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Déclarations officielles de politique étrangère du 05 novembre 2014


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Climat/Présentation du cinquième rapport du groupe d'experts intergouvernemental - Centre européen pour la recherche nucléaire/Sélection de Mme Fabiola Gianotti au poste de directrice générale - Pakistan/Assassinat dans la province du Penjab - Arabie saoudite/Attentat - Koweït/Séminaire régional autour de la langue française dans le Golfe - Allemagne/Forum «Archives numériques et mémoire culturelle» - Irak/Daech - Crash du vol AH 5017 (Paris, 05/11/2014)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Climat - Présentation du cinquième rapport du groupe d'experts intergouvernemental (Paris, 5 novembre 2014)

À l'occasion de la publication de la synthèse du cinquième rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, et Mme Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, recevront M. Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC, à 16h15 à l'hôtel de Roquelaure.

Le constat des scientifiques devra faire l'objet d'une réponse politique lors de la conférence de Paris 2015 sur le climat. La conférence de Lima en décembre prochain et la présentation des objectifs nationaux de réduction des émissions au début de l'année 2015 en constitueront des étapes décisives.

Un temps d'échange avec la presse est prévu à l'issue de la rencontre avec M. Pachauri.

Pour plus d'informations :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/5e-rapport-du-GIEC-sur-l-evolution.html

2 - Centre européen pour la recherche nucléaire - Sélection de Mme Fabiola Gianotti au poste de directrice générale (4 novembre 2014)

La France salue la sélection de la scientifique italienne Fabiola Gianotti au poste de directrice générale du centre européen pour la recherche nucléaire (CERN). Elle félicite chaleureusement Mme Gianotti, qui sera à compter du 1er janvier 2016 la première femme à diriger cette institution internationale de premier plan dans le domaine de la recherche fondamentale pour la physique des particules.

Mme Gianotti a beaucoup travaillé en France avec le centre national de la recherche scientifique.

Elle apportera au CERN sa grande expérience, afin de développer de nouveaux projets qui permettront de repousser encore les frontières du savoir dans le domaine de la physique des particules.

3 - Pakistan - Assassinat dans la province du Penjab (4 novembre 2014)

La France condamne l'assassinat barbare perpétré le 4 novembre dans la province du Penjab à l'encontre de personnes du fait de leur appartenance à une minorité religieuse.

Nous exprimons nos condoléances aux proches des victimes.

La France appelle les autorités pakistanaises à traduire en justice les auteurs de ces crimes et à poursuivre leurs efforts pour enrayer l'augmentation des violences interconfessionnelles et lutter contre l'extrémisme.

Elle rappelle son attachement à la liberté de religion ou de conviction, ainsi qu'à la liberté d'opinion et d'expression.

4 - Arabie saoudite - Attentat (4 novembre 2014)

La France condamne l'attaque terroriste qui a frappé hier un centre religieux dans le village d'Al Dalwa, dans l'Est de l'Arabie saoudite, qui a coûté la vie à sept personnes.

Nous exprimons nos condoléances aux proches des victimes.
La France assure les autorités et le peuple saoudiens de sa solidarité dans la lutte contre le terrorisme.

5 - Actualité du réseau culturel - Koweït - Séminaire régional autour de la langue française dans le Golfe (Koweït, 10-11 novembre 2014)

Un séminaire régional, organisé notamment par le ministère des affaires étrangères et du développement international et l'agence universitaire de la Francophonie, réunira les 10 et 11 novembre 2014 à l'Institut français du Koweït plus d'une centaine de participants sur le thème de la langue française.

Des chefs d'entreprise, cadres éducatifs et enseignants de français des pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman, Yémen) discuteront, en présence d'experts internationaux, de la valeur ajoutée de la langue française et de sa complémentarité avec l'arabe et l'anglais dans le monde des affaires. Ils évoqueront notamment les enjeux en matière d'emploi, de réseaux numériques, de formation et d'apprentissage.

Ce séminaire sera l'occasion de faire connaître les nouvelles plateformes numériques de coopération linguistique mises en place par l'Institut français ainsi que le premier «label trilingue arabe-français-anglais de l'hôtellerie», lancé au Liban à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie 2014.

Pour plus d'informations :

http://www.institutfrancais.com/sites/default/files/images/programme_du_seminaire_2014.pdf

6 - Actualité du réseau culturel - Allemagne - Forum «Archives numériques et mémoire culturelle» (Berlin, 10 novembre 2014)

L'Ambassade de France à Berlin et l'Institut français organisent le 10 novembre, dans le cadre de l'année de coopération numérique franco-allemande, un forum intitulé «Archives numériques et mémoire culturelle».

Une centaine d'acteurs du numérique français, allemands et européens dialogueront à cette occasion sur notre travail commun de mémoire, tant avec le public en direct que sur les réseaux sociaux.

Pour plus d'informations:

http://www.institutfrancais.com/sites/default/files/presentation_forum1_fr__0.pdf

7 - Irak - Daech

Q - Que pensez-vous de l'action de l'armée irakienne face à Daech ?

R - L'armée irakienne est en première ligne face à ce groupe terroriste. Nous saluons son action, dans un contexte qui est difficile.

L'Irak peut compter sur l'engagement de la France aussi longtemps que nécessaire et dans le cadre de la coalition internationale.

8 - Crash du vol AH 5017

Q - Confirmez-vous le report du déplacement des familles sur le lieu du crash ?

R - Le principe de ce déplacement est acquis, comme le président de la République l'a indiqué aux familles. Les modalités sont fixées en concertation avec elles afin que toutes les conditions de sécurité soient réunies./.

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2. Canada - Visite d'État - Relations bilatérales - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

Monsieur le Premier Ministre, Cher Stephen,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de la Chambre des Communes,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Je suis très sensible à l'accueil que vous me réservez. C'est un grand honneur que vous faites à la France de lui permettre, à travers ma voix, de s'exprimer, ici, devant votre Parlement. Ce haut lieu de la démocratie a été profané, le 22 octobre dernier, par une attaque d'inspiration terroriste dont le but ultime était de s'en prendre à l'idée même de liberté, ce dont votre Parlement est le symbole. Je salue le courage de Kevin Vickers qui est devenu un homme connu maintenant partout dans le monde.

J'adresse la solidarité de la France, de mon pays, au peuple canadien dans l'épreuve qu'il a traversée. Je réaffirme, ici, que face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse. Le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos nations, nos deux nations, se sont bâties. C'est pourquoi la France et le Canada agissent ensemble pour prendre leurs responsabilités pour la sécurité du monde.

Mesdames et Messieurs,

Il y a une indéfectible amitié qui nous lie, Canadiens et Français. Elle s'inscrit dans une longue histoire - que vous avez rappelée, Monsieur le Premier ministre. Il y a tout juste quatre cents ans, un Français, originaire des Charentes, Samuel de Champlain remontait le Saint-Laurent depuis l'océan et fondait un nouveau pays, votre pays. Il fut le premier gouverneur général du Canada. Cet anniversaire de la création du Canada, nous le commémorons maintenant et nous le célébrerons aussi pour les 150 ans de la Confédération en 2017.

France et Canada sont également unis par le sang, par l'alliance qui s'est forgée lors de la succession des deux conflits mondiaux du 20ème siècle. Le Canada et Terre-Neuve ont été présents, à nos côtés, aux côtés de la France dès le premier jour des deux conflits, en 1914 comme en 1939.

La France a des cimetières militaires : à Vimy, à Hénin-Beaumont, à Beaumont-Hamel, à Dieppe en Normandie. Dans ces lieux de souvenirs, beaucoup de Français anonymes viennent s'incliner et éprouvent une émotion sans limite en mémoire du sacrifice de ces jeunes Canadiens, vos aînés, qui sont morts pour la France.

C'est pourquoi j'ai tenu à honorer près de 600 vétérans canadiens qui ont participé aux Débarquements de Normandie et de Provence, en 1944, pour libérer la France et l'Europe, en les faisant Chevaliers de la Légion d'honneur.
Ici-même, dans ce Parlement, en juillet 1944 - la guerre n'était pas terminée - le général de Gaulle affirmait que votre soutien, dans ce qu'il appelait «les mauvais jours», était la plus haute preuve qu'il soit possible d'apporter de l'amitié entre la France et le Canada.

Cette alliance ne s'est jamais relâchée. Elle a duré durant la Guerre froide, lors des conflits de l'ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Libye, aujourd'hui en Afrique de l'Ouest, au Mali mais également en Irak. Nos aviations combattent ensemble en Irak, non pas pour apporter la guerre, mais pour faire prévaloir les idées qui peuvent conduire à la paix. Nous sommes toujours ensemble quand il s'agit de défendre la démocratie, l'aspiration des peuples à leur émancipation, la dignité humaine, les droits des femmes partout dans le monde.

(...)

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Le Canada et la France ont adopté, l'année dernière à Paris, à l'occasion de la visite du Premier ministre, un «programme de coopération renforcée», autour de trois priorités.

La première était la plus simple à trouver : la croissance. Nous avons besoin de croissance dans les Amériques comme en Europe. Pour avoir de la croissance, il faut faire des échanges commerciaux entre nos deux continents, mais également entre nos deux pays. Aujourd'hui, les échanges représentent huit milliards de dollars entre la France et le Canada. La France est le 8ème fournisseur du Canada et son 9ème client. Ce n'est pas la place que nous voulons occuper. La France ne revendique pas d'être la première mais la seconde peut être occupée par d'autres ! Nous pouvons donc faire davantage !

Je suis convaincu que l'Accord économique et commercial global signé entre l'Union européenne et le Canada peut contribuer au développement de nos échanges. La France souhaitait cet accord. Elle y posait des conditions. Il fallait que soient respectés les principes d'exclusion des services audiovisuels, que soient défendues l'origine et la qualité de nos produits agricoles. Vous étiez également attentifs à ce sujet. Maintenant que l'accord est signé, il ne faut plus perdre de temps. Il convient de le ratifier et de le mettre en oeuvre.

La France est également présente au Canada, au-delà même de sa langue et de sa culture, par des entreprises. Il y en a plus 550 qui sont implantées dans votre pays. C'est encore trop peu. J'invite donc beaucoup de chefs d'entreprise - d'ailleurs ceux qui m'accompagnent en sont convaincus - à investir encore davantage au Canada. Je vous appelle, Canadiens et Français, à multiplier les investissements dans nos pays respectifs.

Les réformes que j'ai engagées, depuis deux ans et demi, ouvrent une nouvelle perspective car elles créent un contexte beaucoup plus favorable pour investir en France. J'ai voulu améliorer l'attractivité de mon pays, simplifier les procédures, alléger le coût du travail, soutenir l'innovation, la recherche, l'éducation. Mais si la France fait des efforts, elle ne peut les accomplir seule. C'est pourquoi l'Europe doit également agir.

Il y a deux ans, lorsque j'ai rencontré le Premier ministre canadien, l'Europe ne savait pas encore si elle pourrait préserver sa propre monnaie. Des risques d'éclatement étaient sérieux. Des pays menaçaient de quitter l'Union monétaire. Deux ans après, la zone euro est solide, robuste ; mais la croissance, elle, est trop faible.

L'Union européenne se prépare à lancer un grand programme d'investissements publics et privés dans les domaines de la transition énergétique, des infrastructures et des nouvelles technologies. J'invite le Canada à saisir aussi ces opportunités avec votre savoir-faire, car nous avons besoin de croissance. Nous avons besoin de développement, de progrès. Nous ne pouvons pas accepter que les jeunes, les plus jeunes, soient les premières victimes d'un système économique. Le premier devoir d'une économie, c'est de permettre à la jeunesse de croire qu'il est possible de vivre mieux. C'est aujourd'hui ce que nous avons à faire.

Le monde affronte des menaces nouvelles, nous les avons évoquées. Nous partageons les mêmes objectifs au sein de l'Alliance atlantique qui contribue à notre défense collective. Nous travaillons, lorsque cela est nécessaire à des interventions extérieures. Au Mali, le Canada nous a apporté un soutien décisif, dès les premières heures de l'intervention. Pour l'Afrique de l'Ouest, savoir que des peuples, loin de ces lieux de conflits, étaient capables de se réunir pour porter un soutien et une solidarité a créé un lien nouveau entre l'Afrique et les pays qui venaient ainsi en soutien.

(...)

Le Canada est aussi un pays devenu très attirant pour les Français. Mes compatriotes sont plus de 200.000 à avoir fait le choix d'un séjour plus ou moins durable ici chez vous. Je considère que ces mouvements contribuent au rayonnement, au développement de la France. Il n'y a rien à craindre. D'ailleurs, la France n'a jamais rien à craindre de la confrontation, de la compétition, de l'ouverture. L'expérience que ces Français acquièrent ici est bénéfique. Elle est communicative, elle est utile au Canada, utile à la France.

Nous voulons donc l'encourager, avec des accords de mobilité. On appelle cela ici des «ententes» de mobilité, puisque j'ai compris que c'était le mot. Le mot «entente» est beaucoup plus agréable à entendre qu'accord. Accord, c'est quand on finit par être sur une même ligne. Entente, c'est parce qu'on peut passer toute sa vie ensemble. C'est pourquoi nous voulons multiplier ces accords de permis «vacances/travail», de volontariat international en entreprise pour que vous puissiez avoir davantage de jeunes Français ici, et nous, de jeunes Canadiens en France.

Nous voulons aussi être très attractifs pour les étudiants étrangers. Nous sommes d'ailleurs un des pays les plus attractifs pour les étudiants étrangers. Mais nous manquons de Canadiens, parce que, sans doute, notre système d'enseignement supérieur n'a pas été regardé comme pouvant être conforme avec le vôtre. Alors nous avons fait en sorte, ce matin même, de multiplier les accords entre les universités, entre les instituts de recherche ; d'avoir un haut niveau d'exigence pour que nous ayons plus d'étudiants canadiens en France, et plus d'étudiants français au Canada.

Ces échanges scientifiques, c'est pour nous très important. Nous avons été capables de mettre au point un grand télescope, Canada - France - Hawaï, pour faire une astronomie de haut niveau, et une recherche excellente contre les maladies neurodégénératives.

Voilà pourquoi je suis très heureux de faire cette visite d'État. Parce que je vois le Canada comme un pays ami, mais surtout comme un pays jeune, ouvert et fier de sa diversité.

Vous gagnez de la population chaque année, vous n'avez pas peur de l'immigration, vous ouvrez aussi largement vos portes, parce que vous êtes sûrs de votre modèle d'harmonie et de compromis. Préservez-le, c'est essentiel pour toute nation, de pouvoir vivre ensemble. Ce qui fait la force d'une nation, c'est de savoir quel est son destin, quel est son avenir.

Vous gagnez de la population, la France a également cette même vitalité démographique, c'est une chance : savoir que nous serons plus nombreux ensemble et savoir que nous pouvons vivre ensemble, dans le respect des autres, avec des règles qui doivent être les mêmes pour tous. Pour que chacun sache bien quel est le mode de vie que nous voulons respecter.

La France, vous le savez, a une relation exceptionnelle, singulière avec le Québec. Elle continuera de l'avoir. En même temps, la France veut travailler avec toutes les provinces du Canada. Je l'ai montré en allant en Alberta et je suis ouvert à toutes les ententes, avec toutes les provinces du Canada. Pour que vous compreniez bien que, si nous avons pour le Québec de l'amour, nous avons aussi de l'amitié à revendre et à offrir à tout le Canada.

Parce que ce qui nous unit, et j'en termine là, ce qui nous unit depuis des siècles, et encore aujourd'hui, c'est la culture, la langue, l'économie sûrement. Mais c'est surtout une communauté de valeurs qui fait que nous nous comprenons tout de suite, que nous devinons ce que vous pensez, que vous interprétez toujours de la même manière positive ce que nous pouvons déclarer. C'est que nous avons le respect des personnes, nous croyons au progrès, à la justice et aussi à l'exigence de respecter la planète.

Je crois à la force de notre amitié, à cette vitalité qui nous anime et aux projets que nous allons bâtir ensemble. Le Canada occupe une place particulière dans le coeur des Français. Le Canada d'hier nous rendait fiers. Le Canada d'aujourd'hui nous incite encore à être plus proches de vous. Faisons de notre amitié un capital pour nos économies. Faisons de notre amitié une garantie pour notre sécurité. Faisons de notre amitié une espérance pour la jeunesse.

Vive le Canada et vive la France !./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Canada - Visite d'État - Lutte contre le terrorisme - Irak - Syrie - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

(...)
Nos deux pays sont également engagés en Irak. J'imagine ce qu'ont pu être les débats, ici, dans ce Parlement sur une intervention en Irak. La France avait refusé d'intervenir en Irak, il y a plus de dix ans parce que ce n'était pas ce que nous pensions juste pour le monde. Aujourd'hui, face à un mouvement terroriste qui tue et massacre, qui rase des villages, qui met les femmes et les enfants en situation de servage, qui les noie dans les puits. Est-ce que nous pourrions rester sans réaction, indifférents, en pensant que cela ne nous concerne pas ? Non !

Il y a toujours des doutes quand il y a une opération extérieure et je les partage. Il y a toujours des interrogations : combien de temps cela va-t-il durer ? Est-ce que l'on a véritablement conscience de ce que l'opération va produire ? Si nous voulons travailler ensemble, et il le faut, nous devons nous dire que ce combat-là prendra du temps, qu'il ne se résoudra pas en quelques bombardements, parce que ce ne sont pas des bombardements seuls qui permettent de trouver des solutions politiques ; qu'il y faudra associer les populations elles-mêmes ; nous devons dire à ces populations que ce sont elles qui doivent se débarrasser du terrorisme ; que nous pouvons leur apporter un appui et que nous devons d'abord montrer le chemin.

Nos deux pays font face à ce que l'on appelle le phénomène des «combattants étrangers» : des individus perdus, fanatisés, manipulés - vous les connaissez maintenant - qui sont le plus souvent, pas toujours, des convertis que l'on n'avait pas forcément identifiés, décelés, comme pouvant basculer. Quand ils partent, ils vivent des situations d'horreur. Nous avons reçu des témoignages de ce qu'ils peuvent regarder ou de ce à quoi même ils peuvent participer. Alors, quand ils reviennent, hantés par ce qu'ils ont pu voir, ils peuvent être tentés de reproduire les massacres dans leur pays d'origine.

C'est pourquoi nous devons renforcer notre coopération, celle des services spécialisés, dans le strict respect des libertés publiques. Car si nous manquons aux libertés publiques, alors c'est une nouvelle victoire du terrorisme contre les démocraties.

Le Canada a voté l'an dernier de nouvelles dispositions législatives contre le terrorisme. La France vient de faire de même : contrôler les réseaux sociaux, interdire les départs, lutter contre les filières, suivre les combattants à leur retour.

Mais, je l'ai dit, nous devons aussi chercher des solutions politiques aux conflits, partout. Et faire en sorte qu'il puisse y avoir des conférences internationales qui permettent de donner une perspective, y compris à ceux qui combattent. Voilà notre démarche - rechercher en permanence la solution politique, tout en étant fermes sur le respect de nos principes et en étant capables d'utiliser même la force. (...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. Canada - Visite d'État - Ukraine - Russie - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

(...)

Mais, je l'ai dit, nous devons aussi chercher des solutions politiques aux conflits, partout. Et faire en sorte qu'il puisse y avoir des conférences internationales qui permettent de donner une perspective, y compris à ceux qui combattent. Voilà notre démarche - rechercher en permanence la solution politique, tout en étant fermes sur le respect de nos principes et en étant capables d'utiliser même la force.

Cette démarche vaut également en Ukraine. Je sais combien le Canada est préoccupé par cette crise. Il y a plus d'un million de Canadiens d'origine ukrainienne qui vivent, dans la douleur et dans l'appréhension, la mise en cause de l'intégrité territoriale de ce qui était leur pays. Les sanctions, nous les avons prises, de manière coordonnée. Elles étaient nécessaires, elles sont encore nécessaires, mais elles ne peuvent pas être la seule réponse. L'objectif, c'est de convaincre Moscou et les séparatistes de renoncer à l'escalade et de revenir au dialogue.

Il y a eu un protocole, qu'on appelle «l'accord de Minsk», signé le 5 septembre de cette année. Ce protocole, tout ce protocole, doit s'appliquer. Dans le cadre de ce que j'ai appelé «les rencontres de Normandie» qui ont eu lieu le jour même où nous célébrions l'anniversaire du Débarquement, Angela Merkel et moi-même avons pu réunir -c'était la première fois qu'ils se rencontraient- M. Porochenko, président de la République d'Ukraine, et M. Poutine, président de la Russie. C'était la première fois que ce forum pouvait avoir lieu. Il a été suivi par de nombreuses discussions téléphoniques ou de rencontres.

Je crois à ce format-là. Mais il n'a de sens que s'il débouche sur un accord politique. Il y a eu des élections en Ukraine, les seules que nous reconnaissons ; et puis il y a eu des consultations, dans une toute petite partie de l'Ukraine, qui méritent d'être considérées. Ces consultations ne peuvent pas être reconnues comme une séparation. Ce sont des élections locales dont les conséquences sont locales et qui appellent le dialogue. J'appelle moi-même le président Poutine à rester dans ce cadre, il ne s'agit pas de reconnaître des élections qui pourraient mettre en cause l'intégrité territoriale de l'Ukraine. (...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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5. Canada - Visite d'État - Dérèglements climatiques - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

Mesdames, Messieurs,

Il y a aussi le défi climatique. Ce n'est pas un défi pour les dix prochaines années, c'est un défi pour le siècle. Ce n'est pas une menace pour un continent, ou pour quelques ilots épars dans le monde, c'est un défi pour la planète. La température s'est élevée de près d'1°C depuis 200 ans et son augmentation pourrait dépasser 3°C d'ici la fin de ce siècle. Avec les conséquences que l'on connaît : la fonte des glaciers, l'élévation du niveau de la mer.

Le 5ème rapport de synthèse du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - un groupe incontestable, un groupe rassemblant les plus hautes autorités scientifiques, le GIEC - a fait un nouveau constat le 1er novembre. Il est sans appel. Il y a un lien direct entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine. L'inaction conduirait à un scénario catastrophique inacceptable. Il serait sans doute vivable pour nous mais invivable pour nos enfants et nos petits-enfants.

Il est encore possible de limiter l'élévation de la température de la planète à deux degrés - c'est déjà beaucoup - si nous sommes capables de réduire de 40 % au moins les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, et pour certains 2050.

La conférence sur le climat va se tenir à Paris. Je remercie tous les participants d'avoir fait de Paris le siège de cette conférence. Nous étions les seuls candidats. Il y a deux cas de figure quand il n'y a qu'un seul candidat : ce n'est pas une vraie élection ou personne ne veut prendre cette responsabilité. Nous l'avons prise. Nous l'avons prise pour le monde. Nous l'avons prise parce que nous voulons que ceux et celles qui sont comme nous conscients qu'il y a un danger - qui n'est pas un danger simplement pour nos propres économies, mais un danger pour nos populations - puissent être ensemble.

Nous sommes capables de parler à tous les pays du monde, c'est un privilège qui tient à notre histoire, à notre diplomatie, à notre culture, à l'image que nous nous faisons de nous-mêmes. Nous sommes membre permanent du Conseil de sécurité, nous parlons à tous les dirigeants du monde. Alors nous leur disons : le rendez-vous, c'est décembre 2015.

Je pense que le Canada - qui connaît aussi ces transformations, qui fait de l'énergie aussi un mode de développement, notamment dans ses territoires de l'Ouest - sera pleinement engagé dans ce combat contre le réchauffement climatique. Parce que le Canada veut protéger l'environnement et notamment l'Arctique, parce que le Canada veut développer dans cette région ce qu'elle a de ressources dans le cadre d'un écosystème. J'ai rencontré les Premiers ministres de provinces, des territoires du Nord-Ouest notamment. Un territoire vaste comme la France, avec 55.000 habitants. Un territoire riche, riche de sa nature, riche de son histoire, riche aussi de son avenir. C'est pour ces territoires-là aussi que nous devons réussir la conférence sur le climat. (...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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6. Canada - Visite d'État - Épidémie Ebola - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

(...)

Il y a une autre menace, le Premier ministre en a parlé, c'est la menace sanitaire, Ebola. Là-aussi, je salue l'effort du Canada.

Nous allons nous concentrer, nous la France, sur la Guinée, pays francophone. Le Canada a décidé de nous rejoindre dans ce dispositif avec des volontaires francophones. C'est là que la francophonie peut-être aussi utile. Pour soigner, les malades ont besoin de se faire comprendre et les soignants de pouvoir faire la démonstration et la pédagogie de leurs remèdes.

La réunion que nous avons tenue ce matin même avec les universitaires et chercheurs canadiens et français montre que nous sommes capables, ensemble, de travailler au plan scientifique au plus haut niveau pour lutter contre le virus, avec des tests, avec la recherche de vaccins. Voilà ce que nous pouvons faire, Français et Canadiens : aller là-bas sur place pour soigner et ici préparer les vaccins et les solutions pour demain. (...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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7. Canada - Visite d'État - Francophonie - Discours de M. François Hollande, président de la République, devant le Parlement canadien (Ottawa, 04/11/2014)

(...)

Le Canada et la France appartiennent à la même famille. Je vais reprendre une de vos formules Monsieur le Premier Ministre - car je ne me serais pas permis sinon ! - : «Le Canada est né en français». Il parle donc français. Cette relation intime englobe l'ensemble du Canada, depuis l'Atlantique et l'ancienne Acadie jusqu'aux dynamiques communautés francophones qui se sont développées aux confins du Pacifique, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. C'est toujours un plaisir, une fierté, d'entendre parler français dans le monde et d'entendre parler français au Canada.

La francophonie n'est pas une survivance de l'Histoire, c'est un atout pour l'avenir. Les jeunes générations ont compris que le bilinguisme était une chance. Le français, c'est la langue de l'excellence culturelle, mais aussi la langue du développement économique. Bientôt la francophonie comptera le tiers des nations représentées à l'ONU. Plus de 700 millions de locuteurs, dès lors que l'Afrique a fait aussi le choix de la francophonie. Le français n'appartient pas à la France. Le français, c'est la langue des libertés. Le français incarne des valeurs. Le français défend les droits de l'Homme. C'est pourquoi, d'ailleurs, vous venez de consacrer aux droits de l'Homme un musée à Winnipeg dans votre pays. (...)

Lors du sommet de Dakar, qui se tiendra le mois prochain, la France et le Canada seront présents pour donner une nouvelle impulsion à la francophonie. Je veux que ce rendez-vous de Dakar - qui va renouveler le Secrétaire général, mais je n'apprends rien à personne ici - soit utile pour soutenir davantage la jeunesse francophone, protéger davantage le droit des femmes francophones, développer les technologies nouvelles dans l'ensemble de l'espace francophone. Nous voulons faire une francophonie qui soit culturelle, elle l'est, mais qui puisse être aussi économique. Le français doit unir les chercheurs, les créateurs, les entrepreneurs pour créer une nouvelle économie, pour tous les pays qui parlent le français, ou qui voudraient le parler.

La francophonie c'est aussi la diversité culturelle. Elle vous est chère, elle nous est chère. Elle doit être défendue âprement contre l'uniformité, la marchandisation, la banalisation. Méfions-nous des langues qui ne ressemblent plus à rien. Les fausses langues, les langues bâtardes, les langues inventées, les langues qui ne sont même plus écrites. Nous avons à défendre toutes les langues. La francophonie n'est pas la bataille d'une langue contre une autre. La francophonie, c'est la bataille de la richesse culturelle du monde. C'est pourquoi nous admirons, nous les Français, votre culture, vos artistes, vos chanteurs, vos cinéastes, vos théâtres, vos créateurs...

La France est admirative de la vitalité artistique du Canada. En français et en anglais ! Xavier Dolan s'est illustré tout récemment à Cannes. Un jeune créateur de 25 ans. Dany Laferrière a été reçu à l'Académie française. Alice Munro s'est vu attribuer le Prix Nobel de littérature. Alors, chaque fois que vous obtenez un succès, la France, qui est très prétentieuse, pense toujours qu'elle en a une part. Merci !./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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8. Ã‰tats-Unis - Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, avec son homologue américain - propos de M. Fabius (Paris, 05/11/2014)

Mesdames et Messieurs,

J'ai reçu avec beaucoup de plaisir mon collègue et ami John Kerry. Nous avons abordé des sujets qui ne sont pas faciles mais qui évidemment concernent les États-Unis, la France et beaucoup d'autres pays.

Nous avons parlé de ce qui se passe en Irak et en Syrie puisque vous savez que les États-Unis et la France sont engagés pour lutter contre Daech. Nous avons fait le point sur les actions actuelles et sur ce que nous pouvons faire dans le futur.

Nous avons abordé longuement la question de la négociation avec l'Iran au sujet du nucléaire ; nous travaillons en effet dans le cadre de ce que l'on appelle le 5+1. Il y a une date butoir, le 24 novembre, et il est donc très important que les États-Unis et la France puissent avoir des positions identiques en répétant ce qui est le fond de notre conviction : l'Iran a parfaitement le droit d'utiliser le nucléaire civil, l'énergie nucléaire civile mais la bombe atomique, non. C'est à partir de cela que des discussions sont menées et cela va continuer.

Nous avons parlé également de la situation au Liban et de la façon dont se pose aujourd'hui la question israélo-palestinienne. Nous sommes très habitués, John Kerry et moi-même, à discuter de ces sujets et il est extrêmement important que les États-Unis et la France se concertent parce que vous le savez bien, nos valeurs démocratiques sont les vôtres./.

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9. Dérèglements climatiques - Réponse de Mme Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, à une question à l'Assemblée nationale (Paris, 04/11/2014)

Madame la Députée,

M. Kumar Pachauri sera, en effet, à Paris demain pour remettre officiellement le rapport publié à Copenhague au gouvernement français. Il est intéressant de voir que, contrairement à ce qui se passait encore voilà quelques années, les pays du monde entier, la presse du monde entier se sont saisis de cette publication ; en d'autres termes, il n'y a plus de doute aujourd'hui sur la réalité du réchauffement climatique, l'enjeu étant de maintenir celui-ci sous le seuil de deux degrés.

Des efforts considérables doivent donc être faits, c'est évident, pour se prémunir contre les quatre dangers que pointe le rapport du GIEC : les vagues de chaleur sur l'Europe ; l'acidité des océans et la montée du niveau de la mer, qui menace l'existence de nombreux pays insulaires ; la disparition massive de nombreuses espèces animales et la réduction de la biodiversité ; enfin, les déplacements massifs de populations, qui peuvent être à l'origine de conflits mondiaux.

La France a un rôle majeur à jouer ; le Parlement, l'Assemblée nationale l'a assumé avec le vote en première lecture du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte. L'Europe a également pris ses responsabilités, et le monde devra prendre les siennes au sommet de Paris sur le climat qui aura lieu l'année prochaine. Plusieurs actions doivent être menées : la diminution massive des émissions de gaz à effet de serre, c'est-à-dire de l'utilisation des énergies fossiles ; l'arrêt de la déforestation, car les forêts sont une barrière contre le réchauffement climatique ; le renforcement de l'efficacité énergétique et la diminution du gaspillage énergétique ; la protection de l'eau et la garantie de la sécurité alimentaire.

La nouveauté dans le rapport du GIEC, c'est qu'il est désormais admis que ce défi est aussi une chance : une chance pour changer nos modèles de développement, une chance pour créer des activités et des emplois, une chance pour développer les technologies et les innovations liées à l'avenir de la planète. C'est cette chance que nous devons saisir./.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

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10. Taxe sur les transactions financières - Réponse de M. Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, à une question à l'Assemblée nationale (Paris, 05/11/2014)

Monsieur le Député,

La régulation de la finance est impérieusement nécessaire. Comme vous l'avez dit, il s'agit d'abord de lutter contre les dérives morales de ceux qui pensent que tout est permis, individuellement ou collectivement, pour gagner de l'argent à court terme sur le dos de ceux qui font fructifier l'économie française, de ceux qui offrent ou qui ont un emploi, de ceux qui travaillent à la productivité et à la compétitivité de notre économie.

Ensuite, comme vous l'avez dit, il faut se souvenir de l'origine de la grande crise de 2008-2009.

C'était cette finance folle qui, au niveau international, menait des attaques spéculatives sans aucun respect ni pour les États, ni pour les individus, ni pour les entreprises.

Vous avez rappelé les actions que nous menons. D'abord, nous luttons contre la fraude fiscale. La semaine dernière, avec plus de cinquante autres ministres des Finances, j'ai signé un grand accord de lutte contre la fraude fiscale : le secret bancaire c'est aujourd'hui terminé.

Ensuite, nous agissons pour mettre en oeuvre le système dit «d'union bancaire» qui permettra de couper le fil qui reliait les banques en mauvais état au budget de la France, et donc aux contribuables. Désormais, ce n'est plus le contribuable qui viendra, en cas de besoin, au secours des banques : les banques seront obligées de s'assurer elles-mêmes, par le biais du versement d'une contribution.

Enfin, la taxe sur les transactions financières est indispensable. Cela fait tellement longtemps qu'on en parle ! J'ai proposé à dix autres pays de l'Union européenne d'agir ensemble pour mettre en place cette taxe sur les transactions financières.

Ce sera fait dès vendredi prochain. Au 1er janvier 2016, une taxe sur les transactions financières (TTF) sera établie en Europe : elle nous permettra de lutter contre ces transactions à la fois irrégulières, immorales et inefficaces./.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

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11. Union bancaire - Conseil des ministres (Paris, 05/11/2014)

Le ministre des Finances et des Comptes publics a présenté une communication relative à l'entrée en vigueur de l'Union bancaire.

L'Union bancaire a connu une avancée majeure avec l'entrée en vigueur, le 4 novembre 2014, de la supervision unique des principaux groupes bancaires au niveau européen. Un mécanisme de résolution unique sera parallèlement mis en place, avec un Conseil de résolution unique opérationnel à compter du 1er janvier 2015. Par ailleurs, les négociations sur les modalités de calcul des contributions au Fonds de résolution unique progressent.

L'adoption par le Parlement du projet de loi autorisant la ratification de l'accord concernant le transfert et la mutualisation des contributions au Fonds de résolution unique, constitue la prochaine étape, au niveau national, nécessaire à la mise en place de l'Union bancaire./.

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