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Déclarations officielles de politique étrangère du 13 mars 2014


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue cubain - R√©publique centrafricaine/D√©claration conjointe de MM. Pascal Canfin, Gerd M√ľller et Andris Piebalgs - Ukraine/Libert√© de la presse en Crim√©e - Gaza/Violences - Mali/Attribution de contrats √† des entreprises fran√ßaises au profit de la MINUSMA - Vingti√®me session de l'Assembl√©e des Fran√ßais de l'√©tranger - Maroc - Ukraine - Alg√©rie - Syrie - Turquie (Paris, 13/03/2014)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Entretien de M. Laurent Fabius avec son homologue cubain (Paris, 14 mars 2014)

M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, recevra demain son homologue cubain, M. Bruno Rodríguez Parrilla. Il s'agit de la première visite dans notre pays, à titre bilatéral, d'un ministre cubain des relations extérieures depuis 2005.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la relance des relations entre l'Union européenne et Cuba. MM. Fabius et Rodríguez aborderont notamment les prochaines négociations entre l'Union européenne et Cuba en vue d'un accord de dialogue politique et de coopération.

Les deux ministres évoqueront par ailleurs le développement des relations bilatérales, ainsi que les questions régionales et internationales. Ils examineront les possibilités de coopération dans les domaines économique, scientifique et culturel. Cette rencontre nous permettra d'exprimer notre intérêt pour les évolutions en cours à Cuba.

2 - R√©publique centrafricaine - D√©claration conjointe de MM. Pascal Canfin, Gerd M√ľller et Andris Piebalgs

M. Pascal Canfin, ministre d√©l√©gu√© charg√© du d√©veloppement, M. Gerd M√ľller, ministre de la coop√©ration et du d√©veloppement √©conomique de la R√©publique f√©d√©rale d'Allemagne, et M. Andris Piebalgs, commissaire europ√©en charg√© de l'aide au d√©veloppement, effectueront les 13 et 14 mars un d√©placement conjoint en R√©publique centrafricaine. La d√©l√©gation comprendra √©galement M. Erik Solheim, pr√©sident du comit√© d'aide au d√©veloppement de l'OCDE.

Deux mois apr√®s la r√©union de haut niveau sur l'action humanitaire en R√©publique centrafricaine organis√©e par l'Union europ√©enne et le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies, le commissaire et les ministres feront le point avec les autorit√©s de transition centrafricaines sur la mise en oeuvre de la r√©ponse humanitaire. Le commissaire et les ministres visiteront les programmes d√©j√† mis en oeuvre dans le domaine de la sant√© et de la s√©curit√© alimentaire qui assurent un soutien d'urgence aux populations. Au-del√† des besoins humanitaires urgents, ce d√©placement sera l'occasion de discuter avec les autorit√©s de transition des priorit√©s des prochains mois pour compl√©ter la r√©ponse humanitaire par des actions de stabilisation et de relance des fonctions essentielles de l'√Čtat. Ce d√©placement marque la mobilisation de l'Union europ√©enne, de l'Allemagne et de la France pour le redressement du pays.

Cette d√©l√©gation insistera aupr√®s de tous ses interlocuteurs sur le n√©cessaire apaisement des tensions entre communaut√©s. Le commissaire et les ministres rencontreront les organisations non gouvernementales pour √©voquer les atteintes aux droits humains en R√©publique centrafricaine. Le r√©tablissement des services de l'√Čtat sera √©galement au centre de leurs entretiens avec les autorit√©s de transition. Ils visiteront avec Mme Catherine Samba-Panza le palais de justice de Bangui. La remise en route de l'institution judiciaire centrafricaine est indispensable pour mettre fin √† l'impunit√© des auteurs de violences.

3 - Ukraine - Liberté de la presse en Crimée

Plusieurs incidents graves ont ciblé ces derniers jours en Crimée des journalistes, y compris français, victimes de pressions, d'intimidations ou de violences.

La plupart ont pour origine les milices présentes sur ce territoire.

La France condamne ces entraves au travail des journalistes et appelle à respecter la liberté d'information. La liberté d'expression et la liberté de la presse en particulier sont au fondement de toute démocratie et doivent être universellement respectées.

Nous invitons nos compatriotes journalistes actuellement en Crim√©e ou envisageant de s'y rendre √† faire preuve de prudence et √† prendre connaissance r√©guli√®rement des ¬ęconseils aux voyageurs¬Ľ consultables sur France Diplomatie, qui sont actualis√©s en temps r√©el.

4 - Gaza - Violences

La France condamne les attaques visant des populations civiles isra√©liennes conduites hier par le mouvement du Jihad islamique depuis Gaza. Elle rappelle son rejet du terrorisme sous toutes ses formes et son attachement ind√©fectible √† la s√©curit√© d'Isra√ęl.

Nous appelons à la retenue. Il importe que soit évitée l'escalade de la violence afin que la trêve conclue en 2012 puisse être pleinement et rapidement rétablie.

5 - Mali - Attribution de contrats à des entreprises françaises au profit de la MINUSMA

Le secrétariat des Nations unies a attribué hier cinq contrats de gré à gré à des entreprises françaises, afin de construire dans le nord du Mali des infrastructures au profit de la mission des Nations unies (MINUSMA). Le montant total de ces contrats s'élève à 34,7 MEuros.

Ce succès remporté par nos entreprises et l'opérateur public du ministère des affaires étrangères, France Expertise Internationale, s'inscrit dans le cadre de nos efforts en matière de diplomatie économique et des partenariats entre entreprises et pouvoirs publics.

Dans le cadre de cette proc√©dure, les Nations unies n√©gocient exclusivement avec les √Čtats, qui ensuite peuvent recourir √† des prestataires priv√©s. C'est la premi√®re fois qu'une telle proc√©dure est mise en oeuvre par la France.

6 - Vingtième session de l'Assemblée des Français de l'étranger (3-8 mars 2014)

La vingtième session plénière de l'Assemblée des Français de l'étranger s'est tenue à Paris du 3 au 8 mars 2014.

Les participants ont notamment discut√© de la mise en oeuvre de la loi n¬į 2013-657 du 22 juillet 2013 qui apporte des modifications importantes au fonctionnement de cette instance. Des points d'informations ont √©galement √©t√© faits sur les perspectives de l'enseignement fran√ßais √† l'√©tranger et la fiscalit√© des non-r√©sidents.

Les présidents de chacune des commissions de l'Assemblée ont par ailleurs présenté le bilan de leurs travaux et proposé des pistes de réflexion pour les chantiers qui sont au coeur des préoccupations des Français de l'étranger : affaires sociales, sécurité, services consulaires, enseignement, emploi et fiscalité.

Les prochaines élections des conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger, qui prévoient son renouvellement complet, auront lieu les 21 et 22 juin. La prochaine session plénière de l'Assemblée est prévue du 6 au 11 octobre.

7 - Maroc

Q - O√Ļ en est-on avec le Maroc ? Quels sont les r√©sultats de la r√©cente visite de M. Sellal √† Rabat ? Le Maroc va-t-il revenir sur sa d√©cision de suspendre la coop√©ration judiciaire ?

R - Nous travaillons au complet rétablissement de la coopération franco-marocaine, dans l'esprit d'amitié qui caractérise nos relations.

8 - Ukraine

Q - Quelles sont les conditions pour que Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian aillent à Moscou le 18 ? Si le referendum en Crimée se tient, peuvent-ils quand même y aller ?

R - Une r√©union aura lieu en fonction des avanc√©es sur le dossier ukrainien et si, du c√īt√© russe, il y a des √©l√©ments qui nous permettent de penser qu'elle pourrait √™tre utile.

9 - Algérie

Q - Que pensez-vous de la décision de la police algérienne d'interdire une manifestation de plusieurs chefs de l'opposition qui appellent les électeurs à boycotter l'élection présidentielle du 17 avril ?

R - Partout dans le monde, la France défend la démocratie, les libertés fondamentales et le respect de ces principes dans l'organisation des scrutins électoraux.

10 - Syrie

Q - Le secr√©taire g√©n√©ral de l'ONU, Ban Ki-moon, a appel√© mercredi la communaut√© internationale √† ne pas se permettre de rel√Ęcher son attention sur la Syrie ou de regarder ailleurs. Que fait la France pour relancer les pourparlers de paix syriens et d√©bloquer la situation ?

R - La France soutient le processus de Genève II et salue les efforts de M. Lakhdar Brahimi, représentant spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe. Comme il l'a dit lui-même, les négociations doivent pouvoir reprendre sur une base constructive. Cela signifie que le régime syrien doit accepter l'ordre du jour proposé par M. Brahimi, dont les priorités les plus immédiates sont la fin des violences, la lutte contre le terrorisme et la mise en place de l'organe gouvernemental de transition. Ces points doivent être traités de façon parallèle. Le régime syrien a jusqu'à présent refusé de le faire et a au contraire accentué une répression féroce sur le terrain, tout en refusant d'engager la mise en oeuvre de la résolution 2139 sur l'accès humanitaire.

M. Brahimi interviendra aujourd'hui devant le conseil de sécurité pour présenter le bilan des premières sessions de négociations et sa vision des perspectives de relance. Nous souhaitons que le conseil lui réitère son plein appui.

La France appelle le régime syrien et tous ceux qui ont une influence sur lui à créer les conditions d'une reprise rapide et sincère des négociations. Cela implique que les autorités de Damas acceptent l'agenda proposé par M. Brahimi et renoncent à l'organisation d'une élection présidentielle en dehors du cadre de la transition et du communiqué de Genève.

11 - Turquie

Q - Une réaction à la situation en Turquie et la résurgence de violence avec des morts dans les altercations ?

R - Nous partageons l'avis de la Commission europ√©enne, selon lequel la Turquie doit respecter ses engagements en tant qu'√Čtat candidat, en particulier dans le domaine de la protection des libert√©s fondamentales, dont le droit de manifester pacifiquement./.

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2. Ukraine - Conf√©rence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires √©trang√®res, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

Q - Sur l'Ukraine, vous avez √©voqu√© la possibilit√© d'un rendez-vous √† Moscou mardi. Quelles sont les conditions pour que vous alliez √† Moscou avec le ministre de la d√©fense ? Sur le contrat ¬ęMistral¬Ľ, vous avez parl√© de fermet√© de la France, ne serait-ce pas un signe tr√®s fort de suspendre ce contrat plus t√īt que plus tard ?

R - D'ici mardi, un certain nombre d'√©l√©ments peuvent et vont se produire. D'abord, juste avant de recevoir Eamon, nous √©tions au t√©l√©phone avec John Kerry, Ban Ki-moon et avec d'autres coll√®gues pour faire le point sur la situation en Ukraine et sur les contacts qui vont exister entre aujourd'hui et dimanche. Le secr√©taire d'√Čtat am√©ricain va rencontrer Sergue√Į Lavrov. Je m'entretiens moi-m√™me r√©guli√®rement avec tous les protagonistes de cette affaire grave.

Et puis, il y a le r√©f√©rendum qui a √©t√© pr√©vu dimanche en Crim√©e, qui est tout √† fait contraire au droit international - il faut √™tre clair - et o√Ļ le choix n'est pas laiss√© aux uns et aux autres : c'est le choix entre ¬ęoui¬Ľ et ¬ęoui¬Ľ. Quand on regarde la propagande qui est faite, on voit bien que c'est un scrutin dont les autorit√©s internationales, comme nous-m√™mes, ont d√©j√† dit que le r√©sultat √©tait nul et non avenu. Nous souhaitons donc que le r√©f√©rendum ne se tienne pas mais, en m√™me temps, nous savons bien que la roue avance.

Nous nous réunirons lundi - nous avons un Conseil des affaires étrangères -, nous verrons les décisions que nous prendrons : il y a un certain nombre de sanctions qui sont sur la table, avec toute une série d'éléments qui peuvent aussi bien toucher des personnes et leurs avoirs que les relations économiques internationales que nous avons avec les uns et les autres, que la perspective du G8, que les relations entre l'Union européenne et la Russie.

Et puis, pour ce qui est de mardi, conformément à la conversation qui a eu lieu entre le président français et le président russe, il est envisagé que je me rende, avec mon collègue de la défense, à Moscou, mais dès lors que c'est utile.

La position de la France, qui est d'ailleurs commune à beaucoup de pays, en particulier l'Irlande et la France, c'est à la fois d'être ferme - parce ce qu'on ne peut pas juger acceptable une action qui fait fi de la légalité internationale et qui finalement bouscule les frontières avec toute une série de conséquences possibles extrêmement lourdes - et, en même temps, nous voulons retrouver la voie du dialogue pour arriver à la désescalade. C'est très difficile, mais si la France peut y contribuer, elle le fera et ce serait le sens de notre déplacement de mardi.

Q - Pensez-vous que M. Poutine prend au sérieux les sanctions que vous êtes en train de discuter avec vos collègues ?

R - Nous souhaitons que la solution trouvée respecte à la fois le souhait des Ukrainiens et le droit international. Le souhait des Ukrainiens sera exprimé lorsque les Ukrainiens pourront librement voter. Il faudra donc qu'il y ait une élection présidentielle ; la date du 25 mai a été proposée. Lorsque mon collègue M. Lavrov dit qu'il n'y a pas besoin d'élection présidentielle puisque c'est M. Yanoukovitch qui est président, il faut quand même être sérieux, j'ai eu en face de moi en février dernier M. Yanoukovitch.

Je tiens d'ailleurs √† pr√©ciser qu'au moment m√™me o√Ļ certains, je pense en particulier aux Russes, contestent la validit√© de la fonction de Premier ministre de M. Iatseniouk, dans la discussion que nous avons eu mon coll√®gue allemand, mon coll√®gue polonais, les repr√©sentants de l'opposition et, de l'autre c√īt√©, M. Yanoukovitch, il √©tait acquis pour ce dernier que le Premier ministre serait M. Iatseniouk.

Donc, aujourd'hui, lorsque l'on vient nous dire que ce gouvernement, qui a été élu par la Rada, l'Assemblée ukrainienne, ne serait pas légitime...

Notre position, c'est de dire qu'il va falloir que les Ukrainiens s'expriment, de mani√®re libre, avec bien s√Ľr un contr√īle international, et le plus t√īt sera le mieux.

En même temps, il faut respecter la légalité internationale. Il existe un pays, l'Ukraine, qui est souverain, et qui, géographiquement, historiquement, est à la fois proche de l'Union européenne et proche de la Russie.

Il ne faut pas contester la réalité : la géographie et l'histoire, cela existe. Il est donc tout à fait normal que les russophones y aient leur pleine place, ceci n'est pas en question. Mais il faut faire droit à ce qui sera l'opinion et le vote de la totalité des électeurs ukrainiens, et trouver un chemin de paix et de développement pour l'Ukraine qui peut faire le choix de son avenir.

J'ai toujours consid√©r√© qu'il ne s'agissait d'un choix entre ¬ęou bien, ou bien¬Ľ mais qu'il y avait place √† la fois pour les Russes, qui sont √† proximit√©, qui ont une influence historique et, en m√™me temps, pour l'Union europ√©enne puisqu'il se trouve que l'Ukraine est en Europe.

Voil√† le chemin de la raison et nous allons essayer, Eamon, moi-m√™me et d'autres, d'avancer sur ce chemin et nous esp√©rons que les Russes comprendront que, finalement, c'est aussi leur int√©r√™t. L'int√©r√™t de la Russie, c'est que l'Ukraine soit √©conomiquement en bonne sant√© - malheureusement, aujourd'hui, elle est en tr√®s grande difficult√© -, qu'elle soit un pays o√Ļ la majorit√© et les minorit√©s sont respect√©es, et qu'elle soit un pays qui puisse √©voluer dans le concert international.

Donc, fermeté et, en même temps, volonté de dialogue./.

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3. Ukraine - D√©claration du porte-parole du minist√®re des affaires √©trang√®res (Paris, 13/03/2014)

Depuis le début de la crise en Ukraine, la France défend le respect des libertés, la démocratie, le rejet de toute violence et la prise en compte de la diversité de l'Ukraine.

C'est le message que le ministre, Laurent Fabius, a délivré à tous les acteurs politiques ukrainiens, y compris au parti Svoboda les 20 et 21 février dernier avec ses homologues allemand et polonais. Un représentant de la Russie participait aux discussions.

La France rel√®ve avec pr√©occupation que ces valeurs sont en ce moment remises en cause en Crim√©e, o√Ļ notamment des journalistes de toutes nationalit√©s sont menac√©s et victimes de violences et o√Ļ la libert√© d'information est entrav√©e.

La France continuera √† d√©fendre les valeurs d√©mocratiques en Ukraine, dans le respect de la constitution ukrainienne et du droit international. Nous attendons de la Russie des signes positifs d'apaisement et de dialogue plut√īt que des pol√©miques inutiles./.

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4. Processus de paix au Moyen-Orient - Conf√©rence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires √©trang√®res, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

Q - Les observateurs constatent que depuis l'√©lection de Fran√ßois Hollande comme pr√©sident de la France, on a l'impression que la France comprend davantage la position du gouvernement isra√©lien, qu'il y a un infl√©chissement dans ce sens. Vous-m√™me, confirmez-vous cet infl√©chissement et, si oui, il est d√Ľ √† quoi ?

R - Nous essayons de voir ce qui est de l'int√©r√™t de la paix, de la s√©curit√© l√†-bas, l'int√©r√™t d'Isra√ęl, l'int√©r√™t des Palestiniens.

De fait, nous avons de bonnes relations √† la fois avec les autorit√©s isra√©liennes et avec les autorit√©s palestiniennes : Fran√ßois Hollande s'est rendu r√©cemment √† la fois en Palestine et en Isra√ęl o√Ļ il a √©t√© tr√®s bien accueilli ; moi-m√™me, j'y suis all√© plusieurs fois. Nous avons re√ßu le Premier ministre Netanyahou. Il y a encore quelques jours, le pr√©sident Abbas √©tait √† Paris o√Ļ il a rencontr√© le pr√©sident de la R√©publique. Donc nos relations sont bonnes.

Sur le fond, on conna√ģt nos positions : il faut qu'il y ait une solution qui assure la paix, la s√©curit√© aux deux √Čtats ; il faut que les fronti√®res soient s√Ľres et reconnues, avec J√©rusalem comme capitale.

Nous sommes, comme Eamon, très préoccupés par le développement de la colonisation, par les tensions. Nous souhaitons que l'on saisisse l'opportunité qui existe aujourd'hui d'un véritable accord. La France se veut une puissance de paix et tout ce qu'elle peut faire au service de la paix, en particulier dans cette partie du monde, elle le fait. (...)./.

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5. Irlande - Conf√©rence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires √©trang√®res, et de son homologue irlandais - Propos de M. Fabius (Paris, 13/03/2014)

Mesdames et Messieurs, bonjour,

Je veux dire quelques mots pour souligner le plaisir que j'ai d'accueillir mon ami Eamon Gilmore, qui est à la fois vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur. C'est un plaisir et c'est un honneur.

Nous nous rencontrons souvent lors des conseils des affaires √©trang√®res, nous avons des relations officielles et personnelles excellentes et c'est donc un plaisir particulier de t'accueillir ici. Ta pr√©sence a une importance particuli√®re pour au moins deux raisons : d'abord, c'est bient√īt le week-end de la Saint Patrick, au cours duquel nous aurons l'occasion de nous laisser emporter par l'amiti√© entre l'Irlande et la France. Je me suis laiss√© dire aussi que samedi apr√®s-midi, il y aura √©galement une √©ch√©ance tr√®s importante pendant laquelle nous allons, les uns et les autres, par personnes interpos√©es, d√©ployer toute notre √©nergie.

Nous avons, avec Eamon, abordé toute une série de sujets. Nous avons en premier lieu parlé de l'Ukraine. Juste avant de rencontrer Eamon Gilmore, nous avions une conférence téléphonique avec un certain nombre de collègues sur la situation en Ukraine, sur ce qui peut se passer demain et les jours prochains.

La France, vous le savez, a une position à la fois de grande fermeté sur ce qui se passe là-bas, en Crimée, avec la pression russe, qui est évidemment tout à fait contraire à la légalité internationale. Nous voulons aussi manifester cette fermeté avec nos amis européens, avec les Américains. En même temps, nous voulons montrer le chemin du dialogue parce que l'on ne peut sortir de cette situation, très difficile et très dangereuse, que par la voie du dialogue. En tout cas, le temps presse. Lundi, nous aurons une réunion du conseil des affaires étrangères. Mardi, il est possible que je me rende en Russie. Il y a toute une série de contacts et c'est dans cet esprit de fermeté et de dialogue que nous abordons cette grave question.
Parmi les dossiers internationaux, nous avons aussi √©voqu√© la Syrie, qui est moins sous les feux de l'actualit√©, mais o√Ļ la situation demeure extr√™mement dramatique, notamment sur le plan humanitaire et o√Ļ l'Irlande apporte une aide tr√®s importante √† la population syrienne.

Nous avons √©galement fait le point sur la situation en Centrafrique et sur la situation au Mali, o√Ļ nos amis irlandais sont tr√®s pr√©sents et de fa√ßon extr√™mement positive, ainsi que sur le Liban. En effet, au sein de la FINUL, il y a plus de 300 militaires irlandais.

Nous avons également parlé des politiques de l'Union européenne. L'Irlande et la France ont la même approche qui consiste à voir dans l'Europe un outil pour la croissance, pour le soutien à l'emploi, en particulier à l'emploi des jeunes.

J'ai dit √† mon ami Eamon √† quel point nous appr√©cions le fait que l'Irlande, peu √† peu, soit en train de sortir de la difficult√© √©conomique lourde o√Ļ elle se trouvait. Les d√©cisions qui ont √©t√© prises ne sont bien s√Ľr pas des d√©cisions faciles, mais le gouvernement irlandais a fait preuve de beaucoup de courage. Nous souhaitons que les r√©sultats soient √† la mesure du courage dont il a fait preuve.

Par ailleurs, nous avons beaucoup de domaines sur lesquels nous travaillons ensemble. Nous avons abordé la question des énergies renouvelables, des secteurs de pointe. Je serai toujours extrêmement heureux de travailler avec Eamon Gilmore qui est ici chez lui./.

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6. Nomination - √ģles Salomon (Paris, 13/03/2014)

Nomination

Le Journal officiel du 13 mars 2014 publie la nomination de M. Pascal Maubert, ambassadeur extraordinaire et pl√©nipotentiaire de la R√©publique fran√ßaise aupr√®s de la Papouasie-Nouvelle-Guin√©e, en qualit√© d'ambassadeur extraordinaire et pl√©nipotentiaire de la R√©publique fran√ßaise aupr√®s des √ģles Salomon, en r√©sidence √† Port Moresby, en remplacement de M. Alain Waquet./.

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