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Déclarations officielles de politique étrangère du 10 mars 2014


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - DĂ©placement de M. Repentin Ă  Rome - Rencontre de M. Canfin avec l'archevĂŞque et l'imam de Bangui - Chili/DĂ©placement de Mme Conway-Mouret aux cĂ©rĂ©monies d'investiture de la prĂ©sidente Michelle Bachelet - IsraĂ«l/Violences de colons israĂ©liens contre des agents de presse - Remise du premier «prix franco-allemand de la femme afghane» - Syrie/LibĂ©ration de religieuses (Paris, 10/03/2014)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu à la question suivante :

1 - DĂ©placement de M. Thierry Repentin Ă  Rome (10-11 mars 2014)

M. Thierry Repentin, ministre délégué chargé des affaires européennes, se rend aujourd'hui à Rome pour s'entretenir avec les autorités italiennes.

Il rencontrera en particulier M. Sandro Gozi, secrétaire d'État aux affaires européennes. Cet entretien sera l'occasion d'une première prise de contact de M. Repentin avec son nouvel homologue. Il permettra de faire un point sur les priorités italiennes de la future présidence du conseil de l'Union européenne au second semestre 2014, largement convergentes avec celles de la France, ainsi que sur les enjeux de l'actualité européenne sur lesquels la coopération franco-italienne est motrice - notamment la Méditerranée et l'union économique et monétaire.

M. Repentin donnera également, à la Libera Università internazionale degli studi sociali (LUISS), une conférence qui sera suivie d'une rencontre avec la presse.

2 - Rencontre de M. Pascal Canfin avec l'archevĂŞque et l'imam de Bangui (Paris, 10 mars 2014)

M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, s'entretiendra aujourd'hui avec Mgr Dieudonné Nzapalainga et avec M. Omar Kobine Layama, respectivement archevêque et imam de Bangui.

Cette rencontre sera l'occasion d'évoquer la situation humanitaire en République centrafricaine, l'enjeu du respect des droits de l'Homme ainsi que la contribution des différents responsables religieux au processus de sortie de crise. Le déploiement d'une opération de maintien de la paix en République centrafricaine, que les dignitaires religieux avaient récemment appelé de leurs voeux, sera également abordé au cours de cet entretien.

3 - Chili - Déplacement de Mme Conway-Mouret aux cérémonies d'investiture de la présidente Michelle Bachelet (Santiago du Chili, 11-12 mars)

Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, représentera demain la France aux cérémonies d'investiture de la présidente Michelle Bachelet.

À l'occasion de son déplacement, la ministre déléguée s'entretiendra avec Mme Michelle Bachelet ainsi qu'avec l'ancien président Ricardo Lagos. Ce sera pour elle l'occasion de souligner l'excellence des relations bilatérales entre la France et le Chili et de marquer notre souhait de les approfondir, notamment dans les domaines économique et de la mobilité étudiante.

La visite sera également l'occasion de rencontrer la communauté française installée au Chili (10.650 inscrits au registre des Français de l'étranger). La ministre déléguée inaugurera enfin, au lycée Jean d'Alembert de Viña del Mar, un cycle préparatoire aux études d'ingénieur de l'Université technologique de Compiègne.

4 - Israël - Violences de colons israéliens contre des agents de presse (7 mars 2014)

La France condamne l'attaque, conduite par des colons israéliens, dont a été victime le 7 mars en Cisjordanie un photographe de l'Agence France Presse dans l'exercice de son métier.

La France rappelle son attachement et son engagement dans les enceintes internationales pour la défense de la liberté d'expression et d'information. Partout dans le monde, les journalistes doivent pouvoir exercer leur mission librement.
Nous appelons les autorités israéliennes à faire toute la lumière sur cet incident et à en poursuivre les auteurs.

5 - Remise du premier «prix franco-allemand de la femme afghane» (Kaboul, 8 mars 2014)

La France félicite chaleureusement Amina Hassani et Sharifa Danish Zaringer, lauréates du «prix franco-allemand de la femme afghane», décerné pour la première fois à Kaboul le 8 mars, à l'occasion de la journée internationale des femmes.

Photographe et journaliste de 22 ans, Amina Hassani s'est engagée dans différentes associations comme le «réseau des photographes afghans» et l'association des femmes journalistes d'Afghanistan. Elle conduit également, à titre bénévole, une action au sein de l'association internationale de protection des enfants de Bamyan.
Poète et sculptrice, Sharifa Danish Zaringer est une enseignante passionnée par les arts et la littérature. Elle s'efforce de rendre l'art accessible aux plus vulnérables, particulièrement aux filles, pour en faire à la fois un loisir et une activité génératrice de revenus.

Choisies par un jury composé de personnalités afghanes et de représentants de la communauté internationale, les deux lauréates seront récompensées par un soutien franco-allemand à un projet de leur choix valorisant l'initiative féminine.

La création de ce prix répond à la volonté commune de la France et de l'Allemagne de rendre hommage aux femmes qui se distinguent dans leur sphère d'activité en projetant une image moderne et positive de la femme afghane.

6 - Syrie - Libération de religieuses

Q - Avez-vous un commentaire suite à la libération des soeurs du couvent de Maaloula ? Est-ce que cette libération ouvre des perspectives pour la libération de nos collègues journalistes ?

R - Si cette information était confirmée, la France se réjouit de la libération des religieuses orthodoxes du couvent de Maaloula en Syrie, enlevées en décembre dernier.

La France condamne toutes les détentions arbitraires de civils et appelle à la libération des dizaines de milliers de personnes, notamment des femmes et des enfants, détenues par le régime syrien. Elle appelle également à la libération immédiate des deux évêques d'Alep et des trois prêtres enlevés depuis plusieurs mois.

Tous les services de l'État travaillent sans relâche pour la libération de nos compatriotes enlevés./.

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2. Ukraine - Entretien avec le prĂ©sident des États-Unis d'AmĂ©rique - CommuniquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique (Paris, 08/03/2014)

François Hollande s'est entretenu aujourd'hui avec Barack Obama de la situation en Ukraine.

Dans les circonstances graves actuelles, ils ont souligné l'importance pour la Russie d'accepter rapidement la formation d'un groupe de contact permettant d'engager le dialogue entre l'Ukraine et la Russie, en vue de favoriser une sortie de crise pacifique et de restaurer pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Ils ont rappelé l'absence de toute base légale au projet de référendum envisagé en Crimée le 16 mars prochain et la nécessité pour la Russie de retirer les forces envoyées en Crimée depuis la fin février et de tout faire pour permettre le déploiement d'observateurs internationaux.

Ils ont souligné que, faute de progrès en ce sens, de nouvelles mesures seraient prises qui affecteraient sensiblement les relations entre la communauté internationale et la Russie, ce qui n'est dans l'intérêt de personne.

Ils sont convenus, par ailleurs, de poursuivre leur soutien aux nouvelles autorités en Ukraine, ainsi qu'à la préparation, sous contrôle international et dans la plus grande transparence, de l'élection présidentielle du 25 mai prochain.

Ils ont marqué l'importance de poursuivre la coordination actuelle entre les positions de l'Union européenne et des États-Unis./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Ukraine - Entretien avec le Premier ministre canadien - CommuniquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique (Paris, 07/03/2014)

Le président de la République, François Hollande, s'est entretenu aujourd'hui avec Stephen Harper, Premier ministre canadien.

Ils ont souligné la gravité de la situation actuelle en Ukraine, alors que son intégrité territoriale est remise en cause. Ils ont marqué la nécessité pour la Russie d'accepter une solution de sortie de crise, conforme au droit international.

Ils ont souligné qu'à défaut, les relations entre la communauté internationale et la Russie pouvaient connaitre une dégradation dommageable pour tous.

Ils ont rappelé, par ailleurs, leur plein soutien aux nouvelles autorités en Ukraine, ainsi qu'au processus de transition politique, notamment à la préparation, sous contrôle international, de l'élection présidentielle du 25 mai./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. Ukraine - DĂ©claration de M. François Hollande, prĂ©sident de la RĂ©publique, avant son entretien avec M. Vitalii Klitschko et M. Petro Porochenko (Paris, 07/03/2014)

Je suis tout Ă  fait conscient du moment grave que l'Ukraine traverse. Cette rencontre, aujourd'hui, a d'autant plus de signification.

Je remercie Bernard-Henri Levy d'avoir organisé la manifestation de ce soir qui vous permet d'être à Paris et qui nous offre cette occasion d'un dialogue.

Hier, j'étais au Conseil européen. Le Premier ministre ukrainien en était l'invité exceptionnel. Au moment où la réunion se tenait, nous apprenions la décision du pseudo «Parlement de Crimée» de demander son rattachement à la Russie et d'organiser un référendum. Au même moment, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, était à Rome et avait les mêmes informations que nous.

Ce qui nous a conduits, Européens et Américains, à prendre les mêmes dispositions.

L'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine ne peuvent pas se négocier. Certes, il y a des liens historiques et culturels que nous connaissons, une autonomie qui a déjà été reconnue à la Crimée. Mais il ne peut pas y avoir de consultation sans que l'Ukraine elle-même ait décidé de l'organiser.

Les décisions que nous avons prises sont des réponses graduées en fonction de l'évolution de la situation. D'ores et déjà, il a été décidé - ce qui n'allait pas de soi, lorsque la décision a été présentée devant le Conseil européen - de signer l'accord d'association, notamment dans ses chapitres politiques.

Ensuite, nous avons décidé de soutenir et d'aider, autant qu'il sera possible, l'Ukraine dans ce moment très particulier et très difficile, en mobilisant les fonds du Fonds Monétaire International mais aussi les aides que l'Union européenne peut apporter.

Reste la question gazière et énergétique. On a vu la décision de GAZPROM encore aujourd'hui.

Ce serait intéressant d'avoir vos propres réactions par rapport aux décisions qui ont été prises et à celles qui devraient l'être en cas d'aggravation de la tension.

Mais notre objectif, c'est aussi de laisser toujours ouverte la voie du dialogue, de manière à ce que la Russie - je parle ici du président Poutine - puisse saisir, autant qu'elle sera décidée à le faire, la perche qui est tendue.

Il y a toute la pression que nous devons exercer mais aussi tout le dialogue que nous pouvons proposer. Le cadre dans lequel la communauté internationale, l'Europe et la France doivent travailler, c'est l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

Ce qui était également important, et c'est le rôle de Laurent Fabius que de l'avoir obtenu, c'est que les Américains et les Européens prennent les mêmes dispositions et que nous puissions mobiliser toute la communauté internationale.

Parce qu'il y a beaucoup de pays qui peuvent s'inquiéter, si un précédent était ouvert sur la remise en cause des frontières et de l'intégrité territoriale. L'autodétermination n'a de sens que si le pays dans lequel la consultation est organisée accepte que ce principe puisse être établi. Et pour qu'il y ait un détachement, il faut qu'il y ait un rattachement. C'est là que la responsabilité de la Russie est engagée.

Merci d'avoir fait ce voyage pour nous donner votre propre version de la situation./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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5. Enfants dans les conflits armĂ©s - Intervention au Conseil de sĂ©curitĂ© du reprĂ©sentant permanent de la France auprès des Nations unies (New York, 07/03/2014)

Monsieur le Ministre,

Je vous remercie pour l'organisation de ce débat. Je remercie également pour leurs interventions le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, Mme Leila Zerrougui, représentante spéciale du Secrétaire général, M. Anthony Lake, directeur exécutif d'UNICEF, ainsi que M. Al Haji Baba Sawaneh.

Je souscris au discours que prononcera l'Union européenne.

Je saisis cette occasion pour féliciter de nouveau le Luxembourg pour son travail remarquable sur les enfants dans les conflits armés, grâce auquel cette résolution a pu être adoptée aujourd'hui.

Monsieur le Ministre,

Depuis quinze ans, ce Conseil s'est mobilisé pour la protection des enfants dans les conflits armés. De cette mobilisation, un dispositif global est né, qui a permis la démobilisation de plusieurs dizaines de milliers d'enfants.

Aujourd'hui, Mme Zerrougui et M. Lake nous donnent la preuve que cette mobilisation reste entière. Leur campagne «enfants, pas soldats» nous fait entrevoir la possibilité d'un monde où aucune armée nationale ne recruterait d'enfants.

Pour cela, la pleine coopération des États concernés sera cruciale. À cette fin, les Nations unies disposent d'un instrument, qui a montré son efficacité. Les plans d'actions ont permis à deux États, en 2011, d'être retirés de la liste d'infamie. Dans un futur proche, d'autres États pourraient, nous l'espérons, suivre le même chemin. Nos procédures fonctionnent donc.
Monsieur le Ministre,

Dans les conflits d'aujourd'hui, les enfants restent hélas les premières victimes.

Ils le sont quand ils sont enrôlés de force dans les rangs des combattants.

En République centrafricaine, nous le savons, les groupes armés, ex-Séléka comme Anti-Balaka, comptent dans leurs rangs plus de 6.000 enfants. La France présentera prochainement un projet de résolution en vue du déploiement d'une opération de maintien de la paix dans ce pays. Mais la gravité et l'urgence de la situation imposent que les ressources du Bureau des Nations unies en Républiques centrafricaine (BINUCA) soient renforcées dès à présent, notamment en faveur de la protection de l'enfance, comme le prévoit la résolution 2134 qu'avait présentée mon pays.

Les enfants sont également menacés lorsque leur éducation est mise en danger.

Les écoles sont de plus en plus couramment la cible d'attaques intolérables. Elles sont brûlées, détruites, prises au coeur de tirs croisés. Le droit international humanitaire énonce une règle claire : les écoles ne peuvent pas être des objectifs militaires.

En Syrie, cette triste réalité, les enfants la vivent quotidiennement depuis trois ans. Les bombardements aériens aveugles du régime, qui ont été dénoncés récemment à l'unanimité du Conseil de sécurité par la résolution 2139, privent toute une génération de son droit à l'éducation. Plus de 3 000 écoles ont été détruites. Plus de 2 millions d'enfants syriens ne vont plus à l'école. Nous condamnons également toutes les violations des groupes armés à l'encontre des enfants. Un dialogue entre l'Armée syrienne libre et les Nations unies est ouvert sur la question des recrutements d'enfant. Nous encourageons Mme Zerrougui à poursuivre ce dialogue en vue de la signature d'un plan d'action.

Monsieur le Ministre,

Ce Conseil a tenu récemment un débat sur l'État de droit. Notre débat d'aujourd'hui permet de décliner, de manière concrète, un aspect essentiel de cet État de droit : la nécessité pour les États de tenir des registres des naissances rigoureux, condition indispensable pour éliminer le phénomène des enfants soldats en permettant de le préciser, de le cerner. Ayons aussi à l'esprit la situation de la République centrafricaine où les combattants Séléka, en détruisant systématiquement les archives du pays, ont privé tous les citoyens, au premier rang desquels les enfants, de l'accès à ce droit.

Dans ce combat pour la protection de l'enfance, la lutte contre l'impunité joue également un rôle essentiel. Le fait que la Cour pénale internationale ait prononcé sa première condamnation contre Thomas Lubanga coupable de conscription et d'enrôlement d'enfants de moins de quinze ans a été une étape décisive. La France se félicite que la résolution adoptée aujourd'hui mette en lumière le rôle de la justice et, singulièrement, de la Cour pénale internationale. Nous reconnaissons tous la complémentarité des tribunaux nationaux et souhaitons les voir renforcer encore leur action contre les crimes les plus graves.

Mais lorsque ces tribunaux sont défaillants, la Cour pénale internationale est désormais notre garantie qu'un recours indépendant et permanent existe.

Monsieur le Ministre,

Nos efforts inlassables doivent se poursuivre. J'Ă©voquerais Ă  cet Ă©gard plusieurs pistes :

- le rôle du Secrétariat tout d'abord. Nous connaissons l'engagement de M. Ban Ki-moon pour que l'Organisation soit irréprochable. Il faut que les efforts de réforme des secteurs de sécurité (RSS) et de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) intègrent pleinement la problématique des enfants soldats. À cet égard le général Dallaire s'est fait l'avocat de programmes de formation et nous lui rendons hommage pour ce nouvel engagement, que reflète notre résolution ;

- la protection de l'éducation dans les conflits ensuite. La France suit avec intérêt les travaux des ONG pour élaborer des lignes directrices sur l'utilisation militaires des écoles. Les États doivent être encouragés à travailler de concert avec la société civile pour mettre en place des bonnes pratiques, adaptées aux réalités opérationnelles du terrain, pour améliorer la protection de l'éducation en temps de conflit ;

- enfin, la France continue d'appeler tous les États à endosser les Principes et Engagements de Paris, qui sont complémentaires de l'action du Conseil de sécurité. Nous souhaitons proposer, en lien avec Mme Zerrougui, l'UNICEF et les ONG, qu'un séminaire régional sur les Principes de Paris se tienne cet été en Afrique pour soutenir la campagne de Mme Zerrougui dans cette région.

Je vous remercie./.

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6. Nomination - RĂ©publique de Djibouti (Paris, 10/03/2014)

Le Journal officiel du 9 mars 2014 a publié la nomination de M. Serge Mucetti, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République de Djibouti, en remplacement de M. René Forceville./.

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