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Déclarations officielles de politique étrangère du 16 mai 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Syrie/Nations unies/Reprise des n√©gociations inter-syriennes √† Gen√®ve - Nations unies/Journ√©e mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie - C√īte d'Ivoire/Situation s√©curitaire - Mexique/Libert√© de la presse/Assassinat du journaliste Javier Valdez - Maroc/Culture/Inauguration de l'exposition ¬ęFace √† Picasso¬Ľ - Syrie (Paris, 16/05/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu à la question suivante :

1 - Syrie / Nations unies - Reprise des négociations inter-syriennes à Genève (16 mai 2017)

La France salue la reprise des négociations inter-syriennes qui a lieu aujourd'hui à Genève sous l'égide des Nations unies et de l'envoyé spécial du secrétaire général, M. Staffan de Mistura, à qui elle réitère son plein soutien.

La feuille de route des négociations, agréée collectivement par la communauté internationale en vue d'une véritable transition politique, est claire : le communiqué de Genève et la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies.

Seule une solution politique permettra une paix durable en Syrie ; nous incitons donc les deux parties à poursuivre le dialogue de manière constructive. Le régime syrien en particulier doit faire la preuve de son engagement à négocier de bonne foi.

La France, toutefois, reste vivement préoccupée par les violations répétées de la cessation des hostilités de la part du régime, ainsi que par les obstacles qui continuent d'être posés à l'accès humanitaire complet, inconditionnel et sans entrave dans le pays.

Nous appelons les garants de la cessation des hostilités, la Russie et l'Iran en premier lieu, à exercer les pressions nécessaires sur le régime pour que soit mis un terme aux souffrances de la population.

2 - Nations unies - Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (17 mai 2017)

À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, la France rappelle son soutien à la défense des droits des personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI). Partout dans le monde, les personnes LGBTI sont encore victimes de violences, discriminations et violations de leurs droits fondamentaux. Dans plus de 70 pays, les relations homosexuelles sont considérées comme des délits ou des crimes, passibles de peines de prison, voire de la peine de mort.

La France demeure particulièrement préoccupée par les atteintes graves aux droits des personnes LGBTI, notamment les répressions et les cas de torture à leur encontre en Tchétchénie, révélées ces dernières semaines. Le 12 avril dernier la France a publiquement appelé la Fédération de Russie à condamner les réactions des autorités tchétchènes qui, en niant l'existence même de l'homosexualité ou en laissant entendre que les personnes concernées pourraient être tuées par leurs familles, encouragent un climat d'impunité, et à ce que toute la lumière soit faite sur ces violations graves des droits de l'Homme, garantis par plusieurs instruments internationaux auxquels la Russie a librement souscrit. Elle reste mobilisée pour que ces violations des droits de l'Homme cessent.

Les principes fondamentaux d'égalité en droits et en dignité doivent être respectés pour tous les individus, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Ce combat est une priorité de notre diplomatie. La France soutient, dans le cadre de ses relations bilatérales et dans les enceintes internationales, l'objectif d'une dépénalisation universelle de l'homosexualité. Elle apporte aussi un appui direct aux acteurs de terrain et défenseurs des droits des personnes LGBTI.

Comme chaque année, notre réseau diplomatique organisera ou s'associera à des manifestations communes dédiées à cette journée, et notamment à l'initiative en faveur des jeunes organisée par les Nations unies à New York (hashtag #LGBTYouth).

3 - C√īte d'Ivoire - Situation s√©curitaire (16 mai 2017)

Comme la communaut√© √©conomique des √Čtats de l'Afrique de l'ouest et l'Union africaine, la France exprime sa pr√©occupation face √† la situation s√©curitaire en C√īte d'Ivoire et √† l'utilisation de la violence par une partie de l'arm√©e pour appuyer ses revendications.

La France appelle au dialogue et √† la solidarit√© nationale pour trouver une solution durable et pacifique √† cette question dans le cadre d'une r√©forme du secteur de la s√©curit√©. Elle pr√īne un d√©bat sans violence et respectueux de la s√©curit√© des populations et de l'√Čtat de droit. Les progr√®s √©conomiques et sociaux enregistr√©s par le pays depuis plusieurs ann√©es doivent √™tre pr√©serv√©s.

4 - Mexique - Liberté de la presse - Assassinat du journaliste Javier Valdez (15 mai 2017)

La France condamne fermement l'assassinat du journaliste Javier Valdez, fondateur du site d'informations RioDoce, collaborateur du quotidien national La Jornada et de l'AFP, survenu le 15 mai 2017 dans l'√Čtat de Sinaloa. M. Valdez est le cinqui√®me journaliste assassin√© au Mexique depuis le d√©but de l'ann√©e.

Nous présentons nos condoléances aux proches de M. Valdez et saluons le courage des journalistes qui risquent leur vie pour témoigner et informer.

La France appelle les autorités mexicaines à tout mettre en oeuvre pour que les auteurs de ce crime odieux ne restent pas impunis.

Nous réitérons notre attachement à la liberté de la presse ainsi qu'à la protection des journalistes partout dans le monde.

5 - Maroc / Culture - Inauguration de l'exposition ¬ęFace √† Picasso¬Ľ (17 mai - 31 juillet 2017)

La ville de Rabat accueille √† partir de ce 17 mai une exposition-√©v√©nement, propos√©e par la France, ¬ęFace √† Picasso¬Ľ, qui permet de d√©couvrir une centaine d'oeuvres issues des collections du Mus√©e Picasso-Paris.

Il s'agit de la plus grande op√©ration jamais consacr√©e au grand ma√ģtre de l'art moderne en Afrique. Port√©e par la Fondation nationale des mus√©es du Maroc, avec le soutien de l'Institut fran√ßais dans ce pays, l'exposition est un des temps forts de la saison culturelle de la France √† l'√©tranger en 2017.

6 - Syrie

Q - Le D√©partement d'√Čtat a accus√© le r√©gime syrien d'avoir recours √† un cr√©matorium √† Sednaya, dans le but de d√©truire les corps de milliers de prisonniers assassin√©s ces derni√®res ann√©es. Quelle est la r√©action de la France √† ces accusations ?

R - La France prend connaissance avec inqui√©tude et horreur des informations am√©ricaines selon lesquelles le r√©gime syrien aurait install√© des cr√©matoriums √† Sednaya afin de faire dispara√ģtre les corps des prisonniers. Cette accusation est d'une extr√™me gravit√©. Le r√©gime syrien a un lourd passif de terreur derri√®re lui. Les crimes qu'il a commis de fa√ßon syst√©matique et √† grande √©chelle sont document√©s depuis le d√©but du conflit par la commission d'enqu√™te internationale, le dossier ¬ęC√©sar¬Ľ et les organisations de la soci√©t√© civile, notamment par Amnesty International qui a consacr√© un rapport √† ce sujet. La France note que c'est de cette m√™me prison de Sednaya que le r√©gime a sciemment lib√©r√© en 2011 ceux qui sont venus alimenter les groupes terroristes.

La France demande qu'une enquête internationale soit diligentée dans les meilleurs délais sur Sednaya. Elle appelle les soutiens du régime, en particulier la Russie, à utiliser ses leviers sur Damas pour que soit enfin autorisé l'accès de la commission d'enquête internationale et que soit permis au comité international de la Croix-Rouge d'exercer son mandat de visiter les prisonniers de guerre et les internés civils en lui donnant accès aux prisons dans les plus brefs délais.

La France continuera de se mobiliser pour que justice soit faite et pour que les responsables de ces crimes ne restent pas impunis./.

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2. Nations unies - Violences sexuelles dans les conflits - Intervention du repr√©sentant permanent de la France aupr√®s des Nations unies - Conseil de s√©curit√© (New York, 15/05/2017)

Monsieur le Président,

Je souhaite tout d'abord remercier l'Uruguay pour l'organisation de ce d√©bat au conseil de s√©curit√© : ce sujet est d'une importance essentielle, pour les pays en conflit bien s√Ľr, mais aussi pour nous tous. Je souhaite remercier √©galement Mme¬†Amina Mohammed, vice-secr√©taire g√©n√©rale, et M. Adama Dieng, secr√©taire g√©n√©ral adjoint, pour leurs interventions et leur engagement exemplaire. Enfin, les remerciements particuliers que j'adresse √† Mme Mina Jaf me permettent de souligner l'importance de la pr√©sence et des interventions de repr√©sentants de la soci√©t√© civile devant le conseil de s√©curit√©, en particulier dans le cadre de l'agenda Femmes, paix et s√©curit√©. La voix de ces acteurs de terrain est en effet irrempla√ßable.

Ce d√©bat m'offre l'occasion d'adresser les chaleureux remerciements de la France √† Mme¬†Zainab Bangura, qui a rempli les fonctions de repr√©sentante sp√©ciale du secr√©taire g√©n√©ral pour les violences sexuelles en conflits avec √©nergie, passion et d√©termination au cours des derni√®res ann√©es. Et de saluer la nomination √† ce poste de Mme Pramila Patten, sur qui nous comptons pour porter ce mandat essentiel. Le mandat de la repr√©sentante sp√©ciale rejoint l'une des priorit√©s de l'action diplomatique de la France. Nous souhaitons r√©affirmer notre soutien au bureau de la repr√©sentante sp√©ciale, en particulier √† son √©quipe d'experts sur l'√Čtat de droit et la violence sexuelle dans les conflits. Le travail de cette √©quipe en faveur du renforcement des capacit√©s nationales de lutte contre les violences sexuelles est indispensable, tant en mati√®re de pr√©vention que de lutte contre l'impunit√© et d'accompagnement des victimes.

Monsieur le Président,

Depuis l'adoption fondatrice de la résolution 1325, ce conseil a placé au centre de ses préoccupations la place des femmes dans les processus de gestion et de sortie de crise, avec le plein et entier soutien de la France. Au-delà de l'agenda Femmes, paix et sécurité, la question des violences sexuelles dans les conflits occupe une place croissante dans nos travaux. À l'initiative de l'Espagne, nous avons ainsi adopté en décembre dernier la résolution 2331 qui, en prenant pleinement en compte le lien entre traite des êtres humains, violences sexuelles et terrorisme, constitue un grand pas en avant pour ce conseil.

Malgr√© nos efforts, dans de nombreux th√©√Ętres de conflit, les femmes demeurent les principales victimes de violences sexuelles √† grande √©chelle, qui rev√™tent souvent un caract√®re syst√©matique.

Les actions commises par Daech ou Boko Haram illustrent les formes les plus extr√™mes de ces violences qui visent plus particuli√®rement les femmes et les enfants. Pour ces groupes terroristes, les violences sexuelles sont utilis√©es comme arme de guerre, mais aussi comme source de financement et comme moyen de recrutement. En Syrie, les viols, les mariages forc√©s, l'esclavage sexuel et la prostitution menacent en particulier les femmes et les adolescentes, tout particuli√®rement dans les r√©gions contr√īl√©es par Daech. En Irak, Daech a mis en place un march√© o√Ļ des femmes et des filles issues de minorit√©s, y√©zidies ou chr√©tiennes notamment, sont vendues pour servir d'esclaves sexuelles.

Les enlèvements de grande ampleur de jeunes filles et de femmes commis par Boko Haram en Afrique de l'Ouest, en particulier au Nigéria, s'accompagnent de la pratique systématique de violences sexuelles, dont la plus courante est le viol. L'enlèvement des lycéennes de Chibok au printemps 2014, dont 82 ont été libérées il y a une semaine, a révélé au grand jour une pratique courante que ce groupe terroriste, comme d'autres, utilise à des fins d'intimidation, de propagande, et de recrutement, mais aussi comme point d'application privilégié de son idéologie.

Boko Haram, Daech, et d'autres groupes comme les Shabab somaliens ont intégré ces pratiques dans leur doctrine et leur stratégie. Ces actes qui, sur le plan moral, révoltent la conscience humaine, peuvent être constitutifs, sur le plan juridique, de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, voire de crimes de génocide. Les membres des groupes terroristes qui organisent et commettent de tels actes devront en répondre le moment venu : nous ne pouvons accepter que ces crimes demeurent impunis.

Au-delà même des groupes terroristes, les violences sexuelles sont utilisées à grande échelle comme une arme de guerre par des forces ou des groupes armés : je pense notamment au Soudan du Sud et à l'Est de la République démocratique du Congo, mais aussi au nord-ouest de la République centrafricaine. Loin d'être des cas individuels, ou le fait de soldats perdus, les violences sexuelles sont, dans de nombreuses régions, utilisées comme un moyen de terroriser les populations, ou comme un instrument de punitions collectives à l'encontre de groupes ethniques ou religieux. Elles visent en premier lieu les femmes, mais également les enfants et les hommes.

Monsieur le Président,

Face à ces actes odieux, l'indignation ne suffit pas : il faut agir. La communauté internationale n'est pas condamnée à l'impuissance, et les autorités nationales - auxquelles revient la responsabilité première de mettre un terme aux violences sexuelles - peuvent et doivent faire la différence.

Je salue ainsi l'action r√©solue du gouvernement ivoirien, qui a permis √† la C√īte d'Ivoire d'√™tre retir√©e de la liste annex√©e au rapport du Secr√©taire g√©n√©ral sur les violences sexuelles en conflits. Ce premier ¬ęd√©-listage¬Ľ doit ouvrir la voie √† d'autres : je sais que les √©quipes de la repr√©sentante sp√©ciale continuent leur travail en ce sens. Les poursuites d'auteurs ou de responsables de violences sexuelles par les juridictions nationales des pays concern√©s - comme c'est le cas en Guin√©e - sont √©galement des signaux encourageants, ainsi que la mobilisation accrue des juridictions p√©nales internationales, avec notamment la premi√®re d√©cision de la CPI le 21 juin dernier reconnaissant l'utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre dans une affaire concernant la RCA (pour des faits commis en 2002 et 2003).

Mais ces succès dans la lutte contre les violences sexuelles en conflits demeurent des cas trop isolés. Nous devons renforcer nos efforts et agir de manière plus systématique, en nous mobilisant autour de plusieurs priorités concrètes :

Premi√®re priorit√©, la lutte contre l'impunit√© : tout doit √™tre fait pour que les auteurs et les responsables de violences sexuelles soient poursuivis par les juridictions nationales comp√©tentes, et √† d√©faut par les juridictions p√©nales internationales. Dans cette perspective, lorsque des poursuites sont impossibles √† court terme, nous devons veiller √† la mise en place de m√©canismes permettant de documenter ces crimes. En Syrie, la Commission d'enqu√™te internationale et le M√©canisme international ind√©pendant et impartial peuvent jouer ce r√īle indispensable - ce dernier m√©canisme ayant √©galement pour objet de faciliter les enqu√™tes et les poursuites √† l'encontre des personnes pr√©sum√©es responsables des crimes.

Dans le même esprit, comme le souligne la résolution 2331, les régimes de sanctions concernés pourraient mieux cibler les individus et groupes responsables de violences sexuelles, notamment lorsque celles-ci sont utilisées par des groupes terroristes comme source de financement ou comme moyen de recrutement.

D'autres initiatives méritent d'être saluées : je citerai à titre d'exemple le partenariat entre ONU-Femmes et l'organisation Justice Rapid Response, qui vise à former des experts des violences sexuelles et à constituer un vivier de personnels immédiatement déployables sur le terrain dans le cadre de mécanismes d'enquêtes.

Deuxième priorité, la prévention : le risque de violences sexuelles doit être pleinement intégré dans les mécanismes de prévention des crises. Ces violences constituent souvent un signe de dégradation de la situation politique et sécuritaire dans une zone ou un pays donnés. Elles appellent à ce titre une réaction rapide, ce qui suppose que nous disposions des capteurs appropriés, notamment au sein des opérations de maintien de la paix.

Troisième priorité, le soutien aux autorités nationales, en matière de prévention, de lutte contre les violences sexuelles, de poursuites judiciaires des auteurs, d'accompagnement médical et social des victimes : le renforcement des capacités des pays concernés passe par la poursuite de nos actions de coopération bilatérale, et par un soutien accru à l'action de la représentante spéciale du secrétaire général.

La prise en compte de cette dimension dans le cadre des opérations de maintien de la paix doit également y contribuer. Nous devons y être attentifs au moment des renouvellements de mandats, mais aussi en nous assurant que les postes de conseillers en matière de genre et de violences sexuelles sont financés et pourvus.

J'ajoute que l'appui aux autorités nationales doit s'accompagner d'un soutien accru à ceux qui, au sein de la société civile, oeuvrent pour lutter contre les violences sexuelles et accompagner les victimes. L'assassinat le mois dernier dans le Sud-Kivu du Dr Gildo Byamungu Magaju nous le rappelle tragiquement. Dans ces circonstances nous restons très attentifs à ce que la MONUSCO continue à assurer effectivement la sécurité du Dr. Denis Mukwege.

Quatrième priorité, l'exemplarité dans le cadre des opérations de maintien de la paix ou des opérations nationales sous mandat du conseil de sécurité : la France, dont c'est la politique intangible, appuie sans réserve la politique de tolérance-zéro du secrétaire général en matière d'exploitation et d'abus sexuels. Nous saluons l'ambition renouvelée du secrétaire général sur ce sujet, dont témoignent ses propositions sur le renforcement de la réponse des Nations unies, formulées dans son rapport de mars dernier.

À titre national, nous avons mis en place une politique active de prévention, notamment à travers la formation des personnels déployés et des mécanismes d'enquête efficaces. Les juridictions nationales compétentes sont systématiquement et immédiatement saisies en cas d'allégations. Nous soutenons par ailleurs activement l'action de la Cour pénale internationale.

Enfin cinqui√®me priorit√©, la volont√© d'inscrire la lutte contre les violences sexuelles dans une approche globale des questions d'√©galit√© entre les femmes et les hommes lors des conflits : on ne peut pas isoler les violences sexuelles de la situation des femmes dans les soci√©t√©s concern√©es et de leur pr√©sence dans les processus de gestion de crise. Il nous revient donc d'inscrire nos actions de pr√©vention et de lutte contre les violences sexuelles dans le cadre plus large fix√© par l'agenda Femmes, paix et s√©curit√© du conseil de s√©curit√©. Cela passe par le renforcement du r√īle des femmes dans les m√©canismes de pr√©vention et de maintien de la paix, ainsi que dans les processus politiques de m√©diation et de sortie de crise.

Monsieur le Président,

Face à l'utilisation des violences sexuelles comme tactique de guerre et de terrorisme, la communauté internationale doit faire preuve d'une détermination absolue. Soyez assuré de celle de la France.

Je vous remercie./.

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3. Union europ√©enne - Journ√©e internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie - D√©claration de la Haute repr√©sentante, au nom de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 16/05/2017)

Aujourd'hui, avec des millions de personnes à travers le monde, l'UE célèbre la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. Cette journée constitue une bonne occasion de rappeler aux gouvernements leur obligation de promouvoir l'universalité des droits de l'Homme et de faire en sorte que tout un chacun, quelle que soit son identité de genre ou son orientation sexuelle, puisse jouir de ces droits sans discrimination.

Au cours des dernières années, des progrès remarquables ont été accomplis de par le monde afin que, de plus en plus, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) puissent jouir de l'intégralité des droits de l'Homme. Plusieurs pays ont dépénalisé l'homosexualité et d'autres ont adopté de nouvelles lois visant à protéger les personnes en fonction de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. Aucune de ces évolutions n'aurait pu voir le jour sans le dévouement de militants courageux qui oeuvrent à faire avancer l'égalité des droits pour les personnes LGBTI.

Des obstacles considérables subsistent en de nombreux lieux à travers le monde. Les discriminations et les violences à l'encontre des personnes LGBTI sont encore très répandues. Avoir des relations homosexuelles est considéré comme un délit ou un crime dans plus de 70 pays; c'est même passible de la peine de mort dans certains d'entre eux. L'UE condamne dans les termes les plus fermes possibles toute discrimination et toute violence à l'encontre des personnes LGBTI.

Dans le monde entier, l'UE finance des projets visant à améliorer la visibilité et l'acceptation des organisations LGBTI, à favoriser leur dialogue avec les autorités pour modifier la législation, à lutter contre l'homophobie et à protéger les personnes LGBTI contre les actes de violence. Un soutien est également accordé en matière de formation, d'information et d'aide juridique aux personnes LGBTI et aux organisations de la société civile actives dans ce domaine.

En juin 2016, le conseil a adopté, pour la première fois, des conclusions sur l'égalité de traitement à l'égard des personnes LGBTI, en réponse à la liste de la commission énonçant des mesures sur cette question. L'UE continuera à travailler avec l'ensemble des partenaires pour faire avancer le respect des droits de l'Homme à l'égard de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre./.

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4. Union europ√©enne - Populations autochtones - Conseil affaires √©trang√®res - Conclusions - Communiqu√© de presse du conseil de l'Union europ√©enne (Bruxelles, 15/05/2017)

1. L'Union europ√©enne est fond√©e sur les valeurs de respect de la dignit√© humaine, de libert√©, de d√©mocratie, d'√©galit√©, de l'√Čtat de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme, y compris des droits des personnes appartenant √† des minorit√©s. En outre, l'interdiction de toute discrimination pour quelque motif que ce soit et le respect de la diversit√© culturelle, religieuse et linguistique sont des principes fondamentaux au titre de la Charte des droits fondamentaux de l'Union europ√©enne. L'UE est d√©termin√©e √† promouvoir le respect des droits de l'Homme pour tous, partout dans le monde. Le conseil rappelle ses conclusions sur les populations autochtones de novembre 2002 (2463e session du CAGRE), dans lesquelles il a expos√© un large √©ventail de politiques ext√©rieures √† cet √©gard.

2. Le conseil rappelle le soutien apport√© par l'UE √† l'adoption de la d√©claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones lors de l'assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies en 2007 ainsi que ses contributions et son soutien au document final de la conf√©rence mondiale sur les peuples autochtones qui s'est tenue en 2014 sous la forme d'une r√©union pl√©ni√®re de haut niveau de l'assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies. Il invite la Haute repr√©sentante, la Commission et les √Čtats membres de l'UE √† faire preuve d'initiative aux niveaux national et r√©gional ainsi qu'aux Nations unies lors de la comm√©moration, en 2017, du 10e anniversaire de la d√©claration sur les droits des peuples autochtones.

3. Le document de travail conjoint sur la mise en oeuvre de la politique extérieure de l'UE concernant les populations autochtones (SWD (2016) 340 final), qui émane de la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de la Commission européenne, a été publié le 17 octobre 2016. Il vise à répondre aux engagements pris dans le plan d'action de l'UE en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie (2015-2019) de poursuivre l'élaboration d'une politique de l'UE en conformité avec la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et le document final de la conférence mondiale de 2014 sur les peuples autochtones.

Les présentes conclusions du conseil réaffirment ces engagements pris dans le cadre de l'action extérieure.

4. √Ä travers ses politiques en mati√®re de droits de l'Homme, sa politique de d√©veloppement et ses instruments financiers, l'Union a contribu√© √† la promotion et √† la reconnaissance internationales des droits des populations autochtones √©nonc√©s dans la d√©claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. √Ä cet √©gard, l'UE reconna√ģt les importantes contributions des m√©canismes des Nations unies travaillant sur les questions concernant les populations autochtones et r√©affirme son soutien en leur faveur.

5. Le conseil note, comme l'indique le document de travail conjoint, qu'il est possible dans le cadre politique de l'UE existant de renforcer l'influence de l'UE, de rendre l'action de l'UE plus efficace et de faire en sorte qu'elle soit appliquée de manière plus uniforme dans les relations de l'UE avec ses pays partenaires et dans le cadre de la coopération multilatérale. À cet égard, le conseil souligne qu'il importe d'accorder la priorité :

¬ē √† la discrimination et aux in√©galit√©s fond√©es sur l'origine ou l'identit√© autochtones pour assurer les droits √©conomiques, sociaux et culturels ainsi que les droits civils et politiques, et

¬ē aux actions entreprises pour faire face aux menaces et lutter contre la violence √† l'√©gard des populations et des personnes autochtones ainsi qu'√† l'√©gard des d√©fenseurs de droits de l'Homme engag√©s dans la protection de l'environnement, de la biodiversit√© et du climat dans le contexte de la conservation des terres et des ressources naturelles.

Le conseil est conscient du fait que les situations varient à travers le monde et qu'en raison de l'importance des particularités nationales et régionales et de la diversité des contextes historiques et culturels, il est nécessaire d'adopter des approches flexibles.

6. À cet égard, le conseil souhaite en particulier noter que l'approche de l'UE en matière de développement fondée sur les droits, qui englobe tous les droits de l'Homme, devrait être le principal instrument de l'action extérieure pour intégrer le soutien aux populations autochtones dans la mise en oeuvre par l'UE du programme de développement durable à l'horizon 2030. Une attention particulière devrait être accordée aux femmes, aux enfants, aux jeunes et aux handicapés ainsi qu'aux personnes confrontées à des situations de déplacement forcé ou de conflit violent/armé. Il convient également de tenir compte de leur contribution dans le contexte de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix.

7. Le conseil rappelle ses conclusions sur les entreprises et les droits de l'Homme (10254/16) de juin 2016, y compris ses engagements en faveur des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'Homme et note leur pertinence dans ce contexte.

8. Le conseil souligne qu'il est essentiel de renforcer encore les possibilit√©s de dialogue et de consultation avec les populations autochtones √† tous les niveaux de coop√©ration de l'UE, y compris dans les programmes et projets financ√©s par l'UE au titre de toutes les modalit√©s de l'aide, afin de garantir de mani√®re pertinente et syst√©matique la pleine participation et le consentement pr√©alable, libre et √©clair√© de ces populations ainsi que d'inspirer et d'appuyer la politique ext√©rieure de l'UE et sa mise en oeuvre dans le monde entier. Il importe d'intensifier le dialogue pour faire en sorte que les engagements de l'UE en faveur de la d√©claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ainsi que le document final de la conf√©rence mondiale de 2014 sur les peuples autochtones soient √©galement pris en compte pour le d√©veloppement des engagements pris par l'UE et leur mise en oeuvre par exemple dans le cadre du nouveau consensus europ√©en pour le d√©veloppement et d'un partenariat renouvel√© avec les pays d'Afrique, des Cara√Įbes et du Pacifique./.

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