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Déclarations officielles de politique étrangère du 27 mai 2013


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole du ministère des affaires étrangères - Vietnam/Arrestation du blogueur Truong Duy Nhat - Déplacement de l'ambassadeur pour les droits de l'Homme au Bangladesh - Syrie (Paris, 27/05/2013)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Vietnam - Arrestation du blogueur Truong Duy Nhat

La France déplore vivement l'arrestation le 26 mai du blogueur Truong Duy Nhat dans la ville de Danang pour «atteintes aux intérêts de l'État par abus de droit ou de liberté».

Cette arrestation intervient à la suite d'une série de condamnations prononcées à l'encontre de défenseurs des droits au Vietnam depuis l'automne 2012, qui portent atteinte aux droits de l'Homme. La France a notamment exprimé sa préoccupation après que deux jeunes Vietnamiens, Mme Nguyen Phuong Uyen et M. Dinh Nguyen Kha, ont été condamnés à de lourdes peines le 16 mai dernier. La France est particulièrement attentive à ces questions, qui font l'objet d'un dialogue entre l'Union européenne et le Vietnam.

La France rappelle son attachement à la liberté d'expression et d'opinion, y compris sur Internet, partout dans le monde. Elle rappelle aussi que ces droits et libertés sont garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Vietnam est partie, et appelle les autorités vietnamiennes à en assurer le respect.

2 - Déplacement de l'ambassadeur pour les droits de l'Homme au Bangladesh (27-28 mai 2013)

Un mois après l'accident de Savar qui a causé la mort de plus de 1.100 personnes, M. François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l'Homme, se rend au Bangladesh les 27 et 28 mai pour rencontrer les familles des victimes et leur exprimer la solidarité de la France.

À Dacca, F. Zimeray s'entretiendra avec les acteurs impliqués dans la modernisation du droit du travail et rappellera l'attachement de la France au respect des normes de l'Organisation internationale du travail. Il visitera également une usine de confection.

À l'occasion de ses entretiens avec les autorités, F. Zimeray évoquera l'ensemble des questions liées aux droits de l'Homme. Il abordera notamment le sort des populations rohingyas. Enfin, il donnera une conférence à la Dhaka University sur le thème des «droits de l'Homme à l'épreuve de la mondialisation».

3 - Syrie

Q - Les préparatifs pour la conférence de Genève s'intensifient, mais l'opposition syrienne réunie à Istanbul apparaît profondément divisée et ne s'est pas encore prononcée sur sa participation, alors que Damas a donné son accord de principe. Espérez-vous encore un accord au sein de l'opposition avant la rencontre avec Lavrov et Kerry ? Quelle position allez-vous défendre ce soir face au ministre russe ?

R - À l'heure où les préparatifs autour de Genève II se poursuivent, il est essentiel que la Coalition nationale syrienne continue sa structuration. Nous soutenons ses efforts en ce sens.

Les réunions de la Coalition nationale syrienne se poursuivent à Istanbul. Elles doivent examiner la restructuration interne de la Coalition, élire ses dirigeants, évoquer la question du gouvernement provisoire et se prononcer sur sa participation à une Conférence de Genève II.

Nous rappelons notre souhait d'un élargissement des instances de direction de la Coalition nationale syrienne.

M. Laurent Fabius évoquera cette question ce soir, lors de sa rencontre avec MM. Kerry et Lavrov./.

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2. 50ème anniversaire de l'Union africaine - Intervention du président de la République, M. François Hollande (Addis Abeba, 25/05/2013)

Madame la Présidente de la Commission de l'Union africaine,

Mesdames et Messieurs les Chefs d'État et de gouvernement,

Je remercie bien sincèrement le Premier ministre éthiopien, M. Hailemariam, pour son invitation, parce que c'est un honneur pour la France d'être conviée ici à Addis Abeba pour le 50ème anniversaire de la création de l'Union africaine.

Je mesure ce qu'a été cet évènement considérable, de pouvoir rassembler, réunir les pays d'Afrique qui avaient été pendant des décennies colonisés et qui retrouvaient non seulement leur indépendance mais leur dignité et leur capacité d'intervention avec l'Union africaine. En 50 ans, l'Afrique a fait de grands progrès. Elle s'est entièrement décolonisée. Elle a vaincu l'Apartheid et je pense à Nelson Mandela.

L'Afrique, s'est démocratisée même s'il reste encore à faire et que les atteintes aux droits de l'Homme ne peuvent pas être d'avantage acceptées. L'Afrique, s'est développée même si les progrès accomplis n'ont pas permis de vaincre encore la pauvreté. Alors, amis africains, soyez fiers du chemin parcouru depuis 50 ans.

Mais aujourd'hui ma présence ici est pour évoquer l'avenir, l'avenir de l'Afrique, l'avenir de la relation entre la France, l'Europe et l'Afrique, et donc l'avenir du monde. Nous avons à relever ensemble, trois défis :

Le premier, c'est la sécurité : sécurité pour la population, sécurité pour le développement, sécurité pour la paix.

Or, aujourd'hui le terrorisme, les trafics, la piraterie ne concernent pas simplement l'Afrique, mais concernent l'ensemble du monde. C'est ensemble que nous devons combattre ces fléaux. C'est ce que nous faisons au Mali pour protéger le Sahel, et la France a pris, avec les amis africains de l'ouest, sa responsabilité comme l'avait fait l'Éthiopie lorsqu'elle est elle-même intervenue avec des pays de l'Union africaine en Somalie.

À chaque fois, il s'agit de lutter contre le terrorisme.

La France se situe en parfaite cohérence avec les orientations définies par l'Union africaine. Je considère que ce sont les Africains qui doivent assurer eux-mêmes la sécurité de l'Afrique. Mais la France est prête à travailler avec les Africains, pour renforcer les capacités d'action, pour doter les armées africaines des moyens de répondre à toutes les agressions.

Et je saisis cette occasion d'être présent pour cette manifestation, cette cérémonie, pour inviter à Paris, les 6 et 7 décembre prochains, les chefs d'État africains pour un «sommet pour la paix et la sécurité en Afrique». Nous définirons ensemble les formes de la meilleure coopération pour prévenir et traiter les conflits, et pour lutter partout contre le terrorisme.

Le second défi que nous avons à relever, c'est le développement.

L'Afrique, et j'en suis conscient, est un continent d'avenir avec une croissance forte, avec des réussites exceptionnelles, et en même temps, les besoins restent considérables pour les infrastructures, pour l'éducation, pour l'aménagement des villes, pour l'agriculture. La France est également prête à contribuer par ses financements, à tout ce qui peut permettre le développement de projets pour l'Afrique.

La France est également disposée à ouvrir largement son marché avec l'Union européenne qui fait déjà beaucoup et qui peut faire encore davantage avec de meilleures conditions d'accès des produits africains, en Europe, dans le cadre d'un partenariat économique qui doit être exceptionnel.

La France souhaite également que l'Afrique puisse avoir davantage de place et de responsabilité dans les institutions financières internationales, la Banque mondiale, le FMI. L'Afrique doit être partie prenante au plus haut niveau de ces institutions. De la même manière, l'Afrique doit être un élément important de la gouvernance mondiale et la France soutient l'idée d'une présence comme membre permanent du Conseil de sécurité de l'Afrique à travers son organisation.

Le troisième défi que nous avons également devant nous, c'est l'environnement, c'est le développement durable, c'est la lutte contre le réchauffement climatique, c'est le combat qu'avait engagé le Premier ministre Meles Zenawi, dont je salue la mémoire. C'est ce combat-là qu'il convient de poursuivre, parce que nous avons des signaux d'alertes très préoccupants avec la désertification, avec les sols qui se dégradent, avec l'eau qui est mal utilisée et des populations qui ne peuvent pas accéder à cette ressource essentielle.

Nous sommes également préoccupés par les atteintes à la biodiversité, par la destruction d'animaux dont l'Afrique est le seul continent à porter sur son sol.

C'est pour toutes ces raisons que la France compte accueillir en 2015 la Conférence pour le changement climatique pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et les catastrophes qu'elles génèrent.

Sans attendre, la France prend l'engagement d'affecter une part significative des ressources tirées de la taxe sur les transactions financières pour les mettre au service du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique.

C'est pourquoi aussi à Rio+20, l'année dernière, j'ai souhaité que soit créée l'Organisation mondiale de l'environnement et qu'elle soit installée à Nairobi pour bien montrer la responsabilité du monde à l'égard de l'Afrique et le rôle de l'Afrique dans la lutte contre les atteintes à l'environnement.

Mesdames et Messieurs,

La France est intimement liée à votre continent par son histoire, par les responsabilités qu'elle exerce, par les échanges humains que nous avons établis depuis des décennies.

Je n'oublie pas qu'une partie de la population française est d'origine africaine, elle nous regarde aujourd'hui parce qu'elle espère dans l'approfondissement de la relation entre l'Afrique et la France.

Notre économie est tournée vers l'Afrique. Nos intérêts sont communs.

Et je n'oublie pas le rôle que la langue française joue dans nos relations, même si je n'ai jamais entendu faire de la francophonie une relation avec l'Afrique. La francophonie est à la disposition de l'Afrique. La langue française, c'est un outil de diversité, d'exception culturelle et vous nous faites grand honneur quand vous la parlez.

La France, pour tout dire, souhaite que l'Union africaine puisse prendre toute sa place sur la scène internationale, que l'Afrique se développe, que l'Afrique soit davantage sûre et de son présent et de son avenir.

Et c'est la raison pour laquelle la France dit aujourd'hui avec toute la solennité et toute l'amitié qui nous unie «Vive l'Union africaine» !./.

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3. 50ème anniversaire de l'Union africaine - Point de presse du président de la République, M. François Hollande - extraits (Addis Abeba, 25/05/2013)

Q - Venir en Afrique au moment où les forces françaises sont intervenues au Niger, est-ce que cela veut dire qu'un deuxième front s'est ouvert au Sahel pour la France ?

R - Non, il n'y a qu'un front, c'est celui de la lutte contre le terrorisme, partout et notamment en Afrique de l'Ouest, mais pas seulement en Afrique de l'Ouest, parce que c'est une menace qui vise le continent africain aujourd'hui et qui nous concerne aussi parce qu'il y a des prolongements.

Mais si je suis ici à Addis Abeba aujourd'hui pour le 50ème anniversaire de l'Union africaine, c'est parce que la France a été invitée. Elle y a été invitée parce qu'elle est reconnue comme un pays ami de l'Afrique, un pays utile à l'Afrique, utile au monde, utile à la paix. C'est une fierté, je suis le seul chef d'État européen, seul chef d'exécutif européen présent ici à Addis Abeba. C'est vous dire la confiance qui est née ces derniers mois, non seulement de notre intervention mais de ce qu'est notre conception de la relation entre la France et l'Afrique.

Ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent. La France sera toujours à leurs côtés, mais aussi pour le développement et pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les Africains ont confiance en la France et la France fait confiance à l'Afrique parce que c'est un continent d'avenir.

Q - Monsieur le Président, là aujourd'hui, vous êtes l'hôte des africains, est-ce que les Africains seront prochainement les hôtes de la France à Paris ?

R - Oui, à la fin de l'année, j'inviterai l'ensemble des chefs d'État africains pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité, d'une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme. Il y a une relation qui s'est établie, de confiance entre l'Afrique et la France, cela doit être maintenant prolongé par l'appui que la France va donner aux armées africaines pour qu'elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme.

C'est pour leur sécurité, c'est également pour notre propre sureté en Europe.

(...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. 50ème anniversaire de l'Union africaine - Éthiopie/communauté française - Intervention du président de la République, M. François Hollande (Addis Abeba, 25/05/2013)

Merci Mesdames et Messieurs, pour votre présence, pour votre patience, car nous étions retenus pacifiquement, je dois le dire par les élèves du lycée, qui nous posaient plein de questions.

Pourquoi étions-nous là aujourd'hui ? Pour le 50ème anniversaire de l'Union africaine.

Pourquoi être président de la République française ? Pour servir la France mais aussi les valeurs qui sont les nôtres.

Est-ce que nous voulons une relation différente avec l'Afrique au regard de l'histoire, au regard des évènements qui ont pu se produire ces cinquante dernières années ? Oui, nous voulons entretenir des rapports qui soient ceux de la confiance et je m'honore, aujourd'hui, à Addis-Abeba d'être invité pour cette célébration du 50ème anniversaire de l'Union africaine.

Je suis le seul chef d'État européen présent. Cela nous rend tous fiers que la France soit regardée comme un pays ami en Afrique, comme un pays solidaire à la fois sur le plan du développement mais aussi sur le plan de la sécurité.

Lorsque je suis allé au Mali, peu de jours après l'intervention de la France aux côtés des forces africaines pour libérer ce pays du terrorisme, l'accueil qui m'a été réservé par la population malienne, m'a confirmé que nous étions espérés en Afrique, non pas simplement pour continuer notre oeuvre historique, mais aussi pour apporter plus de sécurité, plus de stabilité, plus de soutien et qu'il y a eu un moment, c'était le cas au Mali, où, si nous n'étions pas venus, nous la France, ce pays serait tombé.

Si tous les chefs d'État africains, francophones, anglophones, lusophones, nous font l'accueil d'aujourd'hui, c'est bien parce qu'ils ont conscience que la France peut être à leurs côtés. Même si, je l'avais dit dans un discours prononcé aussi à Dakar, j'avais insisté là-dessus, la sécurité des Africains, c'est l'affaire des Africains. La France peut venir en soutien, peut venir en aide et je salue ce que font les militaires français, c'est exceptionnel.

La France doit permettre à l'Afrique de s'organiser, non seulement politiquement, mais aussi militairement pour lutter contre le terrorisme ou contre les conflits qui endeuillent depuis trop longtemps ce continent. Je pense à ce qui se passe en RDC, à ce qui ce passe en Centrafrique, à ce qui se passe en Somalie.

Nous devons être différents du passé, davantage tourné sur les questions de développement et d'économie, d'environnement, mais également de soutien et d'encadrement pour les forces africaines.

À la fin de l'année, je recevrais à Paris l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement africains, toujours dans cette même idée de chercher comment nous pouvons améliorer les procédures de prévention des conflits et faire prévaloir la paix et assurer la sécurité.

Je viens donc ici pour la première fois, avec Yamina Benguigui, ministre de la francophonie, je viens pour la première fois ici à Addis-Abeba et je tenais à vous rencontrer vous, au-delà de cette célébration du 50ème anniversaire de l'Union africaine.

Madame l'Ambassadeur, je la remercie, ainsi que tous les personnels, a permis d'avoir cette rencontre dans un agenda qui était compliqué et je vous exprime ma gratitude pour être venus à une heure qui n'est pas forcément la plus facile pour vous. Mais je voulais vous dire tout mon respect et toute ma reconnaissance, parce que c'est vous qui faites vivre aussi la France ici en Éthiopie.

Sur le plan économique, nous avons des entreprises depuis longtemps installées. Il y a des nouveaux investissements qui se font, il y a des relations qui s'établissent. Moi-même j'ai reçu le Premier ministre éthiopien, il y a quelques semaines à Paris. Il y était d'ailleurs pour sa première visite en France et j'ai là aussi trouvé qu'il y avait une considération, une marque d'intérêt pour notre pays. Et il m'a dit tout ce qu'il entendait faire pour faciliter les relations économiques entre nos deux pays mais c'est vous qui allez pour l'essentiel être les acteurs de cette intensification de nos relations.

J'imagine que ce n'est pas simple, qu'il doit y avoir une administration en Éthiopie qui ne fait pas toujours les choses comme l'administration française qui, comme on le sait, est très rapide à faire en sorte que tous les chefs d'entreprises puissent avoir immédiatement l'information qu'ils réclament, et le versement de l'impôt que l'administration leur demande. Mais je sais ce que c'est que, aussi, travailler dans un environnement où il n'y a pas toujours les personnels qualifiés même si c'est notre devoir aussi d'assurer cette formation et qu'il peut y avoir également des conditions qui ne sont pas les plus propices pour faire venir notamment des petites et moyennes entreprises. Or, nous avons besoin aussi d'installer des petites et moyennes entreprises dans un pays comme l'Éthiopie.

Je veux saluer aussi ce que font les fonctionnaires, parce qu'il y a ici de nombreux agents qui travaillent soit pour l'ambassade, le consulat, soit pour les institutions liées à l'Union africaine justement. Et là encore, c'est un service précieux qui est rendu.

Je salue aussi les militaires, tous ceux qui font qu'il y a cette coopération.

Et puis enfin, tous ceux qui, par les hasards de la vie, par les rencontres, par les mouvements, les voyages ont pu un moment décider de s'établir en Éthiopie.

L'Éthiopie, il se trouve que j'avais eu l'occasion de l'étudier quand j'étais à l'ENA. Vous allez me dire «Qu'est-ce qu'on pouvait faire à l'ENA pour s'intéresser à l'Éthiopie ?». C'était en 1979, 1980, c'était le régime de Mengistu, ici en Éthiopie, c'était la guerre partout dans la corne de l'Afrique.

En Somalie, cela commençait déjà avec des mouvements notamment dans l'Ogaden. Et puis, il y avait aussi le problème de l'Érythrée, j'ai vu cette corne de l'Afrique évoluer. D'abord sombrer puis ensuite se relever.

Et je considère que c'est une partie très importante sur le plan géopolitique de ce que peut être notre avenir. D'abord parce qu'ici il y a une population nombreuse, 90 millions. Ensuite parce qu'il y a des ressources, des richesses. Parce que, notamment sur toute la côte, il y a sûrement des ressources pétrolières importantes et puis, parce que nous n'y avons pas d'histoire commune, sauf qu'entre la France et l'Éthiopie il y a justement une tradition.

Donc, je voulais vous dire combien votre présence est stratégique et combien elle doit être renforcée.

Et puis, aussi vous dire qu'agir en France, c'est agir aussi pour les Français de l'étranger. J'ai voulu que, dans le gouvernement, il y ait une représentation des Français de l'étranger comme il y en a une au Parlement, maintenant à l'Assemblée nationale, comme au Sénat. Parce que nous avons besoin de tous les Français et vous regardez ce qui se passe dans votre pays quelquefois, même si maintenant la télévision permet tout, quelquefois avec incompréhension, et vous posez les mêmes questions : «Est-ce qu'il y a encore un avenir pour un pays comme le nôtre ? Est-ce que nous avons encore notre place dans la mondialisation ? Est-ce que l'Europe va sortir de cette récession qui la frappe ?».

Et moi, je veux vous dire que nous devons avoir confiance dans notre destin dans notre avenir, non pas simplement parce que nous sommes les héritiers de l'histoire, parce que nous sommes une grande nation, mais parce que nous avons beaucoup d'atouts et que vous êtes parmi les atouts de la France.

Avoir des communautés françaises partout dans le monde, des établissements comme ceux que je visite à chaque fois notamment des lycées, des instituts culturels qui bien sûr font en sorte de promouvoir la langue française mais pas seulement la langue française, la culture française, les valeurs françaises. Tout cela fait que nous sommes regardés comme un pays différent des autres et que nous avons des possibilités, des capacités de développement économique. Mais pour cela il faut avoir des ambassadeurs, pas simplement ceux que je nomme aux Conseil des ministres mais des citoyens, citoyennes qui se dévouent pour leur propre pays. Je voulais dans ces courts moments vous exprimer mon respect, ma reconnaissance, ma gratitude, et vous dire «Ayez confiance en la France, parce que la France a confiance en vous». Merci./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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5. Syrie/Liban/Iran - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec divers médias (Paris, 27/05/2013)

RFI - Paris, 24 mai 2013

Q - (Sur le Hezbollah)

R - La branche armée du Hezbollah est impliquée dans toute une série d'exactions commises à l'étranger. Vous savez d'autre part que le Hezbollah lui-même a déclaré intervenir - et il le fait massivement - dans le conflit syrien. Et puis, il y a d'autres éléments qui conduisent la France à considérer que la branche armée du Hezbollah doit être mise sur la liste des Européens, au titre de ce que l'on appelle les organisations terroristes.

Il est vrai que la France est présente dans toute cette partie du Proche et du Moyen-Orient. Il est vrai aussi que la France est traditionnellement l'amie du Liban mais nous pensons qu'il n'y a évidemment aucune contradiction, bien au contraire, entre l'amitié que nous portons au Liban et le fait de ne pas pouvoir appuyer évidemment des organisations terroristes./.

 

France Info - Abou Dabi, 26 mai 2013

Q - (Sur l'extension du conflit syrien au Liban)

R - La France condamne très fermement les violences qui se sont produites au Liban. Il faut faire en sorte que la guerre de Syrie ne devienne pas la guerre du Liban. Nous nous tenons aux côtés de la population et des autorités libanaises pour préserver l'intégrité et la sécurité de ce pays. La situation dans la région est déjà suffisamment tendue, il serait vraiment inacceptable que ce qui se passe en Syrie et qui est très grave se propage au Liban.

Nous appelons donc à la retenue et nous condamnons toutes les formes de violence. Nous ne savons pas encore qui est à l'origine des tirs qui ont eu lieu, d'autant qu'il semble que ce soit tombé dans une zone contrôlée par le Hezbollah. Il faut donc rester très mesuré. Par ailleurs, il y a l'inscription du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes qui est demandée, compte tenu en particulier du fait que maintenant, il est très engagé dans la guerre syrienne.

Mais pour ce qui concerne le Liban, il faut éviter à tout prix qu'il y ait contagion de la tragédie syrienne au Liban./.

 

Itele - Abou Dabi, 26 mai 2013

Q - (Sur l'extension du conflit syrien au Liban)

R - Il faut faire en sorte que la guerre de Syrie ne devienne pas la guerre du Liban. Nous nous tenons aux côtés de la population libanaise et des autorités libanaises pour préserver l'intégrité et la sécurité du Liban. La situation dans la région est déjà suffisamment tendue et il serait vraiment inacceptable que ce qui se passe en Syrie et se propage au Liban.

Q - (Sur l'implication de l'Iran dans le conflit syrien)

R - Maintenant, nous constatons aussi malheureusement jour après jour que les forces de l'Iran sont très massivement engagées aux cotés de Bachar Al-Assad. Ce n'est certainement pas la bonne façon d'aller vers la paix./.

 

Itele - Paris, 27 mai 2013

Q - (Sur la conférence «Genève II»)

R - Il y a une règle terrible lorsque l'on doit faire la paix, on fait la paix entre ceux qui se sont fait la guerre. À cette conférence, il y aura des représentants du régime qui n'ont pas de sang sur les mains.

Maintenant, nous avons dit depuis le début que Bachar Al-Assad ne pouvait pas faire partie de la solution.

Et donc, l'objet de Genève, si Genève a lieu, c'est de mettre en place la transition. Voilà où nous en sommes./.

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6. Ã‰mirats Arabes Unis - Allocution du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Abou Dabi, 25/05/2013)

Votre Altesse,

Messieurs les Ambassadeurs,

Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

As the French Minister of Foreign Affairs I have to speak French.

I hope that you will forgive me.

Mesdames et Messieurs, c'est un plaisir et un honneur d'être parmi vous pour beaucoup de raisons.

La première, c'est que c'est une occasion de célébrer l'amitié entre les Émirats Arabes Unis et la France.

La deuxième, c'est que je célèbre cette amitié avec mon collègue et mon ami, le ministre des affaires étrangères, que je remercie beaucoup.

Et enfin, c'est que nous sommes réunis parce que l'ambassade de France est maintenant installée dans ces magnifiques locaux - j'en remercie le promoteur - et que ces locaux sont peut-être plus à la mesure, à la fois de ce qu'est la France et de ce que représente l'amitié entre les Émirats et la France compte tenu de leur modernité. Pour toutes ses raisons, je suis extrêmement heureux d'être parmi vous.

Mesdames et Messieurs, je ne vais pas vous infliger un long discours. C'est une phrase que d'habitude on prononce avant un long discours.

Au fond, j'ai deux ou trois choses simples à dire. La première, c'est que, entre les Émirats et la France, il y a une histoire d'amitié, peut-être même pourrait-on dire, une histoire d'amour et cette amitié est stratégique et ancienne. Il nous faut évoquer la mémoire si présente du Cheikh Zayed. La France tient beaucoup à l'amitié active des Émirats Arabes Unis et je sais qu'il en va de même pour les Émirats.

Cette amitié existe dans tous les domaines et elle est très concrète. Il y a maintenant ici, plus de 20.000 Français. De nombreuses entreprises se sont installées. Il y a, comme vous le savez, une base militaire. Les activités éducatives et culturelles se développent. La même chose peut être dite en ce qui concerne la France. Il y a peu de jours nous recevions une délégation très importante d'hommes d'affaires des Émirats. Bref, il s'agit d'une amitié vivante qui est appelé à se développer.

Alors, pourquoi cette amitié ? Je crois que les Émirats et la France ont en commun quelque chose de très fondamental. À la fois, nous sommes des pays singuliers qui marquons notre identité. La France en Europe, les Émirats, dans cette partie du monde, ont une identité particulière et en même temps, cette identité est ouverte aux autres et cet alliage entre la singularité et l'universel c'est, je pense, ce qui rapproche le plus les Émirats Arabes Unis et la France.

Nous le voyons en particulier dans nos conversations avec mon collègue et ami, le ministre des affaires étrangères, Cheikh Abdallah. Nous étions ensemble, mercredi dernier, à Amman pour évoquer la crise syrienne. Nous nous retrouvons soit au téléphone soit dans un contact concret chaque mois. Nous parlons ensemble des grands problèmes du monde et de la région. Nous nous entretenons de l'Iran, de la Syrie, de la paix des développements économiques et du développement durable. Et ce qui me frappe, c'est que sur ces grands sujets, eh bien les Émirats et la France ont une analyse pas seulement convergente mais identique. Ce qui signifie que, non seulement nous avons fait beaucoup de chemin ensemble, mais que le chemin qui est devant nous est un chemin complètement ouvert, positif et, j'en suis certain, fructueux.

C'est ce qui me rend très optimiste pour le futur. Nous savons qui sont nos amis et qui ne l'est pas. Nous avons dans tous les domaines des coopérations à la fois dans le passé et dans le futur. Nous couvrons à la fois les champs économique, éducatif, culturel, militaire, stratégique et je pense que cette amitié nouée il y a déjà pas mal de temps est appelée à se développer grâce à vous tous, Mesdames et Messieurs, qui êtes les artisans de cette amitié entre les Émirats et la France.

Un dernier mot. Demain, je visiterai la Sorbonne-Abou Dabi, je parlerai aussi des projets concernant le lycée Louis Le Grand, où j'ai été élève. Je visiterai le Louvre Abou Dabi, en tout cas sa préfiguration et je pourrais encore mieux mesurer ce qui fait que cette relation est exceptionnelle. J'ai dit à la fois la singularité universelle mais je crois aussi la conviction que c'est dans l'éducation, la formation, la recherche, l'intelligence, une intelligence ouverte sur le monde, que doit se tracer l'essentiel de la relation de nos deux pays. Je suis donc très optimiste pour le futur.

Un dernier mot pour être fidèle à mon engagement. Parmi les collections qu'a acquises le Louvre Abou Dabi, il y a un tableau magnifique. Il s'agit d'un tableau peint en 1878 par un artiste turc et qui représente un jeune émir à l'étude. Lorsque vous verrez ce tableau, si vous ne l'avez pas déjà vu, arrêtez-vous un instant parce qu'il montre d'une façon extraordinaire ce qu'il y a en commun entre les Émirats et la France. Ce tableau est à la fois l'expression de l'Orient, de l'Occident, du mariage possible entre les deux et l'affirmation que c'est dans l'étude, dans l'éducation, dans l'ouverture aux autres que doit se bâtir l'avenir. Alors pensez à l'amitié entre Abou Dabi et la France, entre les Émirats Arabes Unis et la France, en regardant ce tableau. Je termine cette petite introduction en vous disant tout simplement, ayant écouté les hymnes il y a un instant, vive l'amitié entre les Émirats Arabes Unis et la France !./.

 

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7. Ã‰mirats Arabes Unis - Communiqué du ministère des affaires étrangères (Paris, 26/05/2013)

M. Laurent Fabius s'est rendu à Abou Dabi les 25 et 26 mai. Il s'agit de sa deuxième visite aux Émirats cette année (M. Fabius avait accompagné le président de la République, M. François Hollande, lors de sa visite officielle le 15 janvier), et de la dixième visite d'un membre du gouvernement français au cours des douze derniers mois.

Au cours de cette visite, M. Fabius s'est entretenu avec SA Cheikh Mohamed Ben Zayed Al Nahyan, Prince héritier d'Abou Dabi et vice-commandant suprême des forces armées, ainsi qu'avec son homologue, SA Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan, ministre des affaires étrangères. Ces entretiens ont permis d'aborder les grands projets bilatéraux et de faire un tour d'horizon de la situation régionale.

M. Fabius a présidé, avec son homologue émirien Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyan, un dîner d'amitié franco-émirien à l'occasion de l'emménagement de l'ambassade de France dans de nouveaux locaux qui permettront de regrouper tous les services. M. Fabius et Cheikh Abdallah ont également visité l'exposition de 41 photos, pour 41 ans de relations bilatérales, qui retrace les grandes étapes de notre relation.

À cette occasion, M. Fabius a pu rencontrer de nombreuses personnalités émiriennes, ainsi que des membres de la communauté française. 20.000 Français vivent aux Émirats arabes unis.

M. Fabius a tenu une séance de travail avec le Conseil économique de l'ambassade, qui regroupe une vingtaine de représentants d'entreprises établies aux Émirats. La France est le 8ème fournisseur des Émirats et le volume annuel des échanges commerciaux entre les deux pays dépasse les quatre milliards d'euros, avec un fort excédent commercial pour la France. Les objectifs fixés pour développer ces échanges commerciaux au cours des cinq prochaines années ont été présentées à l'occasion de cette réunion.

M. Fabius s'est également rendu à l'Université Paris Sorbonne Abou Dabi, où il s'est entretenu avec des étudiants qui lui ont exposé les raisons pour lesquelles ils ont choisi un enseignement universitaire français. Il a visité le campus de la Sorbonne, sur l'île de Reem Island, qui accueille aujourd'hui plus de 700 étudiants.

Enfin, M. Fabius a visité l'exposition «la naissance d'un musée», à Manarat Saadiyat, qui présente pour la première fois au public une centaine d'oeuvres déjà acquises par le musée du Louvre Abou Dabi. Cette exposition rencontre un vif succès. M. Fabius a ensuite visité l'exposition de préfiguration du musée du Louvre Abou Dabi, dessiné par Jean Nouvel. Projet emblématique de la coopération franco-émirienne dans le domaine culturel, le musée, dont les travaux de construction sont en cours, ouvrira ses portes en 2015./.

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8. Mali - Conclusions du Conseil affaires étrangères (Bruxelles, 27/05/2013)

 

1. L'Union européenne (UE) salue le résultat et les conclusions de la Conférence de haut niveau des donateurs pour le développement du Mali organisée le 15 mai à Bruxelles en soutien au Plan pour la relance durable du Mali. Elle appelle le Mali et tous les partenaires internationaux à mettre en oeuvre rapidement leurs engagements mutuels dans le cadre d'un suivi efficace et coordonné de la Conférence. L'UE souligne que le Mali a l'entière responsabilité dans la mise en oeuvre de la Feuille de route pour la Transition.

2. L'UE estime encourageants les efforts des autorités maliennes pour accélérer la mise en oeuvre de la Feuille de route pour la Transition, notamment l'adoption d'un cadre légal et administratif révisé pour les élections présidentielles de juillet. L'UE réitère son soutien à la préparation d'un processus électoral crédible et sa volonté de continuer à apporter une assistance technique et financière à un tel processus, en étroite coordination avec les Nations unies, sous la conduite du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali, et les autres acteurs engagés sur le terrain. Dans ce contexte, le Conseil soutient la décision de la Haute représentante de déployer une mission d'observation électorale à la demande des autorités de la transition.

3. L'UE rappelle l'importance qu'elle accorde à la protection des populations civiles, ainsi qu'au respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. La lutte contre l'impunité et le plein exercice de la justice doivent constituer un élément fondamental de la réconciliation.

4. L'UE réitère son soutien à la Commission nationale de dialogue et de réconciliation et elle l'encourage à engager ses travaux dans les meilleurs délais afin d'assurer un dialogue national inclusif ouvert à la fois aux représentants civils et aux représentants des groupes armés non-terroristes et non-criminels qui ont déposé les armes. Elle salue également la désignation d'un représentant du gouvernement pour conduire des pourparlers avec ces groupes pour autant qu'ils se soient engagés à respecter l'unité, l'intégrité territoriale et la souveraineté du Mali. Il est de la plus haute importance que les conditions soient réunies pour le rétablissement de l'administration d'État sur l'ensemble du territoire malien et pour la tenue d'élections y compris dans la région de Kidal ainsi que dans les camps de réfugiés.

5. L'UE salue l'apport crucial de la Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) au plein rétablissement de l'intégrité territoriale du Mali et elle soutient sa transformation en une Mission des Nations unies de stabilisation au Mali (MINUSMA) dans le cadre de la résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité des Nations Unies. La MINUSMA apportera une contribution importante à la protection des populations civiles sur toute l'étendue du territoire.

6. Le Conseil réitère sa disponibilité à examiner, dans le cadre de la PSDC et des autres instruments pertinents et à la lumière des conclusions de la Conférence des donateurs, les options d'un soutien urgent aux autorités maliennes dans le domaine de la sécurité intérieure et de la justice afin de contribuer à la stabilisation durable de l'ensemble du pays, en étroite collaboration avec la MINUSMA.

7. Le Conseil salue les progrès enregistrés par la mission militaire EUTM Mali pour fournir du conseil et de la formation aux forces armées maliennes y compris dans les domaines des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Le Conseil encourage les États membres et partenaires internationaux du Mali à apporter ou à accroître leur soutien afin de fournir aux forces maliennes les ressources et l'équipement nécessaires à la conduite de leurs missions. Il salue les engagements déjà pris et les contributions reçues dans ce cadre.

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Niger

8. En ce qui concerne la région dans son ensemble, l'UE réaffirme son engagement à lutter contre le terrorisme et à promouvoir, en coordination avec ses partenaires internationaux, la sécurité et le développement dans le Sahel. À cet égard, le Conseil condamne avec la plus grande fermeté les attentats terroristes du 23 mai 2013 à Agadez et Arlit au Niger./.

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9. Contrefaçon de médicaments - Communiqué conjoint du ministre de l'économie et des finances, de la ministre du commerce extérieur et du ministre délégué chargé du budget (Paris, 25/05/2013)

Plus d'un million de sachets d'aspirine de contrefaçon saisis par les douaniers du Havre Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur et Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du budget, félicitent les enquêteurs de la direction des opérations douanières du Havre, qui ont saisi 1,2 million sachets d'aspirine de contrefaçon le 17 mai dernier. Les médicaments étaient dissimulés dans un chargement de thé en provenance de Chine.

Il s'agit de la plus importante saisie de contrefaçon de médicaments jamais réalisée par les services douaniers en France et dans l'Union européenne. En 2012, 100 000 contrefaçons de médicaments ont été découvertes par les douaniers français.

Les analyses du laboratoire des douanes ont confirmé les premières conclusions du titulaire de droits sur le caractère contrefaisant des marchandises interceptées. Aucun principe actif de l'aspirine n'a été décelé sur les échantillons, la poudre contenue dans les sachets étant essentiellement composée de glucose.

Les marchandises importées devaient être livrées au sein d'une société espagnole localisée aux îles Baléares présentant tous les aspects d'une société écran, et étaient sans doute destinées à être vendues dans la péninsule ibérique, le sud de la France et l'Afrique francophone.

Cette saisie illustre le rôle de la douane dans sa lutte contre les grands trafics internationaux et dans ses missions de surveillance du territoire et de protection de la santé des citoyens./.

(Source : site Internet du ministère de l'économie et des finances)

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10. Nominations - Haïti - Zimbabwe (Paris, 27/05/2013)

Le Journal officiel du 26 mai 2013 a publié la nomination de M. Patrick Nicoloso, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République d'Haïti, en remplacement de M. Didier Le Bret.

Le Journal officiel du 26 mai 2013 a publié la nomination de M. Laurent Delahousse, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République du Zimbabwe, en remplacement de M. François Ponge./.

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