Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

 

- soit sélectionner une date 


Déclarations officielles de politique étrangère du 07 novembre 2014


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Ouzb√©kistan/Entretien de M. Laurent Fabius avec M. Abdoulaziz Kamilov, ministre des Affaires √©trang√®res - Alg√©rie/D√©placement de M. Laurent Fabius - Allemagne/D√©placement de M. Matthias Fekl √† Berlin √† l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de la chute du Mur - D√©c√®s d'Abdelwahab Meddeb - UNESCO/Commission nationale fran√ßaise pour l'UNESCO - Russie - Syrie (Paris, 07/11/2014)

Au point de presse de ce jour le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Ouzbékistan - Entretien de M. Laurent Fabius avec M. Abdoulaziz Kamilov, ministre des Affaires étrangères (Paris, 7 novembre 2014)

M. Laurent Fabius a reçu ce matin son homologue ouzbek, M. Abdoulaziz Kamilov.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre du dialogue politique régulier que la France poursuit avec l'Ouzbékistan. M. Laurent Fabius s'était rendu à Tachkent le 2 mars 2013.

Les échanges ont permis d'évoquer l'ensemble des volets de notre coopération bilatérale et les perspectives de renforcement de la présence économique française en Ouzbékistan. Les deux ministres ont également fait le point sur les principales questions régionales, notamment sur la situation en Syrie et en Irak.

2 - Algérie - Déplacement de M. Laurent Fabius (10 novembre 2014)

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires √©trang√®res et du D√©veloppement international, se rendra le 10 novembre √† Oran et √† Alger pour participer √† l'inauguration de l'usine Renault de Oued Tlelat et copr√©sider avec M. Emmanuel Macron, ministre de l'√Čconomie, de l'Industrie et du Num√©rique, le deuxi√®me comit√© mixte √©conomique franco-alg√©rien.

Ce déplacement illustre le partenariat stratégique fort et confiant que nous avons construit avec l'Algérie. Il concerne les relations bilatérales comme notre coopération sur les questions régionales, par exemple sur le Mali et la Libye.

Notre ambition est aujourd'hui de renforcer notre partenariat économique, notamment en encourageant les projets industriels franco-algériens. M. Laurent Fabius soulignera en particulier à l'occasion de sa visite nos quatre priorités dans ce domaine : le développement des infrastructures et des transports ; la promotion de projets de villes nouvelles aux normes internationales ; le développement de la coopération en matière de tourisme ; l'innovation en matière d'énergie. Plusieurs entreprises et opérateurs français accompagneront à cette fin les ministres.

3 - Allemagne - Déplacement de M. Matthias Fekl à Berlin à l'occasion de l'anniversaire des 25 ans de la chute du Mur (9 novembre 2014)

M. Matthias Fekl, secr√©taire d'√Čtat charg√© du Commerce ext√©rieur, de la Promotion du tourisme et des Fran√ßais de l'√©tranger, repr√©sentera la France √† Berlin le 9 novembre aux comm√©morations du 25√®me anniversaire de la chute du Mur.

M. Mathias Fekl participera √† la c√©r√©monie officielle au Konzerthaus, en pr√©sence notamment du pr√©sident allemand, de M. Mikha√Įl Gorbatchev, de M. Lech Walesa et de nombreux t√©moins des √©v√©nements.

Cette c√©r√©monie sera suivie d'un concert public de Daniel Barenboim et de la Staatskapelle √† la Porte de Brandebourg. Une cha√ģne humaine de 12 km sera form√©e √† cette occasion, le long d'une installation lumineuse repr√©sentant le Mur et √† laquelle les Berlinois sont invit√©s √† participer.

4 - Décès d'Abdelwahab Meddeb (6 novembre 2014)

Nous avons appris avec tristesse le décès d'Abdelwahab Meddeb.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rend hommage à ce grand écrivain franco-tunisien, spécialiste de littérature comparée française et arabe, européenne et islamique.

Nous présentons nos condoléances à ses proches et saluons sa précieuse contribution au dialogue des cultures et des civilisations.

5 - UNESCO - Commission nationale française pour l'UNESCO (Paris, 5 novembre 2014)

Le nouveau conseil d'administration de la commission nationale française pour l'UNESCO s'est réuni le 5 novembre et a porté à sa présidence M. Daniel Janicot.

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires √©trang√®res et du D√©veloppement international, avait confi√© √† M. Daniel Janicot, conseiller d'√Čtat honoraire et ancien sous-directeur g√©n√©ral de l'UNESCO, une mission sur la pr√©sence et l'influence de la France au sein de l'UNESCO. √Ä la suite de la remise de son rapport le 21 octobre 2013, M. Laurent Fabius a d√©cid√© une refonte compl√®te de la commission nationale fran√ßaise pour l'UNESCO et de son conseil d'administration.

Constituée sous forme associative, la nouvelle commission a pour mission de renforcer les liens entre l'UNESCO et la société civile, de contribuer au développement de programmes intéressant directement notre pays et d'encourager la coopération. Son conseil d'administration rassemble les représentants des administrations concernées par les missions de l'UNESCO ainsi que des personnalités qualifiées. Un plan d'action pour 2015 sera présenté d'ici la fin de l'année.

Pour plus d'informations :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/la-france-a-l-onu-1032/evenements-et-actualites-lies-aux/actualites-21429/article/daniel-janicot-designe-president

6 - Russie

Q - Le Premier ministre Manuel Valls a affirm√© hier que les conditions n'√©taient pas r√©unies pour une livraison de navires de guerre Mistral √† la Russie. Le Congr√®s des √Čtats-Unis a une nouvelle fois appel√© l'OTAN √† racheter les Mistral assembl√©s pour la Russie. La France envisage-t-elle cette possibilit√© ?

R - Le président de la République et le Premier ministre se sont exprimés sur le sujet.

7 - Syrie

Q - Pouvez-vous confirmer la mort du Français David Drugeon dans un raid américain en Syrie et sa famille vous a-t-elle demandé de l'aide (informations ou assistance) ?

R - En l'état actuel des informations, nous ne confirmons pas cette annonce, diffusée par un média américain. Nous sommes en contact avec les autorités américaines à ce sujet./.

Retour sommaire


2. D√©r√®glement climatique - Discours de Mme Annick Girardin, secr√©taire d'√Čtat charg√©e du D√©veloppement et de la Francophonie, √† l'issue de la rencontre avec la soci√©t√© civile (Isla Margarita - Venezuela, 06/11/2014)

Mesdames Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la société civile,

Chers Amis,

C'est un plaisir d'intervenir ce soir devant vous juste avant que notre amie Claudia Salerno conclue cette journée. Laissez-moi tout d'abord remercié le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela pour l'accueil chaleureux qu'a reçu ma délégation.

Cette réunion est une première, et c'est une réussite. Les débats d'aujourd'hui ont été particulièrement riches, et je voudrais remercier chacun d'entre vous de vos contributions, des débats que vous avez suscités, des propositions que vous avez mis sur la table.

Cette dynamique, j'espère qu'elle se poursuivra jusqu'à Lima, et bien entendu jusqu'à Paris.

Je voudrais ici vous dire quelques mots de conclusion, à la fois sur les négociations et les débats vers Lima et l'accord de 2015, mais aussi sur la manière dont la future présidence française envisage d'associer l'ensemble de la société civile à la préparation, et je l'espère, au succès de Paris.

***

Le climat est avant tout un enjeu de citoyenneté. Nos débats tout au long de la journée l'ont rappelé. Nous sommes tous concernés par les enjeux d'atténuation, par les enjeux d'adaptation, et le plus souvent par les deux.

Souvent, le dérèglement climatique est présenté comme quelque chose qui divise : faudrait-il absolument qu'à la fin certains perdent pour que d'autres gagnent. Mon expérience politique me laisse penser qu'un tel projet ne remportera pas un grand succès devant les citoyens de la planète...

La lutte contre le d√©r√®glement climatique, sans nier nos responsabilit√©s et nos diff√©rences, ce doit √™tre quelque chose qui nous rapproche. C'est d'ailleurs le mandat de Paris Climat 2015 : un accord universel, o√Ļ chacun agit selon ses responsabilit√©s et ses capacit√©s, mais aussi un accord qui renforce notre solidarit√© vers les plus vuln√©rables.

Il faudra affronter les difficult√©s, vu l'ampleur de la t√Ęche, du changement qui est devant nous si nous voulons r√©ussir √† retrouver une trajectoire vers les 2¬įC. Vous savez, quand on lit les conclusions du GIEC, le mot d'ordre que vous avez choisi devient une √©vidence : changeons le syst√®me, pas le climat.

Il faudra le faire sans renoncer √† la confrontation des id√©es. Mais je crois aussi que ce qui nous rassemble ici, la volont√© de construire √† Lima puis √† Paris un accord qui nous remette sur la trajectoire des 2¬įC, cela il ne faut pas que nous le perdions en route. Nous ne serons pas d'accord sur tout. Mais gardons √† l'esprit que nous partageons d√©j√† le m√™me constat et le m√™me objectif. Je crois que c'est l'essentiel.

Paris Climat 2015 doit donc être un moment de mobilisation citoyenne. Un moment qui rassemble, qui donne envie à tous de basculer dans le monde de l'après carbone.

Un moment qui rassure aussi. Qui rassure nos concitoyens pour leur dire : oui le monde de demain sera diff√©rent, mais ce ne sera pas un monde au rabais, ou nous aurions laiss√© de c√īt√© nos aspirations √† la prosp√©rit√©, √† la qualit√© de vie, votre ¬ębien vivre¬Ľ.

Ce sera un monde o√Ļ nous lutterons parall√®lement contre la pauvret√© en faveur de l'environnement. C'est d'ailleurs aussi l'objectif des discussions en cours sur les objectifs de d√©veloppement durable que d'inventer ce nouveau monde avec des objectifs communs, mais des mani√®res diff√©rentes d'y parvenir.

Paris doit aussi être un moment qui rassure ceux qui sont en première ligne face au dérèglement climatique. Qui leur apporte des réponses concrètes. La première étape de l'équité, de la solidarité climatique, c'est celle-là. C'est pour cela que la capitalisation du Fonds Vert, qui consacrera 50 % de ses financements aux plus vulnérables, et notamment à l'adaptation, est si importante. La France à travers son outil AFD (Agence française de développement) inclue déjà la résilience dans tous les projets d'infrastructures qu'elle soutient en Afrique.

Enfin, Paris doit envoyer le message de notre détermination à prendre les mesures adéquates, et en premier lieu à envoyer les bons signaux, pour remettre l'économie dans la bonne direction. Car on sait bien, et j'ai pu le vérifier à Samoa au sommet des petits états insulaires en développement, il ne peut pas y avoir de développement économique sans lutte contre le dérèglement climatique.

Ce qui est inqui√©tant, en terme d'emplois, de coh√©sion sociale, de paix et de s√©curit√©, c'est bien la trajectoire actuelle de r√©chauffement. Ce n'est pas celle d'un monde qui retrouve la voie d'une limitation du r√©chauffement en dessous de 2¬įC.

***

Pour réussir à créer à Paris une véritable alliance pour le Climat, nous avons en tête 4 piliers.

Le premier pilier, c'est le nouveau cadre légal, un cadre universel et contraignant, pour l'action internationale face au dérèglement climatique. C'est le coeur de notre mandat et Lima sera une étape décisive sur cette voie, avec les premiers éléments de l'accord qui y seront discutés.

Le second pilier, ce sont les chiffres de r√©duction des √©missions qui seront contenus dans les contributions, que les √Čtats devraient pr√©senter au 1er trimestre 2015. Les derni√®res donn√©es scientifiques doivent nous inciter √† mettre sur la table des propositions ambitieuses. C'est pour cela que l'Union europ√©enne vient de prendre l'engagement de r√©duire d'au moins 40 % ses √©missions en 2030 par rapport √† 1990. Nous esp√©rons que d'autres suivront tr√®s vite.

Le troisi√®me pilier, ce sont les moyens de mise en oeuvre et notamment les financements, et les technologies. C'est indispensable pour passer √† l'action. C'est aussi une r√©ponse solidaire : nous pourrions par exemple travailler √† r√©duire le co√Ľt des √©nergies renouvelables, pour les rendre comp√©titives face aux √©nergies fossiles : tout le monde en b√©n√©ficiera, et cela devrait permettre de sortir des millions de personnes de la pauvret√© sans compromettre notre climat futur.

Le quatri√®me pilier, ce sont les actions des acteurs non √©tatiques, qu'il s'agisse des entreprises, des collectivit√©s territoriales. Il faudra trouver un moyen de capitaliser sur les annonces et les d√©bats de New York, et d'amplifier la dynamique. Ces actions peuvent contribuer √† r√©duire en partie l'√©cart entre notre trajectoire actuelle et l'objectif des 2¬įC et √† mettre le monde sur la voie de la neutralit√© carbone. Ce sera une vraie nouveaut√©.

Dans cette alliance pour le climat, nous devons donc faire de la place pour tous. Paris doit aboutir à un accord écrit par tous et pour tous. Un accord ambitieux, c'est aussi un accord équilibré entre adaptation et atténuation, qui réponde aux défis que rencontrent ceux qui font déjà face aux impacts du dérèglement climatique.

***

Je voudrais maintenant vous dire quelques mots sur la manière dont nous entendons poursuivre, mais aussi sans doute vous aider à amplifier la participation de la société civile d'ici à Paris Climat 2015.

Paris doit être un accord écrit par tous et pour tous. Cela veut dire aussi que nous souhaitons associer les différentes représentations de la société civile dans un sens très large : tous les groupes majeurs, les entreprises, les gouvernements locaux, les représentants des femmes, des populations autochtones, des organisations paysannes, doivent être associés à la réussite de Paris. La France a une longue tradition dans ce domaine. D'ailleurs la loi de transition énergétique que nous avons adopté il y a quelques jours été construite après un débat national qui a associé tous les acteurs de la société civile.

Les échanges ont d'ailleurs commencé depuis plus d'un an avec les représentants de la société civile, au niveau de notre équipe de négociation, des ministres et même du président de la République. J'ai notamment participé à la marche pour le climat à New York le 23 septembre. C'était un moment très intense.

Nous avons besoin de vous pour encourager l'ensemble des pays à agir, mais également pour prendre à votre niveau des engagements concrets complémentaires à l'accord intergouvernemental. Vous aussi, vous détenez des leviers pour changer le monde. Ce dialogue, nous souhaitons le renforcer. J'ai entendu de nombreuses idées et propositions qui vont nourrir notre réflexion et dont nous pourrons reparler dans les prochains mois.

Nous avons aussi d√©cid√© de penser avec vous les modalit√©s des espaces r√©serv√©s par le pays h√īte √† la soci√©t√© civile sur le site de la COP au Bourget. Vous aurez sans doute √©galement des espaces dans la ville de Paris. Ces espaces, nous souhaitons vous aider √† les construire, dans le respect de vos principes et de vos valeurs, mais aussi bien entendu dans le respect des valeurs de la R√©publique.

***

Le premier axe de notre dialogue, cela sera vraisemblablement le contenu même de l'accord de Paris. Vous avez des idées, des attentes, des propositions, des points de vigilance sur les points clés de l'accord de Paris. Il faut mettre en place des procédures pour en discuter.

Le second axe de nos √©changes, c'est celui de la mobilisation. Car la France a une responsabilit√© particuli√®re, en accueillant la COP21. Mais la conf√©rence de Paris, c'est bien 195 √Čtats qui doivent se mettre d'accord.

La société civile, en mobilisant, en provoquant le dialogue, en favorisant l'éducation à l'environnement, bien en amont de la COP21, dispose d'un formidable levier dans chacun des pays de la Convention. Ce mouvement est nécessaire, indispensable, vital. Paris ne se construira pas contre, ou sans les citoyens.

Le troisième axe c'est celui de l'engagement. Je veux parler en particulier des entreprises, des acteurs économiques, des collectivités territoriales, mais aussi de tous ceux qui ont une responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre. Une dynamique s'est mise en place à New York. Il nous faut, dès Lima, l'amplifier et l'élargir.

Sur l'ensemble de ces points, et sans doute sur d'autre encore, nous serons à votre écoute. Vous pouvez compter sur la France - et sans aucun doute sur le Pérou, Cher Manuel - pour favoriser et encourager le dialogue le plus large possible. Mais nous voulons aussi pouvoir compter sur vous, car la responsabilité collective qui nous incombe est immense.

Je vous remercie./.

Retour sommaire


3. Chine - Convention fiscale - Intervention de M. Christian Eckert, secr√©taire d'√Čtat charg√© du Budget, au S√©nat (Paris, 06/11/2014)

Cette nouvelle convention fiscale signée le 26 novembre 2013 est un élément important de nos relations avec la Chine. De manière symbolique, elle a été signée lors de la première réunion de dialogue économique et financier à Pékin. Elle s'inscrit pleinement dans les priorités de notre coopération fiscale internationale.

Pourquoi une nouvelle convention ? La dernière date du 30 mai 1984, soit plus de trente ans. Depuis, nos relations bilatérales se sont intensifiées. Avec Hong Kong, par exemple, nous avons une convention plus moderne datant de 2010.

Ce nouveau texte est en ligne avec les nouveaux standards internationaux ; il comporte une clause anti-abus, entre autres. Ces avancées sont parfaitement en phase avec les travaux du G20, dont la Chine est membre, sur l'érosion de la base fiscale et les transferts de profits. En outre, nous entrons dans l'ère des échanges automatiques de renseignements fiscaux, conformément aux décisions du G 20.La Chine, signataire de l'accord de Berlin la semaine dernière, s'est engagée à le mettre en oeuvre en 2018.

De plus, cette convention sera plus favorable √† nos entreprises install√©es en Chine : certains imp√īts √† la source seront r√©duits ; le m√©canisme de cr√©dit d'imp√īt forfaitaire est supprim√© et remplac√©, apr√®s une p√©riode transitoire, par une m√©thode d'√©limination classique. Des probl√®mes particuliers sont r√©gl√©s : pr√™ts Coface, r√©mun√©ration des professeurs du lyc√©e fran√ßais de P√©kin, statut des volontaires en entreprises.

Cette convention, déjà ratifiée par la Chine, doit l'être désormais par la France./.

(Source : site Internet du Sénat)

Retour sommaire


4. Russie - Embargo sur les produits europ√©ens - R√©ponse de M. St√©phane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la For√™t, √† une question au S√©nat (Paris, 06/11/2014)

Le 7 ao√Ľt 2014, la Russie a interdit pour un an les importations d'une liste nominative de produits comprenant les viandes, les produits de la p√™che, les produits laitiers, les fruits et l√©gumes et quelques autres types de produits pr√©par√©s, en r√©plique aux sanctions mises en place par certains pays √† la suite des √©v√©nements en cours en Ukraine. Les pays concern√©s par l'embargo sont les √Čtats membres de l'Union europ√©enne, les √Čtats-Unis, l'Australie, le Canada et la Norv√®ge.

En r√©ponse aux pr√©occupations de nombreux √Čtats membres europ√©ens concernant les cons√©quences √©conomiques directes et indirectes (report des produits sur le march√© europ√©en) de cet embargo, la Commission europ√©enne a mis en place d√®s mi-ao√Ľt des mesures exceptionnelles. La France a salu√© la rapidit√© de r√©action de la Commission et a soutenu le principe de l'adoption de ces mesures. En effet, s'agissant d'une crise qui concerne tous les pays europ√©ens, les r√©ponses doivent √™tre apport√©es au niveau europ√©en. √Ä ce jour, ces mesures exceptionnelles ont pour objectif d'inciter au retrait de produits du march√© afin d'√©viter un effondrement des cours des produits faisant l'objet de l'embargo.

Parallèlement, une augmentation du budget des programmes de promotion des produits agricoles a été décidée afin de faciliter la recherche de débouchés pour ces produits sur d'autres marchés. Concernant le secteur des fruits et légumes, les opérations de retrait sont en cours.

Le gouvernement a, par ailleurs, mis en place des mesures exceptionnelles d'allègement de charges sociales, bancaires et fiscales pour venir en aide aux exploitants les plus en difficultés. Ces mesures sont en cours de déploiement dans tous les départements sous l'égide des préfets.

Concernant le secteur du lait et des produits laitiers, des opérations de stockage privé ont été mises en oeuvre en France et dans les autres pays de l'Union européenne. Le gouvernement reste mobilisé pour que les mesures proposées par la Commission européenne soient pleinement efficaces et conduisent à une stabilisation effective des marchés.

Le gouvernement reste √©galement tr√®s attentif √† l'√©volution des prix dans le secteur des viandes, en particulier bovine et porcine. S'agissant de la viande bovine, m√™me si les exportations fran√ßaises vers la Russie sont limit√©es, l'absence de d√©bouch√©s pour certains √Čtats membres directement impact√©s pourrait venir d√©stabiliser le march√© de l'Union europ√©enne dans le contexte d'une consommation d√©j√† atone. Le Gouvernement est ainsi pleinement mobilis√© pour trouver de nouveaux d√©bouch√©s √† l'export et salue √† ce titre la r√©ouverture r√©cente du march√© alg√©rien.

S'agissant de la viande porcine, √† la suite de la notification par la Lituanie de deux cas de sangliers infect√©s par la peste porcine africaine √† proximit√© de la fronti√®re bi√©lorusse, les autorit√©s sanitaires russes ont d√©cr√©t√© un embargo sur la viande de porc en provenance de toute l'Union europ√©enne (UE) le 27 janvier 2014. En f√©vrier, la Pologne a √©galement notifi√© deux cas √† proximit√© de la fronti√®re bi√©lorusse. Cette mesure, injustifi√©e d'un point de vue sanitaire, demeure pr√©occupante pour la fili√®re porcine fran√ßaise, dont la Russie constitue, avec le march√© chinois, le principal d√©bouch√© hors Union europ√©enne. D√®s l'annonce de la mise en oeuvre de cet embargo, la Commission europ√©enne ainsi que les autorit√©s fran√ßaises ont multipli√© les initiatives aupr√®s des autorit√©s sanitaires russes dans le but de trouver une solution rapide, en expliquant la situation sanitaire r√©elle de l'Union europ√©enne et en rappelant √† la Russie ses obligations en mati√®re internationale. Il a en effet √©t√© demand√© aux autorit√©s russes de respecter le principe de r√©gionalisation, qui consiste √† limiter les restrictions commerciales √† la zone g√©ographique effectivement affect√©e par la maladie, principe cl√© de l'accord sanitaire et phytosanitaire √† l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dont la F√©d√©ration de Russie est membre depuis ao√Ľt 2012.

Apr√®s plusieurs mois de n√©gociations infructueuses, au cours desquelles la Commission europ√©enne a propos√© aux autorit√©s sanitaires russes de limiter l'embargo aux territoires concern√©s par la peste porcine africaine, l'Union europ√©enne a d√©cid√© d'entamer une action en contentieux devant l'organe de r√®glement des diff√©rends de l'OMC. Malgr√© les fortes tensions politiques sur l'Ukraine et l'embargo diplomatique de d√©but ao√Ľt, tous les efforts sont mis en oeuvre pour parvenir √† un compromis rapide avec les autorit√©s russes, afin que les exportations de viandes porcines fran√ßaises vers la Russie puissent reprendre d√®s la lev√©e de l'interdiction d'importation. En attendant, la forte pression constat√©e sur les prix du porc am√®ne √† la plus grande vigilance de la situation dans les semaines et les mois qui viennent. La France souhaite que les outils d√©j√† mis en place soient √©valu√©s et qu'un suivi r√©gulier de l'ensemble des march√©s soit exerc√© afin de pouvoir r√©agir en cas de besoin en mobilisant tous les outils √† disposition en fonction de la situation de chaque fili√®re. √Ä ce titre, le Gouvernement ne partage pas le choix de la Commission europ√©enne de financer les mesures de crise li√©es √† cet embargo par la r√©serve pour les crises agricoles, qui r√©duit fortement les possibilit√©s d'intervention et p√©nalise injustement les agriculteurs, qui ne sont pas responsables de cet embargo./.

(Source : site Internet du Sénat)

Retour sommaire