Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

 

- soit sélectionner une date 


Bulletin d'actualités du 29 novembre 2012


Sommaire



1. Norvège - Point de presse conjoint du prĂ©sident de la RĂ©publique, M François Hollande, avec le Premier ministre de Norvège, M. Jens Stoltenberg - Propos de M. Hollande - Paris, 29 novembre 2012

J'ai été ravi d'accueillir ici le Premier ministre du Royaume de Norvège, Jens Stoltenberg. Je lui ai dit, une fois encore, toute la solidarité du peuple français après la terrible tragédie qu'avait connue son pays en juillet 2011 et le courage dont il avait fait preuve. Mais nous sommes tournés vers l'avenir.

L'avenir, ce sont des relations économiques qui se développent entre nos deux pays. Elles sont importantes puisque je rappelle que la Norvège est le premier fournisseur de gaz de la France ; nous avons des entreprises françaises comme Total ou GDF Suez présentes sur le marché norvégien et prêtes à soutenir un certain nombre d'investissements ; nous avons nous-mêmes reçu des investissements importants venant de la Norvège et ils contribuent aussi à notre solidité financière et à notre croissance. Mais nous avons surtout évoqué un certain nombre de projets commerciaux et économiques - notamment sur l'énergie - aussi bien en France qu'en Norvège.

Nous avons évoqué la situation de l'Europe. La Norvège, vous le savez, n'est pas membre de l'Union européenne, ni de la zone euro. Mais elle est néanmoins intéressée par ce qui se passe dans nos pays dès lors que - même si sa croissance est forte - elle est cependant affectée par les difficultés économiques que nous avons pu rencontrer ces derniers mois.

J'ai confirmé, au Premier ministre de Norvège, ma confiance. La zone euro sort de la crise qu'elle a connue. Pour la Grèce, Chypre, et les pays qui pouvaient avoir besoin de recourir à des liquidités, nous avons trouvé des solutions. Nous avons maintenant à approfondir l'Union économique et monétaire et à soutenir la croissance tout en maîtrisant nos comptes publics. C'est ce que nous faisons.

J'ai aussi rappelé au Premier ministre de Norvège - qui a mené, lui-même, des politiques exemplaires en matière de modernisation des relations professionnelles et du marché du travail - que nous avions la même ambition en France : faire qu'il y ait plus de sécurité de l'emploi et en même temps plus de souplesse dans le cadre d'une négociation entre syndicats et employeurs. J'ai d'ailleurs accepté une invitation à venir en Norvège pour regarder ce qui est fait dans ce pays en matière de relations sociales et de modernisation du travail.

J'ai également répondu à une invitation du Roi pour venir en visite d'État.

Je veux terminer sur les questions d'actualité internationale que nous avons abordées et notamment la Palestine. La France a décidé de voter pour la reconnaissance de la Palestine comme État non-membre observateur aux Nations unies. Nous avons souligné, en même temps, que la période n'était pas forcément la meilleure. Mais il y a une cohérence à choisir ce vote. Nous souhaitons la reprise des négociations. Vous vous rappelez qu'à Oslo s'était produite une très grande négociation qui avait, un moment, laissé espérer que la paix était proche.

Sur le Mali et la Syrie, nous avons partagé nos analyses. Elles sont convergentes. Nous devons lutter contre le terrorisme au Sahel et laisser les Africains mener les opérations qui les concernent sous mandat des Nations unies. En Syrie, nous devons favoriser la transition politique. Vous savez que la France a reconnu la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien.

Entre la France et la Norvège, c'est une relation amicale, une relation utile, une relation qui va au-delà de nos échanges économiques et commerciaux - même si nous voulons les intensifier - et qui se traduira par ma prochaine visite en Norvège.

Q - Les prévisions de l'OCDE sont très mauvaises pour la zone euro et le chômage monte en France. Êtes-vous toujours aussi optimiste en pensant que l'on s'approche de la sortie de la crise ?

R - J'ai plusieurs fois rappelé que la zone euro devait d'abord sortir de la crise qui la frappait, c'est-à-dire une crise de défiance : vaincre le doute qui s'était installé depuis déjà plusieurs mois - voire même plusieurs années - sur l'avenir même de la zone euro, sur son unité, son intégrité. Je peux une nouvelle fois confirmer que nous sommes maintenant sortis de la crise de la zone euro.

Mais nous ne sommes pas sortis de la crise économique. Compte tenu des politiques qui sont menées - notamment de retour à l'équilibre budgétaire - nous sommes dans cette situation où les perspectives de croissance sont plus que maussades. C'est pourquoi j'ai mis la croissance comme première priorité en même temps que le rétablissement des comptes publics.

Les pays qui sont en excédents - il y en a en Europe - doivent être conduits à soutenir leur demande intérieure pendant que les pays qui sont en déficits - comme la France - doivent remettre de l'ordre et améliorer la compétitivité. C'est ce que nous avons engagé et c'est cette coopération, cette coordination qui permettra de sortir de la crise. Je souhaite que nous le fassions le plus vite possible, car si les perspectives de l'OCDE se confirmaient - ce que je ne souhaite pas, ce que je ne veux pas - alors beaucoup de pays ne pourraient pas atteindre les objectifs qui sont affichés et qui seraient signe de leur retour à l'équilibre.

Q - J'aurais une question à vous poser Monsieur le Président sur le chômage précisément. Hier la France a annoncé des chiffres extrêmement mauvais - une explosion du chômage sans précédent depuis avril 2009 - Est-ce que vous rêvez d'un taux de chômage - je parle sous le contrôle du Premier ministre - qui serait comme en Norvège de 3 % ? Est-ce que vous pensez plus sérieusement qu'il faut accélérer le tempo gouvernemental pour lutter contre ce fléau ?

R - D'abord je ne ferai pas de comparaison - même si elles seraient flatteuses pour la Norvège - car nous ne sommes pas dans les mêmes situations. La France n'a pas de production d'hydrocarbures au niveau de la Norvège.

Mais nous pouvons regarder ce que fait la Norvège - c'est la raison d'ailleurs de mon prochain déplacement dans ce pays - notamment sur le marché du travail, la sécurisation de l'emploi et la compétitivité sociale, c'est-à-dire comment être plus productif et en même temps ne pas mettre des salariés dans la précarité ou dans l'instabilité ?

C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité qu'il y ait une négociation qui puisse aboutir d'ici la fin de l'année sur la sécurisation de l'emploi. Les partenaires sociaux sont en ce moment au travail. Le gouvernement les laisse confronter leurs points de vue. Mais j'ai prévenu que s'il n'y avait pas d'aboutissement et de conclusion, nous aurions à prendre nos responsabilités. Mais ce n'est pas mon souhait. Je préfère qu'il y ait un compromis - je l'ai même appelé «historique» - entre syndicats et employeurs.

Ce matin, en Conseil des ministres, j'ai demandé d'accélérer l'application du pacte de compétitivité et de croissance. Chaque jour compte. Nous avons perdu trop de temps depuis dix ans avec la dégradation de la compétitivité et avec l'augmentation du chômage depuis dix-huit mois, pour que le moindre jour ne soit pas utilisé pour mettre en oeuvre notre politique.

Tout sera prêt au 1er janvier de l'année 2013 : à la fois le crédit d'impôt pour l'emploi et en même temps les règles du marché du travail et de la sécurisation de l'emploi, si elles peuvent être appliquées.

Q - Vous allez vous rendre à Oslo le 10 décembre prochain pour la remise du prix Nobel de la Paix à l'Union européenne. Vous y serez avec la chancelière d'Allemagne Mme Merkel. Qui de vous deux va recevoir le prix Nobel de la Paix ?

R - Ni l'un, ni l'autre, puisque ce seront le président de la Commission européenne et le président du Conseil européen qui seront reçus avec le président du Parlement européen. Avec Angela Merkel et de nombreux chefs d'État et de gouvernement, nous irons à cette cérémonie.

J'irai avec l'état d'esprit suivant : de fierté, parce que c'est un prix qui honore la construction européenne, qui récompense le courage de ceux qui ont permis la construction de l'Europe après le désastre de la Seconde guerre mondiale et qui ont fait tout ce qu'ils pouvaient faire pour réunifier le continent européen, abattre le mur de Berlin et tout ce qui nous a séparé ; mais j'y viendrais aussi avec un esprit de responsabilité, parce que nous devons montrer le même courage, la même volonté pour vaincre la crise, lutter contre le chômage et donner à l'Europe la vision qui lui manque aujourd'hui.

Q - Des questions industrielles se posent en France, Monsieur le Président. Le ministre du redressement productif a parlé d'un repreneur pour le site sidérurgique de Florange. Est-ce que cela veut dire que les choses s'enveniment avec M. Mittal ?

R - Je salue la confiance que le fonds d'investissement norvégien porte à l'égard de la France. Je pense que nous sommes capables d'offrir la stabilité, des rendements et de bons retours pour les investissements qui viendraient ici en France et notamment de Norvège. Pour la question que vous m'avez posée, les discussions se poursuivent aussi bien avec Mittal qu'avec des repreneurs potentiels./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


2. Maroc - CommuniquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique - Paris, 28 novembre 2012

 

Le président de la République s'est entretenu par téléphone cet après-midi avec Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc.

Le président de la République s'est réjoui de la tenue à Rabat les 12 et 13 décembre prochains de la onzième Rencontre de haut niveau franco-marocaine, sous la présidence des deux chefs de gouvernement. Ce séminaire gouvernemental conjoint illustre le caractère exceptionnel de nos relations et la densité du dialogue politique bilatéral.

Il a remercié Sa Majesté Mohamed VI pour son invitation à se rendre au Maroc et sera heureux d'y effectuer une visite au début de l'année 2013.

Les deux chefs d'Etat ont évoqué les questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Ils ont constaté la convergence de leurs vues sur la crise au Sahel et les solutions à mettre en oeuvre pour lutter contre le terrorisme en soutenant les initiatives africaines pour préserver l'intégrité territoriale du Mali.

S'agissant de la situation en Syrie, ils ont exprimé leur souhait que la communauté internationale se mobilise pour mettre fin aux violences et qu'une transition politique s'engage au plus vite. Dans ce contexte, ils ont souligné l'importance que revêt la réunion des amis du peuple syrien à Marrakech, le 12 décembre prochain.

Ils ont également évoqué la situation au Proche Orient et ont rappelé leur détermination à favoriser la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens et à progresser vers la solution des deux Etats, seule de nature à assurer une paix durable.

Sur chacun de ces enjeux, ils sont convenus de rester en étroit contact, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies où le Maroc et la France ont établi une excellente coopération.

Le président de la République a enfin, souligné la priorité qu'il accorde à la relance de la coopération en Méditerranée et rappelé le soutien de la France à l'objectif d'un Maghreb uni, stable et prospère, qui sera bénéfique à l'ensemble des partenaires méditerranéens.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


3. Budget de l'Union europĂ©enne - RĂ©ponse du ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des affaires europĂ©ennes, M. Bernard Cazeneuve, Ă  une question d'actualitĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale - Paris, 28 novembre 2012

Madame la Députée Axelle Lemaire, vous avez raison : le budget en négociation au sein de l'Union européenne doit prolonger l'ambition de croissance portée par le pacte de croissance négocié à l'occasion du Conseil européen du mois de juin. Avec ses 120 milliards d'euros, il doit permettre de lutter contre la récession et de contribuer à restaurer la croissance.

Il serait absurde de négocier ce pacte de croissance au mois de juin et d'accepter 200 milliards d'euros de coupes dans le budget de l'Union européenne au mois de novembre, au moment où, réunis au sein du Conseil européen, nous essayons de doter l'Europe d'un budget.

Ces 200 milliards d'euros de coupes, c'était la demande du gouvernement britannique, et d'ailleurs aussi le projet du précédent gouvernement de la France. Nous ne sommes pas allés à Bruxelles, je vous le confirme, pour négocier des coupes et des rabais, car les premières auraient empêché l'Europe de disposer d'un bon budget pour la croissance tandis que les seconds auraient conduit certains pays à percevoir un chèque, ce qui n'est pas la meilleure manière d'encourager les logiques européennes.

Ce budget pour la croissance, nous voulons d'abord qu'il soit équilibré. Nous considérons que toutes les politiques de l'Union européenne doivent être dotées de moyens qui leur permettent d'engendrer ces dynamiques de croissance. Nous avons ainsi souhaité que la politique agricole commune, qui contribue à la croissance, voie ses crédits rehaussés. D'ailleurs, nous avons constaté que la nouvelle proposition du président de la Commission européenne et du président du Conseil européen a permis de rehausser ces crédits de 8 milliards d'euros.

Nous voulons aussi des crédits pour la cohésion qui sont importants pour nos régions, pour les régions en transition ou ultrapériphériques.

Enfin, nous avons besoin, à travers le programme Connecting Europe et les programmes de la rubrique 1b, qui accompagnent la recherche et l'innovation, d'avoir des budgets qui permettent aussi à la croissance d'être au rendez-vous. C'est le combat du président de la République, celui de la France. C'est le compromis que nous voulons pour le début de l'année 2013.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

Retour sommaire


4. Politique agricole commune - RĂ©ponse du ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des affaires europĂ©ennes, M. Bernard Cazeneuve, Ă  une question d'actualitĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale - extraits - Paris, 28 novembre 2012

(...)

Concernant la politique agricole commune, nous sommes unis dans cet hémicycle pour dire la nécessité de défendre cette politique. Lorsque j'ai indiqué, tout à l'heure, en réponse à Madame la Députée Axelle Lemaire, que nous n'accepterions pas davantage de coupes et de contributions au rabais, c'est précisément parce que nous considérons qu'il faut des moyens pour mener la politique agricole commune.

Je veux vous rassurer en vous confirmant que le gouvernement français est très déterminé à faire en sorte que la politique agricole commune obtienne les moyens dont elle a besoin pour que notre agriculture continue à prospérer et que nos exploitants agricoles, qui vivent déjà la dérégulation avec la fin des quotas, puissent faire face à leurs charges d'exploitation.

Une bonne agriculture est une agriculture qui garantit l'autonomie alimentaire du continent européen et qui alimente également une industrie agroalimentaire extrêmement dynamique. Nous avons donc engagé ce combat, et il commence à porter ses fruits.

Je vous rappelle que, dans la proposition initiale de la Commission européenne, le volume global du budget consacré à l'agriculture était de 364 milliards d'euros. Bien que nous ayons obtenu, dans le cadre des discussions, 8 milliards d'euros supplémentaires, nous considérons qu'il faut aller au-delà. Tel est le sens des discussions qui vont se poursuivre.

(...)./.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

Retour sommaire


5. Rencontres internationales de l'enseignement bilingue francophone - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e de la Francophonie, Mme Yamina Benguigui au SĂ©nat - Paris, 29 novembre 2012

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Président du Sénat, Cher Jean-Pierre Bel,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Professeurs et Représentants d'établissements scolaires,

Chers Amis,

Permettez-moi tout d'abord de saluer la présence de M. Giorgos Demosthenous, ministre de l'éducation et de la culture de la république de Chypre. Votre pays, Monsieur le Ministre, préside en ce moment le Conseil de l'Union européenne et votre présence à nos côtés revêt une signification toute particulière. Je tenais à vous en remercier.

Je voudrais également remercier le Sénat de nous accueillir aujourd'hui et plus particulièrement son président, Jean-Pierre Bel, ainsi que Marie-Christine Blandin, présidente de la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication, et le sénateur Louis Duvernois.

Enfin, notre rencontre d'aujourd'hui n'aurait pas été possible sans la conjugaison des efforts de nos partenaires : l'Institut français, l'Agence pour l'enseignement du français à l'étranger, et le Centre international d'études pédagogiques, opérateur du ministère de l'éducation nationale.

Vous le savez mieux que quiconque, nous sommes aujourd'hui au milieu d'une bataille linguistique. C'est pour cette raison que le président de la République m'a demandé de préparer un plan de relance de la francophonie. C'est ce plan que nous mettrons en place tous ensemble. Nous devons travailler au renforcement de la formation des formateurs dans l'espace francophone et je lancerai dès le début de l'année prochaine une grande action pour former 100.000 professeurs en Afrique. Nous accompagnerons également la refondation des systèmes éducatifs dans les pays en développement. Enfin, tout ce travail et toute cette politique ne pourra aboutir que si nous cherchons à faire adopter une charte internationale sur le multilinguisme dans l'éducation.

Ce projet est ambitieux mais il repose d'abord sur vous, chefs d'établissement, professeurs, militants de la langue française. Notre langue ne s'épanouira que si elle s'affirme davantage comme une langue de partage ; partage de valeurs, partage de cultures, partage de savoirs. Nous devons avoir un nouveau regard sur notre langue. Elle est solidaire et égalitaire. Elle est une langue d'avenir.

Dans vos établissements, Mesdames et Messieurs, le français n'est pas une langue étrangère comme les autres. Le français est utilisé comme langue d'enseignement en complément de la langue maternelle. Vos élèves n'apprennent pas seulement le français, ils apprennent en français. Et c'est chaque jour près de 2 millions d'enfants et d'adolescents qui bénéficient de cet enseignement dans plus de cinquante pays.

Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement la diffusion de notre langue mais notre capacité à former les nouvelles générations à ce monde nouveau, ou plutôt à ces mondes nouveaux qui se métissent. C'est notre capacité à offrir à ces millions d'enfants et d'adolescents un passeport vers de nouveaux horizons.

C'est pour cette raison que nous avons créé le Label FrancEducation.

Le label FrancEducation permet d'identifier et de promouvoir les établissements scolaires étrangers qui proposent des cursus bilingues francophones de haut niveau. Le Label FrancEducation a déjà été attribuée à 25 établissements. Notre objectif est d'atteindre une cinquantaine d'écoles en 2013 et de former, à l'horizon 2015, un réseau fort d'une centaine d'établissements.

Ce réseau sera un levier d'action efficace pour conforter la position de notre langue comme deuxième langue la plus enseignée après l'anglais. C'est là une priorité du plan d'action que j'ai présenté le 17 octobre dernier en Conseil des ministres, et, plus généralement, un objectif de la diplomatie francophone que le ministre Laurent Fabius a appelée de ses voeux.

La rencontre d'aujourd'hui permettra, j'en suis certaine, de dresser un état des lieux de l'enseignement bilingue francophone dans le monde. Je souhaite aussi qu'elle soit l'occasion de recueillir vos observations et vos remarques afin que nous puissions consolider ce nouveau label. Car le succès du Label FrancEducation ne pourra se faire sans vous.

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

L'enseignement que nous souhaitons proposer doit offrir aux nouvelles générations les clefs de lecture indispensables pour appréhender la complexité de notre société.

L'espace francophone de demain sera un espace de mobilité et d'opportunités à saisir. Mais cet espace n'est pas un espace refermé sur lui-même, c'est un espace d'ouverture en pleine expansion. C'est un espace avant tout solidaire. C'est un espace où les francophones du monde entier s'apostrophent et se répondent. Et c'est en cela que le bilinguisme est une force, car il est source d'inspiration et d'échange. Parler plusieurs langues dont le français n'est pas une menace pour la francophonie : c'est une véritable chance !

Cette chance, j'entends bien la saisir en favorisant autant que possible les classes bilingues dans le monde. Je vais avoir besoin de vous toutes et tous. Et je sais que je peux compter sur votre mobilisation.

Je vous remercie pour votre présence et votre participation./.

Retour sommaire


6. CĂ©rĂ©monie de remise des Grands Prix de l'AcadĂ©mie Charles Cros - Intervention de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e de la Francophonie, Mme Yamina Benguigui - Paris, 29 novembre 2012

Monsieur le Président de l'Académie Charles Cros, Cher Alain,

Monsieur le Président de Radio France, Cher Jean-Luc Hees,

Monsieur le Secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-arts,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la Sacem, de la SACD, du monde de la musique et de l'enregistrement,

Mesdames et Messieurs les Lauréats

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

C'est un vrai bonheur d'être parmi vous pour cette cérémonie placée sous le haut patronage du président de la République.

Cette cérémonie est devenue un rendez-vous incontournable pour l'ensemble de la profession ; je suis ravie de voir réunis à la Maison de la Radio autant d'auteurs, de compositeurs, d'interprètes, d'éditeurs, de professionnels... En un mot : autant de passionnés !

En tant que ministre de la Francophonie, je sais ce que la langue française doit à l'académie Charles Cros. Les prix que nous remettrons dans un instant en sont la plus belle expression. Mais au-delà, j'aimerais saluer l'action constante de l'académie pour rendre plus accessibles les oeuvres sonores francophones au plus grand nombre. La musique, la poésie, la fusion des mots et du son sont le reflet d'une francophonie à laquelle je suis attachée : une francophonie jeune, dépoussiérée, qui parle à toutes et à tous.

Mon expérience de cinéaste m'a démontré combien la combinaison des mots, des images, des sons et de la musique est à l'origine d'émotions variées. Cette combinaison pousse à la curiosité. Elle crée du rêve, de l'espoir et finalement elle constitue l'un des maillons essentiel à l'épanouissement de chacun.

Aujourd'hui, je suis ministre du gouvernement mais je n'oublie pas d'où je viens. Je fonde mon action d'aujourd'hui sur mes racines et mon expérience. Mon ambition est de faire de notre langue, un moteur de la création, une dynamique de l'échange. C'est ce que j'ai souhaité porter avec le plan d'action pour la francophonie que j'ai remis au président de la république le 17 octobre dernier. Dans ce plan d'action, la création artistique, la musique, la littérature, les arts dramatiques et le cinéma tiennent une place toute particulière.

La francophonie, c'est d'abord un espace. C'est ce que j'appelle l'espace francophone. Il réunit aujourd'hui plus de 220 millions de personnes et nous pourrions être plus de 800 millions en 2050. C'est un espace d'avenir, un espace d'échange, un espace culturel, un espace d'opportunités. C'est aussi un espace où tout est à construire et nous avons vous comme moi, notre rôle à jouer dans sa construction. C'est pourquoi je promeus une francophonie solidaire, créatrice, égalitaire, ouverte.

La création musicale est un des piliers de cette nouvelle politique. La musique se diffuse, rentre dans les foyers et pénètre ainsi dans les intimités des uns et des autres. Partout dans l'espace francophone, des artistes talentueux composent, écrivent, souvent au fond de garages ou dans des conditions très difficiles. Nous devons aider ces créateurs à disposer d'équipements de qualité. Nous devons les aider à trouver de nouveaux moyens pour diffuser leur création, pour protéger leurs oeuvres, pour leur assurer aussi un revenu.

C'est pour cela que le plan d'action pour la francophonie prévoit plusieurs actions très importantes pour la création musicale et artistique. Ce n'est pas seulement une obligation, c'est un devoir. Parmi les principales actions, je souhaite en citer quelques unes qui me paraissent très importantes : Tout d'abord, nous avons souhaité que le soutien à la création soit renforcé. J'ai demandé également que la formation des opérateurs culturels soit une priorité. Je développe également de nouveaux partenariats avec les entreprises, les grands opérateurs culturels, les sociétés d'auteurs, les producteurs, les outils de diffusion pour favoriser la création, la diffusion et la protection des oeuvres. Enfin, comme le président de la République l'a souhaité, nous travaillons à améliorer la mobilité des artistes dans l'espace francophone.

Tout cette politique ambitieuse ne sera possible qu'avec l'appui de tous. Il n'y a plus d'un côté l'État et de l'autre les artistes ou les diffuseurs, les producteurs ou les communicants, ou les sociétés d'auteurs et de compositeurs, nous devons former une équipe et je vous invite à rejoindre cette équipe car ce que nous défendons tous ensemble, c'est avant tout notre culture, notre ouverture au monde et notre volonté de promouvoir la diversité culturelle dans son ensemble.

Chers Amis,

Dans quelques instants, j'aurais l'immense honneur de remettre le Prix du président de la République à Madame Betsy Jolas.

Chère Madame,

Votre présence aujourd'hui nous honore. Par votre oeuvre, et par votre personnalité, vous avez marqué l'histoire de la musique. Compositrice dans un monde presque exclusivement masculin, vous n'avez rien renié de votre indépendance. De vos compositions, mêmes purement instrumentales, on loue la vocalité. Car c'est avec grâce que vous avez su mêler le timbre de la voix à celui de la musique. Les mots et les notes, encore et toujours, sont unis par cette créativité, cette quête d'absolu, de liberté et d'harmonie.

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Vos textes, vos musiques, vos créations sont pour moi l'expression d'une richesse culturelle que je n'ai de cesse de défendre. Il ne peut y avoir de richesse culturelle que si nous restons mobilisés pour la faire progresser, dans la diversité et la découverte de nouvelles créations. Je sais que je peux compter sur votre mobilisation et sachez chers amis, que vous pourrez compter sur moi et sur la mobilisation de tout le gouvernement.

Je vous remercie de votre attention./.

Retour sommaire


7. Union europĂ©enne/Japon - Entretien de la ministre du commerce extĂ©rieur, Mme Nicole Bricq, avec le quotidien «Les Échos» - Paris, 29 novembre 2012

Q - Vous avez rendez-vous jeudi avec vos homologues européens pour décider ou non de démarrer des négociations sur un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon. Y êtes-vous favorable ?

R - Oui, sous certaines conditions. Quand on regarde les accords de libre-échange conclus ces dix dernières années par l'Union européenne avec différents partenaires commerciaux, je m'aperçois qu'ils ont été conclus trop rapidement. Ils sont asymétriques. La Commission ne s'est pas servie de la force de marché de l'Europe, la première au monde, pour agir sur les barrières non tarifaires et faciliter l'accès aux marchés. Quand vous regardez en particulier les chiffres concernant l'accès aux marchés publics au Canada, aux États-Unis et au Japon, vous vous apercevez qu'ils sont très fermés par rapport à l'Europe, ouverte à près de 90 %. Pour ces trois pays, avec qui l'Union envisage un accord de libre-échange, le chiffre est d'environ 30 %. Aussi, la France veut-elle faire progresser la proposition de la Commission concernant le règlement qu'elle a élaboré sur l'accès aux marchés publics des pays tiers. La commission a calculé que l'ouverture effective de ces marchés représentait un rebond de croissance potentiel de 12 milliards d'euros pour les entreprises européennes. Les chefs d'États européens, lors de leur sommet de juin et octobre, ont intégré noir sur blanc la nécessité de faire avancer ce règlement. C'est une arme dissuasive qui servirait pour engager les discussions avec le Japon. Une dizaine de pays européens sont prêts à nous suivre.

Q - Que défend la France plus précisément ?

R - Pour nous, donner un mandat à la Commission pour ouvrir des négociations sur un accord de libre-échange avec le Japon ne va pas de soi. La France avait demandé des signes d'ouverture préalables. D'abord, le Japon utilise une clause de sécurité opérationnelle pour fermer ses marchés publics, et notamment son marché ferroviaire. Ensuite, depuis 2001 et l'épisode de la vache folle, les autorités japonaises bloquent l'entrée du boeuf européen sur leur marché. Plus généralement, dans le domaine de l'agroalimentaire, les autorités japonaises contestent, pour des raisons sanitaires, les additifs utilisés par l'Union alors que nous respectons les règles internationales. Mais, au-delà, après la consultation des organisations professionnelles françaises, nous avons constaté que nous faisons face à une vraie opposition du secteur automobile. Un secteur très sensible pour la France. Aussi, je souhaite une clause de sauvegarde ouverte au secteur automobile. C'est notre condition à l'ouverture des négociations.

Q - En quoi consiste cette clause de sauvegarde ?

R - Une fois que l'accord de libre-échange est conclu et mis en oeuvre, cette clause de sauvegarde permet, si l'on constate un déséquilibre de marché, de revenir sur la libéralisation qui a été accordée. Cette demande est liée à ce que nous avons constaté dans le cas de l'accord de libre-échange conclu entre l'Union européenne et la Corée. Sans revenir sur les conséquences pour les constructeurs européens et français de l'ouverture du marché aux automobiles coréennes, nous pouvons nous attendre à ce que les constructeurs automobiles japonais anticipent l'accord de libre-échange. Ils vont donc prendre des positions sur le marché européen. C'est exactement ce qui s'est passé pour la Corée. A contrario, nous savons parfaitement qu'on ne vendra pas beaucoup plus d'automobiles françaises au Japon.

Q - Pourquoi se focaliser sur le seul secteur automobile et non pas raisonner sur l'ensemble de l'offre de produits européens. Tous les secteurs industriels et commerciaux européens ne peuvent-ils pas être gagnants ?

R - Vous avez raison. Mais j'ai une sensibilité particulière sur ce secteur. Je défends l'industrie automobile française, sachant qu'il faut qu'elle s'adapte aux marchés internationaux. Je ne veux pas qu'elle soit davantage fragilisée. De toute façon, je m'attends à des négociations longues et serrées. Et le problème automobile n'est pas le seul. Les barrières non tarifaires dans le domaine de l'agroalimentaire, de la pharmacie et de la santé en sont un autre. Il y a des compromis à trouver. Mais cela ne doit pas se faire au détriment d'un secteur./.

Retour sommaire


8. ConfĂ©rence climat de Doha - RĂ©ponse de la ministre de l'Ă©cologie, du dĂ©veloppement durable et de l'Ă©nergie, Mme Delphine Batho, Ă  une question d'actualitĂ© Ă  l'AssemblĂ©e nationale - Paris, 28 novembre 2012

Madame la Députée, vous avez bien fait d'évoquer le rapport de la Banque mondiale, qui doit provoquer, comme le souhaite le président de cette institution, un électrochoc, et qui représente un cinglant désaveu pour toutes les théories climato-sceptiques. Ce rapport rappelle en effet que tous les travaux scientifiques disent que le réchauffement climatique dépassera quatre degrés d'ici à la fin du siècle. Ce n'est plus une prévision, c'est aujourd'hui un fait avéré et qui, malheureusement, s'accélère.

À Doha, la France sera représentée par Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, Pascal Canfin, ministre chargé du développement, et moi-même. La France souhaite que cette conférence permette de marquer une avancée dans la perspective d'un accord universel pour lutter contre le réchauffement climatique en 2015.

Nous souhaitons également que soient pris des engagements tangibles et concrets à court terme, avec un engagement sur une seconde période du protocole de Kyoto applicable au 1er janvier 2013. Nous espérons que cet engagement porté par la France et l'Union européenne sera rejoint par l'ensemble des pays industrialisés, car personne n'est à l'abri du réchauffement climatique.

L'enjeu est aussi de soutenir les pays en voie de développement. Je rappelle que la France est aujourd'hui le deuxième contributeur de l'Union européenne en termes de moyens financiers pour aider ces pays à lutter contre le réchauffement climatique. Je salue l'action du ministre Pascal Canfin dans ce domaine.

La France est donc déterminée à agir à l'échelle internationale. Nous avons fait part de notre disponibilité pour accueillir la conférence climat en 2015. Nous sommes également déterminés à agir en France. C'est l'objet du débat national sur la transition énergétique. C'est aussi l'objet du séminaire sur la perspective du nouveau modèle français qui se tiendra mardi prochain sous l'autorité du Premier ministre et qui permettra de faire le point sur le respect des engagements pris à la conférence environnementale.

(Source : site Internet de l'Assemblée nationale)

Retour sommaire


9. Point de presse du porte-parole du ministère des affaires Ă©trangères - Entretien de M. Bernard Cazeneuve avec Mme Teuta Arifi - Mali/Rapport de Ban Ki-moon - YĂ©men/Attentat contre un diplomate saoudien - Égypte - Territoires palestiniens/ONU - Paris, 29 novembre 2012

 

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Entretien de M. Bernard Cazeneuve avec Mme Teuta Arifi, vice-Premier ministre macédonienne chargée de l'intégration européenne (30 novembre 2012)

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé des affaires européennes, aura un entretien le 30 novembre avec Mme Teuta Arifi, vice-Premier ministre macédonienne chargée de l'intégration européenne.

Ils évoqueront ensemble les questions bilatérales et la perspective européenne de l'ancienne République yougoslave de Macédoine qui a obtenu en 2005 le statut de candidat à l'Union européenne.

2 - Mali - Rapport de Ban Ki-moon

Conformément à la demande du Conseil de sécurité dans sa résolution 2071, le Secrétaire général des Nations unies a fait des recommandations sur les moyens de dégager une solution d'ensemble à la crise malienne.

Ce rapport s'inscrit dans le cadre de la triple approche de la crise, politique, humanitaire et militaire, promue par le Conseil de sécurité dans ses résolutions 2056 et 2071. La France soutient cette approche, les trois volets de la solution devant progresser simultanément.

Sur le plan politique, il est essentiel que les autorités maliennes, appuyées par les organisations régionales et la communauté internationale, établissent dès que possible une feuille de route de la transition incluant l'organisation d'élections, et lancent un véritable dialogue avec les groupes rebelles non-terroristes du Nord-Mali.

Sur le plan militaire, comme le souligne le Secrétaire général des Nations unies, une action urgente est requise pour aider le gouvernement malien à réunifier le pays et mettre un terme à la menace qu' Aqmi fait peser sur le Mali, ses voisins et toute la communauté internationale.

Comme le relève le Secrétaire général, le concept stratégique établi par la CEDEAO et endossé par l'Union africaine servira de référence à l'examen par le Conseil de sécurité de la demande africaine d'une autorisation d'une force internationale sous chapitre VII de la Charte. Sur cette base, la France, en concertation avec tous ses partenaires, entend proposer une nouvelle résolution pour répondre à la demande des autorités maliennes.

3 - YĂ©men - Attentat contre un diplomate saoudien

La France condamne avec la plus grande vigueur l'attentat perpétré hier à Sanaa et qui a coûté la vie à un diplomate saoudien et à son garde du corps yéménite.

Nous adressons nos sincères condoléances au gouvernement saoudien et aux familles des victimes.

Dans ce contexte, la France réitère son plein soutien aux autorités yéménites, dans leur lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et dans leur effort en faveur de la stabilité et de la sécurité du pays, dans l'intérêt de tous les Yéménites.

4 - Égypte

Q - 1- L'Égypte s'enfonce dans la crise, les instances judiciaires ont dénoncé le renforcement des pouvoirs du président, l'assemblée constituante, dominée par les Islamistes et critiquée par les libéraux, vient d'achever la version finale de la nouvelle constitution. Avez-vous un commentaire ?

2 - Un tribunal égyptien a condamné à mort hier mercredi sept chrétiens coptes égyptiens ainsi que le pasteur américain Terry Jones, en lien avec le film ridiculisant le prophète Mohamed. Quelle est la position de la France à cet égard alors qu'elle dénonce la peine de mort partout dans le monde ?

R - 1 - En ce qui concerne votre première question, le texte définitif n'a pas encore été présenté et par conséquent, il est encore trop tôt pour se prononcer.

Il est important que la transition politique se déroule conformément aux aspirations exprimées par les Égyptiens depuis la révolution et soit respectueuse des principes démocratiques, de l'État de droit et des droits de l'Homme.

2 - Concernant votre deuxième question, nous avons pris note avec préoccupation de ces condamnations à mort par contumace.

La France rappelle son engagement en faveur de la liberté de religion et de conviction d'une part et en faveur de la liberté d'opinion et d'expression d'autre part. Pour la suite de la procédure, la France appelle l'Égypte à respecter ses engagements internationaux et notamment le Pacte des droits civils et politiques qui garantit ces libertés fondamentales et les conditions d'un procès juste et équitable.

En outre, la France est opposée à la peine de mort en tous lieux et toutes circonstances. Nous rappelons régulièrement cette position dans notre dialogue bilatéral et dans les enceintes internationales. C'est dans cet esprit que le ministre a lancé une campagne en faveur de l'abolition universelle le 9 octobre dernier.

5 - Territoires palestiniens/ONU

Q - Y a-t-il une délégation officielle française prévue pour assister au vote à l'ONU sur le statut de la Palestine? Le cas échéant, qui la composera?

R - La France sera représentée lors de ce vote par son Représentant permanent auprès des Nations unies, l'ambassadeur Gérard Araud./.

Retour sommaire