce mois de rencontres littéraires et artistiques sera en particulier marqué par la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale, avec un cycle de films sur le thème de la mémoire et un grand débat «Dire la guerre, l'artiste et l'écrivain» en présence de l'écrivain Jean Rouaud et d'historiens et artistes français et japonais.

La fiction contemporaine française sera illustrée par la présence des écrivains Patrick Lapeyre et Marie Darrieussecq, qui interviendra sur l'oeuvre de Marguerite Duras, à l'occasion du centenaire de sa naissance.

Le festival «Feuilles d'automne» présentera également les dernières nouveautés de la bande dessinée française, autour de Romain Hugault, dessinateur de «Pilote à l'Edelweiss», et de Pénélope Bagieu, illustratrice de «Joséphine», traduit cette année en japonais. Ces artistes rencontreront leurs homologues japonais à l'occasion du «Kaigai Manga Festa», qui se déroulera à Tokyo le 23 novembre.

Pour plus d'informations:

http://www.institutfrancais.jp/wp-content/uploads/2013/01/FA2014.compressed.pdf

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5. Burkina Faso

Q - Il y a eu des échauffourées aujourd'hui. Le président Compaoré devrait-il renoncer à la révision constitutionnelle ? La lettre du président Hollande allait-elle dans ce sens ?

R - Nous sommes attachés au respect des principes définis par l'Union africaine sur les changements constitutionnels visant à permettre aux dirigeants de se maintenir au pouvoir. L'article 23 de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance précise en effet que «tout amendement ou toute révision des constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l'alternance démocratique» constitue un «changement anticonstitutionnel de gouvernement».

La France rappelle, dans le contexte actuel au Burkina Faso, son attachement à cette charte. Le président de la République a eu l'occasion de l'écrire au président Compaoré le 7 octobre dans un courrier qui a abordé notamment cette question.

Q - Quelle sera la position de la France jeudi si l'Assemblée nationale du Burkina Faso se prononce en faveur d'un référendum, sur ce point comme le lui demande le gouvernement ?

R - Nous avons un dialogue avec les autorités burkinabées sur ce sujet. Le Burkina Faso est un partenaire très important pour nous. Il est très mobilisé pour la stabilité de la région et la résolution des crises. Il est donc primordial qu'il envisage son propre avenir de manière consensuelle et apaisée et qu'il y ait un dialogue entre tous les acteurs politiques pour qu'émerge un consensus sur d'éventuelles modifications de la constitution. Le respect par tous les États des textes dont ils se sont dotés, notamment en matière de démocratie et de bonne gouvernance, est important pour la crédibilité de l'Union africaine, avec laquelle nous sommes en contact. C'est un principe que nous défendons sur l'ensemble du continent africain.

Q - Et si jeudi ce vote a lieu, y aura-t-il des conséquences ?

R – Nous soutenons l'Union africaine, qui est la gardienne des textes qui sont adoptés sous son égide.

Q - Combien y a-t-il de ressortissants français ?

R - Il y a 3.500 à 3.600 ressortissants français au Burkina Faso, dont 40% de doubles nationaux.

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6. Ebola

Q - Quel est le montant de l'aide française débloquée ? La France n'a-t-elle dépensé que 6 millions d'euros d'aide bilatérale pour l'installation d'un premier centre de traitement en Guinée, comme on le lit dans la presse, le reste étant versé sous forme d'aide multilatérale dans le cadre de l'Union européenne et d'autres institutions ?

R - Le président de la République a annoncé que l'ensemble des financements mobilisés pour lutter contre l'épidémie d'Ebola s'élevait à 100 millions d'euros. Cela inclut l'aide bilatérale et multilatérale. L'aide que nous apportons est mise en place aussi vite que possible. J'ai indiqué hier que 30 formateurs français étaient arrivés en Guinée le 26 octobre pour contribuer à former 200 personnels des unités de la protection civile guinéenne.

Le président de la République reçoit aujourd'hui le professeur Jean-François Delfraissy, coordonnateur interministériel de la lutte contre Ebola. Ce sera l'occasion de refaire un point de situation. La France tiendra tous ses engagements.

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7. Liban

Q - Avez-vous un commentaire sur la bataille qui a eu lieu à Tripoli entre l'armée libanaise et Daech qui a fait 12 morts ?

R - Le ministre est à Berlin, où il participe notamment à une réunion du groupe international de soutien au Liban. Il aura vraisemblablement l'occasion de s'exprimer sur ce sujet.

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8. Syrie

Q - La France soutient les forces syriennes combattantes sur le terrain. Pensez-vous que ce soit suffisant pour venir à bout de Daech ? Un compromis ne serait-il pas envisageable avec le régime syrien ?

R - Daech est largement une création du régime de Bachar Al-Assad, qui a contribué à structurer cette organisation, à la renforcer et à lui permettre de mener à bien ses actions criminelles à la fois en Syrie et en Irak. Le régime syrien ne peut donc pas être un partenaire pour lutter contre Daech.

Pour offrir à la Syrie une alternative entre le régime oppresseur de Bachar Al-Assad et la barbarie de Daech, qui ne représentent aucun avenir, la France, avec d'autres partenaires de la communauté internationale, apporte son soutien à la coalition modérée syrienne.

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9. Israël - Territoires palestiniens

Q - Le Premier ministre israélien a dit hier qu'il allait accélérer le projet des mille logements en Cisjordanie. Avez-vous une réaction ? La France avait parlé de conséquences si Israël continuait avec ce programme. Où en est-on au niveau de l'Union européenne ?

R - Notre position est constante. Le ministre a eu l'occasion le 2 octobre de s'exprimer très clairement sur un projet de nouvelle colonie en Israël, à Jérusalem-Est. Je vous y renvoie donc. Pour ce qui est des discussions au sein de l'Union européenne, elles se poursuivent. Aujourd'hui, la priorité, c'est la reprise du processus de paix. C'est autour de cet objectif que nous devons nous mobiliser. Seule une solution négociée permettra de mettre un terme au conflit./.

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