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Déclarations officielles de politique étrangère du 17 juillet 2014


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - RĂ©publique centrafricaine/Nomination du reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies et chef de la MINUSCA - Tunisie/Attaque contre les forces armĂ©es - JournĂ©e de la justice pĂ©nale internationale (Paris, 17/07/2014)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations suivantes :

1 - République centrafricaine - Nomination du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSCA (16 juillet 2014)

La France salue la nomination de M. Babacar Gaye au poste de représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine et de chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (MINUSCA).

Il reviendra à M. Gaye de conduire l'action des Nations unies sur le terrain pour assurer la protection des civils, permettre la stabilisation du pays et favoriser la sortie de crise. Déjà à l'oeuvre sur le terrain dans les domaines civils, la MINUSCA prendra le 15 septembre le relais de la force de l'Union africaine (MISCA). Dans la mise en oeuvre de son mandat, elle sera soutenue par l'opération Sangaris et les forces européennes présentes en République centrafricaine.

M. Gaye, dont nous saluons l'action depuis un an à la tête du bureau intégré des Nations unies en République centrafricaine (BINUCA), pourra compter sur le plein soutien de la France dans l'accomplissement de sa mission.

2 - Tunisie - Attaque contre les forces armées (16 juillet 2014)

La France condamne l'attaque perpétrée le 16 juillet contre les forces armées tunisiennes au Mont Chaambi.

Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes.

La France est solidaire avec la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme.

3 - Journée de la justice pénale internationale (17 juillet 2014)

À l'occasion de la journée de la justice pénale internationale, date anniversaire de l'entrée en vigueur du statut de Rome instituant la cour pénale internationale, la France rappelle son engagement en faveur de la justice internationale. Cette dernière constitue, partout dans le monde, l'un des fondements de la lutte contre l'impunité, mais aussi d'une paix durable.

La France a soutenu activement la mise en place d'une cour pénale internationale, seule cour permanente à vocation universelle et ayant compétence pour poursuivre les auteurs présumés des crimes les plus graves - notamment les crimes contre l'humanité, les crimes de génocide et les crimes de guerre.

Elle encourage aujourd'hui les États non encore parties au statut de Rome à y adhérer et à adapter leur législation en vue de pouvoir notamment coopérer pleinement avec la cour./.

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2. IsraĂ«l - Territoires palestiniens - RĂ©ponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international, Ă  une question Ă  l'AssemblĂ©e nationale (Paris, 08/07/2014)

La France a une position claire et constante vis-à-vis de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens. La colonisation est illégale au regard du droit international. Le président de la République, lors de sa visite d'État en Israël et de sa visite officielle dans les Territoires palestiniens, a appelé à l'arrêt de la colonisation.

Les conclusions adoptées par le Conseil affaires étrangères européen le 12 mai dernier, demandent aux parties de faire preuve d'une extrême retenue et d'éviter toute action unilatérale, notamment en matière de poursuite de la colonisation, soulignant que celle-ci constitue une menace vis-à-vis des efforts de paix et de la viabilité d'une solution fondée sur deux États.

Les lignes directrices publiées le 19 juillet 2013 par la Commission européenne et entrées en vigueur le 1er janvier 2014 visent à garantir que les différents programmes et aides de l'UE ne bénéficient pas à des activités développées dans les colonies israéliennes. Elles mettent en application la position constante de l'Union européenne et de la France, selon laquelle Israël doit - conformément au droit international - être distingué des Territoires occupés. Il a été tenu compte de ces principes dans la négociation sur la participation d'Israël au programme de recherche Horizon 2020 : l'Union européenne et Israël sont parvenus, le 26 novembre 2013, à un accord garantissant que les dispositions de ce programme ne s'appliqueraient pas aux Territoires occupés par Israël depuis juin 1967.

Depuis l'entrée en vigueur de ces lignes directrices, la France et ses partenaires européens se sont mobilisés pour assurer leur mise en oeuvre. Elle prévient également les investisseurs français des risques juridiques, économiques et réputationnels liés aux activités économiques dans les colonies israéliennes./.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

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3. Ukraine - Union europĂ©enne - Entretien avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international Ă  l'issue de la confĂ©rence des donateurs (Bruxelles, 16/07/2014)

 (...)

Q - Monsieur le Ministre, est-ce que ce soir l'Union européenne va prendre des sanctions économiques et des sanctions plus fortes contre la Russie concernant l'Ukraine ?

R - Ce qui est prévu dans le projet de texte qui a été établi, mais qui est soumis ensuite bien sûr aux chefs d'État et de gouvernement, c'est un certain rehaussement, mais qui ne va pas jusqu'à ce qu'on a appelé le niveau trois.

Pourquoi ? Parce qu'il faut à la fois faire preuve de fermeté et, en même temps, maintenir le dialogue. Il est vrai qu'il y a eu un certain nombre d'éléments qui appellent une réaction de notre part mais, en même temps, il faut maintenir le dialogue.

Que voulons-nous ? J'en ai encore parlé avant-hier avec les Ukrainiens, avec les Russes, avec mon collègue allemand - nous avons passé plus de deux heures au téléphone ce week-end à essayer de trouver une solution. Il faut aboutir à un cessez-le-feu, cela demande que le groupe de contact soit réuni et que les frontières soient bien protégées. À l'égard des frontières il y a eu des progrès.

En ce qui concerne le groupe de contact, on n'arrive toujours pas à faire en sorte qu'il se réunisse avec à la fois les Ukrainiens, les séparatistes, l'OSCE et les autres parties. Il faut continuer ce travail. Il faut donc exercer une pression et, en même temps, maintenir le dialogue ; c'est ce qui est fait.

Q - Donc pas d'embargo sur les armes ?

R - Ce n'est pas prévu./.

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4. Bosnie-HerzĂ©govine - Serbie - Union europĂ©enne - Entretien avec la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires Ă©trangères et du dĂ©veloppement international, Ă  l'issue de la confĂ©rence des donateurs (Bruxelles, 16/07/2014)

Cette réunion était consacrée à la conférence pour la reconstruction de la Bosnie-Herzégovine et de la Serbie. Vous vous rappelez qu'il y a eu, il y a quelques semaines à peine, des inondations absolument effrayantes dans ces deux pays - en Croatie aussi d'ailleurs.

Le président de la République française, en recevant le président de Serbie, lui avait dit : «nous allons, avec l'Europe, vous aider». C'est ce qui est fait avec ce rassemblement des donateurs qui va permettre, dans l'immédiat, de financer les besoins de reconstruction à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros et, dans un deuxième temps, de permettre le rétablissement de leur économie.

L'Europe, même si elle est parfois critiquée - et c'est parfois justifié -, nous montre là une solidarité extrêmement forte par rapport à des populations qui ont beaucoup souffert.

J'ai été très touché que la plupart des intervenants aient rendu hommage à la France pour avoir pris cette initiative. (...)./.

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5. Union europĂ©enne - Conseil europĂ©en - DĂ©claration de M. François Hollande, prĂ©sident de la RĂ©publique (Bruxelles, 16/07/2014)

Il y a une discussion engagée déjà depuis plusieurs jours sur les deux postes qui doivent être pourvus : le président du Conseil européen, c'est la responsabilité importante, et le Haut représentant. Je ne vais pas vous donner les résultats avant qu'ils ne soient connus.

Ce qui compte pour la France, c'est moins les personnes que les orientations et les objectifs. J'ai entendu hier le discours de Jean-Claude Juncker, il propose 300 milliards d'investissements pour l'Europe dans les cinq prochaines années. Je pense que cela fait partie effectivement de ce que je demandais. Il propose un gouvernement économique de la zone euro, c'est effectivement une priorité française et il propose qu'il y ait aussi, sur un certain nombre de travaux, sur la transition énergétique, une politique qui soit commune. Ce sont ces orientations-là qui vont décider de mes choix.

Enfin il y aura la composition de la Commission européenne et la France aura aussi des objectifs à atteindre, puisque ce que nous voulons, c'est peser sur l'orientation économique de l'Europe./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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6. Union europĂ©enne - RĂ©union extraordinaire du Conseil europĂ©en - Conclusions (Bruxelles, 16/07/2014)

I. Le prochain cycle institutionnel

1. À la suite de l'élection du président de la Commission européenne par le Parlement européen, le Conseil européen a procédé à un échange de vues avec le président élu, M. Jean Claude Juncker, portant notamment sur les priorités définies dans le programme stratégique pour l'Union à l'ère du changement approuvé le 27 juin 2014. Il appelle toutes les institutions à axer leur action sur les domaines où l'Union peut vraiment changer les choses. Le Conseil européen a réaffirmé sa volonté d'assurer un suivi régulier de la mise en oeuvre de ces priorités stratégiques.

2. Le président du Conseil européen a rendu compte des consultations qu'il a menées, conformément aux traités, sur les autres nominations pour le prochain cycle institutionnel. Le Conseil européen a tenu un premier débat à ce sujet et est convenu de revenir sur la question en vue de prendre une décision finale lors d'une réunion extraordinaire qui aura lieu le 30 août.

3. La nouvelle Commission sera nommée par le Conseil européen, après un vote d'approbation du Parlement européen portant sur le président, le(la) haut(e) représentant(e) pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et les autres membres de la Commission en tant que collège.

II. Relations extérieures

Ukraine

4. Rappelant les déclarations des chefs d'État ou de gouvernement sur l'Ukraine du 6 mars et du 27 mai, ainsi que ses conclusions du 21 mars et du 27 juin, le Conseil européen souligne une fois encore qu'il est favorable à un règlement pacifique de la crise en Ukraine, insistant notamment sur la nécessité de trouver d'urgence un accord sur un cessez-le-feu réel et durable observé par toutes les parties afin de créer les conditions nécessaires à la mise en oeuvre du plan de paix du président Porochenko. Le Conseil européen appuie les efforts diplomatiques déployés par l'Ukraine, la Fédération de Russie, la France et l'Allemagne, ainsi que la déclaration conjointe de Berlin du 2 juillet.

5. Le Conseil européen condamne la poursuite des activités illégales menées par les combattants armés dans l'est de l'Ukraine, y compris l'occupation de bâtiments publics, la prise d'otages et les attaques armées visant des agents des forces de l'ordre et des gardes-frontières ukrainiens. Le Conseil européen exhorte la Fédération de Russie à user activement de son influence sur les groupes armés illégaux et à faire en sorte que des armes et des combattants ne puissent plus franchir la frontière, afin d'amorcer rapidement une désescalade. Dans ce contexte, le Conseil européen rappelle la décision prise le 11 juillet de soumettre onze nouvelles personnes à l'interdiction de pénétrer sur le territoire de l'Union européenne et au gel de leurs avoirs dans l'Union en raison d'actions compromettant l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sa souveraineté et son indépendance. Les États membres ont également décidé de suspendre l'application de l'accord du 20 février 2014 concernant les licences d'exportation.

6. Le Conseil européen déplore que les mesures qu'il demandait dans ses conclusions du 27 juin n'aient pas été prises comme il convenait de le faire. En conséquence, il décide d'étendre les mesures restrictives, afin de cibler les entités, y compris de la Fédération de Russie, qui apportent un soutien matériel ou financier aux actions qui compromettent ou menacent la souveraineté de l'Ukraine, son intégrité territoriale et son indépendance. Il charge le Conseil d'adopter les instruments juridiques nécessaires et d'établir, d'ici la fin juillet, une première liste des entités et personnes, y compris de la Fédération de Russie, tombant sous le coup des critères renforcés. Il demande également que soit examinée la possibilité de cibler les personnes ou entités qui apportent un soutien matériel ou financier actif aux décideurs russes responsables de l'annexion de la Crimée ou de la déstabilisation de l'est de l'Ukraine. Le Conseil européen demande à la BEI de suspendre la signature de nouvelles opérations de financement en Fédération de Russie. Les États membres de l'Union européenne coordonneront leurs positions au sein du conseil d'administration de la BERD en vue de suspendre également le financement de nouvelles opérations. Enfin, le Conseil européen invite la Commission à réexaminer les programmes de coopération entre l'UE et la Russie en vue de décider éventuellement, au cas par cas, de suspendre la mise en oeuvre des programmes de coopération bilatérale et régionale de l'UE. Toutefois, les projets concernant exclusivement la coopération transfrontière et la société civile seront maintenus.

Le Conseil européen rappelle que la Commission, le SEAE et les États membres ont engagé des travaux préparatoires concernant des mesures ciblées, ainsi qu'il l'avait demandé en mars, de façon à ce que de nouvelles mesures puissent être prises sans délai. Le Conseil européen reste déterminé à se réunir à tout moment si les événements l'exigent.

Conformément à la politique de non-reconnaissance de l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol, le Conseil européen demande à Commission et au SEAE de présenter des propositions relatives à de nouvelles mesures concernant en particulier la limitation des investissements en Crimée et à Sébastopol. Le Conseil européen escompte également que les institutions financières internationales s'abstiendront de financer tout projet reconnaissant explicitement ou implicitement l'annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol.

7. Le Conseil européen salue les efforts de l'OSCE et de sa présidence, notamment pour faciliter la tenue de réunions du groupe de contact en Ukraine, et la volonté de l'OSCE de mettre en place une mission d'observation à la frontière, à laquelle l'Union européenne et ses États membres sont prêts à envisager d'apporter une contribution substantielle.

8. Le Conseil européen souligne que l'Union européenne est déterminée à poursuivre les pourparlers trilatéraux sur les conditions de la livraison de gaz de la Fédération de Russie à l'Ukraine et salue les efforts accomplis par la Commission à cet égard. Il est important qu'un accord intervienne rapidement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement en gaz naturel et le transit de ce gaz via l'Ukraine à destination des États membres de l'UE et pour stabiliser l'économie de l'Ukraine.

9. Le Conseil européen insiste sur l'importance que revêt la ratification de l'accord d'association par l'Ukraine afin qu'il puisse être rapidement appliqué à titre provisoire. Il salue la tenue, le 11 juillet, de consultations trilatérales au niveau ministériel entre l'Ukraine, la Fédération de Russie et l'Union européenne concernant la mise en oeuvre de l'accord d'association. Dans ce contexte, il se réjouit également de la mise en place d'un mécanisme de consultation destiné à résoudre les difficultés que pourraient entraîner les conséquences de la mise en oeuvre de la zone de libre-échange approfondi et complet pour l'application de l'accord de libre-échange de la Communauté d'États indépendants.

Gaza

10. Le Conseil européen suit avec une profonde inquiétude la poursuite des violences en Israël et à Gaza. Il condamne les tirs de roquettes lancées depuis Gaza en direction d'Israël, qui touchent des civils de manière aveugle. Israël a le droit de protéger sa population contre des attaques de ce type. Ce faisant, il doit agir d'une manière proportionnée et assurer à tout moment la protection des civils. Le Conseil européen déplore vivement que des innocents perdent la vie et qu'un nombre élevé de civils soient blessés dans la bande de Gaza en raison des opérations militaires israéliennes et il est gravement préoccupé par la détérioration rapide et sérieuse de la situation humanitaire. Le Conseil européen exhorte les deux parties à engager une désescalade, à cesser les actes de violence, à mettre un terme aux souffrances des populations civiles, notamment en permettant l'accès de l'aide humanitaire, et à retourner au calme. Le Conseil européen salue les efforts actuellement déployés par les partenaires régionaux, en particulier l'initiative égyptienne, afin de mettre en place un cessez-le-feu et invite le Hamas à marquer son accord sur celui-ci. L'Union européenne est prête à fournir l'appui nécessaire à cette fin. Elle continue à demander la mise en oeuvre intégrale de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité des Nations unies.

11. Les événements tragiques des derniers jours soulignent qu'il est urgent que toutes les parties oeuvrent à une reprise du processus diplomatique et recherchent une solution au conflit israélo-palestinien fondée sur la coexistence de deux États. L'Union européenne rappelle qu'elle est prête à offrir aux deux parties un ensemble de mesures d'aide politique et économique et un partenariat spécial privilégié avec l'Union européenne dans l'éventualité d'un accord de paix final.

12. Les Israéliens et les Palestiniens doivent faire le choix stratégique de la paix afin que les générations futures puissent vivre une existence libérée des conflits du passé et jouir de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité qui leur sont actuellement refusées./.

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7. JournĂ©es du rĂ©seau - Table Ronde «ConfĂ©rence Paris Climat 2015» - Intervention de clĂ´ture de Mme Annick Girardin, secrĂ©taire d'État chargĂ©e du dĂ©veloppement et de la francophonie (Paris, 16/07/2014)

Monsieur le Président Kufuor,

Madame l'Ambassadrice [Laurence Tubiana],

Chers Amis,

Monsieur le Président, c'est un plaisir pour moi que vous ayez accepté de participer à ces journées du réseau français. C'est un plaisir car je sais que vous être très pris en ce moment pour réussir le sommet du 23 septembre à New York au côté de Ban Ki-moon.

C'est aussi un plaisir parce que vous savez mieux que nous tous combien le défi climatique est important pour l'Afrique. Laissez-moi vous dire ici au nom de la France combien nous apprécions votre travail, pour que le 23 septembre soit un succès, mais aussi parce que nous comptons sur vous, après le sommet, pour poursuivre cette dynamique.

Vous le vivez maintenant depuis 2 ans, la lutte contre le dérèglement climatique est devenue une priorité de la diplomatie française. Nous avons l'immense responsabilité de préparer l'accueil de la COP21 en décembre 2015 à Paris, et de réussir là où les précédentes négociations ont échoué. Réussir, c'est trouver à Paris un accord juridique et universel sur le climat permettant à l'humanité de retrouver la voie d'une limitation du réchauffement en dessous de 2°C.

C'est un défi immense pour ce ministère et au-delà pour l'ensemble du gouvernement français. Ce défi, nous avons quelques atouts pour le relever.

Notre premier atout, c'est le temps, car il nous reste 18 mois de négociation avant Paris.

Notre deuxième atout, c'est, sans mauvais jeux de mots, le climat qui règne en ce moment sur ce thème au niveau international. La lutte contre le dérèglement climatique est redevenue une priorité politique pour de nombreux partenaires. Le dérèglement climatique est redevenu une priorité parce qu'hélas, les nouvelles ne sont pas bonnes, sur le plan des émissions. C'est ce que nous disent les derniers rapports du GIEC. Les évènements climatiques extrêmes montrent à la fois la violence de ce qui nous attend si l'on ne réagit pas, mais aussi la vulnérabilité de nos sociétés, des plus riches, je veux parler des États-Unis, aux plus pauvres, notamment en Afrique, qui sont en première ligne.

Mais soyons clairs, ces évènements tragiques ont au moins le mérite de remettre ce thème à l'agenda des décideurs. Ainsi, aux États-Unis, le président Obama est pleinement engagé. La Chine travaille intensément, et nous l'a confirmé au MEF, sur sa vision de la civilisation écologique. L'Inde, longtemps muette sur ces questions, semble revenir dans le jeu.

Et vous savez, Monsieur le Président Kufuor, que pour de nombreux leaders africains, le changement climatique est omniprésent dans l'agenda du développement, ne serait-ce que parce qu'il est impératif d'anticiper les impacts des crises climatiques à venir.

Mais notre troisième atout, c'est vous, le réseau diplomatique français. Par votre présence, votre travail vous êtes au coeur du sujet. Qu'il s'agisse du monde du développement, que l'on ne peut penser sans prendre en compte les enjeux climatiques - c'est le défi de la construction de l'agenda post-2015 - ou encore de la diplomatie économique - car la France dispose de vrais champions de l'économie verte, par exemple dans le domaine de la ville durable - vous avez un rôle essentiel à jouer.

L'accord de Paris, c'est le propre d'une négociation onusienne, s'écrira à 196 pays. C'était d'ailleurs l'une des raisons de l'échec de Copenhague, où l'on a cru pouvoir écrire à quelques un l'avenir de l'humanité.

Si nous voulons - et je peux vous assurer de ma détermination, de celle de Laurent Fabius et de celle de Ségolène Royal - trouver à Paris, le premier accord juridique et universel sur le climat, engageant tous les pays sur la voie d'un développement sobre en carbone et résilient, nous devrons faire en sorte que chaque pays trouve son intérêt à signer.

Pour cela, la France a choisi de développer une stratégie offensive, collective et positive.

Offensive car il faut agir dès maintenant, face au chaos climatique. Collective car le climat, c'est l'affaire de tous, c'est-à-dire des pays, mais aussi des entreprises, des collectivités et des institutions internationales. Positive enfin, car la lutte contre le dérèglement climatique c'est une opportunité de trouver de nouveaux relais de croissance, dans les secteurs de l'économie verte.

Ces trois mots d'ordre, que je crois vous connaissez bien, car c'est devenue pour Laurent Fabius comme pour moi une obsession, c'est aussi trois mots d'ordre que le réseau peut s'appliquer. Au-delà du fond des négociations, que Laurence Tubiana et les intervenants détailleront, réussir Paris, c'est aussi une méthode de travail.

J'en profite, Chère Laurence, Cher Antoine [MAEDI], Cher Paul [MEDDE], Chère Marie-Hélène [ELYSEE] pour saluer l'équipe de France du climat, totalement interministérielle et qui fait un travail remarquable.

J'ai pu constater, lors du MEF comme lors de mes premiers déplacements, que le réseau est largement mobilisé sur ces sujets. Cette mobilisation il est nécessaire de la maintenir. Mais je vous demande aussi de l'amplifier. Réussir Paris, me le rappelait mon collègue mexicain, c'est rencontrer tout le monde, s'assurer que chacun trouve son compte dans les discussions. N'oublier personne, y compris les plus réticents.

Ce sont les joies du multilatéralisme, c'est un véritable défi. Mon collègue mexicain me rappelait qu'il avait passé plus de 200 jours à l'étranger pour la préparation de Cancun, en 2010. Cancun, dont l'objectif était de recréer la confiance après le désastre de Copenhague.

Je suis plus chanceuse que lui, car nous sommes 3 ministres pleinement investis et nous pourrons donc nous partager les 196 pays Ă  visiter... Mais cela en dit long sur l'importance de votre travail.

Nous le redirons lors de la conférence des ambassadeurs, chaque ambassade, chaque service doit pouvoir intégrer la lutte contre le dérèglement climatique dans ses échanges. Ce n'est qu'avec ce rayonnement que nous réussirons.

Quel que soit votre pays de résidence, votre mission sera essentielle.

Dans les grands pays industrialisés, vous devrez nous décrypter les contraintes, les avancées, possibles.

Dans les émergents, vous devrez nous aider à comprendre comment ces pays tentent aujourd'hui de concilier développement économique, émergence d'une classe moyenne et préservation de la planète.

Dans les pays les plus pauvres, vous aurez pour mission d'accompagner les pays dans la voie d'une politique de lutte contre la pauvreté qui soit compatible avec ce grand défi qu'est la lutte contre le changement climatique. Cela signifie aussi les aider à porter une voix spécifique dans la négociation. Cela est d'autant plus vrai dans les pays francophones. Ils se sentent parfois mis à l'écart d'une négociation de temps à autres conduite exclusivement en anglais. Par ailleurs, la francophonie constitue une plateforme de discussion privilégiée sur ce thème, utilisons la pour partager les connaissances et les expériences !

Partout enfin, votre mission, si vous l'acceptez (je vous déconseille d'ailleurs de la refuser), ce sera aussi de faire remonter des solutions, des innovations, qu'elles viennent des États, des entreprises et des collectivités territoriales, et d'identifier les interlocuteurs clé et les messages les plus adaptés. Vous devez construire un réseau local sur cette thématique centrale pour la diplomatie française.

Ce sera aussi la mission de l'AFD que d'accompagner ces solutions, sur le terrain et je compte sur vous pour les associer aussi à vos réflexions locales. L'agence est en effet aujourd'hui pleinement impliquée : c'est un outil essentiel pour nos partenaires du Sud dans la lutte contre le changement climatique. C'est plus de 2 milliards par an de financements bilatéraux sur le climat, c'est un objectif de 50 % des projets à co-bénéfices climat. C'est aussi, comme l'a annoncé le président de la République, 1 milliard par an sur le climat en Afrique, et l'obligation d'intégrer la résilience dans les projets d'infrastructures. L'AFD, c'est aussi un lieu de réflexion et d'innovation au service du climat.

Car Paris doit être une conférence des solutions face à la crise climatique. Une conférence qui montre que le monde bouge. Nous avons un premier rendez-vous à New York en septembre à l'invitation du secrétaire général des Nations unies, nous poursuivrons notre effort à Lima en décembre pour la COP20, avant d'entrer dans la dernière ligne droite en 2015. Ces solutions, vous êtes les seuls à même de nous aider à les identifier, et permettre ainsi que Paris renforce ceux qui agissent.

Je ne peux rester parmi vous, je dois préparer justement un déplacement avec le président de la République en Afrique, nous partons dans quelques heures. Mais je vous laisse entre de bonnes mains.

Je vous remercie./.

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8. JournĂ©es du rĂ©seau - Exposition «L'État du Ciel» au Palais de Tokyo - Allocution de Mme Annick Girardin, secrĂ©taire d'État chargĂ©e du dĂ©veloppement et de la francophonie (Paris, 16/07/2014)

Monsieur le Président du Palais de Tokyo,

Mesdames et Messieurs,

Je souhaite tout d'abord exprimer mes remerciements à Jean de Loisy pour nous accueillir ici, dans ce haut lieu de la création contemporaine. Depuis sa conception, le Palais de Tokyo s'est imposé comme un des pôles de référence mondiaux dédiés à l'art contemporain. Il s'emploie à relever le défi d'un pari ambitieux : celui de mettre en valeur les artistes français, toutes générations confondues, et de les accompagner jusqu'à la consécration sur le marché international.

L'exposition que vous allez visiter témoigne bien du dynamisme du palais de Tokyo à l'international, de ses choix audacieux et de sa volonté d'être à l'écoute des interrogations et des inquiétudes du monde contemporain, dont les artistes sont évidemment les porte-paroles privilégiés.

J'ajouterai que son titre - l'État du ciel - n'est pas sans évoquer dans mon esprit le grand rendez-vous qui nous attend en 2015 sur le climat ! Mais je n'y reviens pas car vous en avez déjà beaucoup entendu parler aujourd'hui.

Ce soir, vous représentez ici les deux réseaux du ministère, le réseau de coopération et d'action culturelle, auquel j'ai déjà eu le plaisir de m'adresser à deux reprises aujourd'hui, ainsi que le réseau des services économiques, dont je salue chaleureusement les représentants.

Vous ne m'en voudrez donc pas si j'utilise une à deux minutes pour leur adresser un message que certains d'entre vous ont déjà entendu ce matin, car il me semble important.

Les entreprises jouent un rôle majeur dans le développement économique et humain et je suis convaincue que l'action de l'État a trop longtemps été séparée de l'action des entreprises. Alors qu'en réalité, les deux peuvent être complémentaires.

Le rôle des entreprises dans le développement doit être reconnu et valorisé, tout autant que leurs responsabilités en matière sociétale.

Bien entendu, notre plaidoyer international sur ces enjeux est utile. Mais il serait vain si notre réseau ne jouait pas pleinement son rôle. Pour accompagner les pays partenaires à renforcer leur niveau d'exigence et mettre en place des cadres législatifs et réglementaires adaptés. Mais aussi pour accompagner les entreprises françaises dans cette démarche qui peut leur donner un avantage comparatif, à l'heure où les pays sont de plus en plus regardants sur ces questions.

C'est l'aparté que je souhaitais faire auprès de vous, qui travaillez quotidiennement avec les entreprises.

Je voudrais aussi saisir cette occasion pour rappeler toute l'importance que j'attache à la coopération décentralisée. Anne Hidalgo n'a finalement pas pu être avec nous ce soir mais j'avais prévu de citer les multiples partenariats noués par la Ville de Paris avec notre réseau culturel - c'est-à-dire avec vous - en exemple de l'effet démultiplicateur d'influence que peut avoir la coopération décentralisée.

Les programmes de résidence d'artistes, menés conjointement avec l'Institut français, ce ministère et la Ville de Paris, renforcent le positionnement de Paris comme place stratégique de l'art contemporain. En dix ans, 180 artistes et auteurs, en arts visuels, arts de la scène et littérature, venus de plus de 80 pays, ont été accueillis en résidence à la Cité Internationale des Arts et au Couvent des Récollets grâce à ces programmes conjoints. La convention de partenariat entre la Ville de Paris et l'Institut Français est un modèle du genre.

Les projets, les coopérations et les partenariats de la Ville de Paris sont une illustration exemplaire de ce que doit être la politique de la France en matière de développement, d'action culturelle et de francophonie : une dynamique collective impliquant tous les acteurs, publics et privés travaillant sur le terrain, dans des logiques de co-création où chaque partenaire apporte le meilleur de son expertise au service de la réalisation d'un projet commun.

Ce projet, c'est le rayonnement de la France, dans toutes ses dimensions.

J'y attache une importance toute personnelle. Vous le savez peut-être, je viens de Saint-Pierre-et-Miquelon, ce territoire de France immergé dans une Amérique du Nord essentiellement anglophone. Pour moi, venant de là-bas, la francophonie, c'est plus qu'une langue, c'est comme un écosystème. On y plonge si on y trouve tous les éléments nécessaires à un épanouissement personnel. L'enseignement de base pour apprendre la langue. L'enseignement supérieur ou professionnel pour trouver un travail. Des films, des chansons ou des romans pour s'évader. Des oeuvres d'art pour rêver. Des journaux et des revues pour s'informer et s'engager. De bons plats et du bon vin pour se régaler... et tout cela sur tous les supports disponibles - le musée, le livre, le cinéma, la télévision, les tablettes numériques...

Cet écosystème, nous devons l'incarner. Cela commence par une forme d'exemplarité. Ceux d'entre vous qui me connaissent savent que j'aime défendre et pratiquer le français devant tous mes interlocuteurs, même anglophones !

Des personnalités politiques de pays francophones sont souvent stupéfaites de la désinvolture que les Français peuvent avoir pour leur propre langue, notamment au travail. Évitons de tomber dans la facilité de l'anglicisation. Je vous pose la question : Est-il plus pratique et moins ridicule de dire «je te forwarde un mail» ou «je te transfère un courriel» ? Tout cela peut paraitre anecdotique, mais ça ne l'est pas. Nous devons porter haut les couleurs de notre pays, et ça commence par sa langue et sa culture.

Et cela nous ramène au thème de l'exposition que vous allez visiter après ce discours déjà trop long. L'État du ciel... C'est un titre tiré d'un livre de Victor Hugo, le «Promontoire du Songe», en référence à une montagne qui porte ce nom sur la Lune. Il y décrit le rêve de l'art et le besoin naturel, presque existentiel, qu'a l'homme de rêver.

Votre rôle, notre rôle, c'est de continuer à offrir cette part de rêve au monde. Pour que chaque jour qui se lève, des jeunes Sénégalais, Ivoiriens, Algériens dont les familles s'expriment en wolof, en baoulé, en berbère ou en arabe, que tous ces jeunes se réveillent avec l'envie d'apprendre les fables de La Fontaine, de fredonner des airs de Stromae, et peut-être un jour, de nous faire rêver à leur tour.

Mais pour continuer Ă  rĂŞver et Ă  faire rĂŞver, on a besoin de positif. On a besoin de savoir que chaque jour, dans les quatre coins du monde, des initiatives voient le jour pour construire un monde meilleur.

Je voudrais citer en exemple le concept des «boîtes à idées» développées par l'ONG bibliothèques sans frontières, présenté ce matin sur le site de la Convention. Ce concept vise à implanter dans les camps de réfugiés une offre culturelle sous une forme très accessible et adaptée aux situations d'urgence.

C'est un bel exemple d'innovation au service des plus vulnérables rendue possible par un partenariat entre l'État, la ville de Paris, un créateur (Philippe Starck), des entreprises et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés.

J'ai récemment ouvert un compte Twitter (je ne dis pas «Gazouillis» ; vous voyez que je ne suis pas extrémiste !) et je vous invite à me suivre. À m'interpeller, à me questionner, à me faire remonter les initiatives positives que vous voyez autour de vous et que vous souhaitez voir relayées à mon niveau.

Je suis une élue de terrain et d'action ; je veux rester en lien avec vous, les acteurs de notre politique au quotidien. C'est pourquoi je vous invite à utiliser le mot-dièse réseau positif et à me solliciter sur Twitter. N'hésitez pas !

Mais il est temps pour moi de vous laisser profiter des expositions déployées dans les vastes espaces du Palais de Tokyo. Je souhaite donc à chacune et à chacun d'entre vous une excellente soirée !./.

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9. RĂ©publique centrafricaine - Lancement d'un fonds multi-bailleurs europĂ©en - Discours de Mme Annick Girardin, secrĂ©taire d'État au dĂ©veloppement et Ă  la francophonie (Florence, 15/07/2014)

Monsieur le Ministre du commerce extérieur et de la coopération internationale de la Présidence italienne

Madame la Ministre du plan, de l'économie et de la coopération internationale de la République centrafricaine,

Chers Collègues,

La création de ce fonds fiduciaire est un moment important pour la République centrafricaine et pour l'Union européenne, et je salue sa création.

Je suis heureuse d'ĂŞtre lĂ  aujourd'hui Ă  un triple titre.

Je suis heureuse d'abord pour tous ceux qui sont actuellement impliqués en République centrafricaine, sur le terrain, pour mettre un terme à cette crise qui a déjà fait trop de dégâts et pour rétablir la paix civile. Je pense aux fonctionnaires de la République centrafricaine, aux volontaires des ONG, aux soldats français ou africains. La rapidité avec laquelle ce fonds a été mis en place leur montre qu'ici, dans les capitales, nous avons conscience de l'urgence à agir. Conscience que leur action menée dans des conditions parfois très difficiles, ne portera ses fruits dans la durée que si le développement revient.

Car oui, nous avons agi promptement. Nous assistons aujourd'hui à la concrétisation -extrêmement rapide au regard des délais habituels - d'une idée originale de l'AFD, qui a pris corps lors de la visite conjointe que mon prédécesseur a effectuée à Bangui en mars dernier, avec vous, M. le Commissaire, et vous, Cher Collègue (Gerd Müller), où nous étions convenus qu'il fallait faire davantage pour accompagner la transition de votre pays (Mme Limbio), pour mobiliser davantage la communauté internationale. Je veux remercier tous ceux qui ont rendu cela possible.

Je suis heureuse aussi pour l'Union européenne : ce nouvel instrument traduit concrètement notre capacité à agir ensemble de manière concertée, États membres et institutions européennes. Nous apportons ainsi une réponse coordonnée à une crise complexe, en traitant à la fois l'urgence, mais aussi les phases suivantes de reconstruction et de relance du développement.

Enfin, je suis heureuse, bien sûr, pour la République centrafricaine. Madame la Ministre, ce fonds est un instrument d'abord à votre disposition. Il doit permettre de drainer davantage d'appuis pour la République centrafricaine pour apporter une aide pérenne, rapidement mobilisable, pour appuyer le processus de transition et répondre aux priorités que vous aurez définies. C'est un instrument pour consolider la paix et relancer dans votre pays les ressorts d'un développement économique et social autonome et durable. Il doit permettre à court terme d'aider la remise en marche des services essentiels aux populations et la relance du développement.

La France a l'honneur d'annoncer une contribution initiale au fonds de 10Meuro, qui sera apportée en 2014 et 2015, et qui pourra être complétée par la suite.

Ce fonds répond à des attentes internationales en matière d'efficacité et de coordination de l'aide. Nous continuerons les démarches engagées auprès d'autres partenaires du développement qui ont exprimé un intérêt pour ce fonds et qui seraient prêt à y apporter une contribution financière.

Et je lance d'ores et déjà un appel à vous, mes collègues ministres du développement, pour que vous regardiez ce nouvel instrument avec la plus grande attention et que vous envisagiez d'y contribuer.

Mais dans l'immédiat, maintenant que le cadre institutionnel du fonds a été mis en place, il convient que cet instrument soit opérationnel rapidement. Pour cela, j'invite les membres fondateurs à réunir rapidement les instances de gouvernance du fonds et à redoubler d'énergie pour préparer dès maintenant, avec les autorités centrafricaines, les projets qui seront soumis au financement du fonds.

Je propose qu'à l'automne, les membres fondateurs du fonds effectuent une nouvelle visite conjointe à Bangui afin d'examiner, sur le terrain, comment les projets se mettent en place pour que ce fonds, bien nommé «Bekou», c'est-à-dire «espoir» en langue songo, soit effectivement en mesure de redonner à des populations meurtries par la crise ce dont elles ont le plus besoin : l'espoir./.

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