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Déclarations officielles de politique étrangère du 07 mars 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Inde/Rencontre de M. Jean-Marc Ayrault avec M. Mobashar Jawed Akbar - Gastronomie/Pr√©sentation par M. Jean-Marc Ayrault de l'op√©ration ¬ęGo√Ľt de/Good France¬Ľ - Union europ√©enne/Participation de M. Harlem D√©sir au conseil affaires g√©n√©rales - Fran√ßais de l'√©tranger/Remise des troph√©es des Fran√ßais de l'√©tranger - Niger/Attaque terroriste contre les forces de s√©curit√© et de d√©fense (Paris, 07/03/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations suivantes :

1 - Inde - Rencontre de M. Jean-Marc Ayrault avec M. Mobashar Jawed Akbar (Paris, 7 mars 2017)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires √©trang√®res et du d√©veloppement international, re√ßoit aujourd'hui M. Mobashar Jawed Akbar, secr√©taire d'√Čtat indien aux affaires √©trang√®res.

Deux mois après la visite de M. Jean-Marc Ayrault en Inde, cette rencontre permettra de faire le point sur la relation bilatérale, de poursuivre les discussions sur nos coopérations stratégiques et d'évoquer les principaux dossiers de l'actualité internationale.

2 - Gastronomie - Pr√©sentation par M. Jean-Marc Ayrault de l'op√©ration ¬ęGo√Ľt de/Good France¬Ľ (Paris, 7 mars 2017)

Go√Ľt de/Good France est la c√©l√©bration de la vitalit√© de la cuisine fran√ßaise, un trait d'union entre les cuisiniers du monde entier. Un √©v√©nement qui fait dialoguer des cultures diff√©rentes en leur apportant un langage commun : celui de la cuisine.

Apr√®s le succ√®s de l'√©dition 2016 qui a vu la participation de 1750 chefs dans 150 pays, l'√©dition 2017 de Go√Ľt de/Good France sera lanc√©e par M. Jean-Marc Ayrault et le chef Alain Ducasse le 7 mars 2011 au Quai d'Orsay.

Pour cette troisi√®me √©dition, l'op√©ration Go√Ľt de/Good France sera plac√©e sous le signe de la formation aux m√©tiers de la restauration, de l'h√ītellerie et du tourisme en associant √©coles et √©tudiants du monde entier. 71 √©coles de cuisine dans le monde entier seront associ√©es √† l'√©v√©nement pour pr√©parer des repas √† la Fran√ßaise le 21 mars 2017.

Sur les cinq continents, plus de 2000 restaurants, 71 écoles de cuisine, 150 ambassades de France, se mobiliseront le 21 mars 2017 pour proposer des repas associant tous les styles de restauration, de la haute cuisine au bistrot de qualité.

Ainsi, le 21 mars, dans le monde entier, pour plus de 250.000 convives, 2000 chefs proposeront un menu valorisant la gastronomie française.

Chaque menu sera le t√©moin d'une cuisine utilisant moins de gras, de sucre et de sel, pr√©cautionneuse du ¬ębien manger¬Ľ et de l'environnement. Le prix propos√© est √† la discr√©tion du restaurant et chaque √©tablissement s'engage √† reverser 5% des ventes √† une ONG locale oeuvrant au respect de la sant√© et de l'environnement.

3 - Union européenne - Participation de M. Harlem Désir au conseil affaires générales (Bruxelles, 7 mars 2017)

M. Harlem D√©sir, secr√©taire d'√Čtat charg√© des affaires europ√©ennes, participe aujourd'hui au conseil affaires g√©n√©rales √† Bruxelles.

Les ministres prépareront le conseil européen des 9 et 10 mars qui portera sur les points suivants : promotion de l'emploi, de la croissance et de la compétitivité européenne ; poursuite et approfondissement de l'Europe de la défense ; mise en oeuvre de la réponse à la crise migratoire, notamment dans son volet externe. M. Harlem Désir mettra en particulier en avant l'importance d'une action résolue de l'Union européenne en matière sociale et d'une approche ambitieuse s'agissant du financement de l'Europe de la défense.

Les ministres adopteront également deux textes d'une grande importance pour renforcer la protection des Européens :

- d'une part la directive relative à la lutte contre le terrorisme, qui permettra d'incriminer les voyages en lien avec les activités terroristes, leur organisation et leur financement mais également le recrutement, l'incitation publique et l'apologie du terrorisme ;

- d'autre part la modification du ¬ęcode fronti√®res Schengen¬Ľ, afin de mettre en place des contr√īles syst√©matiques aux fronti√®res ext√©rieures de l'Union europ√©enne.

4 - Français de l'étranger - Remise des trophées des Français de l'étranger (Paris, 7 mars 2017)

M. Matthias Fekl, secr√©taire d'√Čtat charg√© du commerce ext√©rieur, de la promotion du tourisme et des Fran√ßais de l'√©tranger, ouvrira ce soir la cinqui√®me c√©r√©monie de remise des troph√©es des Fran√ßais de l'√©tranger.

Sept lauréats seront mis à l'honneur afin de récompenser des parcours exceptionnels dans les catégories suivantes : culture et art de vivre ; éducation ; entrepreneur ; jeune espoir (moins de 30 ans) ; social et humanitaire ; prix du public ; anciens élèves des lycées français de l'étranger (catégorie ouverte à toutes les nationalités).

Ce concours, organis√© par lepetitjournal.com, vise √† mettre en valeur des parcours et des engagements internationaux r√©ussis qui font rayonner la France dans le monde. Pour participer, il faut r√©sider hors de France, √™tre √Ęg√© de plus de 18 ans et pouvoir t√©moigner d'une exp√©rience significative.

5 - Niger - Attaque terroriste contre les forces de sécurité et de défense (6 mars 2017)

La France condamne l'attaque terroriste qui a caus√©, le 6 mars, la mort de cinq membres des forces de s√©curit√© et de d√©fense du Niger dans la r√©gion de Wanzarb√©. Gr√Ęce √† l'action d√©termin√©e des forces de s√©curit√© nig√©riennes appuy√©es par des √©l√©ments de la force Barkhane, les assaillants ont pris la fuite.

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu'aux autorités du Niger, et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés.

La France soutient les efforts des √Čtats de la r√©gion pour r√©pondre au d√©fi terroriste √† l'√©chelle transfrontali√®re, notamment dans le cadre du G5 Sahel./.

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2. Sommet informel Allemagne, Espagne, France, Italie - D√©claration de M. Fran√ßois Hollande, pr√©sident de la R√©publique (Versailles, 06/03/2017)

Mesdames, Messieurs, j'accueille ce soir √† Versailles la chanceli√®re d'Allemagne, Angela Merkel, le pr√©sident du Conseil italien, Paolo Gentiloni, et le pr√©sident du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Nous sommes ici dans un lieu, m√™me s'il a beaucoup chang√©, qui est un symbole car il y a un si√®cle, les Nations europ√©ennes sortaient du premier conflit mondial et se retrouvaient √† Versailles. Elles aspiraient √† la paix mais l'unit√© de l'Europe apparaissait comme une utopie, la r√©conciliation franco-allemande comme un r√™ve inaccessible et h√©las l'encha√ģnement et l'esprit de revanche ont provoqu√© un autre drame dans le si√®cle, le 20e, puisque ce fut la Seconde guerre mondiale. Il a fallu qu'il y ait cette trag√©die pour que l'id√©al europ√©en devienne enfin une r√©alit√© et ce fut en 1957, le Trait√© de Rome dont nous c√©l√©brerons le 60e anniversaire le 25 mars prochain. C'est cette perspective qui nous rassemble ce soir.

Nous sommes dans un contexte o√Ļ il y a beaucoup d'incertitudes mais √©galement beaucoup d'inqui√©tudes et o√Ļ des principes qui paraissaient √©tablis pour toujours - l'√Čtat de droit, la d√©mocratie, la solidarit√©, l'ouverture et m√™me la paix - paraissent mis en cause. C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas simplement comm√©morer le trait√© de Rome, nous devons affirmer ensemble un engagement pour l'avenir. La France, l'Allemagne, Italie et l'Espagne, par leur Histoire, par leur √©conomie, par leur d√©mographie ont la responsabilit√© de tracer la voie, non pas pour l'imposer aux autres mais pour √™tre une force au service de l'Europe, pour impulser des mouvements indispensables.

Nous sommes ici tous convaincus qu'aucune solution ne sera trouvée dans le repli sur soi, la fermeture, le rejet de l'autre et le refus de la solidarité. Cela vaut pour l'Europe, cela vaut pour le monde. Plus que jamais, les défis qui sont devant nous exigent une mobilisation de l'Europe pour elle-même et pour la planète parce que l'Europe n'a jamais conçu son unité qu'au service d'une cause plus forte encore qui est celle de l'équilibre du monde.

Mais l'Europe elle-même ne parviendra à convaincre que si elle est claire sur ses objectifs et sur ses méthodes. L'Europe réduite à son seul marché ou à sa seule monnaie et qui renoncerait à sa dimension politique serait en fait une Europe de régression et le statu quo ne peut pas être la solution, surtout après la décision qu'ont prise les Britanniques et qui conduit au Brexit.

Alors la premi√®re priorit√© c'est que l'Europe assure sa protection et sa s√©curit√©. La premi√®re demande que nous adressent les citoyens et la responsabilit√© qui est la n√ītre, est de faire en sorte que nous puissions, dans le cadre de l'Alliance atlantique, contribuer √† notre propre d√©fense, ce qui suppose une Europe de la d√©fense et que chaque pays puisse prendre sa part dans l'effort collectif. Nous devons √©galement prot√©ger nos fronti√®res ext√©rieures. Nous avons commenc√© √† le faire pour que nous puissions traiter dignement la question des r√©fugi√©s, assurer la libre circulation mais aussi lutter contre les risques et les menaces, je pense notamment au terrorisme.

Nous devons aussi définir ensemble une politique migratoire et faire que les décisions que nous prenons, puissent être respectées par tous. Voilà le premier enjeu, la protection et la sécurité.

Ce que nous demandent également nos peuples, c'est que nous puissions construire une Europe de progrès avec de la croissance, avec des emplois et avec du progrès social, avec cette capacité qui doit être celle de l'Europe de définir son projet à travers les industries d'avenir, que ce soit avec le numérique ou la transition énergétique et écologique.

Enfin, le troisième enjeu est que l'Europe assure la défense de ses intérêts et de ses valeurs partout dans le monde et c'est la raison pour laquelle elle doit avoir une politique à l'égard de l'Afrique une politique de développement. Elle doit participer au règlement des conflits au Moyen-Orient, elle doit prendre sa part - c'est ce que nous avons fait aussi avec Angela Merkel - du règlement de la crise en Ukraine. Elle doit aussi défendre ses intérêts, notamment commerciaux dans le monde avec une conception qui ne peut pas être le protectionnisme, qui ne peut pas être non plus le libre-échange sans condition. Nous devons veiller à ce que le monde puisse avoir des règles et c'est l'Europe qui aujourd'hui veut en assurer l'effectivité.

Je veux terminer sur quelques idées simples : si nous voulons que l'Europe soit au rendez-vous pour les prochaines années, elle doit d'abord tirer les conséquences du Brexit et être capable de vivre à 27 et qu'à 27, nous puissions être suffisamment unis pour être respectés. Il n'y a pas de capacité à pouvoir influencer ou à pouvoir décider si la division s'installe ; cela vaut d'ailleurs pour l'Europe comme pour toute organisation. Mais l'unité n'est pas l'uniformité. Et c'est la raison pour laquelle je plaide pour qu'il y ait de nouvelles formes de coopération pour de nouveaux projets - ce que l'on appelle les coopérations différenciées - qui fassent que quelques pays puissent aller plus vite, plus loin dans des domaines comme la défense, mais aussi la zone euro au travers l'approfondissement de l'Union économique et monétaire, l'harmonisation fiscale et sociale, la culture, l'échange sur le plan de la jeunesse. Que nous puissions aller plus vite et plus fort avec quelques pays sans que d'autres en soient écartés mais sans que d'autres ne puissent s'y opposer. Voilà pourquoi il est très important que nous puissions à la fois montrer de la solidarité à 27 mais également de la capacité à avancer à un rythme différent entre les pays composant l'Europe à 27.

Enfin, il faut que nous puissions √™tre clairs sur ce que repr√©sente l'Europe, sur l'acquis sur lequel nous pouvons b√Ętir, sur ce que nous sommes ensemble, c'est-√†-dire pas simplement un syst√®me √©conomique mais un syst√®me de valeurs. Nous d√©fendons la d√©mocratie, nous portons les id√©es de libert√©, de dignit√©, de solidarit√©. Et face aux populistes, aux extr√©mistes, aux nationalistes, nous devons montrer que nous sommes capables d'avoir la coh√©sion n√©cessaire, l'impulsion indispensable et la capacit√© √† pouvoir d√©finir l'avenir. C'est ce que nous avons voulu faire ensemble ici pour pr√©parer Rome parce qu'un anniversaire, ce n'est pas simplement un regard vers le pass√©, c'est une volont√© d'avancer plus loin encore ensemble pour les prochaines ann√©es./.

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3. Union europ√©enne - Conseil affaires √©trang√®res - Proche-Orient - Balkans - D√©claration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires √©trang√®res et du d√©veloppement international, √† l'issue du conseil (Bruxelles, 06/03/2017)

Bonjour,

Nous avons consacr√© un long d√©bat √† la politique de d√©fense europ√©enne. Je me r√©jouis de cette √©tape qui a √©t√© franchie, qui est tr√®s positive parce que certains doutaient de notre capacit√© √† concr√©tiser des orientations de principe sur une d√©fense europ√©enne plus affirm√©e. Alors qu'effectivement de nouveaux risques, nouvelles menaces s'affirment, il est important que l'Europe prenne ses responsabilit√©s. Donc aujourd'hui nous sommes entr√©s dans le concret, et en particulier en formulant des propositions pour des capacit√©s de planification et de conduite, par exemple pour venir en soutien d'op√©rations. Je pense par exemple √† des interventions du type de celle du Mali, de la Somalie, de la Centrafrique. Et puis aussi un engagement, chaque ann√©e, √† √©valuer les niveaux de capacit√©s de chaque √Čtat de l'Union europ√©enne en mati√®re de d√©fense, y compris pour renforcer ces capacit√©s. Et puis enfin, un troisi√®me √©l√©ment, c'est surtout un engagement √† trouver des moyens financiers, c'est le fonds de d√©fense europ√©en, qui pourrait se consacrer - nous attendons les propositions tr√®s concr√®tes de la Commission - en priorit√© sur la recherche mais ensuite aussi sur une industrie de d√©fense europ√©enne.

Tout cela c'est très positif parce que c'est aussi le fruit d'une longue préparation. Et je suis assez heureux de constater que beaucoup de propositions françaises ont été reprises et très souvent, ces propositions françaises ont été proposées aussi en franco-allemand. Donc encore une fois on voit l'intérêt de la relation franco-allemande, non seulement pour la politique de défense mais aussi pour l'avenir de l'Europe, parce que c'est évidemment la question d'actualité aujourd'hui avec le sommet à Versailles ce soir, le 60e anniversaire du Traité de Rome le 25 mars. Les choses avancent en Europe. Et c'est nécessaire qu'elles avancent, surtout dans un contexte de doute, à la fois dans chacun de nos pays : la montée des nationalismes, des populismes, et puis aussi le monde incertain dans lequel nous vivons de plus en plus.

Donc il est important de réaffirmer à chaque étape que, malgré le Brexit, malgré l'élection américaine et une forme de retour à l'isolationnisme, l'Union européenne non seulement continue mais se renforce.

Q - Sur le Proche-Orient, comment se sont passées les discussions. Ce sont les troisièmes en trois mois ?

R - Ce que je crois, puisque nous avons d√©j√† eu des d√©bats - il n'y aura pas de choses vraiment nouvelles dites aujourd'hui - c'est que, dans la perspective d'une r√©union du conseil d'association UE-Isra√ęl, il est clair que, √† l'ordre du jour, doit imp√©rativement √™tre mis sur la table la r√©affirmation de la solution √† deux √Čtats. Cela a toujours √©t√© la position de l'Union europ√©enne, donc ce serait, le cas √©ch√©ant, l'occasion de la r√©affirmer, mais il faut le faire avec beaucoup de force, beaucoup de nettet√©, au moment o√Ļ sur le terrain, il y a des tensions, et m√™me une augmentation des tensions avec la poursuite de la politique de colonisation.

Q - Monsieur le Ministre, comment s'est passée la visite du ministre des affaires étrangères égyptien ?

R - Cela a √©t√© tr√®s constructif, tr√®s positif. Nous avons d√©j√† eu, avec le Conseil de l'UE pr√©c√©dent, un d√©bat entre ministres des affaires √©trang√®res. Et l√†, avec la pr√©sence de Sameh Choukry, nous avons pu avoir un dialogue extr√™mement sinc√®re, extr√™mement franc. Nous avons abord√© toutes les questions, aussi bien les questions politiques, les questions des droits de l'Homme. Nous avons beaucoup parl√© aussi du n√©cessaire renforcement des capacit√©s de l'√©conomie √©gyptienne, de toutes les r√©formes qui sont engag√©es aujourd'hui. L'Europe est l√† aussi pour accompagner, soutenir l'√Čgypte dans ses projets. Et puis, nous avons √©t√© heureux de constater le r√īle positif que l'√Čgypte joue dans la r√©gion. Nous avons √©voqu√© le conflit isra√©lo-palestinien, nous avons √©voqu√© la question de la Libye, o√Ļ l'√Čgypte essaie de rapprocher les diff√©rentes parties dans ce pays tr√®s instable. Et nous avons aussi abord√© la question migratoire, donc un d√©bat extr√™mement sinc√®re, extr√™mement fructueux, et j'ai exprim√© le souhait que la r√©union du conseil d'association UE-√Čgypte puisse se tenir tr√®s rapidement.

Q - En ce qui concerne les sujets de terrorisme ?

R - Oui, bien entendu, nous avons abordé la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, parce que cette coopération elle est constante, elle est permanente, elle est indispensable.

Q - Sur les Balkans, il y a eu une visite assez longue de Federica Mogherini, mais difficile. Comment jugez-vous la situation ?

R - Je ne vous cache pas que nous observons la situation avec pr√©occupation. Il y a quelques mois s'est tenu √† Paris un sommet sur les Balkans, avec tous les pays des Balkans et l'Union europ√©enne, qui avait √©t√© extr√™mement constructif. Depuis, nous assistons √† des tensions nationalistes avec des risques d'escalade. C'est vrai que les p√©riodes √©lectorales en cours n'y sont pas pour rien, mais nous plaidons pour l'apaisement, pour une attitude plus constructive, et nous plaidons bien s√Ľr pour un dialogue constant et constructif entre l'Union europ√©enne et les Balkans. Mais pour cela, il faut que chacun prenne sa part et chaque pays des Balkans doit contribuer √† se montrer constructif.

Q - Votre coll√®gue Boris Johnson pointe du doigt le r√īle n√©faste jou√© par la Russie dans cette situation, vous partagez cette opinion¬†?

R - Je ne suis pas là pour commenter les déclarations de Boris Johnson.

Q - Vous partagez son analyse sur la Russie ?

R - Cela mérite un débat un petit peu plus approfondi que nos commentaires sur une déclaration de Boris Johnson./.

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4. Union europ√©enne - Conseil affaires g√©n√©rales - Sant√© - Communiqu√© de presse (Bruxelles, 07/03/2017)

Le 7 mars 2017, le Conseil a adopté de nouvelles règles de l'UE améliorant la sécurité des dispositifs médicaux dans l'intérêt des patients tout en préservant l'accès en temps opportun à des solutions innovantes en matière de soins de santé.

Les dispositifs m√©dicaux et les dispositifs m√©dicaux de diagnostic in vitro aident √† diagnostiquer, pr√©venir, traiter ou att√©nuer les maladies. Ils recouvrent un large √©ventail de produits, des empl√Ętres adh√©sifs aux proth√®ses de hanche ou aux proth√®ses auditives, et des tests de grossesse aux tests VIH.

Les nouvelles règles suivent les évolutions techniques récentes. Leur champ d'application a été élargi afin d'englober certains produits sans fin spécifiquement médicale, tels que les lentilles de contact de couleur. Les nouvelles règles ont été élaborées en tenant compte également de l'expérience des prothèses de hanche métal sur métal et des implants mammaires en silicone défectueux ; les implants indispensables doivent ainsi faire l'objet d'un examen systématique par des experts médicaux.

¬ęLes dispositifs m√©dicaux jouent un r√īle essentiel dans nos vies. Nous utilisons tous r√©guli√®rement des empl√Ętres adh√©sifs ou des produits d'obturation dentaire et nous connaissons des personnes qui sont toujours en vie gr√Ęce √† des dispositifs qui ont aid√© √† diagnostiquer et traiter des maladies graves. En permettant la commercialisation de dispositifs plus innovants et plus s√Ľrs, les nouvelles r√®gles contribueront encore plus √† sauver des vies¬Ľ, a d√©clar√© M. Christopher Fearne, ministre maltais de la sant√© et pr√©sident du Conseil.

Les deux nouveaux règlements de l'UE :

- octroient un mandat renforc√© aux organismes notifi√©s ind√©pendants qui √©valuent les dispositifs m√©dicaux avant qu'ils ne puissent √™tre mis sur le march√© et renforcent le contr√īle de ces organismes par les autorit√©s nationales; les nouvelles r√®gles garantissent en outre que les organismes notifi√©s r√©pondent aux m√™mes normes de s√©curit√© √©lev√©es dans toute l'UE ; ces mesures renforceront la s√©curit√© des dispositifs m√©dicaux ;

- améliorent la disponibilité des données cliniques concernant les dispositifs et définissent clairement les responsabilités des fabricants en ce qui concerne le suivi de la qualité, des performances et de la sécurité des dispositifs mis sur le marché, ce qui permettra aux fabricants de réagir rapidement en cas de problème et les aidera à constamment améliorer leurs dispositifs en se fondant sur des données réelles ;

- am√©liorent la tra√ßabilit√© des dispositifs m√©dicaux tout au long de la cha√ģne d'approvisionnement, jusqu'√† l'utilisateur final ou au patient, gr√Ęce √† l'utilisation d'un num√©ro d'identification unique, permettant ainsi de prendre des mesures efficaces rapidement en cas de probl√®me li√© √† la s√©curit√© ;

- mettent en place une banque de données centrale destinée à fournir aux patients, aux professionnels de la santé et au public des informations complètes sur les produits disponibles dans l'UE, ce qui leur permettra de prendre plus facilement des décisions en connaissance de cause.

Prochaines étapes

Le Parlement européen devrait adopter les deux règlements en avril, après quoi ils seront publiés au Journal officiel. Les nouvelles règles s'appliqueront trois ans après leur publication dans le cas des dispositifs médicaux et cinq ans après leur publication dans le cas des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro./.

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5. Union europ√©enne - Conseil de coop√©ration UE-Kirghizstan - Principaux r√©sultats - Communiqu√© de presse (Bruxelles, 06/03/2017)

La quinzième réunion du Conseil de coopération entre l'UE et la République kirghize s'est tenue le 6 mars 2017.

Dialogue politique et coopération régionale

Le Conseil de coop√©ration a fait le point sur l'√©volution de la situation politique en R√©publique kirghize dans la perspective de l'√©lection pr√©sidentielle pr√©vue pour novembre 2017. L'UE a encourag√© le pays √† s'appuyer sur le succ√®s qu'ont constitu√© les √©lections l√©gislatives pluralistes qui se sont tenues en octobre 2015, √† garantir des conditions √©gales √† tous les candidats potentiels et √† coop√©rer avec les organisations internationales pertinentes. L'UE a soulign√© que l'√Čtat de droit, la lutte contre la corruption et la r√©forme du secteur judiciaire √©taient des conditions pr√©alables indispensables √† un d√©veloppement durable et √† un environnement √©conomique attrayant. Elle a demand√© au gouvernement kirghize de garantir l'ind√©pendance du pouvoir judiciaire. L'UE continue de soutenir les autorit√©s kirghizes dans le cadre des efforts qu'elles d√©ploient √† cet √©gard.

L'UE s'est f√©licit√©e que le Parlement kirghize ait rejet√© la loi ¬ęsur les agents de l'√©tranger¬Ľ, ce qui constitue une reconnaissance du r√īle positif important que la soci√©t√© civile joue traditionnellement en R√©publique kirghize, et elle a invit√© les autorit√©s √† ne pas politiser le travail des organisations de la soci√©t√© civile et des d√©fenseurs des droits de l'Homme. L'UE a d√©clar√© appr√©cier le travail important effectu√© par l'OSCE dans le pays et elle a indiqu√© √™tre favorable √† ce que l'OSCE soit dot√©e d'un mandat renouvel√© et effectif au Kirghizstan.

Le Conseil de coopération s'est aussi penché sur les développements politiques et économiques intervenus dans la région et il a procédé à un échange de vues sur la sécurité régionale. L'UE a salué l'engagement constructif dont fait preuve la République kirghize dans le cadre du dialogue et de la coopération au niveau régional.

Développement et coopération commerciale

Le Conseil de coop√©ration a r√©affirm√© que les deux parties souhaitaient renforcer encore les relations bilat√©rales et il a pass√© en revue les r√©alisations et les projets dans des secteurs cl√©s de la coop√©ration au d√©veloppement. L'UE et le Kirghizstan ont not√© que l'enveloppe financi√®re allou√©e par l'UE √† titre d'aide, d'un montant de 184 millions d'euros pour les ann√©es 2014-2020, est mise en oeuvre √† un rythme satisfaisant. De fait, deux tiers de l'enveloppe ont d√©j√† √©t√© affect√©s √† des programmes pr√©cis ou comme soutien budg√©taire dans les trois domaines de coop√©ration prioritaires : l'√Čtat de droit, le secteur de l'√©ducation et le d√©veloppement rural.

En outre, la République kirghize bénéficie d'une aide octroyée par l'intermédiaire de programmes régionaux et thématiques. L'UE soutient un renforcement des capacités dans les domaines de la gestion des frontières, de la prévention de la toxicomanie et de la lutte contre la criminalité organisée. Deux projets seront lancés cette année dans le domaine de l'environnement; l'objectif sera d'atténuer les effets de l'extraction d'uranium durant la période soviétique. Par ailleurs, le Kirghizstan a reçu un montant de 49 millions d'euros de la Facilité d'investissement pour l'Asie centrale, qui combine subventions de l'UE et prêts consentis par des institutions européennes de financement afin de faciliter l'accès des pouvoirs publics et des entreprises au crédit.

L'UE et le Kirghizstan ont également discuté des bénéfices du système de préférences généralisées, le SPG+, dans le cadre duquel plus de 6000 produits peuvent être exportés sans droits de douane vers l'UE depuis 2016.

La République kirghize est un partenaire important de l'UE en Asie centrale. L'UE demeure attachée au partenariat, fondé sur les valeurs communes que sont la démocratie et le respect des droits de l'Homme, et elle continuera de travailler en étroite coopération avec les autorités kirghizes pour soutenir les efforts de réforme qu'elles déploient afin de garantir un système stable de gouvernance démocratique et d'encourager la prospérité économique.

La r√©union du Conseil de coop√©ration √©tait pr√©sid√©e par M. George Vella, ministre des affaires √©trang√®res de Malte, pays qui exerce actuellement la pr√©sidence tournante du Conseil de l'Union europ√©enne. La d√©l√©gation kirghize √©tait conduite par M. Erlan Abdylda√Įev, ministre des affaires √©trang√®res de la R√©publique kirghize./.

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6. Union europ√©enne - Conseil agriculture et p√™che - PAC - D√©claration de M. St√©phane le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la for√™t, √† l'issue du conseil (Bruxelles, 06/03/2017)

Q - On aimerait savoir ce qu'il s'est passé autour de la table concernant l'avenir de la PAC, même si c'est peut-être un peu prématuré ?

R - Oui c'est assez pr√©matur√©, parce que sur les questions qui avaient √©t√© pos√©es certains ont √©t√© un peu en retrait. En particulier sur les questions concernant des √©ventuels transferts du 1er vers le 2e pilier. Pour ma part, j'ai rappel√© d'abord le fait qu'on √©tait pour la prochaine n√©gociation dans un moment difficile avec le Brexit, que le budget allait √™tre un enjeu tr√®s important. Et j'ai donn√© un conseil que je garde depuis que j'ai √©t√© au Parlement europ√©en, je l'avais dit au pr√©sident de la R√©publique, je pense que maintenant il faut qu'on soit capable au niveau europ√©en, pour garantir le budget de l'Europe, de g√©rer √† la fois la PAC et les fonds de coh√©sion. Cela doit √™tre un enjeu de solidarit√© territoriale global. Dedans, bien s√Ľr, il y a des enjeux sp√©cifiques, la PAC, les fonds de coh√©sion, m√™me si je pense que les fonds de coh√©sion, la PAC, au niveau du deuxi√®me pilier de l'investissement, peuvent trouver des synergies plus grandes que celles qui existent aujourd'hui. √áa, c'est le premier point.

Le deuxième. Je suis revenu sur Chambord, sur ce qu'on avait décidé à Chambord. Je ne reviens pas sur la question du budget de la PAC, parce que je l'ai dit. Le deuxième point, c'est la simplification et ça c'est très important. On a besoin d'avoir un peu plus de subsidiarité. La Commission doit veiller à l'application des accords, mais il faut plus de subsidiarité dans la mise en oeuvre. On est trop rattrapés aujourd'hui par des apurements, par des contestations, d'un certain nombre d'aides, avec des sanctions qui sont forfaitaires. Je pense que tout cela ne peut plus durer. On doit avoir plus de confiance entre nous. Ce n'est pas possible de continuer avec ce système qui fait que, politiquement quelquefois avec des actes délégués, la Commission peut revenir sur des accords politiques. Et en même temps on a besoin d'avoir confiance dans la relation avec la Commission puisque c'est elle qui est la garante de l'équilibre général. Donc, il faut de la simplification et cela doit s'appuyer sur la confiance. Il va donc falloir travailler à cela.

Troisi√®me point, c'est l'environnement. Le verdissement a √©t√© un acquis de la pr√©c√©dente politique agricole commune. Il faut qu'il reste un enjeu sp√©cifique. L√†-dessus je l'ai dit, j'ai port√© un projet sur l'agro-√©cologie ; le stockage de carbone et la lutte contre le r√©chauffement climatique font de l'agriculture et de la for√™t un enjeu sp√©cifique. L'Allemagne vient de signer le 4 pour 1000 avec Christian Schmidt, aujourd'hui, on vient de signer cela et j'enverrai un courrier au commissaire europ√©en √† l'environnement. La Commission doit s'engager aussi dans cette initiative mondiale qui est d√©sormais soutenue par 70 pays et plusieurs organisations internationales. J'ai donn√© aussi les pistes de r√©flexion sur lesquelles on pouvait simplifier la partie environnementale. Puisqu'on peut sortir de ce qu'a √©t√© la politique jusqu'ici, avec des normes qui visaient √† corriger des effets n√©gatifs des mod√®les d'exploitation agricole. Je pense aux nitrates, je pense aux produits phytosanitaires. √Ä partir du moment o√Ļ on rentre dans des mod√®les de production nouveaux, on peut passer l√† aussi des contrats d'objectifs sur des zones homog√®nes, p√©doclimatiques, agronomiques, et faire en sorte qu'on soit sur un contrat avec des objectifs en termes de biodiversit√©, de fertilit√© des sols, de couverture des sols, et pas simplement sur des normes et des moyens qu'on contr√īle, qu'on corrige tout le temps. √áa, cela me parait √™tre un point important. Donc le troisi√®me point c'√©tait l'environnement.

Le quatrième point, c'est ce qu'on avait dit à Chambord, que j'ai repris, c'est à dire comment on introduit un peu de contra-cyclique dans le cadre financier européen. Parce que c'est cela la difficulté. Pour faire face aux aléas climatiques, sanitaires, voire économiques. Et là on reprend la ligne qu'on avait développée, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait, au niveau du premier pilier, la capacité qui soit donnée aux agriculteurs de pouvoir créer une épargne de précaution, faire des provisions en quelque sorte. Pour leur permettre de faire face à une partie des aléas qui sont récurrents, avec des fréquences et des intensités de plus en plus fortes. Donc on ne peut pas faire comme si cela n'existait pas. Comme on ne peut pas faire une politique contra-cyclique, parce que le budget n'est pas un budget fédéral à l'échelle européenne. Eh bien il faut qu'on intègre du contra-cyclique dans le cadre financier actuel et cela passera par cette capacité à faire des provisions et donc une épargne de précaution. C'est ce que nous avons développé, c'est ce que j'ai dit, avec aussi un point, parce que je pense que c'est important, sur le renouvellement des générations. La PAC de 2013 a intégré l'idée de l'installation du renouvellement des générations. Cela doit être aussi un point sur lequel il faut poursuivre le travail qui a été fait.

Q - Pour poser une question plus générale, vous parliez du Brexit, du budget, des négociations qui vont s'annoncer très difficiles. Vous pouvez réexpliquer un petit peu globalement ce que vous craignez pour la PAC justement ?

R - Le fait que le Royaume-Uni quitte l'Europe, cela va amener à des perturbations assez importantes. Quel est le budget ? Comment on le redéfinit ? Il y avait une contribution britannique, il y avait aussi le chèque britannique, il y avait un tas d'interférences entre les deux, donc on était obligé de réfléchir à la conséquence du Brexit sur une discussion budgétaire, et je ne vois pas comment, tant qu'on n'a pas eu cette discussion globale, avec le fait qu'on ait intégré ou pas d'ailleurs, la manière dont le Royaume-Uni va sortir, comment on peut engager des discussions sur le budget de l'Europe, sur le budget de la PAC, sur le budget des fonds de cohésion. C'est un vrai sujet, je l'ai dit d'ailleurs au Salon de l'agriculture, je pense que ce sera extrêmement difficile. Donc on est parti sur de longues négociations. Celles qu'on avait connues en 2013 avaient duré 7, 8 mois, elles avaient été préparées. En gros on a eu 2 ans de négociations et puis 8, 9 mois de vraies négociations pour finaliser l'accord. Là, cela va être plus long.

Q - Le manque à gagner, ce sont des milliards et des milliards ?

R - Il n'y a pas des milliards et des milliards, cela peut se compter avec quelques milliards oui, et c'est important.

Q - Et pour un pays comme la France o√Ļ la PAC est quand m√™me importante ?

R - Oui mais en m√™me temps, c'est pour cela que c'est extr√™mement complexe, la France est contributeur net au budget de la politique agricole commune. Ensuite, le Royaume-Uni est contributeur net mais a ce qu'on appelle un ¬ęch√®que britannique¬Ľ qui venait compenser le fait qu'il ne touchait pas suffisamment avec la politique agricole commune. Tout cela, c'est autant de budget en moins. On a une contribution du Royaume-Uni en moins, mais on a aussi des d√©penses en moins. C'est cet √©quilibre g√©n√©ral pour l'instant, je n'ai pas les n√©gociations en t√™te, je ne sais pas ce qui va se passer. Mais tant qu'on n'a pas clarifi√© tout cela, c'est difficile d'aller n√©gocier un budget et une politique agricole puisque le Royaume-Uni en b√©n√©ficie quand m√™me √† hauteur de 6 √† 7, je crois que c'est 6 milliards.

Q- Et votre collègue britannique, qu'a-t-il dit aujourd'hui, a-t-il tenu des propos rassurants ou pas ?

R - Le collègue britannique n'a pas dit grand-chose. Je ne sais même pas s'il est intervenu d'ailleurs, je ne crois pas. C'est quand même compliqué pour lui de parler de l'avenir de la politique agricole commune quand ils risquent de quitter l'Europe.

Q - Donc une nouvelle PAC en 2021 cela vous semble faisable ou déjà pas faisable ?

R - Je pense que cela va être difficile. Je vous l'ai dit. Je ne sais pas, parce qu'après il peut y avoir des accélérations de l'Histoire. Est-ce que cela peut aller plus vite, est-ce qu'on peut trouver des accords plus rapidement ? Je ne sais pas. Est-ce que d'ailleurs l'article 50 a déjà été enclenché ? Non pas encore. Cela devait être au mois de mars, on est au mois de mars. Tout cela veut dire que ce n'est pas stabilisé. Donc je ne peux pas vous dire autre chose, je pense que c'est un sujet qui va prendre un peu de temps.

Q - Voire être mis entre parenthèses comme beaucoup d'autres sujets européens ?

R - Je ne peux pas vous le dire. En tout cas, j'ai assum√© mes responsabilit√©s pendant 5 ans. C'est mon dernier conseil des ministres, j'ai d√Ľ en faire plus de 40, √† n√©gocier une politique agricole, j'ai fait face √† trois crises, j'ai pris des d√©cisions. D'ailleurs cela a √©t√© sympathique de la part de coll√®gues de saluer le travail qu'a fait la France quand certains disent que je n'√©tais pas assez pr√©sent au niveau europ√©en. Eh bien il faut regarder le tweets du commissaire, cela permettra √† tout le monde de mesurer le travail qui a √©t√© fait.

Q - Il y a encore un Conseil en avril pourtant ?

R - Oui, à Luxembourg mais je pense qu'en avril on ne sera pas loin du 23 avril donc il y aura d'autres sujets. À moins qu'il y ait vraiment un sujet de crise qui m'oblige à revenir. Mais cette fois-ci, voilà, c'est mon dernier Conseil, agricole en tout cas./.

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7. Union europ√©enne - Conseil affaires √©trang√®res - R√©publique d√©mocratique du Congo - Conclusions - Communiqu√© de presse (Bruxelles, 06/03/2017)

1. L'Union europ√©enne reste gravement pr√©occup√©e par la situation politique en R√©publique d√©mocratique du Congo (RDC) provoqu√©e par le blocage dans la mise en oeuvre de l'accord politique inclusif du 31 d√©cembre 2016, ainsi que par la situation s√©curitaire dans plusieurs r√©gions du pays, o√Ļ un usage disproportionn√© de la force est observ√©. La situation est aggrav√©e par une crise √©conomique et budg√©taire qui touche tr√®s durement la population.

2. L'UE salue l'accord du 31 décembre 2016 qui représente la seule voie pour asseoir la légitimité nécessaire aux institutions qui devraient gérer la transition, y compris celle de la présidence. Ni la disparition du leader de l'opposition Etienne Tshisekedi, ni la situation sécuritaire ne doivent offrir de prétexte pour remettre en question ce processus qui doit mener à une alternance démocratique et pacifique du pouvoir. Cet accord prévoit entre autre le maintien en fonction du président pour autant qu'un Premier ministre présenté par l'opposition soit nommé et que toutes les institutions soient assurées par intérim jusqu'à la fin de l'année. Il exclut par ailleurs le maintien du président actuel au-delà de cette échéance. L'UE souligne l'urgence de la mise en oeuvre effective de l'accord par toutes les parties prenantes, en particulier la majorité présidentielle, afin d'aboutir aux élections avant la fin de 2017 et donc à une pleine légitimité constitutionnelle. La récente nomination d'un nouveau président du Conseil des sages du Rassemblement, qui également remplira la fonction de président du Conseil national de suivi de l'accord (CNSA), constitue dans ce sens un premier pas.

3. Dans ce cadre, l'UE r√©it√®re son plein soutien au r√īle de m√©diation jou√© par la Conf√©rence des √©v√™ques catholiques (CENCO), dont l'autorit√© morale, l'impartialit√© et la l√©gitimit√© sont indispensables √† la r√©ussite du processus et sont reconnues par tous les acteurs congolais. Elle soutient les recommandations du message de l'assembl√©e pl√©ni√®re de la CENCO du 22 f√©vrier 2017, et appelle la r√©gion et la communaut√© internationale √† maintenir son engagement aux c√īt√©s de la CENCO. L'UE condamne les r√©centes violences contre des √©glises et autres institutions de la CENCO et rappelle que les responsables devront r√©pondre de leurs actes.

4. La crise institutionnelle, s√©curitaire et socio-√©conomique profonde que traverse le pays ne peut √™tre ma√ģtris√©e que par une mise en oeuvre int√©grale de l'accord du 31 d√©cembre 2016 et par la constitution d'un gouvernement disposant de suffisamment de l√©gitimit√© pour mener le pays aux √©lections. Des avanc√©es concr√®tes sont imp√©ratives, en particulier la nomination urgente du Premier ministre issu du Rassemblement. Il est par ailleurs urgent d'assurer la mise en oeuvre des mesures de d√©crispation telles que la lib√©ration des prisonniers politiques, la fin imm√©diate des maltraitances qu'ils subissent, la fin de l'intimidation et des arrestations arbitraires des opposants et activistes citoyens, et l'arr√™t de toutes les poursuites judiciaires politiquement motiv√©es. L'UE observe que la participation des femmes au dialogue politique a √©t√© limit√©e et appelle √† faciliter leur implication dans la mise en oeuvre de l'accord.

5. L'UE souligne la responsabilit√© et le r√īle crucial que doit jouer la Commission √©lectorale nationale ind√©pendante (CENI) dans la mise en oeuvre d'un processus √©lectoral d√©mocratique et cr√©dible. √Ä cet effet elle r√©it√®re son appel √† des mesures suppl√©mentaires en mati√®re de transparence et de gouvernance de la CENI, ainsi qu'√† la d√©termination en urgence d'un calendrier √©lectoral et d'un budget r√©alistes et consensuels afin de tenir les √©lections avant la fin de 2017. L'UE invite l'Assembl√©e nationale √† adopter dans les plus brefs d√©lais les mesures l√©gislatives n√©cessaires √† la tenue des √©lections ainsi qu'√† la mise en place du CNSA qui est appel√©, dans ce contexte, √† jouer un r√īle essentiel de supervision de la CENI. Ces √©l√©ments, ainsi que l'engagement financier du futur gouvernement, sont de nature √† favoriser la confiance qui permettra √† l'UE et aux autres partenaires de mobiliser leur appui aux √©lections.

6. Le conseil de sécurité des Nations unies renouvellera en mars le mandat de la MONUSCO. À cette occasion, la priorité sera de doter la mission des moyens nécessaires lui permettant de faire face aux nouveaux défis politiques et sécuritaires en veillant à renforcer le dispositif de protection des civils, et en fournissant un appui pertinent au processus électoral.

7. L'UE condamne vivement les violations graves des droits de l'Homme qui ont été commises récemment en RDC et rappelle que la lutte contre l'impunité, quels que soient les auteurs de ces violations, est l'une des conditions nécessaires pour une transition apaisée et une stabilisation durable du pays. Les droits de l'Homme et les libertés fondamentales doivent être pleinement garanties par les autorités, en particulier la liberté d'expression, y compris pour les médias indépendants, ainsi que la liberté d'association. L'UE considère essentiel à cet égard que le travail du Bureau Conjoint des Nations unies aux droits de l'Homme en RDC (BCNUDH) puisse se dérouler sans entraves dans tout le pays.

8. L'UE d√©plore l'√©mergence de foyers de violence dans les trois provinces du Kasa√Į et au Kongo Central qui illustre les risques de d√©gradation accrue de la situation qu'encourt le pays. L'UE s'inqui√®te, comme les membres du conseil de s√©curit√© de l'ONU, des informations r√©centes faisant √©tat de violations graves des droits de l'Homme et du droit humanitaire commises par les milices locales dans les Kasa√Į, notamment le recrutement et l'utilisation illicite d'enfants soldats, ainsi que du meurtre de civils par des membres des forces de s√©curit√© de la RDC, qui pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international. L'UE s'associe √† l'appel formul√© par le conseil de s√©curit√© de l'ONU le 25 f√©vrier 2017, demandant au gouvernement de la RDC d'ouvrir imm√©diatement une enqu√™te cr√©dible et impartiale sur ces faits, afin que les responsables en r√©pondent devant la justice, et souhaite √©galement qu'une enqu√™te internationale ind√©pendante puisse √™tre invit√©e √† soutenir ce processus.

9. L'UE est gravement préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire dans plusieurs régions du pays et tient à souligner la primauté du respect des principes humanitaires et la nécessité de garantir l'accès aux populations affectées.

10. La situation à l'Est, dans les provinces du Kivu et dans le Tanganyika, reste également inquiétante tout comme les informations d'une éventuelle reprise des armes par les ex-rebelles du M23. L'UE rappelle la responsabilité des autorités congolaises et exhorte les FARDC - avec l'appui de MONUSCO - à mettre tout en oeuvre pour protéger les populations. En ce qui concerne le M23, l'UE rappelle les engagements des déclarations de Nairobi de décembre 2013 ainsi que les principes énoncés dans l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

11. L'UE rappelle aux responsables politiques et aux membres des forces de sécurité qu'elle est disposée à adopter de nouvelles mesures restrictives individuelles contre ceux qui seraient responsables de graves violations des droits de l'Homme, inciteraient à la violence ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l'aspiration du peuple congolais à élire ses représentants. L'UE invite la Haute représentante à initier un travail dans ce sens.

12. L'UE confirme sa disponibilité à engager dans les plus brefs délais un dialogue politique au plus haut niveau avec le futur gouvernement, conformément à l'article 8 de l'Accord de Cotonou. Elle est disposée à apporter son soutien, y compris financier, à un processus électoral qui remplirait toutes les conditions nécessaires. L'UE est aussi disposée à poursuivre son soutien à la population congolaise confrontée quotidiennement à de sérieuses difficultés socio-économiques et encourage la reprise du dialogue, de façon structurée, avec les institutions financières internationales, afin de trouver une solution durable à la crise économique et budgétaire actuelle./.

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8. Libye - Condamnation de l'escalade de violence par les ambassadeurs des √Čtats-Unis, de la France et du Royaume-Uni (Paris, 06/03/2017)

Les ambassadeurs pour la Libye des √Čtats-Unis, de la France et du Royaume-Uni condamnent fermement l'escalade de violence en cours dans le croissant p√©trolier et appellent √† un cessez-le-feu imm√©diat.

Nous rappelons qu'il est urgent qu'une force militaire nationale unifiée sous le commandement civil puisse préserver la sécurité et la prospérité de tous les Libyens. Nous réaffirmons la nécessité que les infrastructures, la production et les exportations pétrolières continuent de fonctionner sous l'autorité exclusive du gouvernement d'entente nationale (GEN) et de la compagnie pétrolière nationale (NOC).

En ce qui concerne les r√©cents √©v√®nements survenus au si√®ge de la compagnie p√©troli√®re nationale √† Tripoli, nous appelons toutes les parties √† cesser les actions de provocation √† l'encontre des employ√©s de l'entreprise et √† ne pas porter atteinte √† ses installations. La compagnie p√©troli√®re nationale, en tant qu'institution √©conomique nationale, doit rester sous le contr√īle unique du GEN, et les ressources libyennes doivent √™tre utilis√©es pour le b√©n√©fice de tous les Libyens.

Nous rappelons notre engagement à mettre en oeuvre des mesures restrictives internationales afin de soutenir la paix, la stabilité et la sécurité en Libye. Les individus et les entités tentant de détourner les ressources libyennes pourraient être visés par de telles mesures.

Nous continuons à soutenir pleinement la réconciliation politique et les efforts en ce sens du gouvernement d'entente nationale, ainsi que ceux de la Mission d'appui des Nations unies en Libye et des pays voisins./.

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9. Climat - Initiative africaine pour les √©nergies renouvelables - Communiqu√© du minist√®re de l'environnement, de l'√©nergie et de la mer (Paris, 07/03/2017)

Mme Ségolène Royal, présidente de la COP21, a participé le 4 mars à Conakry au conseil d'administration de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, présidé par le Pr. Alpha Condé, président de la République de Guinée et président en exercice de l'Union africaine.

L'Initiative africaine pour les √©nergies renouvelables a √©t√© lanc√©e lors du sommet des chefs d'√Čtat africains √† Paris pendant la COP21, en pr√©sence du pr√©sident de la R√©publique fran√ßaise. √Ä cette occasion, 10 bailleurs (G7 et Commission europ√©enne, Pays-Bas, Su√®de,) s'√©taient engag√©s √† mobiliser 10 milliards de dollars pour d√©velopper 10 GW de capacit√© renouvelable suppl√©mentaire en Afrique d'ici 2020.

En un temps record, 4 milliards d'euros d'investissements sont mobilis√©s gr√Ęce √† la d√©cision majeure prise √† Conakry, qui permet √† l'Initiative de franchir une √©tape fondamentale¬†: 19 projets ont √©t√© retenus pour √™tre lanc√©s imm√©diatement. Ils repr√©sentent 1,7 GW de capacit√© d'√©nergie renouvelable suppl√©mentaire, plus de 4¬†milliards d'euros d'investissements et 300 millions d'euros de dons de la Commission europ√©enne. Les appels d'offres interviendront dans les prochaines semaines.

L'Initiative africaine pour les énergies renouvelables

Lors de la COP21, en pr√©sence du pr√©sident de la R√©publique fran√ßaise, les chefs d'√Čtat africains ont annonc√© le lancement de l'Initiative africaine pour les √©nergies renouvelables avec pour objectif l'installation de 10 GW d'ici 2020 et de 300 GW d'ici 2030. 10 bailleurs (G7 et UE, Pays-Bas et Su√®de) se sont engag√©s √† mobiliser 10¬†milliards de dollars d'ici 2020 pour contribuer √† atteindre ces objectifs.

Le 20 septembre 2016, la pr√©sidente de la COP21 a remis aux Nations unies un rapport sur cette initiative recensant 240 projets susceptibles de contribuer √† l'installation de 45 GW de nouvelles capacit√©s renouvelables install√©es. Ce rapport, qui a vocation √† √™tre un outil d'aide √† la d√©cision pour les porteurs de l'Initiative, a √©t√© √©tabli sur la base de d√©placements de la pr√©sidente de la COP21 dans une vingtaine d'√Čtats africains, de rencontres avec les dirigeants du continent, et de contributions des pays africains.

Le Conseil d'administration de l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables, dont la première réunion s'est tenue le 29 janvier 2017 à Addis Abeba, en marge du sommet de l'Union africaine, est composé du président de Guinée, coordinateur de l'Afrique pour les énergies renouvelables, représentant l'Afrique de l'Ouest, et président en exercice de l'Union africaine ; de la présidente de la commission de l'Union africaine, du président de la Banque africaine de développement, de quatre représentants des régions d'Afrique, de la présidente de la COP21 et du Commissaire européen à la coopération internationale et au développement.

Une unité indépendante de mise en oeuvre de l'Initiative est hébergée par la Banque africaine de développement./.

(Source : site Internet du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer)

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