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Bulletin d'actualités du 12 mars 2013


Sommaire



1. Israël - Territoires palestiniens - Syrie - Iran - Liban - Mali - Point de presse conjoint du président de la République, M. François Hollande, et du président de l'État d'Israël, M. Shimon Peres - Propos de M. Hollande (Paris, 08/03/2013)

J'ai eu l'honneur, car cela en est un, et le plaisir d'accueillir le président Shimon Peres, ici à Paris, dans ce Palais de l'Élysée qu'il connait bien pour l'avoir fréquenté à de multiples reprises notamment au temps de François Mitterrand. Il m'a même confié qu'il y était venu au temps du général de Gaulle et du Premier ministre Ben Gourion.

Il y a effectivement une amitié très longue qui unit Shimon Peres et la France. C'est celle de la relation forte que nous connaissons entre nos deux pays mais qui va même au-delà compte-tenu du rôle qui a été le sien, de son implication dans la recherche de la paix. C'est pour toutes ces raisons que je souhaitais, pour cette courte visite à Paris, lui faire l'accueil le plus fraternel possible. Je voulais aussi lui dire qu'il est invité pour une visite d'État quand il le voudra. Je sais que son mandat se termine en août 2014. Il y est donc cordialement invité d'ici là.

Nous avons évoqué les questions qui sont celles du processus de paix, de reprise des négociations, une fois que le gouvernement aura été installé. Je suis partisan - la France est sur cette position depuis de longues années - d'une solution avec deux États. Nous sommes conscients que ce processus ne pourra véritablement s'engager pour se conclure que s'il y a la levée d'un certain nombre de préalables ou de conditions.

Nous devons aussi échanger, autant qu'il sera possible, avec les sociétés concernées sur le plan économique. Ce que nous avons fait d'ailleurs, la France avec l'Europe, pour que la Cisjordanie et l'Autorité palestinienne qui la représente puissent être, autant qu'il est possible, accompagnées dans ce processus de développement.

Nous avons également évoqué ensemble la situation de la région qui est très préoccupante. D'abord ce qui se produit en Syrie, ces derniers jours encore. J'ai rappelé la position qui est celle de la France : la reconnaissance d'un gouvernement qui serait constitué par l'opposition actuelle, la Coalition qui s'est formée et l'appui de la communauté internationale pour lui venir en soutien de façon à ce qu'une transition politique puisse intervenir. J'avais moi-même fait encore, récemment à Moscou, la proposition qu'il puisse y avoir une ou plusieurs personnalités choisies pour assurer les discussions permettant cette transition politique et qui puissent être acceptées par le régime et par l'opposition. Mais nous voyons bien que cela ne peut plus passer par Bachar Al-Assad.

Nous avons aussi parlé de l'Iran et j'ai dit combien nous voulions renforcer, autant qu'il sera possible et nécessaire, les sanctions. Elles sont d'ailleurs efficaces et doivent convaincre les autorités iraniennes de prendre les négociations avec le plus grand sérieux et de trouver une issue qui permette de donner toutes les garanties que l'Iran, grand pays, n'a pas à accéder à l'arme nucléaire. Parce que ce serait une menace, non pas simplement par rapport à Israël mais par rapport à l'ensemble du monde - ce qui d'ailleurs confère à la communauté internationale une responsabilité particulière.

Nous avons également parlé du Liban et du souci qui est le mien de préserver son intégrité territoriale et son unité dans le contexte que nous connaissons. J'ai remercié aussi Shimon Peres pour les paroles amicales et compréhensives qu'il a prononcées par rapport à ce que nous faisions dans cette région.

Enfin, j'ai dit les raisons qui avaient justifié l'intervention de la France au Mali, à l'appel du président de ce pays. Notre volonté était d'assurer là encore la sécurité de ce pays, la lutte contre le terrorisme. Nous sommes sur le point d'atteindre la dernière phase de notre opération et de laisser les Africains et ceux qui les soutiennent, au nom de la communauté internationale, prendre le relai dans le cadre d'opération de maintien de la paix. Là encore, si nous sommes dans cette région, ce n'est pas pour le seul Mali, c'est pour la sécurité de l'ensemble de l'Afrique et aussi de l'Europe. J'espère que chacun le comprend.

Merci encore, Cher Shimon. Je suis tout à fait heureux d'avoir pu passer quelques minutes, voire même quelques heures courtes, trop courtes. Car parler à Shimon Peres, c'est parler à l'Histoire.

Q - Monsieur Hollande, quelle est la position française après la décision du gouvernement hollandais de marquer tout particulièrement les produits des implantations israéliennes ? Et l'accueil d'Obama en Israël, sa prochaine visite. Est-ce que vous pensez qu'il y aura un plan de paix pour le Proche-Orient ?

R - Sur notre volonté commune - européens et américains - qu'il y ait une reprise des négociations à la suite de la constitution du gouvernement israélien avec les Palestiniens, oui. Nous souhaitons que le président Obama puisse lui aussi, s'il vient en Israël, dire combien ce processus est nécessaire pour la paix et combien nous devons l'appuyer.

L'Europe fait déjà beaucoup sur le plan économique. Elle le dit insuffisamment. C'est elle qui fait l'effort par rapport au développement de la Palestine. Je veillerai donc à ce que cet effort se poursuive et que nous ayons une Palestine qui puisse atteindre des niveaux de développement et de prospérité qui permettent justement que le processus de paix puisse être réussi.

La paix n'est pas simplement un accord - ce serait déjà beaucoup ! - avec deux frontières et deux États, mais aussi une capacité de vivre ensemble et cela passe par le dialogue entre les sociétés et un développement économique. Pour ma part, c'est la priorité que je veux assigner à l'initiative européenne.

Q - Monsieur le Président, allez-vous accéder à la demande du président Peres concernant le Hezbollah et l'Union européenne ? Quelle est votre position ? Vous semblez moins optimiste quant à la Syrie depuis Moscou ?

R - Sur la Syrie, à la suite de mon voyage à Moscou, nous avons discuté avec nos partenaires, notamment l'administration Obama pour que cette idée de médiation qui viendrait de la Syrie même puisse prospérer. J'en ai parlé avec différents interlocuteurs. J'essaierai de convaincre l'opposition syrienne que discuter avec d'autres que Bachar Al-Assad est possible. Faut-il encore que les Russes arrivent à convaincre Bachar Al-Assad de se mettre à l'écart. Pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là. Faisons vivre cette idée, cette proposition et chacun sera devant ses responsabilités.

Sur le Hezbollah, nous tirons toutes les conclusions de l'enquête qui est en cours, en Bulgarie, après l'attentat qui a eu lieu. Ce sera une position européenne qui sera adoptée./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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2. Burundi - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 11/03/2013)

Le président de la République a reçu ce matin à l'Élysée M. Pierre Nkurunziza, président de la République du Burundi à l'occasion de la visite officielle qu'il effectue en France.

Le chef de l'État a salué le courage des soldats burundais qui, depuis 2007, contribuent au sein de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) au retour de la stabilité dans ce pays. Cet engagement porte ses fruits et a permis la libération de la capitale Mogadiscio et réduit l'emprise des shebab sur le territoire somalien.

Concernant la situation à l'Est de la République Démocratique du Congo, le président de la République a exprimé le souhait de la France que les capacités de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) soient renforcées pour garantir le respect de l'intégrité du territoire. Le chef de l'État a salué le projet de création d'une force africaine de réaction rapide au sein de la MONUSCO.

Le chef de l'État a remercié M. Nkurunziza pour sa volonté de contribuer en troupes à la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), nouvelle illustration de l'engagement du Burundi pour la sécurité du continent africain.

Cet entretien a également été l'occasion d'évoquer les perspectives d'approfondissement des relations bilatérales avec la signature cet après-midi d'une déclaration commune définissant les priorités de la coopération franco-burundaise et l'inscription du Burundi dans la liste des pays prioritaires de l'aide française. La France sera également particulièrement vigilante pour que, dans le cadre du onzième fonds européen de développement (FED) l'aide aux efforts de développement du Burundi soit accrue.

Le chef de l'État a souligné les efforts engagés pour assurer une transition politique fondée sur la réconciliation et le respect des droits de l'Homme. Il a salué la libération la semaine dernière du journaliste correspondant de RFI M. Hassan Ruvakuki./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Corée du Nord - Syrie - Mali - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec «CNN» - extraits - (Paris, 11/03/2013)

(...)

Q - Commençons directement par aborder la question de la Corée du Nord, à laquelle vos partenaires du Conseil de sécurité et vous-même êtes confrontés. Pensez-vous que les menaces belliqueuses venant du Nord sont purement rhétoriques, ou craignez-vous qu'elles se concrétisent ?

R - Nous sommes inquiets, car avec la Corée du Nord on ne sait jamais vraiment... Et nous devons être très attentifs à ce sujet, prendre des sanctions, et dire à la Corée du Nord que nous ne pouvons pas tolérer son comportement. Non, nous devons prendre cela très au sérieux.

Q - Donc, Monsieur Fabius, quelle solution préconisez-vous ? En effet il y a des sanctions, des sanctions toujours plus nombreuses, qui provoquent des accès de fièvre de la Corée du Nord, mais n'ont aucun impact pour l'empêcher de développer son programme nucléaire. Que faire avec la Corée du Nord ?

R - Eh bien, je pense que nous devons discuter de manière très claire avec la Chine en particulier, car vous connaissez l'influence que la Chine peut avoir sur la Corée du Nord. La Chine n'est pas vraiment en cause, mais elle peut jouer un rôle actif dans la sortie de crise, et nous devons la consulter très attentivement. Pas seulement la Chine - la Russie également, et les autres membres du Conseil de sécurité. Mais nous devons franchement expliquer à la Corée du Nord que cette fois c'est grave, et que nous n'acceptons pas... qu'ils continuent à se comporter de façon insensée.

Q - Ce qui m'amène donc à la Syrie, parce que nous semblons voir tant de divergences au sein du Conseil de sécurité qu'il est difficile de mener une politique cohérente. Nous avons beaucoup parlé de la solution au conflit. Mais ce qui est choquant à présent - sans parler de l'incapacité à mettre fin aux combats - c'est l'impossibilité pour les Nations unies de distribuer à l'opposition suffisamment de nourriture et de médicaments - l'aide humanitaire de base - car elles se plient aux règles, en l'occurrence l'obligation de passer par le gouvernement de Bachar Al-Assad. N'est-ce pas, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, un argument évident en faveur de l'instauration d'une zone protégée / sûre / de sécurité ? Aujourd'hui, la Syrie a sûrement besoin d'une zone protégée / sûre / de sécurité pour faire arriver l'aide humanitaire de base à l'opposition.

R - Nous sommes clairement en présence d'une réelle catastrophe humanitaire - je veux dire par là un bain de sang - non seulement concernant la Syrie, mais aussi les pays voisins : la Jordanie, le Liban, etc. Nous devons agir sur de très nombreux tableaux à la fois : la dimension humanitaire, la dimension politique, un embargo sur les armes aussi, car la situation est désormais très, très grave. Nous ne pouvons tolérer ce déséquilibre entre le camp de Bachar Al-Assad, qui est soutenu par l'Iran et la Russie, et celui d'en face, avec la Coalition nationale syrienne, qui, elle, est dépourvue de véritables armes en nombre suffisant. Mais pour revenir à votre question : nous devons, et nous pouvons nous procurer les moyens d'être certains que l'aide humanitaire est bien acheminée jusque sur le terrain. Pour l'instant, une large part de celle-ci est livrée au régime de Bachar Al-Assad, ce qui n'a vraiment aucun sens.

Q - Venons-en au Mali, où les forces françaises sont en plein combat contre la cellule d'Al-Qaïda présente sur le terrain. Enregistrez-vous des progrès ? Les forces françaises quitteront-elles le Mali à la date que vous avez annoncée, en avril ?

R - Oui, nous progressons. Nous devons nous souvenir - vous devez vous souvenir - que nous avons décidé d'intervenir, car autrement l'État malien serait devenu un État terroriste. Nous sommes intervenus avec nos troupes et des troupes africaines, et maintenant les villes sont reconquises. Nous sommes présents au Nord du Mali et nous avons détruit des groupes terroristes. Nous avons encore une progression à accomplir sur le terrain. Ce que je veux dire, c'est que du point de vue militaire, je pense que nous sommes très efficaces. Mais - car il y a un «mais» - nous devons aussi faire des progrès sur le plan de la démocratie, et cela dépend de l'État malien qui doit déterminer un dialogue entre le nord et le sud. Et en même temps, le troisième aspect sur lequel nous devons insister, C'est la question du développement. Ce qui a été fait jusqu'à présent au Mali est du très bon travail.

Q - Quand pourrez-vous nous confirmer ou non que l'un des chefs (d'AQMI) Belmokhtar, et ses lieutenants font partie des hommes qui ont été tués ? Croyez-vous qu'ils sont morts ?

R - Nous sommes en ce moment même en train de faire des analyses ADN pour savoir. C'est très difficile, d'autant que les corps sont dispersés et qu'il fait très chaud au Mali à cette saison, donc les corps sont presque décomposés. Mais en ce qui concerne Abou Zeïd, il a très probablement été tué. Quant aux autres, ce n'est pas clair à ce stade.

Q - Enfin, le précédent président français, Nicolas Sarkozy, a dit la semaine dernière que la règle numéro un, «c'est qu'on n'intervient pas dans un pays qui n'a pas de gouvernement». Comment réagissez-vous à cette critique de l'action au Mali du gouvernement français ?

R - La meilleure réaction est celle de tous les pays africains. Quand la France a décidé d'intervenir, grâce à une décision du président Hollande, tous - je dis bien «tous» - ont applaudi. Désormais nous avons le soutien de la communauté internationale à travers le Conseil de sécurité. Je pense que c'est la meilleure réponse que l'on puisse apporter.

(...)

Q - Monsieur le Ministre Laurent Fabius, merci beaucoup d'avoir répondu à mon invitation.

R - Merci. Cela a été un plaisir./.

 

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4. Venezuela - Réponse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à une question d'actualité à l'Assemblée nationale (Paris, 12/03/2013)

Monsieur le Président,

Monsieur le Député,

Mesdames et Messieurs,

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, dont les obsèques ont eu lieu la semaine dernière, était une personnalité, chacun le soulignait, exceptionnelle qui ne laissait personne indifférent.

Élu trois fois de suite au suffrage universel, il aura marqué de son empreinte, quels que soient les jugements portés à son endroit, à la fois le peuple de son pays et l'ensemble de l'Amérique du Sud. Et il aura été reçu dans beaucoup de pays du monde. En particulier, je le souligne à l'auteur de la question, deux fois en France lors du quinquennat précédent avec une mention particulière pour la deuxième fois où l'ancien président de la République française avait souhaité établir avec lui, je cite, «un partenariat gagnant-gagnant».

Quant aux controverses qui ont parsemé la vie de M. Chavez, certains semblent vouloir les continuer au-delà de sa mort. Tel n'est pas, Monsieur le Député, le souhait du gouvernement français qui veut, à la fois, rendre hommage à celui qui s'en va et dire tout simplement, comme l'a fait le président de la République, à l'intention du peule vénézuélien que nous souhaitons qu'il surmonte cette épreuve dans la démocratie et dans l'apaisement./.

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5. Algérie - Réponse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à une question d'actualité à l'Assemblée nationale (Paris, 12/03/2013)

Monsieur le Président,

Monsieur le Député,

Vous avez fort bien défini l'esprit dans lequel la France et l'Algérie entendent travailler ensemble. La première visite d'État du président François Hollande a été en Algérie. Il y a quelques jours s'est tenue une commission interparlementaire qui, je crois, a été excellente et c'est tout à fait l'esprit dans lequel nous entendons continuer à agir.

Vous avez soulevé trois questions.

La question des visas : des groupes de travail sont réunis pour essayer d'avancer. Il y a des communautés algériennes importantes qui demandent à venir en France. Il y a symétriquement des Français qui veulent aller en Algérie. Nous sommes en train de travailler sur ces questions et j'ai bon espoir.

La deuxième question est économique. Renault, comme vous le soulignez, a un partenariat important avec l'Algérie. D'autres entreprises sont dans une perspective similaire. J'ai confié, en renouvelant le mandat qui avait été donné à M. Jean-Pierre Raffarin, la mission à celui-ci de développer les relations entre l'Algérie et la France.

Enfin, sur le troisième point, quelle est l'attitude qu'entendent adopter les autorités algériennes sur le plan militaire ? La réponse à cette question leur revient, bien sûr. Je veux souligner à quel point, dans le conflit au Mali, les Algériens ont adopté un comportement exemplaire. Ils ont été frappés eux-mêmes très durement par le terrorisme. Ils savent ce que cela représente. En fermant leur frontière, comme ils l'ont fait, en prenant toute une série de dispositions, ils aident à ce que la victoire contre les groupes terroristes soit remportée au Mali.

Bref, les relations entre l'Algérie et la France sont excellentes et confiantes. Nous avons bien l'intention de continuer à travailler dans cet esprit de vérité et de fraternité qui, je crois, était recherché depuis pas mal d'années./.

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6. Satellites/Brouillage - Réponse du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à une question écrite au Sénat (Paris, 07/03/2013)

Les satellites d'Eutelsat SA, société française et premier opérateur satellitaire européen, subissent des brouillages récurrents depuis 2009. Cela concerne en particulier des chaînes de télévision et des radios desservant le Moyen-Orient, les brouillages provenant majoritairement des territoires du Bahreïn, de l'Iran et de la Syrie. Ces brouillages ont repris avec une intensité inégalée depuis le 16 octobre 2012 à partir des territoires de l'Iran et de la Syrie, perturbant la diffusion de plus de 550 chaînes de télévision internationales, et de 230 radios.

Ces brouillages se sont doublés récemment d'actes de piratage, qui visent à diffuser un programme par le biais de satellites Eutelsat malgré l'absence d'autorisation et de cadre contractuel. Ces interférences volontaires sont explicitement interdites par deux textes de droit international : la Constitution et le règlement des radiocommunications de l'Union internationale des télécommunications (UIT).

La France est particulièrement investie sur la question des brouillages. En tant qu'administration notificatrice de l'organisation intergouvernementale (OIG) Eutelsat auprès de l'UIT, elle relaie les plaintes d'Eutelsat auprès de l'UIT et des États concernés en cas de brouillages. De plus, la France a récemment engagé des démarches spécifiques sur la question des brouillages :

- lors de la dernière conférence mondiale des radiocommunications (janvier-février 2012), les initiatives françaises ont permis d'acter le renforcement des dispositions de l'article 15 du règlement des radiocommunications condamnant les brouillages intentionnels ;

- la France a soutenu une initiative de l'OIG Eutelsat auprès de l'UIT qui a permis de mettre ce sujet à l'ordre du jour de la 61e réunion du Comité du règlement des radiocommunications (12 novembre 2012, Genève) ;

- la France est à l'origine de la déclaration du porte-parole du Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité condamnant la pratique des brouillages intentionnels et rappelant les autorités iraniennes à leurs obligations le 14 novembre dernier.

La France entend poursuivre au sein de l'UIT son action visant à combattre les brouillages intentionnels./.

(Source : site Internet du Sénat)

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7. Point de presse du porte-parole adjoint - Rencontre de M. Laurent Fabius avec les représentants spéciaux pour la diplomatie économique - Signature par M. Pascal Canfin d'un accord de coopération entre la France et le Burundi - Entretien de Mme Yamina Benguigui avec le président de la République du Burundi - Hongrie/Adoption du projet de révision constitutionnelle par le parlement hongrois - Ministère des Affaires étrangères (Paris, 12/03/2013)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Rencontre de M. Laurent Fabius avec les représentants spéciaux pour la diplomatie économique (12 mars 2013)

Le ministre des affaires étrangères réunit le 12 mars pour la première fois au Quai d'Orsay les représentants spéciaux mandatés pour développer nos relations économiques bilatérales avec quelques partenaires-clés. Ces personnalités ont été désignées afin d'oeuvrer en étroite collaboration avec nos ambassadeurs, le ministère des affaires étrangères et l'ensemble des services de l'État à la mobilisation des acteurs publics et privés en faveur des relations politiques, économiques, commerciales, scientifiques et culturelles.

Les concours de Mme Aubry pour la Chine, de M. Chevènement pour la Russie, de M. Faure pour le Mexique, de M. Hermelin pour l'Inde, de M. Raffarin pour l'Algérie, de M. Sellal pour les Émirats arabes unis et de M. Schweitzer pour le Japon ont ainsi été sollicités.

À leur mission s'intègrent également des réflexions sur les enjeux liés aux conditions d'accueil en France des communautés d'affaires étrangères, élément-clé de notre attractivité.

2 - Signature par M. Pascal Canfin d'un accord de coopération entre la France et le Burundi (11 mars 2013)

M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement, a signé un document-cadre sur la coopération entre la France et le Burundi avec le ministre burundais des relations extérieures et de la coopération, M. Laurent Kavakure. Cette signature a eu lieu à l'occasion de la visite officielle qu'effectue en France le président du Burundi, M. Pierre Nkurunziza.

Cet accord définit le cadre politique et les priorités de la coopération franco-burundaise, autour de plusieurs priorités :

- le renforcement de l'État de droit, par la promotion de la bonne gouvernance et de l'égalité entre les hommes et les femmes ;

- la transformation de l'économie burundaise pour une croissance plus soutenue, notamment par la création de nouveaux emplois ;

- l'amélioration de la qualité et de l'accès aux services de base, par le renforcement de la protection sociale en particulier ;

- une meilleure gestion de l'espace et de l'environnement afin d'assurer le développement durable au Burundi ;

- la coopération éducative et culturelle entre nos deux pays, en particulier dans le cadre de la francophonie.

Par tous ces moyens, la France entend poursuivre son soutien au Burundi, qui fait désormais partie de la liste des pays prioritaires de l'aide publique au développement, afin de l'accompagner sur le chemin du développement.

3 - Entretien de Mme Yamina Benguigui avec le président de la République du Burundi (12 mars 2013)

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la francophonie, rencontre aujourd'hui le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, à l'occasion d'un entretien suivi d'un dîner de travail au Quai d'Orsay.

Le président du Burundi et la ministre déléguée évoqueront en particulier la préparation du premier forum mondial des femmes francophones, organisé par la France à Paris le 20 mars 2013, ainsi que le prochain sommet des chefs d'États francophones à Dakar en 2014.

Cet entretien sera également l'occasion pour la ministre déléguée d'aborder les questions bilatérales ainsi que la condition des femmes engagées dans l'espace francophone avec le président du Burundi.

4 - Hongrie - Adoption du projet de révision constitutionnelle par le Parlement hongrois (11 mars 2013)

La France est attachée au plein respect, par tous les membres de l'Union européenne, des traités, de la charte des droits fondamentaux ainsi que des valeurs de l'Union, en particulier de l'État de droit et de l'indépendance de la justice.

Des interrogations ont récemment été exprimées, notamment de la part de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, quant au projet de révision constitutionnelle adoptée par le Parlement hongrois le 11 mars.

À la suite de cette adoption, le Conseil de l'Europe et la Commission européenne, gardienne des traités, ont exprimé leur préoccupation et fait part de leur intention de conduire un examen approfondi de la compatibilité de cette révision avec le droit et les principes européens.

La France partage ces préoccupations et apporte son plein soutien à la Commission et au Conseil de l'Europe pour mener à bien ce travail.

5 - Ministère des affaires étrangères

Q - Confirmez-vous l'éviction de Laurent Bigot et de Jean Félix-Paganon de leur poste respectif ?

R - Il n'est pas dans l'habitude du ministère des affaires étrangères de commenter les changements d'affectation de ses agents.

S'agissant de M. Laurent Bigot, il occupait depuis près de cinq ans des fonctions au sein du même service. Son remplacement est en cours. Il se verra proposer une nouvelle affectation.

S'agissant de M. Jean Félix-Paganon, le déclenchement de l'opération Serval a conduit le ministère des affaires étrangères à adapter son dispositif. C'est ainsi qu'a été créée une task-force chargée de l'ensemble des volets de la crise au Mali : politique, diplomatique, sécuritaire et de développement. M. Gilles Huberson a été chargé de l'animer, d'appuyer notre ambassade à Bamako et de coordonner l'action du ministère des affaires étrangères. M. Jean Félix-Paganon demeure conseiller diplomatique du gouvernement./.

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