Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

 

- soit sélectionner une date 


Bulletin d'actualités du 25 février 2013


Sommaire



1. Syrie/Décès du journaliste Olivier Voisin - Déclaration du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius (Paris, 25/02/2013)

Je souhaite exprimer ma très vive émotion suite au décès d'Olivier Voisin, journaliste et photographe français de grand courage, grièvement blessé alors qu'il était en reportage dans la région d'Idlib, dans le nord de la Syrie. La France exprime à la famille et aux proches d'Olivier Voisin ses condoléances et sa solidarité.

Avec la mort d'Olivier Voisin s'allonge la trop longue liste des journalistes tués en Syrie depuis le début de ce conflit, dont nos compatriotes Gilles Jacquier, Rémi Ochlik et, le mois dernier, Yves Debay. Je souhaite rendre hommage à l'action des femmes et des hommes qui chaque jour risquent leur vie pour informer.

La France rappelle son attachement à la liberté de la presse ainsi qu'à la liberté d'informer partout dans le monde, et particulièrement en Syrie. Comme l'indiquent les résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, il revient aux États d'assurer la protection des journalistes, y compris dans les conflits armés.

Cet épisode dramatique marque l'intensification des violences, comme en témoigne à nouveau l'emploi meurtrier et criminel de missiles contre la population civile en fin de semaine dernière. Il vient s'ajouter au terrible bilan de la crise syrienne. Il est urgent de trouver une solution à la crise qui permette le départ de Bachar al-Assad et la fin des violences./.

Retour sommaire


2. Colombie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec le quotidien colombien «El Tiempo» (Paris, 24/02/2013)

Q - L'Europe a toujours été un modèle pour l´Amérique latine. Du point de vue politique, social, vis-à-vis du respect des droits de l´Homme ou de son intégration ... Que peut espérer aujourd´hui l´Amérique latine d´une Europe en crise ?

R - L'Europe, si elle a fait face à des défis importants, a su réagir en adoptant les mesures ayant permis de préserver l'intégrité de la zone euro. Il est vrai que sa croissance est trop faible et nous voulons, nous la France, convaincre nos partenaires européens qu'il faut davantage concilier sérieux budgétaire et croissance. En tout état de cause, l'Europe reste le premier marché au monde, bénéficiant d'un capital de connaissance, de recherche et d'innovation exceptionnel. À ce titre, c'est, pour l'Amérique latine, un partenaire de premier plan en matière d'investissement, de formation, de transfert de technologie et développement des infrastructures. L'Europe est le premier investisseur dans la région avec 330 milliards d'euros en stock. Ces investissements et ces partenariats se distinguent par leur qualité sur le plan social et environnemental. En outre, la coopération entre nos deux régions couvre un ensemble de domaines très large, comme a pu l'illustrer le dernier sommet UE-CELAC de Santiago du Chili.

Q - L´Amérique latine a connu depuis les années 2000 un virage à gauche. Tout en considérant les différences entre chaque pays, quel est votre regard sur les gouvernements de gauche dans la région ?

R - Ce qui est le plus important à mes yeux, c'est que la démocratie se soit clairement enracinée dans la région et que la page de l'aventurisme politique et des «pronunciamientos» générant l'instabilité et la violence soit enfin tournée. Dorénavant, on accède au pouvoir par les urnes, à la suite d'une campagne et d'un débat de société. Ce qui est important également, c'est que l'Amérique latine a tourné la page des politiques d'ajustement structurel négatives et que ses gouvernements sont de plus en plus attentifs à ce que la croissance économique s'accompagne du progrès social. Les fruits de la croissance commencent à être mieux répartis entre toutes les composantes de la société, y compris les populations indigènes. Je ne peux que m'en réjouir.

Q - Le Venezuela d´Hugo Chávez est un des régimes les plus critiqués. Il y a-t-il, malgré les différences, des affinités entre «le socialisme du XXIème siècle» et le socialisme européen ?

R - Nous avons mené des combats communs, comme celui contre les dictatures militaires argentine ou chilienne dans les heures sombres. Mais les sensibilités de gauche en Amérique latine sont, à l'image de ce continent divers, très variées. Dans le cas du Venezuela, je constate que M. Chavez jouit d'une légitimité démocratique incontestable et que l'accès de la population aux soins, à l'éducation et à un logement décent a progressé. Cela ne veut pas dire que nous soyons d'accord sur tout. Le Venezuela a des traditions politiques différentes de l'Europe, liées à son histoire propre.

Q - Vous avez été un grand critique du régime cubain lorsque vous étiez Premier ministre avec Mitterrand. Quel regard portez-vous sur Cuba aujourd´hui ?

R - J'ai toujours été critique à l'égard des régimes qui ne respectent pas les droits de l'Homme, que nous soyons au pouvoir ou dans l'opposition. Je suis aussi prêt à reconnaître les évolutions. Cuba évolue. Des prisonniers d'opinion ont été libérés, certains vivent à l'étranger, d'autres ont choisi de mener leur combat sur place. Des réformes se mettent en place: les Cubains peuvent davantage voyager à l'étranger, et vice versa, il y a désormais un secteur privé. Nous devons prendre acte de ces changements, encourager leur consolidation, leur extension, tout en restant très vigilants sur la situation des libertés publiques qui reste insatisfaisante. C'est ce que nous faisons en entretenant un dialogue politique qui inclut la question des droits de l'Homme, en commerçant, en développant notre coopération avec les universitaires, les intellectuels.

Q - Le partenariat économique entre les entreprises françaises et les pays latino-américains est très important. Jugez-vous que le partenariat politique soit à la même hauteur ?

R - Notre partenariat économique est dense et les échanges commerciaux ainsi que les investissements ont augmenté. Cependant, nous pouvons et devons faire davantage, notamment en proposant à l'Amérique latine le savoir-faire des entreprises françaises qui correspond aux besoins de son développement. Je pense en particulier aux transports, aux infrastructures, aux communications, à l'énergie. Il en va de même du partenariat politique. Nous nous consultons beaucoup sur des sujets globaux comme le climat ou la lutte contre le terrorisme. Les années où la Colombie siégeait au Conseil de sécurité des Nations unies ont montré que nous travaillons facilement ensemble. Je souhaite que nous le fassions plus largement. C'est une des raisons de ma présence en Colombie aujourd'hui. Nous voulons développer notre partenariat dans tous les domaines. En Colombie comme dans toute l'Amérique latine, la France veut être un partenaire de premier rang.

Q - Vous visitez une région où l´inégalité est la caractéristique majeure et où les niveaux d´imposition sont extrêmement bas. Quelle est votre opinion à ce propos ?

R - Effectivement, l'Amérique latine est une zone de fortes inégalités sociales et régionales. Mais il y a aussi une tendance nette à la réduction de la pauvreté et à l'augmentation des classes moyennes. 180 millions de latino-américains étaient considérés comme appartenant à celle-ci en 2009. Ils seront 250 millions en 2020. C'est un changement de fond.

Q - Le gouvernement se montre très ferme vis-à-vis du terrorisme. Que pensez-vous, à ce jour, de la guérilla des FARC ?

R - Nous espérons le succès des négociations en cours, événement historique pour un pays qui subit les conséquences politiques, humanitaires et sociales, d'un conflit cinquantenaire.

Q - Quel pourrait être le soutien de la France (institutionnel, financier ou autre) dans une éventuelle signature de la paix entre le gouvernement et les FARC ? Les gouvernements précédents avaient parlé d´un soutien à la démobilisation des guérilleros des FARC.

R - La France soutient déjà les autorités colombiennes dans leur recherche de la paix et de la réconciliation nationale. C'est le sens de notre appui à la mise en oeuvre de la loi sur la réparation due aux victimes et la restitution des terres et de notre appui au Centre de la mémoire historique. Nous avons confiance dans la Colombie. La France est à la disposition du gouvernement colombien, s'il le souhaite, pour l'appuyer dans la recherche d'une paix juste et définitive en Colombie./.

Retour sommaire


3. Panama - Point de presse conjoint du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et de son homologue panaméen, M. Francisco Alvarez de Soto - Propos de M. Fabius (Panama, 22/02/2013)

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais juste saisir cette occasion pour remercier à la fois le président du Panama et mon collègue ministre des affaires étrangères pour la chaleur de leur accueil.

Les relations entre Panama et la France sont au beau fixe. Elles existent dans tous les domaines et nous avons pris la décision de signer un accord de nature politique qui va permettre le développement de nos relations politiques et de nos contacts politiques qui montrent bien à quel point Panama et la France veulent travailler la main dans la main.

C'est le sens de l'échange de signatures auquel nous venons de procéder. Ma conversation avec le président Ricardo Martinelli a montré que le Panama était heureux d'appuyer les initiatives françaises dans toute une série de domaines et de voir que la France était heureuse que sa présence à Panama se développe fortement.

Ma conversation avec mon collègue, ministre des affaires étrangères - nous avons fait un tour d'horizon des grands problèmes internationaux - montre la convergence extrêmement large et souvent totale de nos analyses sur les grands problèmes du monde.

Q - Quel est le sens de votre visite dans différents de pays qui ne sont pas les plus importants d'Amérique latine, et quel est le contexte ?

R - J'ai choisi de visiter trois pays d'Amérique latine : le Pérou, Panama et la Colombie. Ce voyage témoigne de l'intérêt majeur que la France porte à l'Amérique latine. Nous pensons qu'une grande partie de l'avenir du monde se construit ici et la France, qui est un grand pays, doit être présente là où se construit l'avenir du monde.

Il est vrai que ces pays ne sont pas nécessairement les plus grands, mais nous voulons avoir une relation de partenaire à partenaire, d'égal à égal, avec tous les pays. En outre, chacun de ces pays affiche, sur le plan économique, des résultats spectaculaires. C'est le cas du Panama qui, depuis quelques années, affiche des taux de croissance de l'ordre de 10 %, parfois même supérieurs, avec une santé économique que tout le monde reconnaît. Les entreprises françaises contribuent aussi à cette croissance et nous pensons que celle-ci est aussi bonne pour nos entreprises.

Et nous avons aussi une présence sur les plans culturel, éducatif et touristique. Et puis, comme me l'ont dit le président de la République et mon collègue, Panama a une vision internationale large et s'exprime sur tous les sujets avec autorité. Il est bon qu'un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, comme la France, puisse dialoguer sur le fond avec un pays comme Panama, qui a compris que dans ce monde global qui est le nôtre, chacun porte une responsabilité internationale large.

Enfin, puisque je ne veux pas être trop long, la France est l'un des pays piliers de l'Europe et l'on sait bien que cette région, en particulier Panama, souhaite avoir une relation privilégiée avec l'Europe. Le président du Panama viendra en France au printemps dans le cadre d'un voyage en liaison avec l'OCDE, et je lui ai confirmé de la part du président de la République française que celui-ci aura plaisir à l'accueillir à l'Élysée, à Paris.

Q - Bonjour Monsieur Fabius. Je voudrais demander à M. Fabius par rapport à cette visite dans ces trois pays latino-américains. Nous savons tous que la situation économique en Europe n'est pas très bonne, est-ce que les pays européens voient l'Amérique latine comme un sauveur pour leurs entreprises, pour leur économie ? Est-ce que c'est dans cette logique que s'inscrit votre visite ?

R - Il faut visiter les pays amis, que l'on soit ou non dans une excellente situation économique. Il fut une époque où, effectivement, les pays d'Amérique latine, d'un point de vue démocratique étaient très contestables et où la situation économique était très difficile. Aujourd'hui, et nous nous en félicitons, la démocratie est établie et la situation économique est meilleure. Mais de toutes les manières, l'Europe est là et n'est pas loin, nous sommes dans un monde global et les relations avec l'Europe sont importantes. L'Amérique latine a des relations avec le Pacifique, elle a aussi des relations avec l'Amérique du Nord, mais les relations avec l'Europe sont très importantes. Et de son côté, l'Europe reste la première puissance commerciale du monde. Donc, l'Europe, qui connaît en ce moment des difficultés économiques, doit renforcer sa présence partout. C'est la caractéristique d'un monde global : chacun dépend de l'autre. C'est dans l'intérêt de l'Europe que l'Amérique latine se porte bien et c'est dans l'intérêt de l'Amérique latine que l'Europe se porte bien.

Q - Je voudrais savoir de combien, plus ou moins, pourraient augmenter les investissements français au Panama cette année et j'aimerais savoir si le président français a prévu de visiter prochainement notre pays.

R - Le nombre des entreprises françaises au Panama a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années. Nous nous en réjouissons. Par exemple, des entreprises françaises sont présentes dans la construction de la ligne du métro. C'est une entreprise française qui a gagné l'appel d'offres pour la construction du troisième pont au-dessus du canal. Et il y a des entreprises françaises dans beaucoup d'autres domaines parce qu'elles sont excellentes. Il est normal que les autorités françaises, qui sont présentes à travers le monde, viennent ici à Panama même si ça n'était pas arrivé depuis quelques temps. Je ne sais pas exactement quand un ministre des affaires étrangères est venu ici mais il y a eu une ministre, d'ailleurs très connue, Madame Lagarde, qui est venue en 2008 et depuis lors a été nommée à la tête du FMI. Je n'ai pas cette ambition.

Q - Deux questions : Y a-t-il eu des discussions sur de futurs investissements français au Panama ? La seconde, pouvez-vous préciser à quelle date le président Martinelli se rendra en France ?

R - Oui, c'est au mois de mai, le 31 mai.

Merci beaucoup./.

Retour sommaire


4. Chypre/Allemagne - Communiqué conjoint du ministre de l'économie et des finances, M. Pierre Moscovici, et de son homologue allemand, M. Wolfgang Schäuble (Paris, 25/02/2013)

Nous saluons les résultats de l'élection chypriote du 24 février, qui permettra la formation d'un gouvernement qui pourra rapidement continuer les négociations sur le programme d'assistance financière à Chypre. Les discussions devraient reprendre sous peu avec pour objectif d'atteindre un accord avant la fin du mois de mars. Nous appelons la troïka et les autorités chypriotes à progresser dans la finalisation du projet de «memorandum of understanding» (MoU).

Comme précédemment indiqué par l'Eurogroupe, ce programme devrait permettre un ajustement financier, budgétaire et structurel significatif, comme prévu par le «memorandum of understanding» agréé au niveau technique le 23 novembre 2012. Il prévoira entre autres une surveillance étroite des dispositions anti-blanchiment et pour la transparence fiscale, et de leur mise en oeuvre.

Le précédent gouvernement avait déjà mis en oeuvre certaines mesures du MoU dans le budget pour 2013 et nous sommes confiants que le prochain gouvernement accélérera significativement le rythme des réformes en faveur d'une croissance soutenable et de la stabilité budgétaire et financière, qui sont dans l'intérêt de Chypre et de la zone euro dans son ensemble./.

(Source : site Internet du ministère de l'économie et des finances)

Retour sommaire


5. UE/Archives - Communiqué du ministère de la culture et de la communication (Paris, 22/02/2013)

Mme Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, salue la mise en ligne de la nouvelle version du portail européen des archives (www.archivesportaleurope.net). Ce portail est le résultat d'un projet cofinancé par la Commission européenne. La France a très largement contribué à sa construction et à sa réalisation technique. Il abrite à ce jour environ 120 000 inventaires de 89 services d'archives répartis dans 16 pays.

L'objectif de ce portail européen est d'alimenter et de soutenir la recherche dans le domaine des sciences humaines, par la mise en commun des inventaires de l'ensemble des services d'archives en Europe. Il permettra ainsi aux chercheurs de dépasser les frontières et d'élargir le champ de leur réflexion.

L'histoire de l'Europe est riche et complexe et les archives en sont le reflet fidèle. Leur réunion virtuelle apportera une visibilité inédite aux institutions qui les conservent et une aide précieuse aux chercheurs comme aux archivistes. Cette mise en commun des inventaires dans un format homogène ouvre en effet de façon extraordinaire le champ des recherches et offre l'opportunité d'accéder à des archives conservées à l'autre bout de l'Europe ou dont on ne soupçonnait parfois pas l'existence.

Deux modes d'accès à ces données sont mis en oeuvre dans le projet :

- une recherche simple, dont les résultats peuvent être affinés à l'aide de filtres par pays, institution, dates, etc., permet à l'internaute d'avoir une vue d'ensemble catégorisée des réponses à sa question.

- une navigation dans l'arborescence générale permet de partir d'un pays et d'arriver jusqu'à l'inventaire. Cette recherche est destinée en priorité aux chercheurs chevronnés, ou aux archivistes. C'est en effet un moyen de mener des recherches comparatives.

Dans les deux cas, la réponse détaillée est consultable soit sur le portail européen des archives soit directement sur le site d'origine.

Enfin, un annuaire des services d'archives, classés par pays puis selon l'organisation administrative de chaque pays, brosse un tableau d'ensemble du paysage archivistique européen.

Le portail national des archives, projet en cours de réalisation, permettra de regrouper au niveau national les données aujourd'hui présentées dans les dizaines de sites internet des différents services d'archives des ministères et des collectivités territoriales. Avec la mise en ligne de cet outil, l'intégration des données françaises au sein du portail européen des archives pourra alors se faire avec beaucoup plus de facilité et d'ampleur./.

(Source : site Internet du ministère de la culture et de la communication)

Retour sommaire


6. Indonésie/Tourisme - Communiqué du ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme (Paris, 22/02/2013)

Mme Sylvia Pinel, ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme, a reçu Mme Mari Elka Pangestu, ministre indonésienne du tourisme et de l'économie créative.

Plus de 7 millions de touristes ont visité l'Indonésie en 2011 parmi lesquels plus de 170.000 Français. Notre pays est ainsi le deuxième marché émetteur vers l'Indonésie. Des grands groupes hôteliers français sont présents dans ce pays et participent également au développement de l'industrie touristique.

À l'occasion de cet échange, Sylvia Pinel et Mari Elka Pangestu ont décidé de mettre en place des groupes de travail communs qui porteront notamment sur le développement du tourisme durable, l'amélioration de l'offre de formation, la promotion des territoires et le renforcement de la coopération entre les acteurs privés.

Ces groupes de travail concrétiseront ainsi l'accord que les deux pays ont signé, en 2011, pour renforcer leur coopération en matière de tourisme./.

(Source : site Internet du ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme)

Retour sommaire


7. Point de presse du porte-parole - Irak/Situation de M. Nadir Dendoune - Situation dans la région des Grands Lacs/Signature d'un accord-cadre pour la paix - Programme des Nations unies pour l'environnement - Arabie saoudite/Exécution de Fares al-Maghrebi - Bénin (Paris, 25/02/2013)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Irak - Situation de M. Nadir Dendoune

Notre compatriote, M. Nadir Dendoune, journaliste qui avait été arrêté le 23 janvier dernier à Bagdad, n'a toujours pas pu regagner la France alors qu'il a été libéré il y a plusieurs jours. Face à cette situation, l'ambassadeur d'Irak à Paris a été convoqué dimanche 24 février par le directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius.

En Irak comme ailleurs, la construction d'un État de droit est fondée en particulier sur le nécessaire respect des libertés publiques. Les droits de la personne, en particulier ceux de la défense, doivent être garantis. L'exercice plein et entier de la protection consulaire doit pouvoir être assuré dans le respect de la convention de Vienne.

2 - Situation dans la région des Grands Lacs - Signature d'un accord-cadre pour la paix (24 février 2013)

La France salue la signature, le 24 février à Addis-Abeba, de l'accord-cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la République démocratique du Congo et la région. Cet accord a été conclu sous les auspices des Nations unies, de l'Union africaine, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté de développement d'Afrique australe, qui seront garants de son application.

Il engage notamment les autorités de la RDC à réformer leurs forces de sécurité afin de réaffirmer l'autorité de l'État à l'Est du pays, ainsi qu'à mener des réformes institutionnelles de fond. Les pays de la région s'engagent de leur côté à respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de leurs voisins.

Nous appelons l'ensemble des États signataires à mettre en oeuvre de bonne foi les engagements qu'ils ont pris et à poursuivre leur dialogue pour parvenir à une issue politique à la crise. La situation sécuritaire et humanitaire dans l'est de la RDC demeure fragile. Face à l'urgence de la situation, la France appelle à empêcher les exactions et les violations des droits de l'Homme contre les populations civiles.

La France remercie le Secrétaire général des Nations unies pour ses bons offices. Elle souhaite la désignation rapide d'un envoyé spécial des Nations unies chargé de faciliter la mise en oeuvre des engagements pris à travers cet accord-cadre. Elle appelle également à la mise en place d'une brigade d'intervention dans le cadre d'un renforcement de la MONUSCO.

3 - Programme des Nations unies pour l'environnement

La France salue les décisions adoptées par le premier conseil d'administration universel du programme des Nations unies pour l'environnement, qui s'est achevé le 22 février à Nairobi (Kenya).

Ces décisions traduisent en termes concrets l'engagement pris par le Sommet Rio+20 de renforcer et rehausser la place du programme des Nations unies pour l'environnement au sein du système des Nations unies, défendu notamment par la France, l'Union européenne, l'Union africaine et de nombreux pays d'Asie et d'Amérique latine.

La proposition de renommer l'ancien conseil d'administration en Assemblée de l'environnement des Nations unies traduit la volonté de faire du programme des Nations unies pour l'environnement l'organe d'impulsion et de coordination au sein du système des Nations unies.

L'objectif est également de faire du pilier environnement des Nations unies un exemple de démocratie et d'ouverture à la société civile en prévoyant sa pleine association à l'élaboration des politiques et au fonctionnement des différents niveaux de discussion.

Ces décisions marquent une étape importante pour la réalisation, à terme, de l'Organisation mondiale de l'environnement qui reste l'objectif ultime de la France.

4 - Arabie saoudite - Exécution de Fares al-Maghrebi (24 février 2013)

La France condamne l'exécution de Fares al-Maghrebi, ressortissant jordanien, survenue le 24 février en Arabie saoudite, portant ainsi à seize le nombre de personnes décapitées dans ce pays depuis le début de l'année.

La France exprime à nouveau sa vive inquiétude face au rythme alarmant des exécutions en Arabie saoudite. Ces exécutions vont à l'encontre de l'évolution mondiale en faveur de l'abolition de ce châtiment inhumain, dont la valeur dissuasive n'a jamais été établie.

La France est engagée dans une campagne en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort et exprime, comme l'a rappelé le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, son opposition déterminée et constante à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances. Elle exhorte une fois de plus l'Arabie saoudite à mettre un terme aux exécutions et à instaurer un moratoire.

5 - Bénin

Q - Pouvez-vous confirmer ou commenter cette information surprenante sur Facebook : «Le Bénin retire son accréditation à l'ambassadeur de France.» (Information Canal 3 Bénin). Est-ce une rumeur ou une information ? Si c'est une information, comment la comprendre ?

R - Nous ne commentons pas cette rumeur./.

Retour sommaire


8. République démocratique du Congo - Déclaration conjointe de la Haute représentante de l'Union européenne, Mme Catherine Ashton, et du Commissaire au développement, M. Andris Piebalgs (Bruxelles, 24/02/2013)

Nous nous félicitons de l'accord-cadre signé aujourd'hui, ainsi que de la nomination prochaine d'un émissaire de l'ONU. Nous soutenons aussi le renforcement de la MONUSCO. Ce sont des mesures importantes en vue de trouver des solutions politiques durables pour les problèmes structurels qui subsistent aujourd'hui tant à l'est de la RDC que dans la région. En adoptant l'accord, les dirigeants de la RDC et de la région s'engagent à respecter des principes importants, notamment liés aux obligations de bon voisinage et en prenant les mesures nécessaires dans leurs pays respectifs.

Dans ce contexte, nous saluons également la contribution de la médiation régionale conduite par l'Ouganda entre le gouvernement de RDC et le M23. L'UE appelle les parties à négocier de bonne foi et à empêcher la reprise des hostilités dans l'Est de la RDC.

L'Union européenne est un partenaire important de la région depuis de nombreuses années. Elle est engagée à soutenir la mise en oeuvre de l'accord-cadre avec tous les pays concernés et à encourager la coopération régionale.

Nous croyons que cet accord représente une opportunité pour un nouveau départ dans la région et pour les populations qui ont trop souffert. Nous appelons tous les dirigeants à un engagement fort et sincère dans sa mise en oeuvre. L'UE est prête à apporter sa contribution./.

Retour sommaire