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Déclarations officielles de politique étrangère du 27 septembre 2013


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole adjoint - La France salue la publication du 5e rapport du GIEC - Inde/Attaque terroriste au Jammu et Cachemire - Mali - Guin√©e - √Čgypte (Paris, 27/09/2013)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - La France salue la publication du 5e rapport du GIEC

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, Philippe Martin, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, saluent l'adoption unanime à Stockholm du premier volume du cinquième rapport du GIEC qui confirme la réalité dramatique du changement climatique : la première décennie du XXIe siècle (2001-2010) a été la plus chaude depuis 1850. L'augmentation de la température moyenne à la surface du globe, l'élévation du niveau des océans et l'accélération de la fonte des glaciers sont confirmées comme des faits scientifiques incontestables.

La France est mobilis√©e pour construire un pacte mondial sur le climat en 2015 qui engagera toutes les parties prenantes sur une limitation des √©missions de gaz √† effet de serre afin de contenir l'√©volution des temp√©ratures en de√ß√† de 2¬įC √† l'horizon 2100. Lundi 30 septembre, au Quai d'Orsay, en pr√©sence du Dr Pachauri, pr√©sident du GIEC, se tiendra un forum intitul√© ¬ęChangement climatique : des donn√©es scientifiques √† l'action politique¬Ľ, avec les scientifiques et les acteurs de la soci√©t√© civile. Il constituera le coup d'envoi en France de la mobilisation en vue de la conf√©rence mondiale Paris Climat 2015.

2 - Inde - Attaque terroriste au Jammu et Cachemire (25 septembre 2013)

La France condamne l'attaque terroriste qui vient de frapper l'Inde, faisant douze victimes dans l'√Čtat du Jammu et Cachemire.

Elle exprime ses condoléances aux proches des victimes de cet acte odieux et réaffirme sa solidarité avec l'Inde dans la lutte contre le terrorisme, qui constitue un pilier de notre partenariat stratégique.

3 - Mali

Q - Au Mali, les mouvements touareg et arabe du MNLA/MAA/HCU ont annoncé suspendre leur participation au processus de paix de Ouagadougou, accusant Bamako de ne pas avoir respecté ses engagements sans plus de précision. Quelle est la réaction de la France ? Craignez-vous une reprise des hostilités ?

R - Il est important que le processus de dialogue se poursuive, en vue de parvenir à une véritable réconciliation entre Maliens.

La France appelle toutes les parties à faire preuve d'une attitude constructive, à s'abstenir de tout recours à la violence et à mettre en oeuvre les mesures de confiances prévues à Ouagadougou.

Nous renouvelons notre soutien au pr√©sident Ke√Įta dans ses efforts pour relever les d√©fis de la stabilisation, du d√©veloppement et de la paix au Mali.

4 - Guinée

Q - Guinée : atmosphère très tendue en cette veille de législatives : quelles recommandations ou actions du gouvernement français pour contribuer à la stabilité ?

R - La France suit la situation en Guin√©e avec attention. Nous avons salu√©, en d√©but de semaine, le caract√®re consensuel de la d√©cision du comit√© de suivi des travaux d'organisation des √©lections l√©gislatives de reporter au 28 septembre la date du scrutin. La France salue √©galement le r√īle jou√© par le facilitateur, M. Sa√Įd Djinnit, repr√©sentant sp√©cial du Secr√©taire g√©n√©ral des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest.

Pour ces derniers jours de campagne, nous appelons l'ensemble des acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et à oeuvrer pour que les élections législatives permettent à la Guinée d'achever son processus de transition démocratique.

5 - √Čgypte

Q - Le ministre √©gyptien du tourisme a √©t√© re√ßu hier au Quai d'Orsay, il venait demander, en s'appuyant sur une √©tude d'une soci√©t√© priv√©e de s√©curit√©, la lev√©e du quasi-embargo pos√©e par la France √† ses ressortissants souhaitant se rendre en √Čgypte. La position de la France a-t-elle √©volu√© apr√®s ce rendez-vous ?

R - Le ministre égyptien du tourisme a effectivement été reçu hier au ministère des affaires étrangères.

Nous avons pris bonne note du rapport indépendant sur l'analyse du risque concernant les stations balnéaires et les principaux sites touristiques égyptiens. Nous allons l'étudier avec attention.

D'ores et d√©j√†, nous avons mis √† jour la fiche ¬ęconseils aux voyageurs¬Ľ, √† la suite des √©volutions r√©centes. Pour les √©ventuelles adaptations des conseils aux voyageurs, notre √©valuation sera faite notamment avec nos partenaires europ√©ens./.

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2. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Syrie - Liban - Iran - Kenya - R√©publique centrafricaine - Mali - Sahel - √Čgypte - R√©publique d√©mocratique du Congo - UE - Conf√©rence de presse du pr√©sident de la R√©publique, M. Fran√ßois Hollande (New York, 24/09/2013)

J'ai exposé devant l'Assemblée générale des Nations unies la position de la France sur les principaux sujets qui sont à l'ordre du jour.

Sur la Syrie, avec nos trois exigences pour l'adoption d'une résolution qui est à caractère contraignant si nous voulons qu'elle soit appliquée.

Sur l'aide aux réfugiés et notamment la situation au Liban qui appelle une mobilisation de la communauté internationale.

J'ai également donné le sens de ma rencontre qui va suivre cette conférence de presse avec le président Rohani. Un dialogue, oui, mais la fermeté pour porter toujours les principes de la diplomatie française par rapport à la prolifération nucléaire et à ses dangers.

J'ai également insisté sur la lutte contre le terrorisme particulièrement en Afrique. Et les drames de Nairobi ne peuvent que, hélas, servir à cette démonstration.

J'ai eu ce matin m√™me le p√®re et √©galement l'√©poux des deux victimes fran√ßaises. Il y a aujourd'hui encore un nombre ind√©termin√© de victimes m√™me s'il nous est dit que c'en √©tait termin√© avec l'attaque terroriste. Elle est bien s√Ľr en lien au regard de la revendication par les shebab en lien avec la situation en Somalie. Cela doit donc nous conduire une fois encore, √† soutenir les Africains dans leur lutte contre le terrorisme.

La France a, au Mali, montré qu'il était possible de le vaincre mais nous savons bien qu'il y a encore un certain nombre de zones extrêmement sensibles ou menacées ; j'ai évoqué tout à l'heure la Libye.

J'ai également lancé un cri d'alarme concernant la Centrafrique et nous faisons tout avec le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, pour que là encore il y ait une résolution qui puisse être prise par le Conseil de sécurité pour permettre à une force africaine de rétablir la sécurité et la stabilité.

Enfin, j'ai évoqué la question du développement et du climat. Questions qui sont liées d'ailleurs car notre politique de développement est également une politique qui vise à assurer un progrès dans les pays que nous soutenons pour se doter de nouvelles énergies et également pour leur permettre d'assurer eux aussi la transition énergétique.

Nous aurons √† organiser, si on nous en donne confirmation, la conf√©rence sur le climat en 2015 et nous voulons tout faire pour qu'un accord soit trouv√©. J'ai espoir d√®s lors que les principaux chefs d'√Čtat et de gouvernement se sont engag√©s, notamment le pr√©sident Obama mais pas seulement, √©galement le pr√©sident chinois, le Premier ministre indien, donc il y a l√† des conditions d'un accord possible. Nous y mettrons toute notre diplomatie mais √©galement nous sommes sensibles √† l'initiative qu'a prise le Secr√©taire g√©n√©ral des Nations unies, Ban Ki-moon, qui va organiser une r√©union des chefs d'√Čtat et de gouvernement en 2014 pour pr√©parer la conf√©rence climat de 2015.

Enfin, j'ai termin√© mon propos sur le r√īle des Nations unies. Nous y sommes attach√©s mais nous voulons qu'il n'y ait pas de blocage de cette grande institution car quand elle se r√©v√®le impuissante c'est la paix qui est menac√©e. J'ai une nouvelle fois pr√©sent√© devant l'Assembl√©e g√©n√©rale une proposition fran√ßaise qui consiste √† dire que lorsqu'il y a crime de guerre, crime de masse, il puisse √™tre possible √† ce moment-l√† que les membres permanents du Conseil de s√©curit√© renoncent √† leur droit de veto pour permettre une intervention.

Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je voulais vous rappeler, je suis prêt à répondre à vos questions.

Q - Ma question concerne la résolution des Nations unies sur la Syrie. Vous avez souhaité que le chapitre VII soit inscrit dans la résolution, comme les USA et le Royaume-Uni et il semble que la Russie y soit encore opposée. Est-ce que cela est de nature à bloquer la résolution ou y a-t-il une possibilité de compromis ? Et comment voyez-vous l'avancée de la convention de Genève si Assad n'y prend pas part ? Comment obtenir que le gouvernement d'Assad y participe ?

R - Il y a le chimique qui doit être traité par une résolution et puis il y a Genève II qui doit être organisé dans des délais raisonnables pour permettre la transition.

Je veux être précis sur ces deux questions.

Sur le chimique, nous voulons que la résolution qui sera votée dans les jours qui viennent soit contraignante. Cela veut dire qu'elle indique qu'en cas de manquement, il puisse y avoir recours à des sanctions dans le cadre du chapitre VII. S'il n'y a pas de caractère contraignant dans la résolution, il n'y aura pas d'effectivité dans le respect des engagements. Donc ce que nous demandons, c'est que la résolution mentionne le chapitre VII pour qu'il puisse y avoir justement cette évaluation des éventuels manquements et des sanctions.

Est-ce que la position française est excessive ? Non puisqu'elle prend au mot l'accord qui a été passé entre Russes et Américains là-dessus et il ne serait pas concevable que nous soyons en retrait par rapport à ce qui a été déjà négocié.

Seconde question, Gen√®ve II, qui doit bien s√Ľr √™tre l'objectif car si nous avons le devoir de d√©truire le chimique, nous avons le devoir imp√©rieux d'en terminer avec la guerre en Syrie. Je ne vous rappelle pas les chiffres, vous les connaissez : 120.000 morts, et chaque jour qui passe les armes conventionnelles sont utilis√©es pour en assassiner davantage. √Ä partir de l√†, nous voulons que Gen√®ve II respecte Gen√®ve I.

Que disait Genève I ? Qu'il y aurait une convocation d'une nouvelle Conférence non pas pour parler, non pas pour évoquer la situation de la Syrie ou pour déplorer le nombre de victimes mais pour organiser la transition, c'est-à-dire un gouvernement qui représenterait l'ensemble des communautés, l'ensemble des sensibilités attachées au renouveau de la Syrie.

Tout à l'heure dans l'intervention que j'ai faite, j'ai même dit que pourraient venir à cette conférence tous les pays qui respecteraient cet objectif. Mais s'il n'y a pas Genève II, alors on laisse le régime actuel continuer ses massacres et on laisse les groupes extrémistes attaquer l'armée libre syrienne, c'est-à-dire la coalition démocratique.

Donc nous devons faire avancer les deux questions : le chimique qui a donn√© lieu ces derni√®res semaines √† la mobilisation que l'on sait et √† la pression qu'a exerc√©e la France avec les √Čtats-Unis pour permettre justement qu'il y ait maintenant une n√©gociation. Mais aller aussi le plus rapidement possible vers Gen√®ve II.

Q - Sur la proposition sur les membres permanents du Conseil de s√©curit√© de renoncement au droit de veto, en quoi le d√©roulement de la crise syrienne vous a-t-elle incit√© √† formuler cette proposition ? Quel cadre et quel contexte cela pourrait prendre ? Et √™tes-vous optimiste quant aux bonnes gr√Ęces des membres du Conseil de s√©curit√© √† souscrire √† cette proposition ?

R - Cette proposition n'est pas nouvelle, elle a été exprimée la première fois par la France en 2005. Mais elle s'inscrit aujourd'hui dans un contexte. Il y a bien eu crime de masse en Syrie. Et si les membres permanents du Conseil de sécurité avaient renoncé collectivement à l'usage de leur droit de veto déjà depuis plusieurs mois, il y aurait eu une action de la communauté internationale.

La France est membre permanent du Conseil de sécurité, la France n'entend pas renoncer à ce droit de veto mais elle est consciente que face à un certain nombre de situations, les crimes de masse, il doit y avoir une action collective. Car on ne peut pas accepter que le Conseil de sécurité puisse être durablement bloqué quand il y a des crimes de masse.

Q - Monsieur le Président, vous venez de dire que dans votre discours vous avez laissé une grande part au Liban et demain, le 25 septembre, aura lieu la grande conférence internationale du groupe de soutien et d'appui au Liban. Quelles sont les attentes de la France à ce sujet, pour cette réunion ?

R - Vous savez l'attachement qu'a la France pour le Liban et encore récemment, c'était à Nice, j'ai rencontré le président Sleiman, nous avons évoqué la situation dans le pays, notamment celle des réfugiés.

Tout à l'heure, je donnais un chiffre, je ne sais même pas s'il est exact. Il y aurait 20 % de la population aujourd'hui au Liban qui serait d'origine syrienne. Certains disent que c'est davantage compte tenu des liens de parenté et des travailleurs qui viennent au Liban se réfugier pour vivre, tout simplement vivre. Quand on ajoute ce que supporte aussi le Liban par rapport à l'accueil d'autres réfugiés, on imagine ce qu'est le fardeau que porte ce pays. Et quand on connait la fragilité, avec encore ces derniers mois des attentats extrêmement meurtriers qui ont été commis, nous devons appuyer financièrement, je dis bien d'abord financièrement, le Liban. Parce que dans l'imagerie peut-être populaire, le Liban n'a pas forcément la réputation d'être un pays pauvre. Mais aujourd'hui, il ne peut plus faire face à l'ensemble des charges qu'il supporte. Donc la mobilisation dans ce groupe international doit d'abord être une mobilisation financière.

C'est également un soutien politique pour l'unité, l'intégrité et la sécurité du Liban. Et, enfin, il y a une dimension humanitaire, puisqu'il y a des organisations qui doivent travailler pour faire en sorte que les réfugiés puissent être accueillis de la meilleure des façons sans que ça nuise à la vie du Liban.

Q - Pourriez-vous nous en dire plus sur les mesures d'austérité qui s'appliquent en Europe, en Grèce, en Italie et en France sans doute, au Royaume-Uni qui perturbent l'Europe ? Et en tant que dirigeant des partis socialistes est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur la destruction de ces filets de sécurité qui existent encore : la santé et l'éducation gratuites par exemple, qui ont permis aux Européens un niveau de vie tout à fait correct ?

R - La France est attachée, vous le savez, à une réorientation de la construction européenne dans le sens de la croissance et de l'emploi. Il a néanmoins fallu prendre des mesures pour rétablir les comptes publics, y compris en France, qui ont pu être douloureuses mais qui étaient nécessaires. Aujourd'hui la crise de la zone euro, je l'ai dit plusieurs fois, est derrière nous. En revanche, nous devons aller plus loin dans le soutien à l'activité, à la compétitivité. Et des pays comme l'Espagne, l'Italie, la Grèce mais d'autres encore, le Portugal, doivent avoir plus de souplesse pour leur politique budgétaire. C'est ce que nous avons également plaidé auprès de la Commission européenne et ça nous concerne également. Voilà ce que je pouvais dire sur ce sujet.

Q - Vous venez de dire devant l'Assemble générale que vous attendez des gestes concrets de la part de l'Iran sur son programme nucléaire. Vous allez rencontrer le président Rohani et vous serez le seul dirigeant de premier plan occidental à le faire cet après-midi, quel sera votre message au président Rohani et quels gestes concrets attendez-vous de Téhéran ?

R - J'ai accepté le dialogue avec le président Rohani car lui-même avait fait preuve d'ouverture et avait prononcé des mots qui pouvaient être source d'évolution dans la région. Ce dialogue, je l'ai dit, doit être franc, doit être direct, c'est pour ça que je le rencontre cet après-midi. Le ministre des affaires étrangères rencontrera son homologue peu de temps après. Le dialogue doit être ferme. Pour la France il ne peut pas y avoir d'acceptation de la prolifération nucléaire. C'est une question qui n'est pas liée à l'Iran, c'est une question majeure pour la sécurité du monde.

Il y aura deux sujets parmi d'autres parce qu'il y a aussi nos relations bilatérales, mais il y aura deux sujets qui seront évoqués avec le président iranien.

Le premier, c'est la Syrie car chacun connait le lien qu'il y a entre l'Iran et la Syrie. Donc, à l'Iran de comprendre qu'il doit y avoir une transition politique en Syrie. Si l'Iran veut participer à Genève II, alors cela doit être dans l'objectif de mettre en place ce gouvernement provisoire.

Le second sujet, c'est le nucléaire. Là aussi, nous avons toujours dit depuis dix ans, d'autres avant moi l'on dit, c'est la position constante de la France, que l'Iran peut parfaitement poursuivre un programme nucléaire civil mais ne peut pas aller vers la possession de l'arme nucléaire. À partir de là, j'entends ce que dit le Président iranien, ce que dit son ministre des affaires étrangères. Les mots doivent se transformer en actes. Les gestes doivent venir.

Quels gestes ? Reprendre la n√©gociation. Cela fait dix ans que les discussions sont engag√©es. Reprenons donc la n√©gociation mais sur des bases solides et claires, c'est-√†-dire √©vitant pr√©cis√©ment tout doute sur la prolif√©ration nucl√©aire et l'acc√®s √† l'arme. Cette n√©gociation peut s'engager ou se r√©engager √† tout moment, c'est l'esprit de notre rencontre. En tout cas de mon c√īt√©.

Q - Vous avez indiqué que le régime en Syrie poursuivait ses massacres contre des civils et les armes chimiques ne représentent qu'une toute petite partie de ce qui se passe. Pensez-vous que cet accord sur les armes chimiques a donné à Bachar Al-Assad une forme de légitimité ainsi que du temps pour qu'il puisse massacrer son peuple ? Nous sommes tout à fait conscients des efforts visant à établir une sorte de mécanisme parallèle de l'ICC pour traduire en justice les responsables. Que dites-vous de tout cela ?

R - Est-ce que le régime syrien a retrouvé de la légitimité avec le rapport des inspecteurs des Nations unies ? Rapport qui a démontré quoi ?

Qu'il y avait eu utilisation des armes chimiques et que de fortes présomptions existaient que ce soit le régime lui-même qui les ait utilisées. Ce que nous, nous avions déjà démontré. Bachar Al-Assad avait fait un certain nombre d'interventions dans la presse française, américaine ces dernières semaines. Il niait même l'existence des armes chimiques dans son pays.

Je constate qu'en quelques jours sa parole a été discréditée puisque nous avons la démonstration que les armes chimiques ont été utilisées, et par son régime.

Néanmoins, nous devons aller jusqu'au bout de la vérification et de la destruction. Nous ne devons pas perdre de temps. Parce que, si nous nous arrêtons au chimique, alors le régime peut continuer à perpétrer tous ses massacres par la voie conventionnelle.

Je l'ai d'ailleurs plusieurs fois rappel√©, il y a une alliance objective entre les groupes djihadistes terroristes et le r√©gime de Bachar Al-Assad au d√©triment de la Coalition nationale. Je veux rappeler ici que nous soutenons la Coalition nationale. Jeudi il y aura une r√©union √† l'initiative de la France mais pas seulement, autour du pr√©sident de la Coalition. Donc, pas de perte de temps, imputabilit√© claire de la responsabilit√© de ce qui s'est produit le 21 ao√Ľt et action internationale pour soutenir la Coalition nationale syrienne. Mais avec la perspective de Gen√®ve II. Parce que nous, nous voulons en terminer. Donc ce que nous demandons √† la Coalition nationale, c'est d'aller aussi vers Gen√®ve II.

Q - Concernant la Centrafrique, vous avez parlé d'un cri d'alerte. On sait que vous êtes favorable à une résolution qui puisse donner un cadre juridique à une opération de protection des populations. Est-ce que parallèlement vous êtes favorable à une intervention directe des forces françaises, un renforcement des effectifs. Sous quelle forme pourrait se faire cette participation ?

R - Ce qui se produit en Centrafrique depuis plusieurs semaines, pour ne pas dire plusieurs mois est tragique. Des populations civiles sont directement victimes des exactions. Comme souvent, les femmes et les enfants sont les premières cibles. Un chaos qui s'est installé et les confrontations ont pris un caractère confessionnel. Nous ne sommes pas dans la même situation qu'au Mali, ce ne sont pas des groupes terroristes. Ce sont des bandes qui sèment le désordre et la désolation.

La réponse doit être différente ; situation différente, réponse distincte.

Ce que nous demandons, c'est qu'une r√©solution du Conseil de s√©curit√© puisse √™tre adopt√©e permettant l'organisation d'une force africaine qui, elle, assurerait le retour √† la stabilit√© et √† la s√©curit√©. Apr√®s, les √©lections pourraient se tenir. La France a d√©j√† 500 hommes sur place mais uniquement dans une op√©ration de s√©curit√© de l'a√©roport. Ceux-ci avaient √©t√© pr√©vus aussi pour prot√©ger nos ressortissants. Nous ne participerons pas directement √† cette force africaine mais nous contribuerons, √† notre place, √† assurer le retour au calme en Centrafrique. D'o√Ļ l'importance d'avoir cette r√©solution du Conseil de s√©curit√©. Mais il ne s'agit pas d'une intervention fran√ßaise.

Q - Ma question concerne la sécurité en Méditerranée et la coopération économique. Tout d'abord concernant la Syrie, nous avons deux points de vue différents en ce qui concerne Genève II. Celui du régime syrien et celui de l'opposition syrienne.

Comment l'opinion publique europ√©enne et la France peuvent-elles envisager une position m√©diane entre ces deux points de vue ? Est-ce que l'id√©e d'un partage de pouvoirs pourrait √™tre acceptable dans le cadre d'une phase de transition ? La deuxi√®me question est sur la coop√©ration M√©diterran√©e au vu des √©v√®nements en √Čgypte ? La France a √©t√© un partenaire commercial et politique important de l'√Čgypte pendant de longues ann√©es. Quel avenir pour les investissements de la France et donc pour le tourisme ?

R - Il n'y a pas d'ambigu√Įt√© sur Gen√®ve II. Les conditions de cette Conf√©rence avaient √©t√© pos√©es tr√®s clairement, c'√©tait la constitution d'un gouvernement provisoire avec des pouvoirs effectifs. Ce n'est pas une position de l'une des parties, ce n'est pas la position fran√ßaise, c'√©tait ce qui avait √©t√© √©crit √† Gen√®ve I. Donc il n'y a pas d'un c√īt√© ceux qui voudraient garder le r√©gime et ceux qui voudraient le renverser. Cela existe. Mais Gen√®ve II, c'est la capacit√© que doit avoir la communaut√© internationale d'imposer un r√©gime transitoire permettant √† terme l'organisation d'√©lections et avant le r√©tablissement de la paix civile. Si bien que nous ne devons pas r√©fl√©chir √† changer le mandat de Gen√®ve II. Nous devons faire en sorte que Gen√®ve II puisse se tenir sur ces bases-l√† et le plus vite possible. Telle est la position de la France.

Second sujet que vous √©voquez par rapport √† l'√Čgypte, nous souhaitons que la feuille de route qui avait √©t√© √©voqu√©e par les nouvelles autorit√©s √©gyptiennes puisse √™tre respect√©e et mise en oeuvre. Dans cette feuille de route, il y a l'organisation d'√©lections et le respect du pluralisme. Nous allons toujours dans cette direction.

Ce que nous avons n√©anmoins dit √† nos ressortissants et √† nos touristes fran√ßais c'est que dans la situation actuelle, la plus grande prudence s'imposait. D'o√Ļ l'inscription des zones touristiques √©gyptiennes comme des zones possiblement √† risques. Nous souhaitons en terminer le plus rapidement possible par rapport √† ces avertissements. Nous sommes conscients que pour l'√Čgypte le tourisme est un point tr√®s important. Plus vite l'√Čgypte sera respectueuse de la feuille de route et aura retrouv√© sa stabilit√©, plus rapidement reviendront les touristes.

Q - Dans votre discours à l'Assemble générale vous avez parlé de la République centrafricaine, du Mali, de la Guinée-Bissau sur lesquels j'ai écrit récemment des articles. Quelles perspectives voyez-vous pour ces pays dans un avenir immédiat ? Et pouvait-on envisager un plan plus vaste pour l'Afrique qui permettrait d'éviter que des guerres éclatent ici et là en Afrique ?

R - Depuis plusieurs mois, depuis mon élection, je suis allé plusieurs fois en Afrique et à chaque fois j'ai insisté sur la dynamique du continent africain, sur ses grandes capacités de développement, sur son potentiel. Mais j'ai également évoqué les menaces qui pèsent sur ce continent à travers un certain nombre de désordres qui frappent plusieurs pays.

Il y a la zone du Sahel, il y avait le problème du Mali qui nous a beaucoup mobilisés ces derniers mois. Il y a toujours la question de la Libye avec des groupes qui se sont structurés et qui n'ont pas déposé les armes, c'est le moins que l'on puisse dire. Et puis nous avons ces problèmes en Afrique centrale, République démocratique du Congo, Centrafrique. Il y en a d'autres, la Somalie qui n'est toujours pas réglé, même si des progrès ont été constatés.

Plut√īt que de proc√©der j'allais dire pays par pays, la France, ami du continent africain, mais voulant avoir de nouvelles relations avec lui, a invit√© les chefs d'√Čtats et de gouvernements africains √† venir √† un sommet d√©but d√©cembre √† Paris.

Nous avons trois sujets à l'ordre du jour. Le premier c'est la sécurité. L'Europe y sera associée, les Nations unies également. Comment faire pour qu'il y ait des forces africaines qui puissent être mieux équipées, mieux préparées, mieux formées pour lutter contre le terrorisme ?

Deuxième sujet, c'est la lutte contre la piraterie et le trafic de drogue.

Et puis, nous avons voulu également introduire un troisième sujet qui est celui du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique, parce que pour nous, c'est aussi un moyen de lutter contre l'insécurité, la violence et le terrorisme.

C'est une politique globale pour l'Afrique. La France ne prétend pas la définir seule, elle agit avec l'Europe, elle agit dans le cadre des Nations unies. Mais j'ai la responsabilité, parce que je suis à la tête d'un pays qui a un lien avec l'Afrique, parce que nous solidaires de ce continent, parce qu'il y a des populations qui se sont mélangées par la mobilité, par les déplacements, j'ai une responsabilité particulière et donc je tiens à ce que la France soit à l'initiative.

Q - Je voudrais poursuivre sur ce que vous avez dit tout à l'heure concernant la résolution sur la Syrie proposée au Conseil de sécurité. Vous avez parlé d'une référence à des sanctions. Est-ce que ces sanctions seraient déclenchées automatiquement si l'on constatait une violation de l'accord cadre par la Syrie ? Et envisagez-vous que l'on cite la possibilité de l'utilisation de la force comme ultime recours ?

R - Nous revenons sur la r√©solution et sur ce qu'elle doit contenir. Elle doit avoir un caract√®re contraignant, voire m√™me coercitif, c'est-√†-dire √©voquer la menace de sanctions et le r√īle du Conseil de s√©curit√© pour les prononcer. C'est-√†-dire que d√®s lors que nous avons constat√© que l'arme chimique a √©t√© utilis√©e, le Conseil de s√©curit√© doit √™tre saisi. Et il y a des manquements, des sanctions doivent √™tre prises. Ce qui suppose l'√©valuation, l'inspection et ensuite la cons√©quence des manquements. Si la r√©solution du Conseil de s√©curit√© n'allait pas dans ce sens et √©cartait toute r√©f√©rence, je dis bien toute r√©f√©rence, au chapitre VII, √† ce moment-l√†, √ßa priverait de toute capacit√© et de toute cr√©dibilit√©, l'action des Nations unies./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Syrie - Remarques √† la presse du ministre des affaires √©trang√®res, M. Laurent Fabius (New York, 26/09/2013)

Bonsoir,

J'ai deux aspects à traiter avec vous.

D'abord, comme vous le savez, dans quelques minutes va être présentée la résolution que nous avons mise au point pour faire en sorte que les armes chimiques soient interdites. Nous y avons travaillé hier et encore cet après-midi. C'est une résolution qui marque un pas en avant. Nous en sommes satisfaits, en particulier la France puisqu'elle reprend les trois exigences que nous avions posées dès le début de la semaine.

D'une part préciser que toute utilisation des armes chimiques est une atteinte à la sécurité internationale, ce qui autorise du même coup les Nations unies à se saisir de cette question.

D'autre part rendre responsables ceux qui ont commis ces actes devant la justice.

Troisièmement, elle fait référence au fameux chapitre VII, c'est-à-dire que si le régime syrien n'accepte pas de respecter cette résolution, il appartient au Conseil de sécurité de prendre les sanctions nécessaires sous chapitre VII.

C'est donc une résolution dont nous sommes satisfaits qui résulte d'un travail en commun. Je pense que nous avons bien avancé. Concrètement, elle est présentée dans quelques minutes.

Il y aura un texte à adopter à La Haye puisque vous savez qu'il y aura aussi le texte de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Ensuite cette résolution sera adoptée juridiquement ici. Mais on peut dire que la question a été traitée et réglée.

D'autre part je viens de présider une réunion à la fois de soutien au peuple syrien, à la Coalition nationale syrienne et au président Al-Jarba. Un résumé de la présidence vous sera communiqué. Cette réunion a réuni plus de cent pays, ce qui est tout à fait remarquable, et plus de soixante ministres. Elle a montré une communauté de vue extrêmement impressionnante.

Je suis heureux que cette réunion ait pu se tenir dans l'enceinte des Nations unies car la Syrie libre et démocratique que nous appelons de nos voeux a vocation le plus rapidement possible à être représentée ici dans cette maison du droit international et de la paix.

Je vous remercie./.

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4. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Syrie - Propos du ministre des affaires √©trang√®res, M. Laurent Fabius, diffus√©s par ¬ęEurope 1¬Ľ (New York, 27/09/2013)

Il y a toujours la possibilité pour les Russes de mettre leur veto mais je dirais que là, ils sont vraiment au pied du mur.

Les Syriens disaient qu'ils n'avaient pas d'arme chimique, ils ont √©t√© oblig√©s de reconna√ģtre qu'ils en avaient et qu'ils les avaient utilis√©es. Les Russes disaient que ce n'√©tait pas les Syriens, on sait maintenant que ce sont les Syriens.

On est arriv√© √† une r√©solution, les choses progressent, trop lentement √† notre go√Ľt mais elles progressent./.

 

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5. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Sahel - Propos du ministre des affaires √©trang√®res, M. Laurent Fabius, diffus√© par ¬ęFrance24¬Ľ (New York, 26/09/2013)

Le problème du Sahel demeure et ce qui est arrivé au Mali aurait pu arriver ailleurs. Comme vous le savez, la France est le deuxième bailleur mondial pour le Sahel, avec 300 millions d'euros à titre bilatéral.

Nous avons bien l'intention de continuer notre mission d'appui au Sahel. Cela signifie un effort sur la s√©curit√©, sans quoi rien n'est possible, mais aussi un effort pour que le d√©veloppement √©conomique sous toutes ses formes soit encourag√©. C'est aussi un effort pour que la gouvernance soit am√©lior√©e, avec des √Čtats contr√īl√©s et vertueux./.

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6. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Objectifs du mill√©naire pour le d√©veloppement - Intervention du ministre d√©l√©gu√© charg√© du d√©veloppement, M. Pascal Canfin (New York, 25/09/2013)

Mesdames, Messieurs les Présidents,

Mesdames, Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs, les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

C'est un très grand honneur pour moi que de représenter la France à cet événement spécial. Chacun le sait, il nous reste moins de mille jours pour avancer encore dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) mais aussi pour définir l'agenda qui leur succédera.

Le rapport du Secrétaire général nous montre le cap à suivre. La France s'inscrit pleinement dans cette vision.

Notre premier impératif, c'est donc la réalisation des OMD.

Ces objectifs ont largement contribué aux progrès sans précédents obtenus depuis 2000 dans la lutte contre la pauvreté.

Dans ces deux années d'ici 2015, l'accélération des progrès vers les OMD doit rester notre priorité. Nous devons et pouvons mieux faire en renforçant l'impact de notre action.

La France s'y efforce en poursuivant trois orientations :

- La première consiste à concentrer son aide sur les pays les plus éloignés des OMD. Tel est le sens du renforcement de la concentration de l'aide française vers les pays les moins avancés.

- La France cible également les enjeux qui ont un fort effet de levier. C'est le cas du respect des droits fondamentaux, sans lequel le droit au développement ne reste que théorique. C'est le cas de l'émancipation des femmes.

- Notre troisi√®me orientation vise √† assurer tant l'acc√®s universel aux services fondamentaux, que leur qualit√©, trop souvent n√©glig√©e. Dans le domaine de la sant√©, nous lan√ßons gr√Ęce au produit de la taxe fran√ßaise sur les transactions financi√®res, une initiative pour donner √† 2 millions d'enfants un acc√®s gratuit √† la sant√©. Ainsi, nous aiderons √† faire reculer la mortalit√© infantile. Gr√Ęce aux financements innovants, nous d√©gageons de nouvelles ressources pour le d√©veloppement.

Ces efforts pour accélérer la réalisation des OMD sont bien évidemment essentiels. Mais nous le savons, ils ne suffiront pas à éradiquer l'extrême pauvreté d'ici 2015. C'est pourquoi nous devons dès à présent penser à l'après-2015. Et notre ambition, doit être de réaliser, l'éradication totale de l'extrême pauvreté d'ici 2030. Notre monde a connu ces dernières décennies un enrichissement sans précédent qui nous permet aujourd'hui de dire, que ce qui était une utopie, est aujourd'hui à notre portée.

Pour autant, nous n'arriverons √† √©radiquer la pauvret√© que si nous sommes capables d'adopter des mod√®les de d√©veloppement soutenable. Aujourd'hui, la premi√®re menace pour le d√©veloppement, c'est le r√©chauffement climatique. Un monde √† +4¬įC est un monde o√Ļ les rendements agricoles chutent, o√Ļ la s√©curit√© alimentaire n'est plus assur√©e, un monde o√Ļ, de ce fait, la mortalit√© infantile augmente.

Il n'y pas lieu de choisir entre la lutte contre la pauvreté et le développement durable. Nous ne pourrons réussir à réaliser l'un sans l'autre. L'agenda unique n'est pas une question idéologique, c'est un impératif d'efficacité.

Ce nouvel agenda devra √™tre universel. C'est notre mobilisation collective qui permettra d'inventer les nouveaux modes de production et de consommation qui offriront une vie digne √† 9 milliards d'√™tres humains dans les limites physiques de notre plan√®te. Cette universalisation ne va pas, bien s√Ľr, sans diff√©renciation. La diff√©renciation est une condition de l'universalisation. Chacun doit participer √† cet effort collectif en fonction de ses capacit√©s et les pays les plus riches devront plus que jamais faire preuve de solidarit√©, solidarit√© entre pays d√©velopp√©s et pays en d√©veloppement, solidarit√© √©galement √† l'int√©rieur de nos soci√©t√©s.

Nous nous engageons aujourd'hui dans une formidable aventure : celle de définir un agenda commun pour une prospérité durable et partagée. Cet agenda est ambitieux. Il est impératif./.

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7. Assembl√©e g√©n√©rale des Nations unies - Violences et discriminations contre les personnes LGBT - D√©claration du minist√®re des affaires √©trang√®res (Paris, 27/09/2013)

M. Pascal Canfin, ministre d√©l√©gu√© charg√© du d√©veloppement, a particip√© hier √† New York √† une r√©union minist√©rielle des Nations unies qui a permis l'adoption d'une d√©claration commune appelant √† une action urgente des √Čtats et des Nations unies pour mettre fin aux violences et aux discriminations commises √† l'encontre des personnes lesbiennes, gay, bi ou trans (LGBT).

Plus de 76 pays p√©nalisent encore l'homosexualit√©, et les personnes LGBT continuent de faire l'objet, partout dans le monde, de nombreuses violences et de violations de leurs droits fondamentaux. Cette situation n'est pas acceptable. La France est r√©solument engag√©e √† promouvoir, en lien avec les √Čtats partenaires et la soci√©t√© civile, le respect des droits de l'Homme de tous les individus, quelle que soit leur orientation sexuelle ou identit√© de genre./.

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8. Rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'√©volution du climat - Communiqu√© conjoint du minist√®re des affaires √©trang√®res, du minist√®re de l'√©cologie, du d√©veloppement durable et de l'√©nergie et du minist√®re d√©l√©gu√© charg√© du d√©veloppement (Paris, 27/09/2013)

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, Philippe Martin, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, et Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, saluent l'adoption unanime à Stockholm du premier volume du cinquième rapport du GIEC qui confirme la réalité dramatique du changement climatique : la première décennie du XXIème siècle (2001-2010) a été la plus chaude depuis 1850. L'augmentation de la température moyenne à la surface du globe, l'élévation du niveau des océans et l'accélération de la fonte des glaciers sont confirmés comme des faits scientifiques incontestables.

La France est mobilis√©e pour construire un pacte mondial sur le climat en 2015 qui engagera toutes les parties prenantes sur une limitation des √©missions de gaz √† effet de serre afin de contenir l'√©volution des temp√©ratures en de√ß√† de 2¬įC √† l'horizon 2100. Lundi 30 septembre, au Quai d'Orsay, en pr√©sence du Dr Pachauri, pr√©sident du GIEC, se tiendra un forum intitul√© ¬ęChangement climatique : des donn√©es scientifiques √† l'action politique¬Ľ, avec les scientifiques et les acteurs de la soci√©t√© civile. Il constituera le coup d'envoi en France de la mobilisation en vue de la conf√©rence mondiale Paris Climat 2015./.

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9. Certification ¬ęhaute qualit√© environnementale¬Ľ - Communiqu√© des minist√®res de l'√©galit√© des territoires et du logement et du commerce ext√©rieur (Paris, 26/09/2013)

Alors que la construction durable se développe partout dans le monde, Certivea et Cerqual unissent leurs forces et créent Cerway, le seul opérateur qui proposera une offre globale de certification HQETM à l'international.

La France a déjà certifié plus de 230 000 opérations, soit plus de 36 millions de m2, notamment en Europe et au Brésil. La création de Cerway, filiale commune des groupes CSTB et QUALITEL, marque une nouvelle étape dans le développement international de la certification HQETM.

Cécile Duflot et Nicole Bricq saluent la création de Cerway.

Les deux ministres estiment qu'alors que la bataille des normes est strat√©gique dans la comp√©tition internationale, la France se dote avec la cr√©ation de Cerway, d'un op√©rateur capable de certifier les b√Ętiments dans le monde entier selon la norme fran√ßaise HQETM, exigeante et ambitieuse. C'est un atout pour renforcer l'ambition environnementale et la qualit√© des projets urbains dans le monde, et favoriser notre offre fran√ßaise en mati√®re de ville durable sous la marque Vivapolis./.

(Source : site Internet des ministères de l'égalité des territoires et du logement et du commerce extérieur)

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10. Dialogue en M√©diterran√©e occidentale - Communiqu√© du minist√®re de l'enseignement sup√©rieur et de la recherche (Paris, 25/09/2013)

Vendredi 20 septembre, à Rabat, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a participé à la première Conférence des ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche des pays du Dialogue en méditerranée occidentale "5+5".

Cette premi√®re conf√©rence illustre la d√©marche de "M√©diterran√©e de projets" r√©affirm√©e par le pr√©sident de la R√©publique √† l'occasion de son discours √† la 21e conf√©rence des ambassadeurs, le 27 ao√Ľt dernier.

Elle marque une nouvelle √©tape dans la dynamique de coop√©ration impuls√©e par Genevi√®ve Fioraso et son homologue marocain, M. Lahcen Daoudi, pour b√Ętir une Europe des deux rives pour l'enseignement sup√©rieur et la recherche, ouverte sur l'Afrique subsaharienne. Cette coop√©ration a conduit √† la signature d'une dizaine d'accords strat√©giques au cours des 12 derniers mois, en pr√©sence des chefs d'√Čtat et de gouvernement. Les deux ministres ont d'ailleurs eu un √©change bilat√©ral sur les projets les plus avanc√©s, en particulier l'√Čcole d'architecture au sein de l'Universit√© internationale de Rabat qui d√©marre sa premi√®re rentr√©e, l'√Čcole centrale de Casablanca, le projet de formation des professionnels de sant√© √† Agadir et l'implantation d'I.U.T. pour former les techniciens demand√©s par les entreprises marocaines.

Lors de cette première conférence, les dix ministres (France, Espagne, Italie, Malte, Portugal, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) ont réaffirmé l'importance de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation pour le développement économique de la région euroméditerrannée, pour l'emploi des jeunes.

Ils ont débattu concrètement des opportunités de renforcer à haut niveau la coopération scientifique bilatérale et multilatérale, en s'appuyant sur le programme européen pour la recherche et l'innovation, Horizon 2020 (2014-2020). Ils ont réaffirmé leurs priorités communes : faciliter la transformation des connaissances en produits et services innovants, principal levier de compétitivité et de croissance.

Une méthode et un agenda de mise en oeuvre, encadrés par un comité de suivi, ont été définis. Les principaux volets d'action concernent la mutualisation de savoir-faire en matière d'ingénierie de projets (projets collaboratifs d'Horizon 2020), la formation et la mobilité croisées d'étudiants, d'enseignants-chercheurs et de chercheurs, l'accès aux infrastructures de recherche, les jumelages institutionnels, en particulier la création et l'exploitation conjointe de laboratoires et de plates-formes communs.

Parmi les instruments identifi√©s, la ministre a r√©affirm√© son plein soutien au principe de l'initiative intergouvernementale sur la coop√©ration euro-m√©diterran√©enne ¬ęPRIMA¬Ľ (Partnership in Research and Innovation in the Mediterranean Area), qui rassemble les pays des rives sud et nord de la M√©diterran√©e, dans les domaines de l'environnement, de l'√©nergie, de la sant√© et de l'agronomie, projet qui devrait √™tre soutenu par Horizon 2020.

Le renforcement des partenariats entre les √©tablissements d'enseignement sup√©rieur et de recherche sera √©galement facilit√© par la mont√©e en puissance du programme europ√©en de mobilit√© ¬ęErasmus plus¬Ľ dont le budget augmente de 30 % √† partir de 2014, en continuant d'accro√ģtre le potentiel de mobilit√©s pour les fili√®res professionnelles et technologiques.

À cet égard, la ministre s'est également félicitée de la montée en charge du projet d'Institut de technologie et d'architecture euro-méditerranéen (INSA international), en partenariat avec l'Université euro-méditerranéenne de Fès. Cette initiative, dont les bases ont été officialisées lors de la visite du président de la République à Rabat, le 4 avril dernier, se construit en partenariat avec les meilleurs établissements d'enseignement supérieur des pays du Dialogue "5+5". Elle porte l'ambition de s'étendre à l'Afrique subsaharienne de façon à contribuer à son développement, et à l'ouverture potentielle de nouveaux marchés. Les premières actions, à titre pilote, sont attendues pour 2014 (cycle de master international en formation continue).

Comme l'a soulign√© la ministre, ¬ęles conclusions de cette premi√®re conf√©rence, que j'avais appel√©e de mes voeux, pose les bases d'un cadre de co-construction universitaire et scientifique concret, innovant et ambitieux. C'est en effet ensemble que nous devons r√©pondre √† ces d√©fis soci√©taux, √©conomiques, de formation et construire une M√©diterran√©e de projets, dans un esprit de dialogue et d'ouverture sur un continent africain en plein d√©veloppement¬Ľ.

La conférence a enfin accueilli favorablement la proposition de la ministre de centrer les travaux de la prochaine conférence sur le renforcement des cadres intermédiaires et supérieurs, comme facteur de croissance et d'emploi./.

(Source : site Internet du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche)

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