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Déclarations officielles de politique étrangère du 03 octobre 2013


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - DĂ©placement de Mme Conway-Mouret en Irlande - Madagascar (Paris, 03/10/2013)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait la déclaration et a répondu à la question suivante :

1 - DĂ©placement de Mme Conway-Mouret en Irlande (3-4 octobre 2013)

Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, entame aujourd'hui un déplacement en Irlande. Près de 9.000 de nos compatriotes sont aujourd'hui inscrits au registre des Français de l'étranger dans ce pays, qui accueille une communauté française en progression constante.

Mme Conway-Mouret s'entretiendra avec M. Eamon Gilmore, vice-Premier ministre et ministre des affaires étrangères. Elle participera à une table ronde sur le thème de la mobilité internationale à l'occasion du «Global Irish Economic Forum».

Mme Conway-Mouret rencontrera également la communauté française d'Irlande à l'Alliance française de Dublin.

2 - Madagascar

Q - Deux Français ont été lynchés à Nosy Be, soupçonnés de s'être livrés à un trafic d'organes. Avez-vous des informations sur les circonstances de ces meurtres ?

R - Deux étrangers sont décédés. Nous avons confirmation de la nationalité française de l'un d'entre eux.

Nous comptons sur la justice malgache pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements et avons demandé aux autorités malgaches de prendre les mesures pour assurer la sécurité de nos ressortissants sur place, Nosy Be étant une destination fréquentée par les touristes.

Afin de garantir la sécurité des Français sur place (environ 700 de nos compatriotes résidant à Nosy Be sont inscrits au registre des Français de l'étranger), plusieurs messages de vigilance ont été adressés ces dernières heures aux Français présents sur cette île, par SMS, message électronique ou par le biais du système Ariane pour les Français de passage ayant signalé leur déplacement. Les «conseils aux voyageurs» viennent d'être actualisés. Il est recommandé aux personnes présentes à Nosy Be de ne pas se déplacer et à celles qui ont prévu de s'y rendre de différer provisoirement leur visite. L'école française a été temporairement fermée./.

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2. Italie - Roms - Bulgarie - Roumanie - Entretien du ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des affaires europĂ©ennes, M. Thierry Repentin, avec «RFI» (Paris, 02/10/2013)

Q - Le président de la République devrait sortir de son silence ce matin sur la question des Roms au Conseil des ministres ?

(...)

R - Il s'agit d'un dossier qui n'est pas simple. L'assimilation d'une population étrangère avec un mode de vie qui n'est pas celui choisi par la grande majorité de nos concitoyens, interpelle les consciences et doit inciter les gouvernements à prendre des initiatives pour l'intégration de ces populations.

Comme ministre des affaires européennes, je me sens en première ligne car nos concitoyens l'ignorent mais c'est une compétence de l'Union européenne, qui a mis en place des fonds permettant aux États membres d'avoir des programmes spécifiques pour ces populations, que ce soit dans les pays d'accueil ou dans les pays dont ils sont originaires, par exemple en Bulgarie, en Hongrie, ou en Roumanie.

Ma responsabilité, c'est de m'assurer que dans les pays d'origine, les gouvernements fassent aussi le nécessaire pour intégrer les populations Rom qui y vivent.

Q - On va parler de cet aspect des choses dans un instant, mais sur votre blog vous écrivez : «depuis quelques jours circulent de nombreuses contrevérités sur l'Union européenne».

R - (...) Il n'y a aucun lien entre l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen et le fait que les Rom bulgares ou roumains, peuvent comme vous et moi se déplacer dans tous les pays de l'Union européenne, y compris dans ceux qui ne sont pas dans l'espace Schengen, comme le Royaume-Uni ou l'Irlande. La seule différence lorsqu'un état rejoint l'espace Schengen, c'est qu'on ne montre plus de papier d'identité à la frontière. Et à l'heure où je vous parle la décision d'ouvrir l'espace Schengen est loin d'être prise. C'est une décision qui devra être prise à l'unanimité des 28 pays de l'Union européenne, et en l'état nous pensons que ce ne sera pas le cas, compte tenu du fait qu'il y a encore des carences au niveau du contrôle des frontières externes dans ces deux pays.

Q - La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a fait savoir il y a quelques jours que - je la cite - la France n'était pas favorable à l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l'espace Schengen, en estimant que les conditions ne sont pas réunies. Il y a deux mois, en juillet, vous étiez avec lui, Jean-Marc Ayrault en visite à Bucarest avait déclaré, je le cite là aussi, que la France avait proposé comme mesure immédiate l'ouverture des frontières aériennes de Schengen pour la Roumanie et la Bulgarie. Qu'est-ce qui s'est passé en deux mois, on a réalisé qu'il y avait des élections municipales en mars et que le débat sur les Rom ayant pris les proportions qu'il a prises, il fallait apaiser la situation ?

R - Non, nous attendions un rapport de la Commission européenne, un mécanisme de vérification en quelque sorte, pour savoir quels efforts sont faits par ces pays en matière de sécurité, quelles actions sont mises en oeuvre pour sécuriser les frontières. Nous espérions que ce soit un rapport très positif, il ne le sera vraisemblablement pas ; il sera connu d'ici quelques semaines.

La France ne sera pas la seule à se prononcer sur l'entrée de ces pays dans l'espace Schengen. Ce sont 28 pays qui doivent prendre la décision à l'unanimité. Nous estimons pour notre part qu'il y a encore des efforts à faire pour l'ouverture de Schengen.

Q - Le ministre roumain des affaires étrangères sera notre invité ici même vendredi matin. Qu'est-ce que vous auriez à lui dire ?

R - Je le salue avec sympathie par avance. Il est très francophile. Je lui dis que la France sera à ses côtés au sein de l'Union européenne pour mobiliser l'Europe, pour des fonds qui puissent venir accompagner les efforts du gouvernement de M. Ponta. Et je loue la responsabilité de ce Premier ministre roumain. Le gouvernement précédent n'avait pas fait les efforts nécessaires pour l'intégration des Roms dans leur propre pays. Donc la France est aux côtés de la Roumanie.

Q - C'est aujourd'hui que le gouvernement italien va affronter le vote de confiance au Parlement. Silvio Berlusconi, on le sait, veut faire chuter le gouvernement, est-ce que vous ĂŞtes inquiet pour la situation politique en Italie ?

R - Il s'agit de la situation politique en Italie mais aussi en Europe parce que l'Italie est un grand pays de l'Union européenne. S'il y a une crise qui dure en Italie, on peut imaginer que cela puisse déstabiliser son économie. Par ailleurs, Enrico Letta, depuis son arrivée, est un allié important de la France dans l'Union européenne. Les Italiens ont été à nos côtés lorsqu'il a fallu convaincre les autorités bruxelloises, notamment pour que nous ayons une ligne spécifique pour l'accompagnement des jeunes en recherche d'emploi. Enrico Letta a aussi été à nos côtés pour l'élargissement d'ERASMUS à des jeunes qui ne sont pas forcément étudiants - apprentis, jeunes en formation. C'est aujourd'hui, d'une manière générale, un allié de la France pour rééquilibrer l'Union européenne vers la croissance et l'emploi.

Q - Mais craignez-vous aujourd'hui que le gouvernement ne chute ou qu'un certain nombre d'Ă©lus du parti de Berlusconi ne suive pas la consigne ?

R - Je pense qu'il y a une prise de conscience et que peut-être une page va se tourner en Italie, en tout cas je l'espère, pour que M. Letta puisse continuer à être là où il est, en partenaire de la France dans le concert européen.

Q - Vous redoutez les conséquences économiques si le gouvernement italien chute ?

R - Nous avons besoin d'une Italie forte qui porte des grands projets. Avec la France, par exemple, il y a un grand projet de liaison ferroviaire Lyon/Turin. Et il y aura un sommet franco-italien à la fin de l'année sur beaucoup d'autres projets./.

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3. OIF - Entretien avec Soeur Angelique Namaika - CommuniquĂ© de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e de la francophonie, Mme Yamina Benguigui, ReprĂ©sentante personnelle du prĂ©sident de la RĂ©publique pour l'OIF (Paris, 03/10/2013)

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la francophonie et représentante personnelle du président de la République auprès de l'Organisation internationale de la francophonie, rencontrera, le 4 octobre, Soeur Angélique Namaika, lauréate du Prix Nansen remis par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Institué en 1954 et décernée une fois par an, la distinction Nansen récompense des services exceptionnels rendus à la cause des réfugiés.

Le combat de Soeur Angélique rejoint l'engagement de Yamina Benguigui depuis juillet 2012 pour le droit des femmes dans l'espace francophone. Leur entretien portera notamment sur le rôle des femmes dans la résolution des conflits.

Yamina Benguigui prépare la 2e édition du Forum mondial des femmes francophones, qui se tiendra en mars 2014. Des personnalités féminines de haut niveau y participeront./.

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4. Liban - Relations bilatĂ©rales - Syrie - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, devant la communautĂ© française (Beyrouth, 01/10/2013)

Monsieur l'Ambassadeur,

Madame la Consule Générale,

Mesdames, Messieurs les Élus,

Cher Amis,

«Le Liban, c'est l'Europe et l'Asie se fondant en molles caresses ; c'est pour tout voyageur un peu lassé du soleil et de la poussière, une oasis maritime ou l'on retrouve cette chose si gracieuse et si désirée qu'est la paix».

Si ma culture et mes fonctions universitaires m'ont longtemps tourné vers le Nord, j'ai cependant toujours souhaité, Mesdames, Messieurs, préserver cette importance du Sud et de l'Orient que célèbre Gérard de Nerval.

Aussi suis-je particulièrement heureuse, Monsieur l'Ambassadeur, de l'accueil que vous nous offrez ce soir et qui clôt un déplacement qui m'a menée en Jordanie et en Arabie Saoudite.

J'ai souhaité rencontrer les personnalités représentatives de notre communauté française au Liban :

- une communauté en plein essor. J'en veux pour preuve, le nombre de Français établis au Liban qui ne cesse de croître depuis vingt ans. Vous étiez 6.000 en 1990, 18.000 en 2008. Vous êtes aujourd'hui près de 23.000, dont les deux tiers sont binationaux ;

- une communauté qui symbolise ce destin parfois tragique, souvent magnifique et qui jamais n'indiffère, celui de la relation franco-libanaise

C'est en trois points rapides - qui trouveront un écho particulier dans ce pays - que je brosserai les défis que mon ministère entend relever à vos côtés :

- celui du rôle de l'État ;

- celui de la culture ;

- celui de la sécurité

Le rôle de l'État tout d'abord au travers de la modernisation de notre réseau consulaire. Il est l'un des plus denses au monde. Il doit être préservé tout en s'adaptant aux évolutions. Vous le constaterez quotidiennement.

La culture ensuite. Le grand lycée franco-libanais de Beyrouth que j'ai eu le bonheur de visiter accueille plus de 3.300 élèves, ce qui en fait l'un de nos établissements les plus importants au monde tandis que le Liban compte plus d'une trentaine d'établissements scolaires français.

Or c'est la culture, c'est la langue qui assure l'ouverture et la curiosité d'un peuple. Cette ouverture, parce que j'ai longtemps vécue à l'étranger, me semble être un trait de caractère commun à tous les expatriés, un trait qui nous est commun. L'ouverture, c'est la sensibilité aux influences, le goût de mêler et de conjuguer les traditions. Or comment ne pas le ressentir ici plus qu'ailleurs dans ce carrefour culturel et historique qu'est le Liban !

C'est pour assurer la pérennité de ce réseau que nous avons mis fin au dispositif de la prise en charge des frais de scolarité des lycéens français, la fameuse PEC. Cette mesure, découplée de tout critères sociaux n'était d'ailleurs plus financée dès cette année. Malgré un contexte budgétaire difficile, Laurent Fabius et moi avons cependant pu garantir au bénéfice d'un système de bourses plus juste et plus équitable, l'ensemble des crédits qui y étaient antérieurement affectés.

La sécurité enfin. La crise, qui affecte la région, suscite une inquiétude légitime ; plus encore après les attentats de Beyrouth et de Tripoli qui ont endeuillé cet été le Liban.

Le ministère des affaires étrangères et l'ambassade de France à Beyrouth ont tiré les conséquences de cette situation.

La garantie de cette sécurité est cependant l'affaire de tous :

- Nous avons ainsi demandé aux autorités libanaises de prendre les mesures appropriées pour renforcer la protection de nos implantations. J'ai pu le constater en visitant le Grand lycée. J'en profite pour remercier ici Madame la proviseure pour l'accueil qu'elle m'a réservé. Je félicite les forces de l'ordre libanaises, dont le concours a permis d'effectuer la rentrée scolaire à la date prévue. J'ai eu l'occasion ce matin d'en assurer personnellement le ministre de l'intérieur, M. Marwan Charbel ;

- L'ambassade et le consulat vous informent quant à eux par l'envoi de sms et la diffusion de messages sur le site internet du consulat. Il est essentiel, à cette fin, que tous se fassent connaître. Aussi, je vous invite, mes Amis, à vous inscrire au registre des Français afin de pouvoir être informés, localisés et dénombrés. Cela conditionne l'efficacité de notre plan de sécurité. Les Français de passage bénéficient quant à eux du portail Ariane. Je compte sur vous pour les y sensibiliser et les inciter à se faire connaître du consulat général.

- Les élus, les chefs d'îlot, les responsables associatifs sont quant à eux vos intermédiaires les plus naturels et les plus immédiats. Je viens de participer à un comité de sécurité. Cela a été l'occasion de rendre hommage à leur engagement citoyen et à leur esprit de responsabilité ;

- Enfin, la sécurité de nos emprises diplomatiques et consulaires a quant à elle été renforcée. Elle justifie des efforts budgétaires à la mesure des défis. Aussi, je me réjouis de vous annoncer un engagement financier annuel de 20 millions d'euros par an pendant trois ans.

Monsieur l'Ambassadeur,

Je ne peux parler de sécurité sans évoquer ici le sort de nos compatriotes de Syrie. Certains ont quitté le pays dès la fermeture de notre ambassade à Damas en mars 2012. D'autres ont choisi de rester, pour des raisons familiales ou professionnelles.

Je souhaite, à tous, leur adresser un message de solidarité. Je pense à eux, aux difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne, aux privations qu'ils endurent, aux risques qu'ils encourent.

Le consulat général de Beyrouth et le Centre d'entraide des Français rapatriés qui a accueilli une centaine d'entre eux - qui ont tout perdu et laissé derrière eux une partie de leur vie - sont là pour les aider.

Certains de nos compatriotes de Syrie ainsi que des agents qui travaillaient à Damas ou à Alep sont présents ce soir. Je les salue comme je salue nos amis syriens qui y sont demeurés, au service de la France. Je salue également tous les agents du poste, je sais leur mobilisation et leur dévouement. Qu'ils en soient remerciés.

Sur cette crise, je souhaite réaffirmer le sens de notre action : l'objectif de la France est d'aboutir à une solution politique qui seule permettra d'arrêter les combats et de parvenir à la paix.

Mesdames, Messieurs, c'était une conviction intime, c'est devenu une réalité politique. Le gouvernement attache une grande importance au renforcement des liens avec les Français de l'étranger.

L'expatriation est un levier de la diplomatie d'influence à laquelle le ministre des affaires étrangères et moi-même, sommes très attachés. Cette nouvelle approche doit permettre à la France de mieux épouser les dynamiques du monde. Elle suppose donc de mieux accompagner ceux qui font le choix de s'expatrier.

J'en ai fait ma priorité pour 2014 et je soumettrai donc au gouvernement, dans les mois à venir, de nouvelles mesures en ce sens.

Dans un monde globalisé, chaque Français, chacun d'entre vous, délimite les «nouvelles frontières de la France». C'est pourquoi il est temps d'appréhender la mobilité internationale autrement. Loin d'être un signe de défiance, voire de rupture, elle est la marque d'une France qui exporte ses talents, ses savoirs, ses savoir-faire, ses valeurs.

Ce message, il m'importait de le porter jusqu'à vous. Il traduit le soutien du gouvernement à l'égard des Français du Liban, à l'heure où le pays subit les conséquences de la guerre civile en Syrie.

Chers amis, permettez- moi ce faisant de vous dire quelques mots des entretiens que j'ai pu avoir ce jour avec les autorités libanaises :

Je leur ai redit la solidarité de la France envers le Liban, tout comme l'avait fait François Hollande lors de sa rencontre avec le président Sleimane, le 7 septembre dernier à Nice.

C'est sous notre impulsion que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 10 juillet dernier, à l'unanimité, une déclaration en faveur de la souveraineté, la sécurité, l'indépendance et l'intégrité du Liban.

Cette solidarité s'est concrétisée par la création, le 25 septembre à New-York, du Groupe international de soutien au Liban à l'initiative de la France.

Nous prendrons toute notre place au nom de notre histoire commune, qu'il s'agisse de l'assistance aux réfugiés syriens, du soutien aux forces armées libanaises ou de l'appui financier à l'État libanais pour l'aider à affronter la crise économique qu'il traverse.

Permettez-moi maintenant, en guise de conclusion, de dire un mot de la réforme de la représentation politique des Français de l'étranger. Cette réforme, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault l'a voulue et je l'ai menée à bien. Elle était attendue de longue date et va dans le bon sens : celui de l'équité, de la proximité et de la vitalité citoyenne.

Les changements introduits par la réforme seront effectifs dès l'élection des nouveaux conseillers consulaires, en mai 2014, simultanément aux élections européennes. Vous serez alors appelés à élire cinq conseillers consulaires dans le cadre de la circonscription Liban-Syrie.

Ces conseillers seront les partenaires incontournables du consulat sur les questions d'intérêt général qui vous concernent : les affaires éducatives, culturelles, économiques et sociales, mais aussi l'enseignement français et la sécurité.

Être Français de l'étranger, c'est d'abord et avant tout être citoyen de la France parce que la citoyenneté ne doit rien à la distance ou à l'éloignement. En votant pour exprimerez une appartenance à la communauté nationale et donnerez un souffle à cette vie démocratique de proximité que nous mettons en place.

Mesdames, Messieurs,

Aux heures les plus sombres d'octobre 1983 qui venaient d'endeuiller les troupes françaises de la force multinationale, François Mitterrand déclarait : «À tous, je dis qu'un pays est grand par sa force d'âme, par sa résolution comme par les amitiés et le respect qu'il mérite. C'est pourquoi au Liban, la France reste et restera fidèle à son histoire et à ses engagements».

Dans ce dérèglement du Monde qu'Amin Maalouf nous enjoint de contenir avec l'ardente colère des justes, l'amitié doit retrouver sa force. C'est cette amitié à la saveur si douce que je suis venue réaffirmer ce soir et que vous savez ici préserver si chèrement, l'amitié franco-libanaise. Vous la faite vivre, vous la faites grandir.

Je souhaite désormais vous entendre, vous connaître un peu plus, c'est d'ailleurs une façon de gagner un peu dans la connaissance de son propre pays. L'instant qui nous réunit ce soir se prête aux échanges directs. Je les affectionne : ne vous en privez pas.

Il ne me reste qu'à vous souhaiter beaucoup de réussite dans vos vies personnelles et professionnelles.

Je vous remercie.

Vive la RĂ©publique !

Vive la France !

Vive le Liban !./.

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5. Arabie Saoudite - Relations bilatĂ©rales - Syrie - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, devant la communautĂ© française (Riyad, 30/09/2013)

Monsieur l'Ambassadeur,

Messieurs et Mesdames les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger,

Mesdames et Messieurs,

Je tiens d'abord à vous exprimer le plaisir à être parmi vous aujourd'hui, et je remercie l'ambassadeur Bertrand Besancenot de nous avoir réunis ce soir, lui qui connaît si bien ce pays.

L'évolution rapide du monde et tout particulièrement de la région rend plus que jamais nécessaire une relation forte, durable et amicale entre l'Arabie Saoudite et la France, liées par un véritable partenariat stratégique qui n'a cessé de se renforcer.

Vous le savez mieux que quiconque, vous qui vivez ici : les relations passent d'abord par les contacts personnels. La visite en Arabie saoudite du président de la République, qui était sa première visite dans un pays de la région après son élection, lui a permis de rencontrer le Roi Abdallah, et le Prince héritier, Salmane. Depuis, les visites ministérielles se sont succédé. Je veux à mon tour contribuer par ma présence, ici, au nouvel élan de la relation franco-saoudienne.

Nos relations politiques sont excellentes. À l'échelle régionale, nos positions convergent largement : fermeté envers l'Iran, soutien à la souveraineté du Liban, promotion d'un processus de paix juste entre la Palestine et Israël, suivi attentif de l'évolution de l'Égypte. Nous apprécions particulièrement les efforts saoudiens en faveur de la stabilité au Moyen-Orient.

L'Arabie saoudite est aussi un allié important dans notre lutte contre le terrorisme international. La prise d'otages de Nairobi par des Chabab somaliens a tragiquement rappelé l'urgence de ce combat.

Deux de nos compatriotes ont péri à Nairobi. Mes pensées vont une nouvelle fois vers elles, et vers leurs familles.

L'Arabie Saoudite et la France coopèrent de longue date pour éradiquer le fléau du terrorisme. Mais c'est évidemment face au drame syrien que nous nous retrouvons en ce moment, dans une relation de confiance et de proximité.

Avant-hier, je me suis rendue dans le camp de Zaatari, en Jordanie. La détresse que j'y ai vue m'a bouleversée. Elle interdit que nous abandonnions à la barbarie le peuple syrien, que nous laissions des centaines de milliers de réfugiés sans espoir avec pour seul horizon les camps qui les accueillent. Le président de la République et le ministre des affaires étrangères ont eu raison de ne pas transiger sur les principes qui font l'honneur des démocraties. C'est la seule ligne de conduite possible, aujourd'hui et demain. Le résultat obtenu à New York n'aurait pas été possible sans notre fermeté et le travail de la diplomatie française.

Permettez-moi de dire un dernier mot sur la Syrie, à valeur d'hommage pour tous les Français que j'ai rencontrés à Zaatari, et qui essaient de soulager la souffrance de dizaines de milliers de réfugiés. Ils sont militaires, médecins, psychologues, soignants, humanitaires. Leur travail force l'admiration. Le gouvernement les appuie dans leurs missions : outre les fonds d'urgence débloqués, nous avons déployé, dès l'ouverture du camp, un hôpital militaire.

Face à ce chaos, il est réconfortant de savoir pouvoir compter sur l'Arabie Saoudite, pays ami et allié.

La relation privilégiée entre nos deux pays ne se noue toutefois pas sur le seul plan politique : elle se décline aussi sur le plan économique, autour d'intérêts partagés. L'Arabie Saoudite est notre deuxième partenaire commercial au Moyen-Orient. La France est le 3e plus grand investisseur étranger en Arabie. L'organisation du premier forum d'affaires franco-saoudien à Paris au printemps dernier, qui a réuni des centaines d'entrepreneurs des deux pays, est une preuve supplémentaire de la vitalité de ce partenariat.

Et ne boudons pas notre plaisir : les signatures cet été de deux contrats importants, l'un pour le métro de Riyad et l'autre pour la rénovation de la flotte saoudienne de la Mer Rouge sont de très bonnes nouvelles pour nos deux pays. Je sais que d'autres projets sont en cours de finalisation. Je veux saluer à cette occasion le dynamisme de nos entreprises, actives dans de multiples secteurs : les transports et la défense - je viens de l'évoquer -, mais aussi l'aéronautique, le traitement de l'eau, l'électricité, la distribution, l'hôtellerie ou le luxe...

Notre relation bilatérale se construit aussi par la culture. Les étudiants saoudiens sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études en France. Les relations entre les universités se renforcent. Notre coopération culturelle est très vive dans les domaines de l'archéologie et du patrimoine. Il convient ici de rappeler la grande exposition au Louvre sur les trésors archéologiques d'Arabie en 2010 et l'ouverture l'an dernier du département des Arts islamiques, dans ce même musée.

Je n'omettrai pas de souligner le rôle des trois établissements d'enseignement présents en Arabie ; j'en ai visité deux... il me faudra donc revenir.

Leur apport au rayonnement de notre langue, de notre culture et de nos valeurs, est crucial. Je tiens à louer le travail des enseignants et de l'ensemble des personnels de nos lycées, ainsi que ceux qui contribuent à les financer.

Je souhaite aussi saluer les personnels de l'Alliance française et des services culturels : leur action est tout aussi décisive pour le rayonnement de notre pays. Je sais que l'Ambassade propose une programmation riche et variée, avec concerts, expositions, conférences, pièces de théâtre, cinéma. On me chuchote également que des soirées - qualifions-les de très «françaises» - illuminent d'éclats bleus, blancs, rouges les nuits saoudiennes, une fois par mois. Voilà ma curiosité attisée : peut-être aurais-je un jour l'honneur d'être conviée à l'une d'elles ?...

Mes Chers Compatriotes,

Par votre dynamisme en matière économique, culturelle, pédagogique, vous êtes les fers de lance de notre diplomatie d'influence et de notre diplomatie économique. Le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et moi-même sommes particulièrement attachés à ces nouvelles approches de la diplomatie. Elles tranchent avec les visions du passé.

La diplomatie d'influence et la diplomatie économique sont au contraire la marque d'une France qui épouse les dynamiques du monde, et qui en tire profit, par la mobilité des talents et le rayonnement des valeurs. Par leur présence à travers le monde, les plus de 2,5 millions de Français de l'étranger délimitent les nouvelles frontières de la France.

À l'instar de votre communauté, il importe de tirer le meilleur de ce nouvel espace. La France et les Français ont tous les atouts pour évoluer sereinement et avec succès dans le monde d'aujourd'hui. J'ai fait de mon ministère un outil au service de nos compatriotes ; plusieurs mesures ont déjà pu être adoptées et mises en oeuvre ; j'en proposerai un certain nombre début 2014 destinées à encourager et soutenir la mobilité internationale des Français, dans le temps du départ, dans le temps de la vie d'expatrié, et dans le temps du retour, trop souvent négligé.

J'aurai l'occasion de revenir vers vous sur ce sujet dans les prochaines semaines, à travers la Lettre d'information aux Français de l'étranger qui vous parviendra bientôt.

Leur place dans le monde, les Français l'affirmeront d'autant mieux qu'ils sauront, comme vous, multiplier et consolider les passerelles avec les pays amis.

Il est vrai que l'Arabie Saoudite est particulièrement propice à ce type de relations ouvertes et partenariales. Par-delà les différences entre nos modes de vie, vous savez pouvoir compter sur l'hospitalité de la population, le dynamisme de l'économie, la qualité des services proposés, la beauté aride et majestueuse des paysages que j'ai encore à découvrir, une modernité en marche.

L'impression que je relève de cette visite éclair est que le Royaume se développe et se modernise tout en restant fidèle à lui-même. Les réformes entreprises par le Roi Abdallah sont fondamentales à cet égard. Notre amicale ambition est d'accompagner l'Arabie dans cette voie. Notre coopération dans tous les domaines y contribue.

Je forme ainsi le voeu que nos pays continuent à renforcer leurs relations. Les visites à venir, celle du président de la République, y contribueront. Quant à votre propre contribution, elle est quotidienne. Elle est essentielle. Soyez en félicités, en mon nom et au nom de la France.

Je remercie Monsieur l'ambassadeur et son équipe pour la qualité de leur accueil, et je vous souhaite à tous une pleine réussite dans vos projets et dans votre vie personnelle.

Je vous remercie./.

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6. Arabie Saoudite - Relations bilatĂ©rales - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, devant la communautĂ© française (Djeddah, 28/09/2013)

Monsieur l'Ambassadeur, Madame la Vice-présidente du Sénat,

Monsieur le Consul Général,

Mesdames et Messieurs,

Mes Chers Compatriotes,

Je suis très heureuse de me trouver parmi vous, et vous remercie de votre accueil. Au gré de mes déplacements, je rencontre de nombreux Français qui, comme vous, ont fait le choix de s'établir à l'étranger ; provisoirement ou plus durablement.

Vu de France, ce choix est parfois mal compris ou mal interprété. Certains veulent y voir le signe une lassitude, une défiance, voire un rejet de notre pays. Pour avoir moi-même vécu plus de 25 ans à l'étranger, je sais qu'il n'en est rien. On part acquérir des compétences - techniques, linguistiques, managériales -, ou pour approfondir ses connaissances. Les motivations du départ sont multiples ; elles n'excluent pas la possibilité du retour. Mieux : l'expatriation tend des passerelles culturelles, économiques, diplomatiques entre le pays d'origine et le pays d'accueil.

Fort de cette réalité, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé d'encourager et de mieux accompagner la mobilité internationale des Français. J'en ai fait ma priorité pour 2014, et je proposerai prochainement une série de mesures concrètes. Certaines sont déjà engagées, telle la modernisation du réseau consulaire, la simplification administrative ou la meilleure répartition des moyens de l'enseignement français à l'étranger.

D'autres mériteront d'être précisées, en concertation avec vous et avec vos représentants siégeant à l'Assemblée nationale, au Sénat et à l'Assemblée des Français de l'étranger. Je pense notamment aux dispositions permettant de simplifier le retour en France : validation des diplômes et des acquis de l'expérience, aide à l'installation du conjoint et à la scolarisation des enfants, harmonisation des droits sociaux.

Ces enjeux ont été trop négligés jusqu'à présent. Il est temps d'appréhender la mobilité autrement. Loin d'être un signe de fébrilité, elle est la marque d'une France qui exporte ses talents, ses savoirs et ses savoir-faire. Une France qui rayonne et épouse les dynamiques de la planète.

Dans un monde en mutation, chaque présence française délimite aujourd'hui les nouvelles frontières de la France.

Ce message, il m'importait de venir le porter jusqu'à vous. La raison en est simple : la communauté française de Djeddah illustre remarquablement la façon dont les Français de l'étranger servent la diplomatie d'influence et la diplomatie économique de la France.

Ce constat repose sur des éléments tangibles. J'en citerai les principaux.

La démographie tout d'abord. Le nombre de Français enregistrés à Djeddah a doublé depuis 2007, pour avoisiner les 2.600 à l'heure actuelle. Tout porte à croire que cette augmentation se poursuivra.

Elle conforte le succès de notre école française, qui emménagera dans des locaux plus spacieux et plus adaptés. Les autorités françaises suivent avec attention ce projet, aussi stratégique que fédérateur : à travers lui se joue notre place dans la Djeddah de demain.

De ce point de vue, l'École française internationale de Djeddah est un modèle. Avec des élèves venus de tous les horizons, de tous les pays, l'esprit de la francophonie y forge une certaine idée de la liberté, de l'égalité, et, bien sûr, de la fraternité. Nos élèves peuvent tous en témoigner.

La nouvelle Alliance française de Djeddah, que j'aurai l'honneur d'inaugurer demain au centre commercial Jamjoum, illustre, elle aussi, l'essor de notre culture et l'intérêt des habitants pour notre pays. J'aimerais ici remercier les nombreux mécènes qui oeuvrent à nos côtés au rayonnement de la France. Leur générosité contribue à faire de notre consulat général l'un des principaux pôles culturels et artistiques de la ville.

Le nombre de visas délivrés par notre consulat général témoigne lui aussi de la nouvelle attractivité de la France. 57.000 l'ont été en 2012. À ce propos, j'entends souligner les efforts du gouvernement pour faciliter les séjours de longue durée dans notre pays, tant professionnels que touristiques. Le taux de visas de circulation - valables de un à quatre ans - délivrés par notre consulat général à Djeddah est passé de 30 % du total au début de 2012 à 75 % à l'heure actuelle.

Le nombre de visas d'étudiant délivrés aux jeunes Saoudiens augmente lui aussi rapidement. Il témoigne de leur intérêt croissant pour l'enseignement supérieur français. À la différence de gouvernements précédents, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est convaincu que ces mobilités étudiantes sont une chance pour la France. Nous les encourageons vivement, et entendons encore accentuer nos efforts en ce sens.

Vous le voyez, les passerelles dressées entre nos deux pays ne sont pas à sens unique. Une preuve supplémentaire en est le nombre de pèlerins venus de France pour les grands et petits pèlerinages. Ils étaient 49.000 en 2012 : un chiffre en constante progression J'exposerai d'ailleurs demain au directeur général du pèlerinage les initiatives prises par les autorités françaises pour améliorer l'organisation de ces déplacements.

Ces échanges sont la marque de l'influence renouvelée de la France. Ils vont de pair avec l'excellente intégration de notre pays dans l'économie de Djeddah, et dans l'économie saoudienne en général.

Les entreprises françaises implantées ici et les sociétés locales forment la colonne vertébrale de notre présence. Elles garantissent sa pérennité. C'est pourquoi je souhaite louer la performance et la détermination de leurs dirigeants, dont beaucoup sont parmi nous ce soir.

Djeddah et sa région contribuent pleinement à l'essor des relations économiques et commerciales franco-saoudiennes. Au cours des cinq dernières années, nos échanges commerciaux ont doublé. Les entreprises françaises ont ouvert 70 filiales en Arabie Saoudite et emploient 20.000 personnes. Notre pays est le troisième investisseur étranger dans le royaume. Sanofi et Total, les plus importantes par la capitalisation boursière, ont toutes deux investi dans la King Abdullah Economic City, au nord de Djeddah. Elles y font figure de pionnières.

Le forum d'affaires franco-saoudien, tenu en avril dernier à Paris, a bien illustré l'accélération des relations bilatérales. Il a réuni 400 participants français et 250 Saoudiens. Le président François Hollande a accueilli lui-même la délégation saoudienne au palais de l'Élysée, six mois après sa visite à Djeddah, et quelques semaines après le séjour du ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Comme vous le savez sans doute, le président de la République envisage de revenir bientôt en Arabie saoudite.

La multiplication de ces contacts s'accompagne de résultats tangibles. Citons les contrats importants obtenus durant l'été par Veolia, pour une usine de dessalement de l'eau de mer ; par Alstom, pour les lignes 4, 5 et 6 du métro de Riyad ; par ODAS pour la rénovation de frégates de la marine saoudienne.

Cette dernière société et ses sous-traitants augmenteront le nombre de leurs employés français à Djeddah. Des femmes et des hommes quitteront alors la France pour travailler à ce projet. Cette situation heureuse se reproduit tous les jours, partout dans le monde, attestant de la valeur des savoir-faire français : et on voudrait nous faire croire que les talents fuient la France ? Quel contre-sens !

Les autorités françaises ne manquent pas, en retour, de favoriser la venue d'investissements saoudiens. Ceux-ci sont concentrés jusqu'à présent dans l'immobilier ou les investissements de portefeuille. Nous cherchons à attirer également des investissements directs saoudiens dans notre pays, qui est le quatrième récipiendaire d'investissements directs étrangers au monde. Ma venue, comme celle du président de la République ou celle de mes collègues du gouvernement, sont d'ailleurs l'occasion de rappeler à nos amis saoudiens que l'économie française constitue un marché compétitif et ouvert.

Avant de conclure, j'aimerais souligner une nouvelle fois combien les autorités françaises considèrent l'Arabie Saoudite comme un partenaire de premier plan.

Cette réussite vous est largement attribuable, mes chers compatriotes. Grâce à vous, grâce à vos entreprises, grâce à vos actions éducatives et culturelles, elle s'accentuera.

Vous pouvez compter sur l'appui du gouvernement. En retour, faites-nous partager vos expériences, faites-nous connaître vos besoins, de manière à consolider le lien que vous tissez quotidiennement entre nos deux pays.

À Djeddah comme partout dans le monde, la voix des Français de l'étranger n'a jamais joui d'une telle écoute. Profitez-en, par le biais de notre réseau diplomatique et consulaire, par le biais de vos représentants élus.

À cet égard, l'année 2014 offrira une séquence démocratique importante, avec les élections européennes et l'élection des conseillers consulaires, qui siégeront dans la nouvelle l'Assemblée des Français de l'étranger.

Cette élection se tiendra en mai prochain : vérifiez que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales, et exercez votre devoir citoyen ! Suite à la réforme que j'ai conduite, les Français de l'étranger auront pour la première fois une représentation de proximité. Vous devez faire vivre ce progrès démocratique.

Je propose que nous échangions désormais de manière plus informelle. Vous aurez en tout cas mesuré, je l'espère, combien j'ai fait faire du Ministère des Français de l'étranger un levier d'action à votre service. Les chantiers ne manquent pas en la matière.

Vive la France, vive la RĂ©publique !

Je vous remercie./.

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7. Arabie Saoudite - Relations bilatĂ©rales - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, Ă  l'occasion de l'inauguration de l'Alliance française (Djeddah, 28/09/2013)

Monsieur le Vice-président,

Monsieur l'Ambassadeur,

Monsieur le Consul Général,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureuse, à l'occasion de ma visite à Djeddah, d'inaugurer aujourd'hui une réalisation concrète de la diplomatie culturelle de la France qui constitue, comme vous le savez, l'une des priorités de notre gouvernement.

La diplomatie culturelle, avec la diplomatie économique qu'elle accompagne et dont elle prépare le terrain à bien des égards, est l'une des priorités de notre politique étrangère. Le président de la République, François Hollande, et le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, l'ont rappelé récemment lors de la Conférence des Ambassadeurs.

Avec le réseau des Écoles françaises à l'étranger et les Instituts Français, l'Alliance française est l'un des porte-drapeaux de la culture française dans le monde.

Depuis 1882, l'Alliance a essaimé sur les cinq continents pour promouvoir notre langue et notre culture.

L'antenne de Djeddah de l'Alliance française d'Arabie Saoudite est, m'a-t-on dit, le 1041e centre du réseau de l'Alliance française dans le monde.

Je vous félicite, Monsieur l'Ambassadeur, et votre équipe, pour cette réalisation.

Je souhaite rendre un hommage particulier à nos partenaires et amis saoudiens qui, en acceptant la responsabilité de piloter cette nouvelle organisation dans le Royaume, donnent vie au trait d'union primordial avec la communauté française et francophone d'Arabie, et oeuvrent au rapprochement de nos deux peuples.

J'ai été frappée par le caractère extrêmement cosmopolite et international de la ville de Djeddah, un «hub» régional, comme vous l'avez dit Monsieur le Vice-président.

La proximité des Lieux Saints, dont elle constitue la porte d'entrée depuis des siècles, et le carrefour commercial et maritime de premier plan qu'elle est depuis toujours entre l'Asie, l'Afrique et la Méditerranée, font de cette cité un lieu à la fois stratégique et fascinant.

La France est officiellement présente à Djeddah depuis près de deux cents ans et, comme en témoigne le dynamisme de la communauté française de l'Ouest du Royaume, les liens ne font que se raffermir année après année.

De nombreux projets économiques et de coopération fleurissent à Djeddah, comme dans le reste du pays, et je suis convaincue que ce nouveau centre de l'Alliance française d'Arabie Saoudite accompagnera de manière décisive le renforcement considérable des relations entre nos deux pays dans les prochaines années.

J'encourage vivement le développement de liens d'amitié et de projets éducatifs et culturels entre ce nouveau centre et la communauté française, francophone et francophiles de Djeddah, notamment à destination de nos amis et hôtes saoudiens, de la jeunesse et des institutions éducatives de l'Ouest du pays.

L'antenne de l'Alliance française à Djeddah doit être un lieu de travail et de convivialité reflétant la diversité et la richesse humaine extraordinaire de cette ville.

Elle facilitera le premier regard et le premier pas vers la France pour beaucoup de jeunes saoudiens.

Je remercie la communauté des professeurs et des personnels du centre qui sont les artisans de ce rapprochement.

Je suis également heureuse de constater, pour tous nos amis français et francophones de Djeddah que, parallèlement à l'ouverture de la médiathèque dans les locaux que nous allons inaugurer dans un instant, la bibliothèque située au consulat général de France, rouvrira prochainement ses portes, également sous les couleurs de l'Alliance.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie pour votre aimable attention et je vous propose de procéder maintenant à l'ouverture officielle de l'antenne de Djeddah de l'Alliance française d'Arabie Saoudite./.

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8. Jordanie - Relations bilatĂ©rales - Syrie - Allocution de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, devant la communautĂ© française (Amman, 26/09/2013)

(en français et en anglais)

Dear Friends.

I am delighted to be with you here in Amman.

I have a simple message for you.

Our government cares about your safety, your education. Our government cares about French citizens living in this region. Here in Jordan, you are part of a long established and vibrant community. In the last 10 years, the size of the French community here has almost doubled, in particular in greater Amman. This strong presence helps build cohesion and mutual understanding. The French primary and secondary schools as well as the French institute and the IFPO are naturally hubs. The associations - Bienvenue en Jordanie, La DĂ©tente jordanienne and Shams Jordanie also play a very active role, as do cultural institutes and places of learning. They too contribute to the diplomatic influence of our country.

I'd like to pay tribute to the architectural standards of the building I had the pleasure to officially open earlier today, with the Jordanian minister of Education. It is a place of belonging for the French living in Jordan, and a proof of the strong and lasting friendship between Jordan and France.

Now, if you don't mind, I'd like to continue in French,

Mes Chers Compatriotes,

Je voudrais tout d'abord vous dire mon plaisir d'être parmi vous aujourd'hui à Amman. Par ce déplacement, je veux vous signifier toute l'attention que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault vous porte et porte, à travers vous, aux Français expatriés dans cette région. Vous constituez ici en Jordanie une communauté ancienne, dynamique et entreprenante.

Dynamique, votre communauté l'est par sa démographie. Vous êtes de plus en plus nombreux à vivre dans ce beau pays. La présence française a presque doublé en dix ans.

Votre forte présence à Amman et dans sa périphérie favorise la cohésion et l'influence de la communauté française, à laquelle contribuent naturellement le lycée français, avec ses deux sites primaire et secondaire, l'Institut Français de Jordanie et l'IFPO. (Institut Français du Proche-Orient). Je n'oublie pas les associations qui jouent également un rôle clé : «Bienvenue en Jordanie», «La Détente jordanienne» et «Shams Jordanie». Je les sais très actives.

Tous oeuvrent conjointement au rayonnement de la France. Le magnifique bâtiment dans lequel nous nous trouvons, et que j'ai eu l'honneur d'inaugurer aujourd'hui, est sans conteste l'illustration la plus emblématique de la vitalité de la présence française en Jordanie.

Son dynamisme, votre communauté la doit aussi beaucoup à son tissu économique, dense et performant.

La Jordanie accueille d'importantes filiales françaises, tant par leur nombre que par le caractère stratégique de leurs secteurs d'activité : Les infrastructures, avec Aéroports de Paris ; le secteur de l'eau, avec Degrémont, Suez ou Saint-Gobain ; l'énergie, avec Total ; la construction, avec Lafarge ; ou encore les télécommunications, avec Orange (qui est notre plus grand investissement dans le Royaume).

Je salue aussi la vingtaine de filiales qui ont implanté ici leur siège régional, pour profiter de la position centrale de la Jordanie et de ses connexions, notamment avec l'Irak et les pays du Golfe.

Je me rendrai d'ailleurs samedi en Arabie Saoudite, à la rencontre de nos compatriotes. Leur nombre s'accroît d'année en année, poussé par l'exportation de nos savoirs et de nos savoir-faire. Comme vous, ces Français repoussent les frontières de la France.

Ces frontières sont celles d'un monde global, celles d'une France audacieuse, aux innombrables atouts, en prise avec le réel, loin de la piètre mélodie que se plaisent à reprendre depuis Paris quelques chantres du déclinisme.

Ici en Jordanie, le dynamisme de nos enseignes est un autre démenti apporté à ce prétendu déclin, à cette soi-disant frilosité. C'est vrai dans la distribution (Carrefour bien sûr, mais également une trentaine de franchisés), dans la finance (avec la Société Générale), sans oublier bien sûr Air France.

Si la France est le premier investisseur non-arabe en Jordanie, c'est grâce à vous qui avez su de longue date reconnaître les potentialités de ce pays. Je voudrais pour cela vous féliciter.

Je veux également louer l'action de la Chambre de Commerce franco-jordanienne (CAFRAJ), qui regroupe des adhérents, tant Français que Jordaniens, représentatifs de l'ensemble des activités économiques. La CAFRAJ a été créée par Son Excellence M. Abdallah El-Nsour, actuel Premier ministre de Jordanie. Elle joue un rôle pivot dans le développement des échanges entre nos deux pays.

Vous qui êtes réunis ce soir, vous participez avec succès à la création de richesse et contribuez au développement de la Jordanie. En retour, c'est la puissance et le dynamisme de la France qui se trouvent confortés.

À ce titre, vous participez de la «diplomatie économique». Par votre biais, des passerelles se créent entre économies, des marchés s'ouvrent, des transferts de compétences s'opèrent. Et la France y gagne, assurément.

Le président de la République, le Premier ministre, le ministre des affaires étrangères en sont convaincus. Et ils sont résolus à mieux accompagner la réussite de la France et des Français à l'étranger, de manière à servir la croissance, l'emploi, et l'effort de redressement de notre pays.

J'ai souhaité en faire ma priorité. Je présenterai début 2014 une série de mesures cohérentes, simples et pragmatiques, visant à encourager et à accompagner la mobilité internationale des Français, dans son double mouvement : le départ, mais aussi le retour, que nos pouvoirs publics ont trop longtemps négligé. Je pense à la portabilité des droits sociaux, à la validation des diplômes et des acquis de l'expérience, à l'aide à l'installation du conjoint et à la scolarisation des enfants, pour ne citer que quelques questions récurrentes et qui vous concernent directement.

Je vous informerai régulièrement de l'avancée de nos travaux. Nous les conduirons en étroite concertation avec vos représentants siégeant à l'Assemblée nationale, au Sénat, et à l'Assemblée des Français de l'étranger.

À ce propos, 2014 sera une année riche en scrutins. Les élections européennes bien sûr, mais également celles des conseillers consulaires qui désigneront ensuite leurs représentants dans la nouvelle Assemblée des Français de l'étranger. Cette élection se tiendra en mai prochain : vérifiez que vous êtes bien inscrits sur les listes électorales, et exercez votre devoir citoyen.

Suite à la réforme que j'ai conduite, jamais les Français de l'étranger n'auront eu une représentation aussi proche d'eux. Vous devez faire vivre ce progrès démocratique.

Mes Chers Compatriotes,

Je ne saurais conclure sans dire un mot de la dramatique situation en Syrie. Elle nous préoccupe tous, et mobilise quotidiennement les services du Quai d'Orsay, à Paris, à Beyrouth, où je me rendrai dans quelques jours, et bien évidemment ici, à Amman.

Votre sécurité est notre priorité. L'ambassade est extrêmement attentive à la situation. Ses contacts avec les autorités jordaniennes sont évidemment constants, et le plan de sécurité mis en place est exemplaire. Je tiens à cet égard à féliciter les ilotiers volontaires pour leur dévouement : ils sont un maillon indispensable de notre dispositif de sécurité.

Vous vivez dans un pays ami et stable, situé dans un environnement incertain. Je ne peux donc que vous appeler à suivre les consignes transmises par l'ambassade. N'oubliez pas que la sécurité est l'affaire de tous.

La France veille à la sécurité de ses ressortissants. Elle appuie également les Françaises et les Français qui, avec courage et abnégation, font face aux conséquences humanitaires du conflit en cours en Syrie. Un demi-million de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Jordanie : la France a apporté, dès le début, son soutien au Royaume. Outre les fonds d'urgence débloqués, nous avons déployé, dès l'ouverture du camp de Zaatari, un hôpital militaire. Les médecins ont mené une campagne de vaccinations, apporté des soins notamment en pédiatrie et en psychiatrie.

Les ONG françaises se sont également mobilisées, comme elles savent le faire lorsqu'il y a urgence humanitaire. Je pense à Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, ACTED, Action contre la Faim, Gynécologie Sans Frontières, Handicap International, Électriciens sans frontières, la Chaîne de l'Espoir, Triangle, et tant d'autres.

Ă€ tous, je tiens Ă  rendre hommage.

Vous faites un travail exceptionnel auprès des plus démunis, de ceux qui souffrent, de ceux qui ont tout perdu.

J'aurai l'occasion de le constater demain sur place lors de ma visite du camp de Zaatari.

Permettez-moi aussi de rendre hommage à la Jordanie, une nation généreuse qui a eu le courage de maintenir ses frontières ouvertes et d'accueillir les réfugiés syriens sur son sol.

Voilà ce que je tenais à vous dire mes amis. D'autres sujets méritent notre attention, et appellent sans doute vos questions : je vous invite à en discuter dès à présent de façon plus informelle.

Vous aurez compris que j'ai fait du ministère des Français de l'étranger un levier d'action à votre service.

Vous ĂŞtes la diplomatie Ă©conomique de la France. Vous ĂŞtes sa diplomatie d'influence.

Nous comptons sur vous.

Je vous remercie./.

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9. Jordanie - Relations bilatĂ©rales - Allocution de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret, Ă  l'occasion de l'inauguration du lycĂ©e d'Amman (Amman, 26/09/2013)

(en anglais et français)

Minister,

Ambassador,

Senators,

Directors, Principal,

Ladies and gentlemen,

I am very happy that my first visit to Jordan as a Minister for the French abroad should enable me to officially open this impressive new Lycée.

It is a symbol of the strong relationship between our countries. And our government wants this link to grow stronger.

«Teaching is an act of friendship». These words were written by the French historian Michelet in the 19th century. They take on a special meaning today, Minister. The act of teaching which brings us together here today is also a sign of the unwavering friendship between our two countries.

I want to tell you how proud I am to stand before you here today. For many years, I was a teacher. I taught at university. I am a linguist. The word culture can mean many things to many people. To me, culture enables us to understand the world and it enables us to love. This very special school is the embodiment of that ability to love.

This long-awaited inauguration demonstrates the success of French teaching in Jordan. And I believe that it is also a reflection of France's influence throughout the world.

French expats - parents - help build the first French school in Amman in 1972. Forty one years ago already. It was initially located in Djebel Amman, then it moved to Shmeisani, and moved again in 1990 to its current site, in Deir Ghbar. At the time, the school had 150 students. The numbers increased steadily, in particular in the secondary school - College, and Lycée - Today, there are 517 students. The walls of the Deir Ghbar school had become too narrow. Moving was a necessity. And when I finally saw this building with my own eyes earlier, I was glad it happened.

Minister, Ambassador, Le Corbusier used to say that architecture was a frame of mind, not a profession. It was our duty to ask a joint team of Jordanian and French architects to fulfil the task of creating this Lycée, because of the symbolic nature of the building.

And when I see the result, I know we were right to do so: the beauty and quality of their work is testament to our friendship. I would like to thank the architects for their creativity -- AW2 on the French side, DARB on the Jordanian side. I also want to thank the craft workers of Al Wagi for their art, the whole structure is perfectly integrated in Amman's urban landscape. The Ajloun stone used here reflects the light in a splendid manner. Their clever use of the contours of the site promotes fluid movements of light, and the East West orientation of the building provides natural light and reduces the amount of energy wasted. This masterpiece is truly modern, and in keeping with the needs and concerns of the 21st century.

I was particularly attentive to the way space was used in the building. I was given a guided tour just before we met.

I am very impressed with the layout of the interior of the building. It is perfectly suited to today's teaching requirements. Beauty, comfort and space are decisive factors for the students' well-being and success. It also takes into consideration the working conditions of the teachers, administrative and technical staff, which are all too often overlooked.

With such qualities, this building adds to the excellence of our teaching network across the world. This network already has a great reputation. Growing enrolment in the Middle East is proof of that.

French education abroad is the bedrock of our diplomacy. Our Minister for Foreign Affairs, Laurent Fabius, and myself are very focused on this point.

Many members of the French community in Jordan are here with us today. They chose to live in Jordan for different reasons. But despite their different paths, together and individually, they represent an opportunity and an asset for our country.

Through them, we bind economic, cultural and political links with Jordan. Both our countries benefit from these links. French companies play a key role as foreign investors in the kingdom. It is our ability to mutually benefit from global dynamics, relying on the mobility of our people with their talent, while maintaining our core values.

This is why the quality and continued success of our teaching network abroad is a priority for my government.

When an engineer, a craftsman, or a business leader educated within the French education system is at work anywhere in the world, France wields influence.

Wherever French people decide to live and work, France draws new borders.

Please allow me Minister to switch to French now.

Je me rendrai demain au camp de Zaatari, pour rencontrer les militaires, le personnel médical et soignant ainsi que les humanitaires français. Je leur dirai le soutien et l'admiration de la France pour le travail difficile mais vital qu'ils accomplissent auprès des réfugiés syriens. Je serai à l'écoute de leurs besoins, que je ne manquerai pas de relayer auprès du Président de la République, du Premier Ministre et du ministre des Affaires étrangères.

Face à tant de détresse et de douleur, l'inauguration d'un établissement scolaire pourrait sembler dérisoire. C'est pourtant l'un des remparts les plus sûrs et les plus nobles qu'on puisse dresser contre l'horreur de la guerre. Qu'ils soient Jordaniens, Français ou originaires d'autres pays, les élèves apprendront ici l'ouverture, la tolérance et la foi en l'avenir. Quel plus beau cadeau peut-on faire à des enfants et à des adolescents ?

Ce cadeau est le fruit d'une ambition partagée. Je voudrais donc, en guise de conclusion, saluer une nouvelle fois ceux qui l'ont rendu possible.

L'Agence pour l'enseignement français à l'étranger tout d'abord, dirigée par madame Hélène Farnaud-Defromont, qui a pris en charge l'achat du terrain et la construction du nouveau Lycée.

L'équipe pédagogique de l'Agence a pour sa part veillé à ce que l'établissement offre des parcours bilingues en anglais ou en arabe. Ces axes pédagogiques garantiront la qualité de l'établissement.

Mes remerciements vont ensuite au personnel enseignant et administratif. Sous la supervision de madame Sylvette Bouché, proviseure, et de madame Catherine Petit, directrice de l'Ecole primaire, ils ont rendu cette installation possible. Le soutien de l'Association des parents d'élèves a contribué à cette fluidité: qu'elle en soit remerciée.

Je veux enfin saluer le travail de la nouvelle équipe de l'ambassade sous la conduite de Madame l'ambassadrice Caroline Dumas et de Philippe Lane, conseiller culturel et de coopération.

Grâce à vos efforts conjugués, le lycée d'Amman s'intègrera au mieux dans son environnement jordanien. Il a d'ailleurs vocation à travailler avec les autres établissements français de Jordanie, qu'il s'agisse de l'Institut français de Jordanie ou de notre Institut de recherche sur le Proche Orient. De telles coopérations sont une force pour nos deux pays.

Je vous remercie./.

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10. Commerce extĂ©rieur - RĂ©fĂ©rents uniques investissements - Intervention de la ministre du commerce extĂ©rieur, Mme Nicole Bricq (Paris, 01/10/2013)

Monsieur le Ministre, Mon Cher Arnaud,

Mesdames, Messieurs,

Le gouvernement a fait du commerce extérieur et de l'attractivité de notre territoire une priorité de l'action économique. C'est le retour d'une grande ambition. Elle s'est traduite par une mobilisation sans failles de Bercy, et les équipes de la direction générale du Trésor, et de la DGCIS.

Dans le cadre du Pacte national de compétitivité, nous avons fait le choix d'annoncer des objectifs chiffrés, je les rappelle brièvement : 1000 champions de demain portés durablement à l'export et 1000 décisions d'investissement annuelles, 300 nouvelles entreprises installées d'ici 2017.

Mais cette volonté, cette ambition, portées par le gouvernement et le chef de l'État sont aussi celles des régions françaises. Elles sont mobilisées pleinement, j'ai pu le constater lors des 20 journées régionales que j'ai effectuées. Nous travaillons ensemble à enrichir le tissu productif français avec des apports en investissements, en emplois, en innovation, venus de l'extérieur.

Chacun a bien sûr ses responsabilités. L'État mène une politique économique centrée sur la compétitivité. Il mène la politique industrielle, de la recherche et de l'innovation. L'agence française pour les investissements internationaux a la charge de capter et d'instruire les investissements étrangers en France. Elle le fait en lien avec les acteurs territoriaux qui proposent des solutions d'implantation opérationnelles, des écosystèmes dynamiques où elles pourront s'épanouir.

État-Régions : nous réussissons, nous réussirons ensemble parce que nous travaillons ensemble. C'est le sens de la création des Référents Uniques Investissements que nous réunissons pour la première fois aujourd'hui. Très tôt, avec Arnaud Montebourg, nous avons affirmé qu'il fallait que l'État en région s'organise en mode projet pour accueillir au mieux les investissements importants.

Les entreprises auront désormais un interlocuteur unique côté État. Questions fiscales, application des réglementations liées à la protection de l'environnement, procédures immobilières, problèmes de visas : leur rôle, notre rôle est de faciliter la vie des entreprises, de raccourcir les délais. Vous devez, Mesdames et Messieurs les référents, incarner cette politique d'ouverture et d'accueil de la France, et apporter une réponse rapide, efficace et globale aux entreprises étrangères pour le compte de l'État. C'est la mission, cruciale, que vous aurez à remplir Mesdames et Messieurs.

Et dans le même temps vous serez aussi l'interlocuteur unique des Régions et de leurs agences de développement qui vont accompagner l'entreprise sur le terrain dans toute sa démarche d'implantation. L'action publique sera simplifiée, incarnée, mieux coordonnée. Elle gagnera en efficacité collective pour notre objectif commun.

Je suis comptable de l'internationalisation des entreprises et je lie l'objectif à l'export à l'attractivité de la France. En effet les économies mondialisées au sein desquelles nous nous battons pour redresser la France imposent ce lien. Dans un Iphone, aujourd'hui, dessiné aux États-Unis et produit en Chine, 12 % de la valeur vient de l'Union Européenne. Les entreprises étrangères implantées en France, représentent plus de 30 % de nos exportations.

Nos grands concurrents ont compris ce lien il y a longtemps. Ainsi, j'étais voici deux semaines en Suède où une seule agence remplace aujourd'hui celle qui était consacrée à l'export et celle qui s'occupait d'attractivité. J'ai la volonté de mettre la France au niveau de ces meilleurs standards. Et j'ai nommé pour ce faire, la semaine dernière, un préfigurateur qui fera rapidement des propositions au Gouvernement en vue du rapprochement entre AFII et Ubifrance.

Les Régions, qui sont les pilotes de l'export sur leur territoire, en sont également convaincues puisque plusieurs d'entre-elles ont confié à leur agence de développement des missions qui allient attractivité, développement international et soutien à l'innovation.

Mesdames, Messieurs, notre pays, est le numéro 2 en Europe en termes d'accueil des investissements étrangers, et le premier pour les implantations industrielles, celles qui profitent à l'emploi et à l'export. Mais ses positions sont contestées. Il faut se battre. Nous étions encore ensemble, Arnaud Montebourg et moi, à Tremblay en France tout récemment où Amada prévoit de faire 40 millions d'euros d'investissement. Vendredi, à Montpellier, j'étais chez Horiba qui annonçait, alors que l'entreprise japonaise emploie déjà 500 personnes, un nouvel investissement de 7 millions d'euros. C'est là que j'ai rencontré Astrid Southon qui est ici aujourd'hui parmi les Référents uniques pour les investissements.

Les investissements étrangers sont donc bienvenus et je ne cesse de le dire dans les 37 pays où je me suis rendue. Je l'ai dit, hier encore, aux ministres russes avec lesquels je préparais la rencontre entre nos chefs de gouvernement et le Premier ministre le dira quand nous nous rendrons ensemble à Moscou à la fin du mois.

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, a présenté le 16 septembre dernier un projet de loi en Conseil des ministres afin de pouvoir légiférer par ordonnance dans le domaine de l'immobilier, tout particulièrement l'immobilier d'entreprise afin de raccourcir les délais d'implantation et de réduire la portée des recours abusifs. Il faut en finir avec, notamment, les recours abusifs.

Je suis très attachée à ce que cette loi aboutisse. C'est un sujet que j'ai mis sur la table dès les discussions qui ont conduit à l'élaboration du Pacte national de compétitivité.

Ces référents uniques investissement sont une incarnation de ce Pacte./.

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11. Commerce extĂ©rieur - Russie - CommuniquĂ© du ministère du commerce extĂ©rieur (Paris, 01/10/2013)

Nicole Bricq lance le «club santé» Russie afin d'aider les PME françaises à pénétrer le marché russe

La Russie est un pays prioritaire pour la famille de produits et services du «mieux se soigner». Le marché des produits pharmaceutiques y est en augmentation de 10 % par an, et le système de santé public est en cours de modernisation, notamment à travers le plan «santé 2020» qui prévoit un nombre important de rénovation et de construction d'hôpitaux ainsi qu'un objectif d'amélioration de l'espérance de vie (74 ans contre 70 ans en 2011).

Afin d'aider les entreprises françaises à tirer parti de ce potentiel, dans un contexte de concurrence internationale accrue, Nicole Bricq a lancé hier le «club Santé» Russie en présence de Marc de Garidel, PDG d'IPSEN et vice-président du comité stratégique de filière industries et technologies de santé, Michael Danon, directeur général adjoint de Pierre Fabre, qui assure le pilotage opérationnel du club, de David Sourdive, fédérateur de l'offre française à l'international pour le «mieux se soigner» et d'une quarantaine d'entreprises françaises(1). L'objectif de ce club d'exportateurs - qui réunit les entreprises intéressées par le marché russe et celles qui y sont déjà implantées ainsi que les services de l'État (ambassade, service économique, UBIFRANCE) - est de mettre en place une plateforme d'échange d'informations afin de partager les expériences, de coordonner les actions pour fournir une offre française complète et adaptée aux enjeux locaux, et de valoriser la qualité de tous les acteurs de la médecine française.

À l'occasion de cette réunion, plusieurs grands groupes se sont engagés à aider les PME de la famille intéressées par le marché russe. IPSEN mettra un bureau de passage à leur disposition et proposera une aide logistique ; Pierre Fabre et Biocodex(2) appuieront les entreprises dans leurs démarches d'internationalisation. Les entreprises souhaitant bénéficier de ces soutiens et adhérer au club sont invitées à contacter olga.tarassova@ubifrance.fr.

Le premier «club santé» a été lancé en Chine en avril dernier par la ministre du commerce extérieur, en présence du président de la République, à l'occasion de sa visite sur place. Le prochain devrait voir le jour avant la fin d'année sur le Brésil.

Pour Nicole Bricq «Nous avons beaucoup d'entreprises performantes dans le domaine pharmaceutique, dans les équipements médicaux et dans les biotechnologies, mais le marché russe est difficile d'accès. Je crois beaucoup dans la mise en place de ces réseaux d'entreprises françaises exportatrices afin de favoriser les partages d'expérience. Informations sur l'état du marché, analyse de la demande des consommateurs russes, prêt de bureaux et mise à disposition de contacts sur place par les grands groupes...autant d'éléments mis à disposition des PME dans le cadre de ce club d'exportateurs. Je tiens à saluer l'engagement des entreprises qui y participent et leur détermination à voir progresser la part de marché française dans le secteur de la santé»./.

(1) Biocodex, Air Liquide Medical, Dedienne Santé, Innothera, Intrasense, Median, Biomérieux, Sanofi, LFB,...

(2) Biocodex est un laboratoire pharmaceutique français familial et indépendant qui emploie 850 personnes réparties sur 3 sites en France et 5 filiales à l'étranger, dont la Russie.

(Source : site Internet du ministère du commerce extérieur)

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