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Bulletin d'actualités du 24 septembre 2012


Sommaire



1. Cinquantenaire du discours du g√©n√©ral de Gaulle √† la jeunesse allemande - Discours du pr√©sident de la R√©publique, M. Fran√ßois Hollande - Ludwigsburg, 22 septembre 2012

 

Madame la Chancelière, Chère Angela Merkel,

Monsieur le Ministre-Président,

Mesdames et Messieurs les Ministres et √Člus de nos deux pays,

Mesdames et Messieurs,

Jeunes d'Allemagne

Jeunes de France venus pour cette belle occasion

Nous ouvrons ici à Ludwisburg, l'année franco-allemande.

Durant les prochains mois, en France, en Allemagne, à Strasbourg, à Hambourg, à Sarrebruck, à Avignon, des rencontres universitaires, sportives, culturelles symboliseront l'amitié de nos deux pays.

Le 22 janvier prochain, les deux parlements, fran√ßais et allemand se r√©uniront √† Berlin pour comm√©morer le cinquantenaire du Trait√© de l'√Člys√©e. Ce trait√©, c'√©tait la volont√© de deux hommes, qui avaient connu, l'un et l'autre, la guerre et l'avaient faite et qui voulaient √©tablir la paix, la paix non pas pour leur g√©n√©ration, la paix pour toujours entre nos deux nations. Ces deux hommes s'appelaient Konrad Adenauer et Charles de Gaulle.

Il y a plus de 50 ans, le pr√©sident de la R√©publique, le g√©n√©ral de Gaulle s'√©tait adress√© ici-√† la jeunesse allemande en allemand, dans un discours qu'il avait r√©p√©t√©, appris par coeur pour le prononcer sans faute devant la jeunesse allemande. Dans ce discours, il s'√©tait adress√© √† tous les Allemands et leur avait dit que ¬ęl'amiti√© mutuelle du peuple fran√ßais et du peuple allemand √©tait la base sur laquelle pourrait se construire l'union de l'Europe, mais aussi la libert√© du monde¬Ľ.

Il fallait de l'audace, moins de vingt ans après la fin du plus horrible conflit mondial, d'appeler à l'union de nos deux pays, qui s'étaient combattus, et avec quelle barbarie. Il fallait de l'audace pour croire en l'Europe, ce continent qui venait de se déchirer, il fallait de l'audace pour transformer les ressentiments en espérance et cette audace a été une réussite. Elle nous pose une grande question à nous tous, aux dirigeants de l'Europe, aux peuples de l'Union. Est-ce que nous avons encore cette audace ? Est-ce que nous sommes encore capables de dépasser ce qui peut nous séparer pour nous unir dans un nouveau projet.

Nous nous trouvons, nous aussi, face à l'Histoire.

L'Europe traverse non plus une guerre, c'est fini, mais une crise, et elle dure. Une crise qui traduit les d√©s√©quilibres de la finance, l'ampleur des dettes, mais aussi la vuln√©rabilit√© des √Čtats. Cette crise se paie cher : un ch√īmage √©lev√©, l'angoisse des jeunes pour leur avenir et une d√©fiance √† l'√©gard de la politique. C'est une crise morale que nous avons √† relever.

L'Europe, la premi√®re puissance √©conomique du monde doute d'elle-m√™me. Comment comprendre ? Elle h√©site √† s'unir davantage au risque que nos pays soient eux-m√™mes ramen√©s, emport√©s par le scepticisme, l'√©go√Įsme et le populisme.

La réponse à la crise de l'Europe a un nom, un seul nom, c'est l'Europe elle-même, c'est l'Europe qui vaincra la crise qui la traverse !

La promesse de ses fondateurs Konrad Adenauer, Charles de Gaulle reste intacte. Que nous ont-ils dit ? Être plus forts ensemble que séparément ; être capables de concilier le marché avec le progrès ; de dominer les technologies ; de créer des emplois; de promouvoir aussi la démocratie partout dans le monde ; de porter un projet culturel, et de faire de la jeunesse la grande cause de la construction européenne.

Pour √™tre fid√®le √† cette promesse, rien ne serait pire que le statu quo. S'arr√™ter, ce serait reculer. Nous n'avons pas d'autres choix, pas d'autres obligations que d'avancer et de marcher vers le destin qui est le n√ītre, celui de l'Europe unie.

L'urgence, aujourd'hui, c'est de cr√©er les conditions de la croissance, de mieux contr√īler la finance, de renforcer la zone euro, d'installer une nouvelle gouvernance de l'Europe

C'est ce à quoi nous travaillons ensemble, France et Allemagne

Et aujourd'hui, avec Angela Merkel nous agissons pour le changement qui est attendu.

Pour vaincre la crise, il nous faut voir plus loin qu'elle, être capable déjà d'être dans l'après.

Et, le moment est venu, d'approfondir notre relation France -Allemagne, afin de permettre à l'Europe de disposer d'institutions et de processus de décision politique conformes aux exigences économiques et sociales.

C'est une nouvelle frontière que nous devons tracer. Nos prédécesseurs ont été capables de faire le marché commun, de créer l'Euro et d'élargir l'Europe aux pays qui étaient sortis du communisme. Aujourd'hui, nous devons inventer nous aussi, porter une espérance, déplacer la frontière et être capable de forger une union budgétaire, une union bancaire, une union sociale, une union politique.

Dans cette entreprise, l'Allemagne et la France ont une responsabilité exceptionnelle.

Nous formons le coeur de l'Europe. Nous n'avons pas vocation √† d√©cider pour les autres pays, mais nous devons, s'ils l'acceptent, les entra√ģner. Notre amiti√© est essentielle, mais nous sommes comme un couple d√©j√† √Ęg√© qui s'est uni depuis longtemps et qui, parfois, perd ses rep√®res.

Nous avons tendance √† consid√©rer que cette amiti√© va de soi, qu'elle est naturelle, qu'elle est presque banale. Que nous serons toujours ensemble, ce qui est vrai, mais nous ne mesurons plus √† quel point elle est pr√©cieuse, elle est fructueuse. Elle est audacieuse cette amiti√©. Alors plut√īt que d'entretenir la flamme, nous avoir aujourd'hui le devoir de la rallumer chaque jour.

L'Allemagne, la France, nous pouvons porter des projets. Et d'abord une communauté de l'énergie. Nous voulons dans chacun de nos pays, avec des voies différentes, réussir cette transition énergétique, écologique. Alors travaillons ensemble pour ces énergies renouvelables, développons de nouvelles technologies, inventons les emplois de demain qui nous permettront à la fois de tenir notre rang dans la compétition mondiale, mais aussi de lutter contre le réchauffement climatique de la planète. Voilà un beau projet pour nos deux pays !

Mais nous avons aussi à faire davantage pour la recherche. Parce que l'Europe, la France, l'Allemagne détiennent une richesse incomparable avec leur nombre de savants et d'ingénieurs. Faisons travailler, encore davantage qu'aujourd'hui, nos étudiants, nos enseignants, nos chercheurs pour porter, là encore, de nouveaux projets.

Et puis, nous avons aussi à donner du sens à notre amitié et quel plus beau sens pouvons-nous lui donner que de le faire à travers un projet culturel ? Multiplions toutes les créations artistiques, développons les industries culturelles, mobilisons les technologies de l'information et tournons-nous vers la jeunesse. C'est elle qui donnera la direction pour notre amitié.

Angela l'a dit, il y a l'apprentissage des langues, il y a le réseau des établissements scolaires et universitaires. Amplifions encore cet effort.

Il y a l'Office franco-allemand pour la jeunesse. Relançons cette idée. Transformons ce bel instrument pour qu'il devienne l'opérateur d'un vaste programme d'échanges universitaires, une sorte d'ERASMUS franco-allemand.

L'Europe, ce ne sont pas simplement des institutions, des procédures, des textes juridiques - ils sont nécessaires. L'Europe, génération après génération, c'est le plus beau projet politique que nous puissions imaginer ensemble.

Un projet pour chacun de nos pays, pour nous unir dans le respect de chacune de nos identités. Un projet pour l'Europe elle-même qui doit, non pas, être regardée comme une zone vulnérable, mais comme une puissance de paix, de progrès et de croissance.

Un projet pour le monde car l'Europe est un exemple, √† condition qu'elle donne l'exemple, qu'elle tende sa main aux pays les plus pauvres, ceux qui connaissent la faim, la pauvret√©, les fl√©aux sanitaires. Oui, qu'elle soit irr√©prochable pour lutter contre la pollution, le pillage des richesses. Qu'elle soit √©galement exigeante face au fanatisme, √† l'intol√©rance, aux dictatures. Tous ceux qui souffrent de ces maux, qui sont priv√©s des nourritures essentielles ou qui sont soumis √† une dictature doivent savoir que l'Europe sera, toujours, √† leurs c√īt√©s.

Et nous, Européens, qui avons accueilli, génération après génération, tant d'hommes et de femmes venus d'autres pays, nous devons montrer, là encore, notre cohésion autour de nos valeurs. Et lutter contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre l'intolérance. L'Europe, là encore, doit être un exemple du vivre ensemble.

Je suis heureux que la parole qu'avait prononc√©e le g√©n√©ral de Gaulle, il y a cinquante ans, r√©sonne encore ici, en Allemagne, dans ce lieu. C'est une fiert√©, pour la France, que de savoir que cette voix-l√† a pu √™tre entendue. Sachons bien l'√©couter. Le g√©n√©ral de Gaulle proposait aux jeunes de nos deux pays, il y a 50 ans, de ¬ędevenir plus libres, plus dignes, meilleurs¬Ľ. Ce message reste encore vrai aujourd'hui.

Vous, les jeunes allemands, comme les jeunes fran√ßais, vous pouvez souffrir de la crise √©conomique, conna√ģtre l'angoisse du ch√īmage. Et nous devons tout faire pour vous redonner espoir. Mais vous, jeunes allemands, jeunes fran√ßais, vous avez cette chance exceptionnelle de n'avoir jamais connu d'autres situations que la paix et la d√©mocratie.

Vous, jeunes allemands, vous êtes les enfants d'un grand pays, plus grand encore que celui que visitait le général de Gaulle, il y a cinquante ans, puisque les murs sont tombés.

Construisez donc l'Europe à votre image, jeunes allemands, jeunes français. Une Europe exigeante, une Europe morale, une Europe généreuse, une Europe ouverte ! Poursuivez le rêve européen, celui qui a été esquissé par les pères fondateurs, ce rêve que faisaient, ici même, il y a cinquante ans, ensemble, les yeux ouverts, le chancelier Adenauer et le général de Gaulle.

¬ęJunge Damen, junge Herren, aus Deutschland, aus Frankreich, aus ganz Europa. Ihre Rolle ist es nun dem europ√§ischen Traum Wirklichkeit und Zukunft zu verleihen! Es lebe die deutsch-franz√∂sisch Freundschaft!¬Ľ

(Traduction : ¬ęJeunes d'Allemagne et de France, et de tout notre continent, c'est √† vous, maintenant, de donner une r√©alit√© √† vos esp√©rances et un avenir au r√™ve europ√©en. Vive l'amiti√© franco-allemande !¬Ľ)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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2. Conf√©rence de presse conjointe du pr√©sident de la R√©publique, M. Fran√ßois Hollande, et de la chanceli√®re de la R√©publique f√©d√©rale d'Allemagne, Mme Angela Merkel - Propos de M. Hollande - Ludwigsburg, 22 septembre 2012

 

Je voulais d'abord remercier Angela Merkel et l'ensemble des autorités allemandes qui nous ont reçus pour cette cérémonie qui ouvre donc l'année franco-allemande et qui était une évocation de notre Histoire, de cet acte d'audace dont j'ai parlé, qui a permis à l'amitié franco-allemande d'engendrer l'Union européenne que nous connaissons aujourd'hui.

Nous avons un devoir de rappel de notre Histoire, pour savoir d'o√Ļ nous venons, mais nous avons surtout un devoir d'action pour l'imm√©diat et de pr√©paration de l'avenir. C'est ce dont nous avons parl√© tout au long des heures qui ont suivi la c√©r√©monie.

D'abord, des √©tapes importantes ont √©t√© franchies ces derniers mois : le Conseil europ√©en de la fin du mois de juin, o√Ļ nous avons √©labor√© ce pacte de croissance qui doit maintenant s'appliquer partout. Nous avons √©galement renforc√© la stabilit√© de la zone euro, ce qui a permis √† la Banque centrale europ√©enne de pr√©ciser ses modes d'intervention. Il y a eu la d√©cision du tribunal de Karlsruhe pour rendre son verdict qui √©tait tr√®s attendu, et qui permet maintenant au M√©canisme europ√©en de stabilit√© de pouvoir √™tre pleinement utilis√©, en fonction des besoins qui se feront sentir et des demandes qui seront faites. Et puis, nous avons √† traiter, dans le court terme, la question de la Gr√®ce - les choses avancent avec le travail de la Tro√Įka - et l'Espagne qui a pu faire appel √† un soutien pour ses banques, qui lui a √©t√© d'ailleurs accord√© √† hauteur de 100 milliards d'euros.

Alors, qu'est-ce que nous avons √† faire encore ? Nous avons √† renforcer notre gouvernance. Et je souhaite que la France et l'Allemagne puissent prendre des initiatives pour permettre que nous puissions coordonner nos politiques, am√©liorer encore nos d√©cisions, valider nos choix et √™tre capables d'intervenir, lorsque c'est n√©cessaire, avec une r√©gularit√©. Nous avons √† donner une signification, une traduction, √† l'union bancaire. Nous pourrons le faire, dans une premi√®re √©tape, au Conseil europ√©en et y revenir encore √† la fin de l'ann√©e, parce que nous avons besoin de surveillance. Et je consid√®re que la Banque centrale europ√©enne peut avoir un r√īle tout √† fait pr√©cieux pour la supervision. Et enfin, nous avons √† approfondir notre union √©conomique, mon√©taire et ce sera l'objet de la feuille de route pour la fin de l'ann√©e.

Pour r√©sumer ce qu'est notre position commune : nous avons franchi des √©tapes ; nous en avons encore d'autres ; et nous devons nous donner comme perspective qu'√† la fin de l'ann√©e, l'essentiel des questions qui √©taient pos√©es puissent maintenant √™tre r√©gl√©es et que nous arrivions, en 2013, √† un autre agenda qui serait celui, sur lequel nous devons encore travailler, du renforcement de notre union et du soutien √† la comp√©titivit√© et √† la croissance parce que nous ne voulons pas que s'instaure une zone, la zone euro pouvant √™tre celle-l√†, o√Ļ il y ait des chiffres de croissance qui ne correspondent pas √† nos engagements en mati√®re d'emplois.

Donc nous avons cette responsabilité, redonner confiance ; faire en sorte que nous puissions avoir de bons mécanismes de décision ; régler les problèmes et donner une perspective à l'Union européenne.

Je dois dire que cette journ√©e √©tait symbolique √† bien des √©gards, symbolique de ce que la France et l'Allemagne ont √©t√© capable de faire, symbolique encore de cette amiti√© qui ne s'est jamais essouffl√©e, qui, g√©n√©ration apr√®s g√©n√©ration, prend un nouveau tour et une nouvelle perspective. Et nous aurons d'ailleurs, dans le cadre du Trait√© de l'√Člys√©e, son 50√®me anniversaire, √† renforcer encore tous les m√©canismes d'√©changes linguistiques, culturels et notamment l'Office franco-allemand pour la jeunesse qui est un bel instrument que nous devons encore renforcer.

Je termine sur la question qui nous a √©galement √©t√© pos√©e sur le rapprochement EADS-BAE. C'est une volont√© d'entreprise, c'est un projet sur lequel nous sommes d√©cid√©s √† √™tre en concertation √©troite, la France et l'Allemagne. Parce que nous consid√©rons que c'est un enjeu qui concerne l'Europe bien s√Ľr, mais aussi nos deux pays, compte tenu de ce qui existe aujourd'hui au capital de cette entreprise. Sur le reste, nous consid√©rons que les demandes et les v√©rifications devront √™tre faites au cours des prochains jours.

Q - C'est une question à propos du projet de fusion EADS-BAE système. Je voulais savoir quelles étaient les conditions posées par vos deux pays, la France et l'Allemagne pour donner votre feu vert à ce projet, que ce soit en terme industriel, militaire, d'administration et de capital ?

R - Les conditions, vous les imaginez, donc, je n'ai pas besoin ici de les développer. C'est l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos états respectifs. C'est là-dessus que nous sommes en discussion avec l'entreprise qui a fait ce projet.

Q - Une question à l'une et l'autre à propos de l'union bancaire. Je voudrais savoir si vous avez discuté de cette question de façon détaillée. Et M. Hollande, est-ce que vous pouvez accepter que la supervision bancaire ne vienne pas le 1er janvier 2013 ? Et vous, Madame la Chancelière, est-ce que vous êtes d'accord, qu'en échange d'un compromis, des concessions puissent être faites au niveau de la supervision bancaire concernant les petites banques, supervision par la BCE.

R - Oui, je suis pour l'union bancaire. Je consid√®re que c'est une √©tape tr√®s importante par rapport aux objectifs qui sont les n√ītres de stabilit√©, de ma√ģtrise de la finance et des risques. Nous devons le faire par stades successifs et le plus t√īt sera le mieux. Il y a des modalit√©s, vous savez que c'est la Banque centrale europ√©enne qui doit √™tre superviseur et, √† partir de l√†, de voir comment nous pouvons faire pour prendre en compte le plus d'√©tablissements possible. C'est la position de la France. Mais en laissant aussi aux autorit√©s de r√©gulation de chacun des pays un r√īle, de fa√ßon √† ce que le syst√®me puisse √™tre le plus efficace possible. Alors apr√®s, il y aura d'autres √©volutions. Une fois qu'il y aura cette supervision, il pourra y avoir des m√©canismes d'intervention diff√©rents.

Q - La crise touche toute l'Europe, or vous Madame Merkel vous êtes en fin de mandat, et vous connaissez un taux de popularité élevé, alors que vous Monsieur Hollande qui êtes en début de mandat, votre popularité est en chute, comment expliquez-vous ce phénomène ? Est-ce qu'il est plus difficile de commencer un mandat que de le terminer ?

R - Cela dépend comment on le termine, c'est toute la question. Donc, je vais laisser Mme Merkel s'exprimer sur la fin de mandat mais qui peut être pour elle le début d'un autre, je n'en sais rien, je vais la laisser s'exprimer.

[...]

R - Ai-je besoin d'ajouter quelque chose à ce qu'a dit Mme Merkel pour signaler qu'il y a effectivement dans un mandat, des hauts, des bas ? Ce qui compte c'est le cap qui est fixé, les moyens de l'atteindre et la force que l'on met pour obtenir des résultats.
Les d√©buts de mandat sont forc√©ment une p√©riode o√Ļ les attentes sont consid√©rables, les fins de mandants sont des temps o√Ļ des r√©sultats sont demand√©s. Je demande √† √™tre jug√© sur les r√©sultats, et cela prendra le temps n√©cessaire. Il se trouve que nous sommes dans une situation en Europe qui est difficile. Il y a une crise, il y a une croissance faible, il y a du ch√īmage, et mon devoir, c'est de permettre √† la France, dans le cadre de ses engagements europ√©ens d'arriver √† la fin de mon mandat dans un meilleur √©tat que ce que j'ai connu au d√©but. Apr√®s, les sondages sont une part d'estimation, mais le seul r√©sultat qui compte c'est le vote des peuples au moment o√Ļ ils sont consult√©s.

Q - On a beaucoup parl√© aujourd'hui d'amiti√© franco-allemande, alors comment est-ce que vous qualifiez votre relation de travail personnel ? O√Ļ en √™tes-vous sur le chemin de l'amiti√© ? De ¬ęMERKOZY¬Ľ, on a toujours dit que la coop√©ration √©tait exceptionnelle. Quelle est la qualit√© de la coop√©ration de ¬ęMERKHOLLANDE¬Ľ ?

R - Nous n'avons pas besoin de rapprocher nos deux noms pour donner un nouveau patronyme √† la conduite de la politique europ√©enne. Parce que ce n'est pas notre conception. Nous √©changeons autant qu'il est possible et n√©cessaire, nous le faisons dans un bon esprit, en cherchant √† chaque fois le compromis pour entra√ģner les autres, et je crois que l'erreur ce serait de laisser penser que d√®s que nous sommes d'accord, nous, les autres devraient forc√©ment nous suivre. Mais l'autre erreur serait de ne pas nous mettre d'accord. C'est tr√®s important que la France et l'Allemagne, √† chaque moment, puisse se retrouver sur le cap √† conduire et l'√©tape √† franchir.

Il est vrai que nous sommes liés par l'Histoire. J'ai parlé et Angela Merkel vient de reprendre le mot, d'audace. C'était très difficile, 20 ans après une guerre qui avait divisé autant l'Europe et qui avait opposé nos deux pays dans la barbarie. C'était très difficile de se retrouver dans un traité d'amitié, et c'était très difficile pour l'Europe d'avoir une vision commune. Aujourd'hui, nous ne sommes pas du tout devant cette épreuve, elle n'est pas de même dimension, elle n'a pas les mêmes conséquences. Mais en même temps, nous sommes devant une crise, nous sommes devant une Europe qui doute d'elle-même, une zone euro qui, à un moment, a pu donner des signes de faiblesse. Alors, la responsabilité de ceux qui dirigent, et notamment en Allemagne et en France, c'est de prendre les bonnes décisions. Et je voudrais que dans 20 ans, lorsque d'autres reviendront ici pour saluer l'amitié, ils puissent se dire qu'à cette époque, Français et Allemands, ont pu agir utilement pour l'Europe et ont pu aussi avoir de l'audace.

Je vous remercie./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Inauguration du M√©morial de Drancy - Discours du pr√©sident de la R√©publique, M. Fran√ßois Hollande - Drancy, 21 septembre 2012

 

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Maire, qui nous reçoit ici, à Drancy,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires et les √Člus,

Monsieur le Président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah,

Monsieur le Président du mémorial de la Shoah,

Mesdames, Messieurs,

C'est avec beaucoup d'émotion, que je suis venu ce matin inaugurer, ici, le Mémorial de Drancy. Au milieu de rares survivants, des familles, des enfants, conscients qu'il s'était produit ici un crime, un crime abominable.

Six millions de juifs - pr√®s des trois quarts des juifs d'Europe - ont √©t√© assassin√©s par les nazis. 76.000 venaient de France. Parmi ceux-ci, 63.000 ont √©t√© d√©port√©s depuis le camp de Drancy. Vous l'avez dit, ils √©taient de tous √Ęges, de toutes conditions. Il y avait des hommes et des femmes illustres, il y avait des anonymes, il y avait des enfants, de toutes nationalit√©s, de toutes origines. Ils n'avaient qu'un point commun, un seul : ils √©taient juifs. C'est parce que juifs qu'ils devaient √™tre frapp√©s, d√©port√©s.

Drancy, c'était la dernière étape avant l'enfer, l'enfer des wagons à bestiaux, l'enfer des camps d'extermination. Drancy, c'était la porte de l'enfer.

Des milliers d'hommes et de femmes, d'enfants, tassés, parqués, martyrisés pendant des jours et des nuits. Sans recours, affrontant la peur, la faim et cette incertitude sur l'issue finale. Ils attendaient, ils ne savaient pas tous que la mort était au bout de l'épreuve. Alors, puisque nous, nous savons, nous leur devons la fidélité du souvenir. C'est pourquoi ce lieu est le lieu d'un crime, mais le lieu aussi d'un symbole : la mémoire nationale, ici, à Drancy.

La cit√© de la Muette √©tait donc, avant la guerre, un ensemble de logements sociaux. Apr√®s la guerre, en 1946, elle est redevenue un lieu de ¬ęvie ordinaire¬Ľ, comme si rien ne s'√©tait pass√©.

Il a fallu du temps pour que la mémoire trouve sa place. Que dis-je, sa place ? Pour qu'elle impose, enfin sa présence.

En 1976, le premier monument commémoratif, cela a été rappelé, celui de Shlomo Selinger, était inauguré.

En 1988, seulement en 1988, le ¬ęwagon du souvenir¬Ľ fut install√© ici, pour souligner ce qu'√©tait Drancy : un lieu de transit, le point de d√©part des convois vers la mort.

En 2001, le site √©tait inscrit par l'√Čtat sur la liste des monuments historiques. Sans que l'on sache si c'√©tait, cela m'a √©t√© rappel√©, pour sa qualit√© architecturale ou pour ce qui s'y √©tait produit.

En 2005, naissait le projet que nous avons sous les yeux avec la volonté d'inscrire définitivement Drancy dans la trame de notre histoire collective.

Je veux remercier, au nom de la République, toutes les personnes, toutes les institutions qui ont pris leur part à l'édification de ce mémorial.

La Fondation pour la mémoire de la Shoah, d'abord, et notamment sa présidente d'honneur, Simone Veil, qui fut recluse ici, à Drancy, à peine sortie de l'enfance.

Je salue le M√©morial de la Shoah qui, sous l'impulsion de son pr√©sident √Čric de Rothschild et de son directeur Jacques Fredj, poursuit une oeuvre remarquable, que j'ai eu l'occasion de visiter, et qui est par d√©finition inachev√©e. Tant le travail de m√©moire, d'histoire, fait que les d√©couvertes, les recherches, sans cesse am√©liorent encore, approfondissent nos connaissances.

Je veux aussi saluer la commune de Drancy qui a mis le terrain √† la disposition du M√©morial, et tous ceux qui ont contribu√© au financement, y compris des acteurs publics comme la Caisse des d√©p√īts.

Il y a les personnes, celles qui inlassablement, depuis des décennies font ce travail de recherche, d'enquête, je veux parler de Serge Klarsfeld, qui a mis en lumière l'importance historique de ce camp, avec les autres lieux d'internement - ceux de Compiègne, de Pithiviers, de Beaune-la-Rolande, des Milles.

Tous ces noms évoquent des lieux de martyre.

Oui, mais aussi l'outrage à la France que fut la collaboration. Celle qui a été cachée, effacée parfois, tant elle était lourde à regarder en face.

Drancy a été gardé par des gendarmes français, géré par des fonctionnaires français. Les enfants amenés ici de Pithiviers ou de Beaune-la-Rolande avaient été arrêtés par des policiers français.

Il ne s'agit plus d'accuser. La justice est passée. Parfois elle est arrivée trop tard.
Il ne s'agit pas non plus d'établir la vérité : nous la connaissons, nous en connaissons aussi l'horreur. Aujourd'hui, il s'agit de transmettre.

C'est l'esprit de ce mémorial.

La transmission : l√† r√©side l'avenir de la m√©moire. J'ai √©t√© vraiment fier d'√™tre au milieu des jeunes. Je voudrais qu'ils soient eux-m√™mes conscients de ce qu'ils ont v√©cu aujourd'hui, de ce qu'ils ont eux-m√™mes cherch√©, d√©couvert et de ce qu'ils ont aussi mis √† leur niveau en lumi√®re. Qu'ils se souviennent de cette journ√©e, les √©l√®ves des √©coles, celles qui ont chant√© et celles et ceux qui m'ont accompagn√©. Parce que c'est √† eux, maintenant, que revient cette t√Ęche de continuer la cha√ģne du souvenir.

Parce que le moment arrive o√Ļ le temps aura eu raison de l'√©nergie des survivants. Bient√īt il n'y en aura plus. Nous devons former l'esprit des g√©n√©rations √† venir.

Un grand R√©sistant, Pierre Brossolette - qui, je le rappelle, choisit de mourir pour ne pas courir le risque de parler - affirmait ainsi, en 1943, √† propos des enfants humili√©s et des h√©ros anonymes de la guerre : ¬ęCe qu'ils attendent de nous, ce n'est pas de les plaindre, c'est de les continuer. Ce n'est pas un regret mais un serment ; ce n'est pas un sanglot mais un √©lan.¬Ľ

Avec cette même question que nous nous posons au plus profond de notre esprit : comment cette horreur a-t-elle été possible ?

Cette question nous taraude. Oui, c'est une interrogation fondamentale, sur nous-m√™mes, sur ce que nous sommes, sur ce dont l'Homme est capable. Comment, dans notre pays, la France des Lumi√®res, la France des droits de l'Homme, la France de la R√©volution fran√ßaise, comment s'√©tait-il trouv√© assez de bourreaux pour aller chercher chez elles des familles d√©sarm√©es ? Comment s'√©tait-il trouv√© assez de l√Ęches pour les laisser faire, d√©tourner le regard ? Comment a-t-on pu, ici, √† 15 kilom√®tres de Paris, laisser s'installer une telle souffrance dans cette antichambre de la mort, sans qu'il y ait des sursauts d'honneur ou de piti√© pour qu'un certain nombre de ces innocents soient retir√©s des mains de leurs bourreaux ?

Comment a-t-il été possible d'en arriver là au milieu du XXème siècle ? Chercher à comprendre pour éviter la reproduction de l'horreur. Comment comprendre ? Comment expliquer l'inexplicable ?

D'abord, il y a l'esprit de soumission. Les ordres √©taient les ordres, la raison d'√Čtat avait perdu la raison mais c'√©tait l'√Čtat, la lucidit√© c√©dant devant l'ob√©issance.

Ensuite, l'antis√©mitisme devenu progressivement une opinion, puis un enchainement. Qui acceptait le statut des juifs acceptait l'√©toile jaune ; qui acceptait l'√©toile jaune acceptait Drancy ; sans forc√©ment connaitre la suite. Quand le mal commence √† s'inscrire dans la vie quotidienne, quand il acquiert, selon le mot d'Hannah Arendt, une sorte de banalit√©, alors plus rien ne s'oppose √† lui. Tirons-en la le√ßon pour aujourd'hui. Rien n'est insignifiant. Tout propos, tout acte √† caract√®re antis√©mite ou raciste est inacceptable. D'o√Ļ l'obligation pour nous tous et au sommet de l'√Čtat encore davantage, d'une vigilance sans faille. Le devoir de ne rien admettre de ce qui est inadmissible, voil√† le premier enseignement de Drancy.

Ce n'est pas le seul. Parce qu'il y en a aussi un plus beau qui permet, non pas d'effacer l'autre, mais de donner espoir. Car si la l√Ęchet√© et la cruaut√© peuvent exister dans chaque √™tre humain, il en est de m√™me du courage et de l'honneur.

Permettez-moi de rendre hommage √† ceux qui ont permis de sauver les trois quarts des juifs de notre pays. Je salue la m√©moire des Justes de France. Je rappelle les R√©sistants qui, au nom de la France libre, se sont lev√©s, √† Londres et dans les maquis. Mais aussi la m√©moire de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui ont su, jour apr√®s jour, et ils √©taient nombreux et soyons fiers d'eux, garder le sens de la dignit√©, parfois par de petits gestes qui √©taient des bravoures, de petites choses qui √©taient des prouesses dont ils n'avaient pas toujours conscience. Au camp des Milles se dresse le ¬ęMur des actes justes¬Ľ, c'est une belle formule ¬ęles actes justes¬Ľ. Ce mur atteste que les plus humbles comportements d'une vie peuvent suffire √† situer un √™tre du c√īt√© de l'honneur face √† l'horreur. √Ä la banalit√© du mal s'oppose la modestie du bien. Le bien n'a pas besoin d'√™tre reconnu, il ne cherche pas la gratification. Le bien, il donne, il ne re√ßoit pas. C'est aussi une belle le√ßon de Drancy. Elle doit √™tre transmise aussi aux g√©n√©rations, la le√ßon du bien.

Enseigner le passé, c'est la seule façon de l'empêcher de se reproduire. C'est aussi l'unique arme dont nous disposons contre l'indifférence, l'oubli et, pire encore, le négationnisme.

Dans cette perspective, le partenariat √©troit qui unit le m√©morial de la Shoah au minist√®re de l'√Čducation nationale doit accompagner l'inauguration de ce nouveau b√Ętiment.

Je demande au ministre de faire en sorte que partout, dans tous les établissements, non seulement soit enseignée la Shoah, du CM2, à la troisième et à la première, qu'elle soit enseignée partout, sans aucune restriction. Ses leçons doivent être méditées dans chaque établissement. Sa singularité ne doit jamais pouvoir être remise en cause ni même être contestée. Je fais confiance aux enseignants.

La m√©moire de la Shoah est bien s√Ľr celle des juifs, qui, depuis 1945, sont des survivants et des t√©moins.

Mais la mémoire de la Shoah, c'est aussi l'histoire et donc l'affaire de l'Europe et de la France.

L'√©cole de la R√©publique c'est le lieu o√Ļ notre r√©cit collectif se construit, o√Ļ les m√©moires s'additionnent, se confondent pour faire ce qu'on appelle le r√©cit national, ce qui nous unit tous. Il n'y a pas de concurrence entre les m√©moires. Il n'y a pas de hi√©rarchie entre elles.

Tout nous oblige.

Les établissements scolaires de Drancy sont un exemple réussi de cette exigence : des élèves issus de familles venues du monde entier ont fait de ce lieu une part de leur histoire et donc de leur identité.

L'école doit faire encore davantage. Les enfants doivent disposer des moyens intellectuels et moraux de se repérer dans leur vie, à partir d'un socle de valeurs qui nous unissent tous : des valeurs rationnelles, des valeurs universelles.

Cela passe par l'enseignement de l'histoire, dont la place, et je salue le ministre pour cette décision, sera rétablie et confortée.

Cela passe aussi par ce que le ministre appelle la morale la√Įque. Il ne s'agit pas d'ass√©ner des maximes, ou d'imposer des rites ou des id√©es pr√©con√ßues. Ce n'est pas cela la morale. C'est ce qui doit permettre √† chaque enfant de la R√©publique, quelles que soient ses origines ou sa condition, d'avoir de l'objectivit√©, de l'esprit critique, d'√™tre capable de s'√©lever, de construire une pens√©e qui lui soit personnelle et en m√™me temps qui ne l'oppose pas √† d'autres.

La jeunesse est la grande affaire des années qui viennent, pas simplement pour mettre notre pays en capacité d'affronter la compétition. Ce n'est pas seulement de permettre aux enfants des catégories modestes, ce qui est une noble ambition, de pouvoir réussir leur vie avec les mêmes conditions que d'autres. La priorité que nous accordons à l'éducation à travers la jeunesse, c'est aussi pour la cohésion nationale. Cette capacité à vivre ensemble.

Nous devons lutter toujours, encore, contre l'obscurantisme.

Contre la haine, contre cette volonté de détruire, contre le fanatisme, toujours prêt à s'organiser et à vouloir anéantir nos libertés. Face à ces tentatives, une nouvelle fois, je le dis haut et fort, la République ne cédera pas, jamais, sur ses valeurs, sur son histoire.

Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement le droit tout à fait nécessaire à assurer la sécurité et la liberté qui est un droit fondamental et qui vaut pour tous les citoyens de la République.

Ce qui est en cause, c'est la démocratie.

La démocratie doit être fière de ses principes. Elle doit aussi les défendre, lorsque c'est nécessaire et c'est nécessaire.

Des forces sont à l'oeuvre, dans le monde, contre les droits de l'Homme ; elles n'ont plus le même visage qu'hier, mais elles ont le même dessein. Elles placent toujours l'antisémitisme, la haine de l'autre, au centre de leurs obsessions. Et elles veulent abattre cet édifice de tolérance que nous avons hérité de notre histoire.

Enfants de France, ne cédez jamais à ces passions, luttez avec toute votre énergie contre l'antisémitisme et le racisme.

C'est le message que je vous passe à Drancy : la liberté ne souffre aucune négligence, aucun abandon.

Tel est ce que je pourrais dire √™tre l'appel de Drancy : faire que de la souffrance, qui, ici a √©t√© v√©cue au plus profond des chairs des victimes, faire que de la souffrance naisse une vigilance, la n√ītre, et que de la vigilance sorte une esp√©rance, celle, toujours inachev√©e, de la R√©publique et de l'√©galit√©.

Merci./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. Slovaquie - D√©claration du pr√©sident de la R√©publique, M. Fran√ßois Hollande, √† l'issue de son entretien avec le Premier ministre de la R√©publique de Slovaquie, M. Robert Fico - Paris, 20 septembre 2012

 

J'ai été heureux d'accueillir le Premier ministre de Slovaquie, mon ami Robert Fico. Il est Premier ministre de son pays depuis le mois de mars. Il m'avait donc précédé de quelques semaines avant que je n'accède moi-même à la présidence de la République.

Nous avons de nombreuses convergences. D'abord, parce que la France et la Slovaquie ont un partenariat depuis déjà plusieurs années et que nous voulons renforcer. Ensuite, parce que nous avons la même conception de l'Europe, une Europe fondée sur le sérieux dans les choix budgétaires et en même temps capable de développer une politique de croissance. Et c'est pourquoi nous nous sommes retrouvés, au dernier sommet européen du mois de juin, en totale harmonie pour promouvoir le pacte de croissance.

Aujourd'hui, nous avons évoqué la préparation des prochaines échéances européennes. Nous avons à travailler encore sur l'union bancaire et sur le budget européen. Car nous sommes attachés à ce que ce budget européen puisse être doté des ressources suffisantes pour assurer, aussi bien, l'avenir de la politique agricole commune que les fonds de cohésion.

Enfin, nous avons évoqué la relation entre nos deux pays. En 2013, nous avons plusieurs rendez-vous, aussi bien à Marseille qu'à Kosice qui seront chacune capitale européenne de la culture, mais aussi à Bratislava pour le vingtième anniversaire de l'indépendance de la Slovaquie. Et il y a des projets industriels qui nous sont communs notamment par rapport au nucléaire civil, un projet dans lequel nos entreprises sont prêtes à s'investir si les autorités slovaques leur permettent de le faire.

Enfin, Robert et moi-même nous avons les mêmes sensibilités politiques et nous avons convenu de travailler aussi ensemble dans cet état d'esprit./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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5. S√©curit√© des Fran√ßais de l'√©tranger - D√©claration devant la presse du ministre des Affaires √©trang√®res, M. Laurent Fabius - Paris, 21 septembre 2012

Je voulais faire le point avec vous √† pr√®s de 19 heures, heure fran√ßaise sachant qu'√©videmment, il est plus t√īt en Afrique et plus tard en Orient.

Vous savez que les précautions qui ont été prises, à partir des instructions que j'ai données en tant que chef de la diplomatie, sont extrêmement importantes. Nous avons appliqué à 32 sites le niveau 2 de nos préconisations et à 20 sites le niveau supérieur qui prévoit la fermeture des ambassades et des écoles. Ces précautions étaient nécessaires compte tenu des événements que vous connaissez.

√Ä l'heure o√Ļ je vous parle, Il y a eu dans un certain nombre de pays du monde, notamment au Pakistan, des mobilisations tr√®s importantes avec, malheureusement, des victimes. Concernant nos propres ressortissants, il n'y a pas eu de manifestations massives contre la France. Les manifestations principales ont eu lieu en √Čgypte, m√™me si elles √©taient limit√©es, en Afghanistan et en Indon√©sie.

Je pense que nous avons eu raison de prendre ces pr√©cautions parce que les choses sont sous contr√īle. Maintenant, il faut rester tr√®s vigilant et, donc, le message que j'adresse √† nos compatriotes expatri√©s est un message de soutien, bien s√Ľr, de confiance et de vigilance. Dans un certain nombre de pays, nous allons maintenir ces dispositions pour le samedi et le dimanche. J'ai donn√© instruction aux ambassadeurs de d√©cider de leur maintien ou non, en fonction de l'√©volution de la situation dans chacun des pays.

Voil√†, √† l'instant o√Ļ je vous parle, le bilan provisoire en ce qui concerne les Fran√ßais. C'est un bilan, si on peut dire, de vigilance mais il faut rester tr√®s prudent pour la suite.

Je dois ajouter que les gouvernements que nous avions saisis pour apporter des protections supplémentaires à nos postes ont répondu et je les en remercie.

Nous allons rester très vigilants pour samedi et dimanche parce que, dans certains de ces pays, ce sont des jours de repos, de loisirs et peut-être aussi de manifestations. Nous ajusterons. Il faut conserver un esprit de vigilance sans en rajouter et sans surréagir. C'est dans cette direction que nous allons./.

 

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6. N√©pal - Avalanche meurtri√®re dans le massif du Manaslu - Entretien de la ministre d√©l√©gu√©e charg√©e des Fran√ßais de l'√©tranger, Mme H√©l√®ne Conway-Mouret, avec ¬ęBFM¬Ľ - Paris, 24 septembre 2012

 

L'ambassadeur a rencontré les personnes blessées et il s'occupe du rapatriement. Je serai moi-même à l'aéroport lorsque nos ressortissants reviendront sur le sol français.

Nous sommes pleinement mobilisés sur place et à Paris pour informer les familles dès que nous avons des nouvelles.

Nous sommes aussi auprès de nos ressortissants qui, sur place, sont choqués et blessés. Nous les accueillerons lorsqu'ils reviendront sur le sol français./.

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7. N√©pal - Avalanche meurtri√®re dans le massif du Manaslu - D√©claration de la ministre d√©l√©gu√©e charg√©e des Fran√ßais de l'√©tranger, Mme H√©l√®ne Conway-Mouret - Paris, 24 septembre 2012

 

Entre 3h00 et 5h00 (heure locale) dans la nuit du 22 au 23 septembre, une avalanche s'est abattue sur un groupe d'alpinistes qui effectuait l'ascension du massif du Manaslu au N√©pal. Les camps n¬į2 et 3 ont partiellement √©t√© emport√©s. Les alpinistes pr√©sents au camp de base n'ont pas √©t√© affect√©s.

Plusieurs expéditions étaient sur place, dont deux françaises.

L'ambassade de France à Katmandou, en liaison étroite avec les autorités locales, est pleinement mobilisée, pour venir en aide à nos compatriotes et pour préciser le bilan définitif.

À ce stade, le bilan provisoire fait état de 4 ressortissants français décédés.

Deux de nos compatriotes sont toujours recherchés.

Trois autres de nos ressortissants ont √©t√© transport√©s hier par h√©licopt√®re dans un h√īpital de Katmandou. Notre consule les a imm√©diatement rencontr√©s pour leur fournir notre assistance. Ils sont rapatri√©s d√®s aujourd'hui vers la France.

La situation demeure évolutive, notamment en raison des conditions atmosphériques. Je suis pleinement mobilisée pour suivre la situation avec le centre de crise, et en relation avec notre ambassade à Katmandou, les autorités sur place ainsi que le préfet de Haute-Savoie et le syndicat des guides de haute montagne de Chamonix./.

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8. Point de presse du porte-parole adjoint du minist√®re des Affaires √©trang√®res - Maintien du consulat g√©n√©ral d'Allemagne √† Strasbourg - Peines de prison contre des blogueurs au Vietnam - √Čthiopie/√Člection de M. Hailemariam Desalegn au poste de Premier ministre - Versement par la France d'une aide budg√©taire de 10 millions d'euros √† l'Autorit√© palestinienne - Mali - Libert√© d'expression - Paris, 24 septembre 2012

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Maintien du consulat général d'Allemagne à Strasbourg (24 septembre 2012)

M. Michael Link, ministre délégué de la République fédérale d'Allemagne aux Affaires étrangères, a annoncé vendredi le maintien du consulat général d'Allemagne à Strasbourg.

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé des Affaires européennes et secrétaire général pour la coopération franco-allemande, s'est réjoui de cette décision, qui est le fruit d'un travail approfondi et de contacts suivis entre la France et l'Allemagne.

Le ministre délégué a déclaré qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle pour Strasbourg, l'Alsace et la France. La présence du consulat général d'Allemagne à Strasbourg est en effet une contribution essentielle à la vocation européenne de la capitale alsacienne.

Dans un contexte budgétaire contraint, la solution trouvée par nos partenaires allemands permet de préserver une présence diplomatique et consulaire correspondant aux importants enjeux européens et internationaux liés à Strasbourg.

Pour le ministre délégué français, cette décision est un signal politique fort, qui témoigne une fois de plus du soutien constant de notre partenaire allemand au rayonnement européen de Strasbourg, siège du Parlement européen.

 2 - Peines de prison contre des blogueurs au Vietnam

La France d√©plore vivement les jugements prononc√©s ce lundi √† H√ī Chi Minh-Ville contre les trois blogueurs vietnamiens M. Nguyen Van Hai, Mme Ta Phong Tan et M. Phan Thanh Hai, condamn√©s respectivement √† 12 ans, 10 ans et 4 ans d'emprisonnement pour les opinions qu'ils avaient cru pouvoir exprimer librement.

La France rappelle son attachement à la liberté d'expression et d'opinion, y compris sur Internet, partout dans le monde.

3 - √Čthiopie - √Člection de M. Hailemariam Desalegn au poste de Premier ministre

La France salue l'√©lection, le vendredi 21 septembre, de M. Hailemariam Desalegn au poste de Premier ministre de la R√©publique f√©d√©rale d√©mocratique d'√Čthiopie, et celle de M. Demeke Mekonnen au poste de Vice-premier ministre.

La France félicite le gouvernement éthiopien pour avoir su conduire la transition constitutionnelle du pouvoir dans les meilleures conditions.

La France est d√©sireuse de poursuivre et renforcer son dialogue politique avec les autorit√©s √©thiopiennes ainsi que la relation de partenariat qui unit nos deux pays. La France et l'√Čthiopie ont un r√īle moteur √† jouer ensemble sur les sujets d'int√©r√™t commun que sont le d√©veloppement, la d√©mocratie et la s√©curit√© r√©gionale.

Nous pr√©sentons tous nos voeux de succ√®s √† M. Hailemariam Desalegn et M. Demeke Mekonnen dans leur mission au service de l'√Čthiopie, du peuple √©thiopien et du continent africain.

4 - Versement par la France d'une aide budgétaire de 10 millions d'euros à l'Autorité palestinienne

La France a annoncé, hier, le versement prochain d'une aide de 10 millions d'euros au budget de l'Autorité palestinienne. Il s'agit de la deuxième tranche de l'aide budgétaire française à l'Autorité palestinienne au titre de 2012, après les 10 millions d'euros annoncés par le ministre lors de la visite à Paris du président Abbas, en juin dernier.

Cette annonce est intervenue dans le cadre de la réunion à New York du comité de liaison ad hoc, à laquelle participent les principaux donateurs à l'Autorité palestinienne.

La France partage le constat dress√© lors de cette r√©union par le Fonds mon√©taire international, la Banque mondiale et les Nations unies, selon lequel l'Autorit√© palestinienne demeure pr√™te √† √©tablir un √Čtat fonctionnel, en d√©pit des difficult√©s financi√®res actuelles.

La France, qui reste engag√©e aux c√īt√©s des Palestiniens dans la construction des institutions de leur futur √Čtat, se joint √©galement aux appels lanc√©s par le comit√© : une remobilisation urgente des donateurs, notamment les √Čtats-Unis et certains pays du Golfe, est plus n√©cessaire que jamais, de m√™me qu'une action d√©cisive des autorit√©s isra√©liennes pour lever les restrictions au d√©veloppement √©conomique viable des Territoires palestiniens, notamment en zone C et √† Gaza.

5 - Mali

Q - Le Mali et la CEDEAO ont trouv√© un accord dimanche sur les conditions d'un d√©ploiement d'une force africaine avec l'√©tablissement du quartier g√©n√©ral de la force de la CEDEAO √† Bamako. Cela va-t-il faciliter le vote d'une r√©solution au Conseil de s√©curit√© ? Cette semaine ? Par ailleurs, confirmez-vous le d√©ploiement d'une centaine de membres des forces fran√ßaises sp√©ciales dans la r√©gion ? Le cas √©ch√©ant, depuis quand et o√Ļ ? En Libye, comme le dit le journal alg√©rien el-Khabar ?

Paris a promis un appui logistique à la force de la CEDEAO. Comment va-t-il se décliner précisément ?

R - La France salue l'accord entre les autorités maliennes et la CEDEAO concernant le déploiement d'une opération africaine de stabilisation au Mali. Il s'agit d'une étape importante pour répondre aux précisions demandées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2056 sur le Mali.

La crise que traversent le Mali et, plus largement, le Sahel fera l'objet d'une réunion de haut niveau présidée par le Secrétaire général le 26 septembre à New York, à laquelle la France participera. Cette réunion devrait être l'occasion de renforcer la mobilisation de la communauté internationale afin d'engager une réponse concertée avec l'ensemble des acteurs concernés par la crise au Sahel et prenant en compte toutes ses dimensions : humanitaire, politique, sécuritaire, de développement.

Concernant les articles de presse que vous mentionnez, nous ne commentons pas ce type d'informations.

Enfin s'agissant d'un appui logistique, il est prématuré de l'évoquer pour l'heure, au regard du calendrier défini.

6 - Liberté d'expression

Q - La presse alg√©rienne a publi√© une photographie de Bernard-Henri L√©vy aux c√īt√©s de l'ambassadeur am√©ricain en Libye, Christopher Stevens et d'une personne pr√©sent√©e √† tort comme le producteur du film ¬ęL'innocence des Musulmans¬Ľ. Quelle r√©action ?

R - La France est attachée à la liberté d'expression partout dans le monde. Le contexte actuel implique de la part de tous une retenue accrue et nous marquons notre désapprobation face à tout excès et toute provocation. Nous déplorons à ce titre que des médias aient publié une photographie à la légende falsifiée, instrumentalisant ainsi l'image de l'ambassadeur Stevens, assassiné par des groupes radicaux le 11 septembre dernier en Libye, ainsi que celle de personnalités françaises./.

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9. Sierra Leone - R√©solution 2065 adopt√©e par le Conseil de s√©curit√© des Nations unies - New York, 12 septembre 2012

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions antérieures et les déclarations de son président concernant la situation en Sierra Leone, en particulier la résolution 2005 (2011) et la déclaration 2012/11,

Remerciant le Secrétaire général de son neuvième rapport, daté du 4 septembre 2012 (S/2012/679), et prenant note des recommandations qu'il y formule, Saluant les progrès constants accomplis par le gouvernement et le peuple sierra-léonais sur la voie de la paix et de la stabilité ainsi que du développement à long terme du pays,

Se félicitant des efforts déployés pour préparer les élections présidentielle, législatives et locales du 17 novembre 2012, en particulier de la signature de la Déclaration sur les élections de 2012 par les principales parties prenantes du pays, du bon déroulement de l'opération d'inscription sur les listes électorales, de l'amélioration de la mobilité et de l'efficacité de la police, de l'ouverture des tribunaux du contentieux électoral, de l'adoption de la loi sur les élections publiques ainsi que pour promouvoir la participation à la vie politique et la tolérance au sein de la société civile,

Soulignant √† quel point ces √©lections et l'acceptation de leurs r√©sultats par le plus grand nombre sont une √©tape d√©cisive de la consolidation de la paix en Sierra Leone, soulignant √©galement que tous les acteurs nationaux et internationaux doivent continuer d'oeuvrer √† cr√©er un climat propice √† la tenue d'√©lections pacifiques et cr√©dibles ouvertes √† tous, insistant sur l'importance pour les autorit√©s nationales de continuer √† promouvoir un dialogue politique sans exclusive et √† faire le n√©cessaire pour que les √©lections se d√©roulent dans un climat de s√©curit√©, et insistant √©galement sur le r√īle important et positif que les m√©dias peuvent jouer en assurant une couverture fid√®le et √©quilibr√©e des √©v√©nements,

Mesurant l'importance de ce que le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL), l'équipe de pays des Nations unies et les partenaires bilatéraux et internationaux font pour aider la Sierra Leone à préparer les élections, prenant note en particulier des efforts déployés pour améliorer la capacité et l'efficacité des institutions de promotion de la démocratie, des institutions électorales et des institutions de sécurité du pays, pour faciliter le dialogue politique entre l'ensemble des forces vives du pays, pour promouvoir une tradition de non-violence et pour garantir la participation pleine et entière, sur un pied d'égalité et en toute sécurité de toutes les couches de la société au processus électoral et en particulier des femmes, insistant sur le fait que les partenaires de la Sierra Leone doivent continuer à fournir un appui technique, financier et politique audit processus, y compris en envoyant des observateurs électoraux,

Se déclarant satisfait des progrès accomplis par le gouvernement dans la mise en oeuvre du Programme pour le changement, en particulier des mesures qu'il a prises pour maintenir la stabilité macroéconomique, promouvoir l'égalité des sexes, favoriser la participation des jeunes, améliorer l'accès à la justice et le respect des droits de l'Homme, et renforcer sa gestion des industries d'extraction, et saluant le concours précieux que le BINUCSIL, l'équipe de pays des Nations unies et la communauté internationale apportent à la réalisation des objectifs prioritaires de la Sierra Leone en matière de consolidation de la paix et de développement, en particulier dans le cadre de la Vision commune des Nations unies pour la Sierra Leone et de la Vision commune des Nations unies pour la transition,

Ayant conscience des probl√®mes que continuent de poser la criminalit√© transnationale organis√©e, prenant la forme d'activit√©s illicites comme le blanchiment d'argent, le trafic de drogues et la corruption, constatant avec satisfaction les progr√®s accomplis par la Commission de lutte contre la corruption et la Cellule de lutte contre la criminalit√© transnationale organis√©e dans le cadre de l'Initiative c√ītes de l'Afrique de l'Ouest, et soulignant la n√©cessit√© pour les acteurs nationaux et internationaux de continuer √† soutenir la Cellule pour que son action s'inscrive dans la dur√©e,

Se f√©licitant que le gouvernement mesure l'importance du r√īle des femmes en mati√®re de pr√©vention et de r√®glement des conflits ainsi que de consolidation de la paix, et s'efforce de mettre en oeuvre ses r√©solutions sur les femmes, la paix et la s√©curit√©, et la violence sexuelle et sexiste, et jugeant encourageants le lancement d'un plan strat√©gique national en faveur de l'√©galit√© des sexes, la cr√©ation de la Commission nationale sur la violence sexiste et l'adoption de la loi sur les infractions sexuelles,

Appr√©ciant les efforts actuellement faits aux fins de l'√©laboration du Programme pour la prosp√©rit√© de la Sierra Leone, y compris en proc√©dant √† une √©valuation de la fragilit√© dans le cadre du New Deal pour l'engagement dans les √Čtats fragiles, soulignant la n√©cessit√© de maintenir le lien entre paix, s√©curit√© et d√©veloppement dans la planification future afin de p√©renniser les progr√®s accomplis √† ce jour, et soulignant √©galement l'importance pour le syst√®me des Nations unies et les partenaires bilat√©raux et internationaux de continuer √† apporter un appui int√©gr√© au Programme pour la prosp√©rit√© afin d'assurer la coordination et l'efficacit√© de l'assistance internationale,

Exprimant de nouveau sa gratitude au Tribunal sp√©cial pour la Sierra Leone pour l'oeuvre qu'il accomplit, saluant le verdict rendu dans le proc√®s de Charles Taylor et prenant acte des appels interjet√©s, demandant aux √Čtats Membres de contribuer g√©n√©reusement au Tribunal et √† la mise en oeuvre de l'Accord sur la cr√©ation du m√©canisme appel√© √† exercer les fonctions r√©siduelles du Tribunal sp√©cial pour la Sierra Leone,

Rappelant que, conform√©ment √† la Convention de la Communaut√© √©conomique des √Čtats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) de 2006 sur les armes l√©g√®res et de petit calibre, leurs munitions et autres mat√©riels connexes, il incombe aux autorit√©s nationales comp√©tentes de contr√īler la circulation de ces armes sur le territoire de la Sierra Leone, et entre cette derni√®re et les √Čtats voisins, prenant note de l'adoption de la loi sur les armes et les munitions, et rappelant la n√©cessit√© de poursuivre la mise en oeuvre du plan d'action national relatif aux armes l√©g√®res,

Saluant le r√īle jou√© par l'Union africaine, la CEDEAO et l'Union du fleuve Mano dans la r√©alisation des objectifs de consolidation de la paix et de d√©veloppement de la Sierra Leone, et encourageant ces organisations et d'autres organisations r√©gionales √† poursuivre le dialogue dans le sens de la consolidation de la paix et de la s√©curit√© r√©gionales,

Se f√©licitant du r√īle jou√© par la Commission de consolidation de la paix et du Fonds pour la consolidation de la paix √† l'appui de la consolidation de la paix en Sierra Leone,

l. Décide de proroger jusqu'au 31 mars 2013 le mandat du BINUCSIL défini dans la résolution 2005 (2011) ;

2. Demande au gouvernement sierra-léonais, à tous les partis politiques et à leurs sympathisants, ainsi qu'au peuple sierra-léonais et aux médias, de continuer d'aider à créer un climat propice à la tenue d'élections pacifiques et crédibles ouvertes à tous, notamment en aplanissant leurs éventuelles divergences à la faveur d'un dialogue ouvert, sincère et sans exclusive, et de respecter le résultat des élections ;

3. Engage le gouvernement sierra-léonais à s'assurer que ses forces de l'ordre, en particulier la Police nationale, répondent de façon impartiale, proportionnée et efficace aux menaces contre la sécurité pendant et après les élections, et respectent en toute circonstance les normes des droits de l'Homme et du droit international applicables, et exhorte le gouvernement à accélérer la mise en place de la Commission indépendante d'examen des plaintes contre la police et à donner suite aux recommandations issues du rapport de la Commission d'enquête Shears-Moses ;

4. Invite tous les partis politiques à promouvoir la non-violence, notamment en veillant à appliquer pleinement les dispositions du communiqué commun du 2 avril 2009, à voir leurs sympathisants respecter le code de conduite des partis politiques, à honorer les engagements résultant de la Déclaration sur les élections de 2012 en date du 18 mai 2012, à s'abstenir de toute manipulation visant à pousser des enfants à participer aux processus électoraux et à poursuivre le dialogue au sein de la Commission d'enregistrement des partis politiques, ou d'autres instances appropriées ;

5. Demande aux institutions électorales de la Sierra Leone, en particulier à la Commission électorale nationale et à la Commission d'enregistrement des partis politiques, de veiller à ce que la préparation et la tenue des élections se déroulent dans le calme, de manière crédible et sans exclusive, les femmes devant notamment y participer pleinement comme électrices et candidates, d'intensifier les programmes d'information et d'éducation de l'électorat, et de promouvoir la résolution des conflits par le dialogue, la tolérance politique et la non-violence, exhorte la Commission indépendante des médias à faire respecter le code de conduite des médias et insiste sur la nécessité pour les représentants des médias de s'engager à fournir une couverture professionnelle, indépendante et factuelle des événements et à promouvoir l'instruction civique et le dialogue pendant la période électorale ;

6. Prie le BINUCSIL, conjointement avec l'√©quipe de pays des Nations unies et la communaut√© internationale, de continuer √† aider le gouvernement ainsi que les institutions √©lectorales, les institutions de promotion de la d√©mocratie et les institutions de s√©curit√©, lorsque la demande lui en est faite, √† pr√©parer et organiser les √©lections, et de continuer √† fournir des conseils et une assistance √† toutes les parties prenantes concern√©es, y compris la soci√©t√© civile et les m√©dias, pour leur permettre de concourir au bon d√©roulement du processus √©lectoral, prie √©galement le BINUCSIL de soutenir les efforts de pr√©vention et d'att√©nuation des conflits, y compris en promouvant la participation des femmes √† la pr√©vention des conflits et en favorisant le dialogue sinc√®re entre l'ensemble des partis politiques, le gouvernement et les parties prenantes int√©ress√©es, et prie en outre le Secr√©taire g√©n√©ral de lui rendre compte du d√©roulement et de l'issue des √©lections d√®s la cl√īture des bureaux de vote ;

7. Souligne qu'il incombe au premier chef au gouvernement sierra-léonais de pourvoir à la consolidation de la paix et au développement à long terme du pays, et engage vivement les autorités nationales à mener à terme le Programme pour le changement ;

8. Invite le gouvernement à entretenir un dialogue sincère avec l'ensemble des acteurs nationaux et internationaux concernant la réalisation des objectifs de la Sierra Leone en matière de consolidation de la paix et de développement, et l'invite également à veiller à ce que le Programme pour la prospérité en cours d'élaboration s'inspire des acquis du renforcement des institutions politiques ainsi que des institutions de sécurité, de justice et de défense des droits de l'Homme du pays, spécialement en mettant en oeuvre les recommandations de la Commission Vérité et réconciliation et celles issues de l'examen périodique universel concernant la Sierra Leone ;

9. Demande au gouvernement sierra-l√©onais de continuer √† renforcer l'efficacit√© de la Cellule de lutte contre la criminalit√© transnationale organis√©e, notamment en levant tout doute quant √† sa p√©rennisation, et de resserrer la coordination avec les pays de la r√©gion au sein de l'Initiative c√ītes de l'Afrique de l'Ouest et demande en outre au gouvernement de continuer de s'employer √† renforcer la Commission de lutte contre la corruption et d'am√©liorer la gestion des industries extractives ;

10. Encourage le gouvernement sierra-léonais à poursuivre la mise en oeuvre de son plan stratégique en faveur de l'égalité des sexes et de son plan d'action visant à mettre un terme fin à la violence sexiste et à poursuivre son action en faveur de l'emploi et de l'autonomisation des jeunes, ainsi que de la réduction des inégalités socioéconomiques ;

11. Demande au BINUCSIL, de concert avec l'équipe de pays des Nations unies et les partenaires bilatéraux et internationaux, de continuer à fournir un appui intégré à la Sierra Leone pour l'aider à atteindre ses objectifs prioritaires en matière de consolidation de la paix et de développement, tels qu'ils résultent du Programme pour le changement, notamment en renforçant les moyens des institutions politiques, des institutions de sécurité, des institutions de défense des droits de l'Homme et des institutions garantes de l'état de droit, en oeuvrant asseoir la bonne gouvernance et le respect du principe de responsabilité, en promouvant l'égalité des sexes et l'égalité sociale, en renforçant la protection des droits de l'Homme, en accompagnant les mesures d'autonomisation des jeunes et en intensifiant la lutte contre la criminalité transnationale organisée, y compris les activités illicites telles que le blanchiment d'argent et le trafic de drogues ;

12. Prie le BINUCSIL, en coopération avec l'équipe de pays des Nations unies et les partenaires bilatéraux et internationaux, d'apporter sa solidarité constructive aux autorités sierra-léonaises pour lui permettre de formuler le Programme pour la prospérité et de coordonner l'action intégrée des acteurs internationaux, de manière à assurer la cohérence et la coordination de l'action de terrain menée par l'ONU et les partenaires bilatéraux et internationaux ;

13. Encourage la Commission de consolidation de la paix à continuer d'aider le gouvernement sierra-léonais, le BINUCSIL et l'équipe de pays des Nations unies à préparer et à conduire les élections de 2012 et à encourager à mener à terme le Programme pour le changement, à concevoir un Programme équilibré pour la prospérité et le renforcement des mécanismes visant à assurer le versement ponctuel et prévisible des fonds nationaux et internationaux destinés à financer la réalisation des objectifs prioritaires de la consolidation de la paix et du développement, y compris en oeuvrant à resserrer la coopération Sud-Sud, et demande à la Commission de consolidation de la paix de le tenir régulièrement informé des progrès accomplis et de revoir les modalités de sa coopération avec la Sierra Leone une fois les élections terminées et compte tenu du retrait progressif du BINUCSIL ;

14. Demande au BINUCSIL, en collaboration avec l'équipe de pays des Nations unies, le gouvernement sierra-léonais et les partenaires bilatéraux et internationaux, de continuer à préparer la relève du BINUCSIL, et prie à cet égard le Secrétaire général de dépêcher une mission d'évaluation technique inter institutions en Sierra Leone pour faire le bilan de la mise en oeuvre du mandat du BINUCSIL et de lui soumettre d'ici au 15 février 2013 un rapport contenant des propositions détaillées et un calendrier pour la relève, le retrait et la stratégie de désengagement du BINUCSIL ;

15. Décide de rester activement saisi de la question./.

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10. Lib√©ria - R√©solution 2066 adopt√©e par le Conseil de s√©curit√© des Nations unies - New York, 17 septembre 2012

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président concernant la situation au Libéria et dans la sous-région, en particulier ses résolutions 1509 (2003), 1836 (2008), 1885 (2009), 1938 (2010), 1971 (2011) et 2008 (2011),

Saluant le rapport du Secr√©taire g√©n√©ral en date du 16 avril 2012 (S/2012/230), prenant note des recommandations qui y sont formul√©es et saluant √©galement le rapport du Secr√©taire g√©n√©ral en date du 15 ao√Ľt 2012 (S/2012/641),

Félicitant le peuple et le gouvernement libériens d'avoir tenu en 2011 un référendum national, une élection présidentielle et des élections législatives, et appréciant l'appui fourni par la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) à cette fin,

Félicitant le gouvernement libérien d'avoir signé la Déclaration de Table Mountain et l'encourageant à promouvoir la liberté de la presse et la liberté d'expression,

Sachant gré au gouvernement et au peuple libériens d'être venus en aide aux réfugiés ivoiriens installés temporairement dans l'est du Libéria,

Remerciant la Commission de consolidation de la paix de son concours dans les domaines de la r√©forme du secteur de la s√©curit√©, de l'√Čtat de droit et de la r√©conciliation nationale, et notant que des difficult√©s subsistent dans des domaines clefs,

Conscient que la stabilit√© durable au Lib√©ria et dans la sous-r√©gion d√©pendra du bon fonctionnement, de la responsabilisation et de la stabilit√© des institutions de l'√Čtat, notamment des secteurs de la s√©curit√© et de l'√Čtat de droit,

Invitant le gouvernement libérien à poursuivre ses efforts en vue de promouvoir la réconciliation nationale et le redressement économique, lutter contre la corruption et favoriser l'efficacité et la bonne gouvernance, notamment en continuant de faire en sorte que les ressources naturelles soient effectivement gérées de façon plus transparente et responsable par les pouvoirs publics, et notant avec préoccupation que l'importante question de la propriété foncière évolue avec une lenteur persistante,

Se déclarant favorable aux dispositions prises pour doter la MINUL de moyens, de capacités et de compétences suffisants pour lui permettre de mener, dans le domaine des droits de l'Homme, des activités de promotion, de protection et de surveillance,

Rappelant ses résolutions 1325 (2000), 1820 (2008), 1888 (2009), 1889 (2009) et 1960 (2010) relatives à la question des femmes, de la paix et de la sécurité, s'inquiétant de l'incidence toujours élevée des cas de violence sexuelle et sexiste, se félicitant de ce que le gouvernement libérien redouble d'efforts, en coordination avec la MINUL, pour promouvoir et protéger les droits des civils, en particulier des femmes et des enfants et réaffirmant qu'il importe que les missions créées par le Conseil de sécurité soient dotées des compétences techniques et de la formation appropriées en matière d'égalité des sexes,

Notant que la MINUL a notamment pour mission d'aider le gouvernement libérien à consolider la paix et la stabilité, le but étant que les institutions nationales soient à même de maintenir la sécurité indépendamment de toute mission de maintien de la paix pour assurer la stabilité du pays dans l'avenir; rappelant les objectifs de transition de la phase de retrait de la MINUL, parmi lesquels la réalisation des principaux objectifs concernant la Police nationale libérienne et la concrétisation de la stratégie de sécurité nationale,

Exhortant le gouvernement libérien à intensifier ses efforts en faveur de la rétrocession, par la MINUL, des compétences en matière de sécurité aux autorités nationales, notamment pour ce qui est d'arrêter des priorités, de combler les lacunes les plus graves et d'améliorer les moyens de la Police nationale libérienne et du Bureau de l'immigration et de la naturalisation,

Notant que c'est au gouvernement libérien qu'il incombe au premier chef de réformer le secteur de la sécurité et l'encourageant à coopérer pleinement et à collaborer avec la MINUL pour faire la preuve concrètement des progrès accomplis quant à la réforme et à la restructuration du secteur de la justice,

Conscient des difficult√©s consid√©rables qui subsistent dans tous les secteurs, y compris des probl√®mes de criminalit√© violente qui continuent de se poser, et constatant que l'instabilit√© qui r√®gne en C√īte d'Ivoire continue de poser des probl√®mes de s√©curit√© transfronti√®res √† ce pays et au Lib√©ria,

Saluant le travail qu'accomplit la MINUL, sous la direction de la Repr√©sentante sp√©ciale du Secr√©taire g√©n√©ral, et la contribution substantielle que la Mission continue d'apporter au maintien de la paix et de la stabilit√© au Lib√©ria, et prenant note avec satisfaction du renforcement de la coop√©ration de la MINUL avec l'Op√©ration des Nations unies en C√īte d'Ivoire (ONUCI), ainsi qu'avec les gouvernements des pays voisins, en ce qui concerne la coordination des activit√©s men√©es dans les domaines de la s√©curit√© et de la justice dans les zones frontali√®res de la sous-r√©gion,

Notant avec préoccupation les menaces transfrontières que la criminalité transnationale organisée, y compris les activités illicites telles que le trafic de drogues et d'armes, en particulier, font peser sur la stabilité de la sous-région, notamment du Libéria,

Remerciant la communaut√© internationale, y compris la Communaut√© √©conomique des √Čtats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine, l'Union du fleuve Mano et le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest pour leur soutien constant au processus de consolidation de la paix, de la s√©curit√© et de la stabilit√© au Lib√©ria et dans la r√©gion,

Se félicitant de ce que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les activités de maintien de la paix, y compris celles de la MINUL, et réaffirmant qu'il faut qu'il adopte lui-même une démarche rigoureuse et stratégique en ce qui concerne le déploiement d'opérations de maintien de la paix,

Considérant que la situation qui règne au Libéria continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies,

1. Décide de proroger le mandat de la MINUL jusqu'au 30 septembre 2013 ;

2. Souligne que la responsabilité première et ultime de la sécurité incombe au gouvernement libérien et, conscient que celui-ci doit hiérarchiser ses priorités pour tirer le meilleur parti des ressources dont il dispose, décide que la MINUL doit avant tout continuer de l'aider à consolider la paix et la stabilité et à protéger les civils, mais aussi appuyer, en tant que de besoin, ses efforts en faveur de la réussite du transfert à la Police nationale libérienne de toutes les compétences liées à la sécurité, ce qui suppose un renforcement des capacités de gestion du personnel de cette dernière, l'amélioration des programmes de formation qui lui permettront d'assumer rapidement ses fonctions en matière de sécurité et la coordination de ces activités avec tous les partenaires, notamment le gouvernement libérien, la direction de la police nationale et les donateurs ;

3. Encourage le gouvernement lib√©rien et la MINUL √† continuer d'avancer dans la planification de la transition et de rem√©dier aux lacunes graves qu'il convient de combler pour faciliter le succ√®s de la transition, notamment en hi√©rarchisant les priorit√©s, de mani√®re √† faire une place √† la promotion des droits de l'Homme et la r√©conciliation, √©valuer les probl√®mes de s√©curit√© qui se posent, y compris aux fronti√®res, renforcer les institutions d√©mocratiques et √©tendre l'autorit√© de l'√Čtat et les services publics √† l'ensemble du territoire ;

4. Approuve la recommandation formul√©e par le Secr√©taire g√©n√©ral dans le rapport S/2012/230 et rappel√©e dans le rapport S/2012/641, qui propose de rapatrier quatre bataillons d'infanterie et les unit√©s de soutien qui s'y rattachent, soit au total quelque 4 200 hommes, sur les sept bataillons que compte la force militaire de la MINUL, en trois phases qui s'√©taleraient d'ao√Ľt 2012 √† juillet 2015, en tenant compte des conditions r√©gnant dans la zone d'op√©rations, ce qui ram√®nerait le personnel militaire de la MINUL, en juillet 2015, √† trois bataillons d'infanterie et aux unit√©s de soutien qui s'y rattachent, soit en tout quelque 3 750 hommes, et autorise √† cet √©gard le Secr√©taire g√©n√©ral √† mettre en oeuvre la premi√®re phase allant d'octobre 2012 √† septembre 2013, durant laquelle la composante militaire sera r√©duite de 1 990 hommes ;

5. Décide d'ajouter trois unités de police constituées supplémentaires, soit 420 policiers, aux sept unités autorisées dont est actuellement composée la force de la MINUL, qui comptent 1 375 policiers, portant les effectifs maximums autorisés à 1 795 policiers, et décide également que ces unités supplémentaires seront déployées au Libéria dès que possible, la première unité devant être déployée au plus tard en janvier 2013 ;

6. Souligne que toutes reconfigurations futures de la MINUL seront d√©cid√©es en fonction de l'√©volution de la situation sur le terrain et de la capacit√© du gouvernement lib√©rien de mieux prot√©ger la population gr√Ęce √† des forces de s√©curit√© viables et efficaces cr√©√©es en vue de reprendre progressivement les fonctions de la MINUL en mati√®re de s√©curit√© ;

7. Est conscient qu'il faudra, aux fins de la transition, que des conseillers sp√©cialis√©s qualifi√©s apportent aide et concours √† la Repr√©sentante sp√©ciale du Secr√©taire g√©n√©ral dans le cadre de sa collaboration avec le gouvernement lib√©rien pour atteindre les objectifs de transition, prie le Secr√©taire g√©n√©ral de s'assurer que la MINUL est dot√©e de conseillers sp√©cialis√©s dont les comp√©tences et l'exp√©rience professionnelles conviennent afin de renforcer l'encadrement dans les domaines prioritaires, comme l'a propos√© le Secr√©taire g√©n√©ral dans son rapport S/2012/230, et demande que ces conseillers sp√©cialis√©s soient mis √† la disposition de la Repr√©sentante sp√©ciale pour combler les √©ventuelles lacunes qui compromettraient le renforcement des moyens dont dispose le gouvernement lib√©rien, en particulier la Police nationale lib√©rienne, pour mettre en oeuvre des programmes durables en ce qui concerne l'√Čtat de droit, la justice, la gouvernance et la r√©forme du secteur de la s√©curit√©, y compris les m√©canismes permettant de juger les auteurs de violences sexuelles et sexistes ;

8. Souligne que pour donner des r√©sultats durables, le processus de planification de la transition doit tenir compte de la vari√©t√© des d√©fis, notamment ceux ayant trait √† la gouvernance et √† l'√Čtat de droit, et de la situation politique, et demande √† la MINUL de proc√©der aux ajustements internes n√©cessaires et, √† la demande du gouvernement lib√©rien et conform√©ment √† son mandat, d'aider le peuple et le gouvernement lib√©riens √† accomplir des progr√®s dans les domaines jug√©s prioritaires, notamment la r√©conciliation nationale, la r√©forme constitutionnelle et la d√©centralisation, tout en appuyant davantage les r√©formes du secteur de la s√©curit√© et des m√©canismes permettant d'assurer l'√Čtat de droit ;

9. Demande √† nouveau au gouvernement lib√©rien de continuer √† lutter contre la violence sexuelle et sexiste et, en coordination avec la MINUL, de continuer √† lutter contre l'impunit√© des auteurs de ces crimes et de fournir aux victimes r√©paration, appui et protection, y compris gr√Ęce au renforcement des capacit√©s de la police dans ce domaine et de la sensibilisation √† la l√©gislation nationale existante sur la violence sexuelle ;

10. Engage la MINUL à entretenir des contacts réguliers avec la population civile afin que son mandat et ses activités soient mieux connus et mieux compris, dans la limite des ressources dont elle dispose ;

11. Prie la MINUL de continuer à appuyer dans les limites des ressources existantes la participation des femmes à la prévention des conflits, au règlement des conflits et à la consolidation de la paix, notamment en tant que décideuses nommées ou élues dans les organes de gouvernance créés au lendemain du conflit ;

12. Demande aux gouvernements ivoirien et lib√©rien de continuer √† resserrer leur coop√©ration, en particulier s'agissant de la zone frontali√®re, y compris en renfor√ßant le contr√īle et l'√©change d'informations et en menant des activit√©s coordonn√©es, et en d√©finissant et en appliquant une strat√©gie concernant leur fronti√®re commune visant √† favoriser le d√©sarmement et le rapatriement d'√©l√©ments arm√©s √©trangers se trouvant des deux c√īt√©s de la fronti√®re, ainsi que le retour volontaire des r√©fugi√©s ;

13. R√©affirme les dispositions de sa r√©solution 1609 (2005) concernant la coop√©ration et exhorte les entit√©s des Nations unies pr√©sentes en C√īte d'Ivoire et au Lib√©ria, y compris toutes les composantes de l'ONUCI et de la MINUL, dans la limite de leur mandat, de leurs moyens et des zones o√Ļ elles sont d√©ploy√©es, √† renforcer l'appui qu'elles apportent aux fins de la stabilisation de la zone frontali√®re, notamment en renfor√ßant leur coop√©ration et en d√©finissant un projet et un plan strat√©giques communs pour aider les autorit√©s ivoiriennes et lib√©riennes ;

14. Rappelle qu'il a approuv√©, dans sa r√©solution 2062 (2012), la recommandation du Secr√©taire g√©n√©ral tendant √† transf√©rer √† l'ONUCI les trois h√©licopt√®res arm√©s actuellement attribu√©s √† la MINUL, qui devaient √™tre utilis√©s en C√īte d'Ivoire et au Lib√©ria le long de la fronti√®re qui s√©pare les deux pays et au-del√† ;

15. Demande à la communauté des donateurs d'aider le gouvernement libérien, ainsi que les entités des Nations unies et les organismes humanitaires, selon qu'il y a lieu, à mettre en oeuvre des mesures concernant les réfugiés ivoiriens qui se trouvent toujours au Libéria ;

16. Souligne la n√©cessit√© de conjuguer de mani√®re coh√©rente maintien de la paix, consolidation de la paix et d√©veloppement, afin d'assurer une intervention efficace au lendemain de tout conflit, prie le Secr√©taire g√©n√©ral, en concertation avec l'√©quipe de pays des Nations unies et les partenaires internationaux, de continuer √† coordonner son action et √† coop√©rer avec la Commission de consolidation de la paix, demande que les centres pour la justice et la s√©curit√© soient rapidement cr√©√©s et dot√©s du personnel n√©cessaire pour √™tre pleinement op√©rationnels afin que l'acc√®s aux services de justice et de s√©curit√© s'am√©liore dans tout le Lib√©ria, et engage la Commission de consolidation de la paix, apr√®s des consultations √©troites avec le gouvernement lib√©rien, √† continuer de rendre compte des conclusions de ses missions et de ses recommandations sur la fa√ßon dont elle pourra h√Ęter les progr√®s en mati√®re de r√©forme de la s√©curit√©, d'√Čtat de droit et de r√©conciliation nationale ;

17. Souligne combien il importe que le concept d'opérations militaires et les règles d'engagement soient régulièrement actualisés et qu'ils soient parfaitement conformes aux dispositions de la présente résolution, et prie le Secrétaire général de lui rendre compte sur ce sujet, ainsi qu'aux pays fournisseurs de contingents ;

18. Souligne √©galement combien il importe que le gouvernement lib√©rien, agissant en coordination avec la MINUL, l'√©quipe de pays des Nations unies et les partenaires internationaux, continue de se doter d'institutions pleinement op√©rationnelles et ind√©pendantes dans les domaines de la s√©curit√© et de l'√Čtat de droit et, √† cette fin, pr√©conise une nouvelle fois les plans de d√©veloppement des secteurs de la s√©curit√© et de la justice et le plan d'action national pour les droits de l'Homme soient mis en oeuvre dans la concertation ;

19. Encourage la CEDEAO et l'Union du fleuve Mano à élaborer, avec l'appui du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, une stratégie sous-régionale pour lutter contre la menace constituée par les mouvements transfrontières de groupes armés et d'armes ainsi que par le trafic, et ce, avec l'assistance de l'ONUCI et de la MINUL, selon qu'il y a lieu, et prie le Secrétaire général de faire régulièrement le point des progrès accomplis dans l'élaboration de cette stratégie ;

20. Prie le Secr√©taire g√©n√©ral de l'informer r√©guli√®rement de la situation sur le terrain au fil de la reconfiguration de la MINUL, des progr√®s accomplis par rapport aux jalons de la transition, et de l'√©tat d'avancement du plan de transition qui doit √™tre √©tabli en concertation avec le gouvernement lib√©rien, y compris des avanc√©es r√©alis√©es dans les domaines prioritaires vis√©s aux paragraphes 4, 5, 6, 7 et 8, et de lui pr√©senter un rapport √† mi-parcours, au plus tard le 28 f√©vrier 2013, et un rapport final, au plus tard le 15 ao√Ľt 2013, concernant la mise en oeuvre de la pr√©sente r√©solution ;

21. Décide de rester saisi de la question./.

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11. Somalie - R√©solution 2067 adopt√©e par le Conseil de s√©curit√© des Nations unies - New York, 18 septembre 2012

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses précédentes résolutions, ainsi que les déclarations pertinentes de son président, sur la situation en Somalie,

Réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l'intégrité territoriale, à l'indépendance politique et à l'unité de la Somalie et redisant son adhésion à la cause d'un règlement global et durable de la situation en Somalie,

Considérant qu'une plus grande stabilité de la Somalie revêt une importance vitale pour assurer la sécurité dans la région,

Se félicitant des progrès notables qui ont été accomplis ces 12 derniers mois avec la convocation de l'Assemblée constituante nationale et l'adoption par celle-ci de la Constitution provisoire somalienne,

Notant avec satisfaction le travail important qu'ont accompli les chefs traditionnels et le Comité technique de sélection aux fins d'agréer les membres du Parlement, se félicitant de la création du nouveau Parlement fédéral de Somalie mais exprimant sa préoccupation devant les actes d'intimidation et de corruption signalés au cours du processus de sélection,

Se félicitant de la sélection par le nouveau Parlement fédéral de son président ainsi que d'un nouveau président, et considérant que cela complète la réalisation de la transition en Somalie et représente pour le pays une étape importante sur la voie d'une gouvernance plus stable et plus responsable,

Exprimant sa préoccupation devant les cas de malversation financière qui ont été signalés, et encourageant les nouvelles autorités somaliennes à faire respecter des normes strictes en matière de gestion financière,

Se f√©licitant du r√īle jou√© par les organes r√©gionaux, notamment l'Union africaine et l'Autorit√© intergouvernementale pour le d√©veloppement, dans le processus de transition,

Louant les efforts qu'a déployés le Représentant spécial du Secrétaire général, Augustine Mahinga, pour apporter la paix et la stabilité à la Somalie,

Saluant le concours que la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) apporte √† la r√©alisation d'une paix et d'une stabilit√© durables en Somalie et notant le r√īle essentiel qu'elle joue en am√©liorant les conditions de s√©curit√© √† Mogadiscio et dans d'autres parties du centre-sud de la Somalie, disant sa reconnaissance aux gouvernements burundais, ougandais, djiboutien, k√©nyan et sierra-l√©onais qui continuent √† fournir des contingents, des forces de police et du mat√©riel √† l'AMISOM et appr√©ciant les sacrifices notables faits par les forces de l'AMISOM,

Réaffirmant sa vive condamnation de toutes les attaques visant les institutions somaliennes, l'AMISOM, le personnel et les installations des Nations unies ou la population civile perpétrées par des groupes d'opposition armés et des combattants étrangers, particulièrement les Chabab, soulignant que les groupes d'opposition armés somaliens et les combattants étrangers, particulièrement les Chabab, constituent une menace terroriste pour la Somalie et pour la communauté internationale, soulignant également que ni le terrorisme ni l'extrémisme violent n'ont leur place en Somalie et demandant à nouveau à tous les groupes d'opposition de déposer les armes,

Engageant les nouvelles autorités somaliennes à établir, avec l'appui de l'AMISOM et des partenaires internationaux, un niveau renforcé de sécurité dans les zones sécurisées par l'AMISOM et par les forces de sécurité nationale somaliennes et soulignant qu'il importe de mettre en place, dans les zones reprises aux Chabab, des structures locales de gouvernance et de sécurité viables, légitimes et représentatives,

Rappelant ses r√©solutions 1950 (2010), 1976 (2011), 2020 (2011) et 2036 (2012), saluant les efforts d√©j√† entrepris par la communaut√© internationale, dont les op√©rations navales et les actions de renforcement des capacit√©s, se f√©licitant de la r√©cente r√©duction du nombre d'attaques de pirates ayant abouti, sachant que ces gains sont potentiellement r√©versibles, exprimant sa vive pr√©occupation face √† la menace que posent la piraterie et les vols √† main arm√©e au large des c√ītes somaliennes, et conscient du fait que la poursuite de l'instabilit√© en Somalie contribue au probl√®me de la piraterie et des vols √† main arm√©e en mer au large des c√ītes somaliennes,

Se félicitant de la représentation accrue des femmes au Parlement, saluant l'action menée à cette fin par les autorités somaliennes et soulignant la nécessité que les femmes soient davantage associées à la prise des décisions qui intéressent la prévention et le règlement des conflits,

Exprimant sa préoccupation devant la persistance de la crise humanitaire en Somalie et ses conséquences pour le peuple somalien, condamnant tout détournement de l'aide humanitaire et soulignant l'importance de l'appui humanitaire international,

Réaffirmant qu'il importe de respecter les obligations découlant du droit international, notamment les dispositions de la Charte des Nations unies, du droit international des droits de l'Homme et du droit international humanitaire,

Notant qu'il importe d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et d'amener les auteurs de ces violations à répondre de leurs actes,

Appr√©ciant l'importance que rev√™tent les processus de justice transitionnelle pour √©tablir durablement la paix et la r√©conciliation, ainsi que des institutions fortes en Somalie, et soulignant le r√īle que tous les Somaliens, y compris les femmes, les acteurs de la soci√©t√© civile et les membres du gouvernement, joueront dans le processus de r√©conciliation gr√Ęce √† un dialogue sans exclusive et consultatif,

Notant la prorogation, pour une durée d'un an, du mandat de l'Expert indépendant sur la situation des droits de l'Homme en Somalie,

Attendant avec intérêt la prochaine réunion de haut niveau organisée par le Secrétaire général sur la Somalie, qui se tiendra le 26 septembre 2012 et sera l'occasion pour les nouveaux dirigeants somaliens de renforcer le partenariat avec la communauté internationale, notamment en ce qui concerne les prochaines mesures à prendre pour améliorer la sécurité et la stabilité ainsi que pour établir une gouvernance plus transparente et plus responsable en Somalie,

1. Exprime sa détermination à travailler en étroite collaboration avec les nouvelles institutions et les nouveaux services des autorités somaliennes et encourage le nouveau Président somalien à nommer rapidement un gouvernement d'ouverture appliquant le principe de responsabilité, en particulier un premier ministre, puis au premier ministre de constituer un cabinet capable d'entreprendre le travail de consolidation de la paix dans le pays, et demande instamment aux acteurs somaliens et à la communauté internationale de manifester leur appui continu ;

2. Souligne le r√īle d√©cisif qui revient aux nouvelles autorit√©s somaliennes pour parvenir √† la r√©conciliation, √† la paix durable et √† la stabilit√© en Somalie, demande aux autorit√©s somaliennes de mener √† bien toutes les t√Ęches non encore ex√©cut√©es que pr√©voit la feuille de route adopt√©e le 6 septembre 2011, ainsi que de conduire les affaires publiques d'une mani√®re responsable et non exclusive et de g√©rer les finances publiques d'une fa√ßon transparente, en coop√©rant de fa√ßon constructive avec la communaut√© internationale ;

3. Souligne sa préoccupation devant les irrégularités et les actes d'intimidation qui ont été signalés lors du processus de sélection des membres du Parlement et prie instamment les autorités somaliennes d'enquêter sur ces faits et de prendre les mesures qui s'imposent ;

4. Insiste sur le fait qu'il importe que les nouvelles autorités somaliennes mettent au point, en consultation avec leurs partenaires, un programme définissant les priorités de l'après-transition et renforcent les relations de la Somalie avec les organes régionaux, prie le Secrétaire général et les entités compétentes des Nations unies de leur prêter assistance à cet égard et souligne qu'un référendum national sur la Constitution provisoire ainsi que des élections générales devraient se tenir dans le courant de l'actuelle législature ;

5. Souligne que les autorit√©s somaliennes ont la responsabilit√© d'oeuvrer en faveur de la r√©conciliation et de doter le peuple somalien d'administrations locales et de services publics efficaces et ouverts √† tous et souligne que ces initiatives doivent √™tre compl√©t√©es par l'√©tablissement des institutions garantes de l'√Čtat de droit dans les zones reprises aux Chabab ;

6. Réaffirme sa volonté de prendre des mesures contre les personnes dont les actes menacent la paix, la stabilité ou la sécurité de la Somalie ;

7. Exprime sa préoccupation devant les actes de malversation financière qui ont été signalés, réitère son appel à la cessation de ces actes, demande instamment qu'une coopération sans réserve s'engage afin que le Conseil conjoint de gestion financière soit rapidement mis en place et exerce efficacement ses fonctions, demande aux autorités somaliennes de mettre au point un cadre de réglementation efficace pour promouvoir le développement économique, prie tous les partenaires engagés dans la reconstruction économique de la Somalie d'intensifier leur coordination, et note l'importance du renforcement des capacités des institutions somaliennes concernées ;

8. R√©affirme l'importance du r√īle des femmes dans la pr√©vention et le r√®glement des conflits et dans la consolidation de la paix, souligne l'importance de leur participation enti√®re et sur un pied d'√©galit√© √† tous les efforts men√©s pour maintenir et promouvoir la paix et la s√©curit√©, et demande instamment aux autorit√©s somaliennes de continuer de favoriser une meilleure repr√©sentation des femmes √† tous les niveaux de prise de d√©cisions dans les institutions somaliennes ;

9. Rappelle ses r√©solutions 1674 (2006), 1738 (2006) et 1894 (2009) sur la protection des civils dans les conflits arm√©s, r√©it√®re son appui √† l'AMISOM, se f√©licite des progr√®s qu'elle a accomplis quant √† l'am√©lioration de la s√©curit√© √† Mogadiscio et ailleurs, souligne que la Mission et les forces de s√©curit√© nationales somaliennes doivent continuer √† s'efforcer, avec l'appui de partenaires, de r√©duire la menace que repr√©sentent les Chabab et les autres groupes d'opposition arm√©s conform√©ment au mandat de l'AMISOM tel qu'il est √©nonc√© au paragraphe 1 de la r√©solution 2036 (2012) et du paragraphe 9 de la r√©solution 1772 (2007), et, √† cet √©gard, demande instamment aux autorit√©s somaliennes d'achever la restructuration des forces de s√©curit√© nationales somaliennes, notamment en assurant la mise en place d'une structure compl√®te de commandement et de contr√īle pour tous les personnels r√©int√©gr√©s ;

10. Se félicite de l'appui que les partenaires de l'Union africaine apportent à l'AMISOM, notamment par l'intermédiaire de la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique de l'Union européenne et demande à tous les partenaires, en particulier aux nouveaux bailleurs de fonds, de prêter leur concours à l'AMISOM en lui fournissant du matériel, une assistance technique et des fonds destinés à rémunérer les soldats, et en versant une contribution non préaffectée au Fonds d'affectation spéciale des Nations unies pour l'AMISOM ;

11. Se r√©jouit de la signature du Plan national de s√©curit√© et de stabilisation, r√©affirme qu'il importe que les autorit√©s somaliennes assument la responsabilit√© de l'instauration de la bonne gouvernance, de l'√Čtat de droit et de services de s√©curit√© et de justice, souligne qu'il importe aussi de cr√©er promptement le Comit√© national de s√©curit√© envisag√© dans la Constitution provisoire afin d'assurer un dialogue ouvert entre Somaliens sur la future architecture de la s√©curit√© et la justice, engage vivement la communaut√© internationale √† redoubler d'efforts pour appuyer le renforcement des institutions de s√©curit√© somaliennes et, √† cet √©gard, se f√©licite du soutien que la Mission de formation de l'Union europ√©enne apporte aux forces de s√©curit√© nationales somaliennes ;

12. Exhorte la communauté internationale à poursuivre ses efforts visant à appuyer le renforcement des institutions judiciaires somaliennes, réaffirme qu'il est fondamental d'améliorer encore la coordination de l'assistance internationale dans ce domaine et souligne qu'il importe de tenir les engagements pris dans le cadre des initiatives convenues lors des conférences de Londres et d'Istanbul en 2012 ;

13. Encourage les √Čtats membres √† continuer de coop√©rer avec les autorit√©s somaliennes et les uns avec les autres dans la lutte contre la piraterie et les vols √† main arm√©e en mer, demande aux √Čtats de coop√©rer, selon qu'il conviendra, sur la question des prises d'otages, souligne que c'est aux autorit√©s somaliennes qu'il incombe au premier chef de lutter contre la piraterie et les vols √† main arm√©e au large des c√ītes de la Somalie, conform√©ment aux dispositions de la feuille de route adopt√©e le 6 septembre 2011, et prie les autorit√©s somaliennes, avec l'assistance du Secr√©taire g√©n√©ral et des organismes comp√©tents des Nations unies, d'adopter sans plus tarder une s√©rie compl√®te de lois pour lutter contre la piraterie, notamment des lois pr√©voyant des poursuites contre ceux qui financent, planifient, organisent ou facilitent les attaques perp√©tr√©es par des pirates ou en tirent profit, en vue d'assurer, dans les meilleurs d√©lais, l'exercice de poursuites efficaces contre les pirates pr√©sum√©s et les personnes associ√©es aux attaques perp√©tr√©es par des pirates au large des c√ītes somaliennes, le transf√®rement vers la Somalie des pirates poursuivis et condamn√©s ailleurs et l'incarc√©ration des personnes reconnues coupables en Somalie, et demande en outre instamment aux autorit√©s somaliennes de d√©clarer, conform√©ment aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, la cr√©ation d'une zone √©conomique exclusive qui favorisera une gouvernance efficace des eaux au large des c√ītes somaliennes ;

14. Note que les nouvelles autorités somaliennes assument les fonctions qui incombaient précédemment au gouvernement fédéral de transition aux fins de l'application des dispositions du paragraphe 10 de la résolution 1846 (2008) et du paragraphe 6 de la résolution 1851 (2008), qui ont été reconduites dans le paragraphe 7 de la résolution 1897 (2009), le paragraphe 7 de la résolution 1950 (2010) et le paragraphe 9 de la résolution 2020 (2011) ;

15. Souligne qu'il sera indispensable de défendre et de promouvoir les droits de l'Homme, d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et de demander des comptes aux auteurs de ces violations pour asseoir la légitimité des nouvelles autorités somaliennes et engage la Somalie à s'acquitter des obligations que lui imposent le droit international des droits de l'Homme et le droit international humanitaire ;

16. Se f√©licite de la signature, le 11 mai 2012, d'un m√©morandum d'accord sur les droits de l'Homme entre les autorit√©s somaliennes et l'Organisation des Nations unies et demande instamment aux √Čtats membres d'aider tous les organes comp√©tents √† am√©liorer le contr√īle du respect des droits de l'Homme en Somalie ;

17. Se f√©licite √©galement de la signature, le 6 ao√Ľt 2012, par les autorit√©s somaliennes et l'Organisation des Nations unies, d'un plan d'action pour mettre fin aux meurtres et aux mutilations d'enfants, premier plan d'action de ce type ayant √©t√© sign√©, et engage les autorit√©s somaliennes √† mettre en oeuvre avec d√©termination ce plan d'action, de m√™me que le plan d'action en date du 3 juillet 2012 sur le recrutement et l'emploi d'enfants soldats, et souligne que les auteurs de tels actes ou pratiques doivent √™tre traduits en justice dans tous les cas ;

18. Condamne fermement les violations des droits et les atteintes aux droits de l'Homme graves et systématiques commises par de nombreuses parties, et en particulier par les Chabab et leurs affiliés, à l'encontre de la population civile, y compris les actes de violence perpétrés contre des enfants, des journalistes et des défenseurs des droits de l'Homme et les violences sexuelles dont les femmes et les enfants sont victimes, exige la cessation immédiate de tels actes et souligne que les auteurs de toutes ces violations et atteintes ne doivent pas rester impunis ;

19. Exige de nouveau de toutes les parties qu'elles veillent à ce que l'aide humanitaire parvienne à tous ceux qui en ont besoin dans toute la Somalie, sans entrave ni retard et en toute sécurité ;

20. Note l'importance cruciale que revêtent la cohérence et la coordination de l'appui apporté par la communauté internationale à la Somalie et invite l'Organisation des Nations unies à coordonner les initiatives prises au niveau international en vue de la fourniture d'une assistance à ce pays et du renforcement de ses capacités, approuve le transfert progressif d'une antenne du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie à Mogadiscio et demande instamment à toutes les entités des Nations unies de continuer à prendre les dispositions nécessaires pour parachever ce transfert en Somalie, en particulier à Mogadiscio et dans les régions reprises à Al-Chabab, dans les meilleurs délais ;

21. Attend avec intérêt les résultats de l'examen inter-institutions de la présence des Nations unies coordonné par le Secrétaire général, souligne la nécessité de définir une approche stratégique intégrée pour toutes les activités des organismes des Nations unies en Somalie, dans le cadre d'un étroit partenariat avec les autorités somaliennes et l'Union africaine, et en consultation avec les partenaires régionaux et internationaux, et prie le Secrétaire général de lui présenter ses recommandations au plus tard le 31 décembre 2012 ;

22. Réaffirme son appui à l'élaboration d'un règlement global et durable de la situation en Somalie ;

23. Décide de demeurer activement saisi de la question./.

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12. Enfants et conflits arm√©s - R√©solution 2068 adopt√©e par le Conseil de s√©curit√© des Nations unies - New York, 19 septembre 2012

 

Le Conseil de sécurité,

R√©affirmant ses r√©solutions 1261 (1999) du 25 ao√Ľt 1999, 1314 (2000) du 11 ao√Ľt 2000, 1379 (2001) du 20 novembre 2001, 1460 (2003) du 30 janvier 2003, 1539 (2004) du 22 avril 2004, 1612 (2005) du 26 juillet 2005, 1882 (2009) du 4 ao√Ľt 2009 et 1998 (2011) du 12 juillet 2011, et toutes les d√©clarations pertinentes de son pr√©sident, qui constituent un cadre g√©n√©ral pour la protection des enfants touch√©s par les conflits arm√©s,

Réaffirmant qu'il a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et, à cet égard, qu'il est résolu à s'attaquer à la question des répercussions considérables des conflits armés sur les enfants,

Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 26 avril 2012 (A/66/782-S/2012/261) et soulignant que la présente résolution n'a pas pour objet de se prononcer en droit sur le point de savoir si les situations visées dans ce rapport sont ou non des conflits armés au sens des Conventions de Genève et des Protocoles additionnels auxdites conventions, et qu'elle ne préjuge pas le statut juridique des parties non étatiques en présence,

Soulignant que c'est aux gouvernements qu'il incombe au premier chef d'offrir secours et protection à tous les enfants touchés par les conflits armés et réitérant que toutes les mesures prises par des entités des Nations unies dans le cadre du mécanisme de surveillance et de communication des informations doivent viser à soutenir et compléter, le cas échéant, les prérogatives des gouvernements en matière de protection et de réadaptation,

Soulignant qu'il importe d'assurer la protection générale des enfants dans toutes les situations de conflit armé,

Constatant que l'application des résolutions 1612 (2005), 1882 (2009) et 1998 (2011) a permis de réaliser des progrès, aboutissant en particulier à la démobilisation de milliers d'enfants, à la signature de plans d'action entre les parties à des conflits armés et les Nations unies et à la radiation de parties à des conflits des listes figurant dans les annexes au rapport annuel du Secrétaire général,

Demeurant profond√©ment pr√©occup√© par l'absence de progr√®s sur le terrain dans certaines situations pr√©occupantes o√Ļ les bellig√©rants continuent de violer impun√©ment les dispositions du droit international relatives aux droits et √† la protection des enfants dans les conflits arm√©s,

Conscient qu'il importe de renforcer les capacités nationales en matière de protection, de réintégration et de réadaptation des enfants touchés par les conflits armés, en gardant à l'esprit le principe de l'appropriation nationale,

Rappelant qu'il incombe √† tous les √Čtats de mettre fin √† l'impunit√© et de poursuivre quiconque est responsable de g√©nocide, de crimes contre l'humanit√©, de crimes de guerre et autres crimes odieux commis sur la personne d'enfants,

Soulignant qu'il convient de traduire en justice les personnes qui auraient commis des crimes contre des enfants en période de conflit armé, en ayant recours aux systèmes judiciaires nationaux et, le cas échéant, aux mécanismes de justice internationale et aux juridictions pénales mixtes, l'objectif étant de mettre un terme à l'impunité,

Notant par ailleurs les dispositions pertinentes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale,

1. Accueille avec satisfaction la nomination de la nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, et souligne l'importance de ses travaux dans l'exécution du mandat qui lui a été confié de protéger les enfants en période de conflit armé, conformément à ses résolutions pertinentes ;

2. Condamne fermement toutes les violations du droit international applicable concernant le recrutement et l'emploi d'enfants par des parties √† un conflit arm√© ainsi que leur re-recrutement, les meurtres et les mutilations d'enfants, les viols et autres formes de violences sexuelles dont ils sont victimes, les enl√®vements, les attaques contre des √©coles et/ou des h√īpitaux et le refus d'acc√®s humanitaire par les parties √† un conflit arm√©, et exige que toutes les parties concern√©es mettent imm√©diatement un terme √† de telles pratiques et prennent des mesures sp√©ciales pour prot√©ger les enfants ;

3. Constate avec une profonde inquiétude que certaines parties persistent à commettre des violations et des sévices sur la personne d'enfants en période de conflit armé, au mépris flagrant de ses résolutions portant sur la question, et à cet égard :

a) Demande aux √Čtats membres concern√©s de traduire en justice les responsables de telles violations en ayant recours √† leur syst√®me judiciaire national et, le cas √©ch√©ant, aux m√©canismes de justice internationale ;

b) Réaffirme qu'il est disposé à adopter des mesures ciblées et graduelles contre quiconque persiste dans ces actes, en tenant compte des dispositions pertinentes de ses résolutions 1539 (2004), 1612 (2005), 1882 (2009) et 1998 (2011) ;

4. Invite la Représentante spéciale du Secrétaire général à lui présenter un exposé sur les questions concernant le processus de radiation et les progrès accomplis, afin de permettre un échange de vues sur la question ;

5. Demande √† nouveau au Groupe de travail sur les enfants et les conflits arm√©s, avec le concours de la Repr√©sentante sp√©ciale pour les enfants et les conflits arm√©s, d'envisager, dans un d√©lai d'un an, un large √©ventail de mesures visant √† accro√ģtre la pression sur ceux qui persistent √† commettre des violations et des s√©vices sur la personne d'enfants en p√©riode de conflit arm√© ;

6. Prie le Secrétaire général de continuer à lui présenter, tous les ans, des rapports sur l'application de ses résolutions et déclarations de son président concernant les enfants et les conflits armés, et de lui présenter son prochain rapport d'ici à juin 2013 ;

7. Décide de rester activement saisi de la question./.

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13. Birmanie/Myanmar - Lib√©ration de prisonniers politiques - D√©claration de la Haute repr√©sente de l'Union europ√©enne pour les Affaires √©trang√®res et la Politique de s√©curit√©, Mme Catherine Ashton - Bruxelles, le 21 septembre 2012

 

Je me félicite de constater que le président de la Birmanie/du Myanmar, M. U Thein Sein, a décidé d'accorder une amnistie à un certain nombre de prisonniers politiques. Je suis persuadée que ce geste contribuera avant tout à surmonter les problèmes hérités des anciens régimes autoritaires. En outre, l'amnistie confirme la détermination du président à aller de l'avant dans son ambitieux programme de réforme politique et économique.

Cette semaine, la Commission européenne a annoncé son plan visant à rétablir pleinement pour les produits de Birmanie/du Myanmar un accès préférentiel au marché unique de l'Union européenne. Je me réjouis à l'idée de poursuivre le renforcement des relations politiques et économiques entre l'Union européenne et la Birmanie/le Myanmar./.

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14. Sommet entre les pr√©sidents du Soudan et du Soudan du Sud - D√©claration de la Haute repr√©sentante de l'Union europ√©enne pour les Affaires √©trang√®res et la Politique de s√©curit√©, Mme Catherine Ashton - Bruxelles, 21 septembre 2012

 

Je salue l'annonce d'un sommet entre le président du Soudan et le président du Soudan du Sud, qui se tiendra le 23 septembre à Addis-Abeba, et appelle les gouvernements de ces deux pays à conclure un accord global sur l'ensemble des questions en suspens, conformément à la feuille de route de l'Union africaine et à la résolution 2046 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Les n√©gociations entre le Soudan et le Soudan du Sud ont d√©j√† fortement progress√© sur un certain nombre de questions, notamment celle des arrangements concernant le p√©trole et la s√©curit√©. Les gouvernements de ces deux pays doivent √† pr√©sent mettre √† profit les progr√®s r√©alis√©s avec le concours du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau de l'UA, dirig√© par l'ancien pr√©sident Mbeki, et trouver un accord sur les quelques questions en suspens, dont l'instauration d'une zone frontali√®re d√©militaris√©e s√Ľre et s√©curis√©e. Ce sommet constitue pour eux une occasion unique de mener leurs pays sur la voie de la paix et de la prosp√©rit√©, sur la base du concept de deux √Čtats viables.

Il est tout aussi urgent de mettre fin au conflit en cours dans les √Čtats du Kordofan m√©ridional et du Nil bleu au Soudan et de s'employer √† r√©soudre la crise humanitaire caus√©e par les combats. Je demande au gouvernement du Soudan et au Mouvement populaire de lib√©ration du Soudan-Nord (MPLS Nord) d'engager imm√©diatement des pourparlers directs pour parvenir √† un accord sur une cessation compl√®te des hostilit√©s et √† un r√®glement politique sur la base de l'accord-cadre du 28 juin 2011, conform√©ment √† la r√©solution 2046 du Conseil de s√©curit√© des Nations unies. J'exhorte √©galement le gouvernement du Soudan √† faciliter la mise en oeuvre imm√©diate de l'accord du 5 ao√Ľt portant sur la fourniture d'une aide humanitaire √† toutes les populations civiles touch√©es.

La conclusion d'un accord global entre le Soudan et le Soudan du Sud et la fin du conflit dans les ¬ędeux r√©gions¬Ľ jetteraient les bases n√©cessaires √† l'√©tablissement de relations de bon voisinage pacifiques. Cela permettrait d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud et les populations des deux pays pourraient b√©n√©ficier des dividendes de la paix et de la prosp√©rit√©./.

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15. Conseil Affaires g√©n√©rales - Reconstitution des ressources de la Facilit√© de soutien √† la paix pour l'Afrique pour la p√©riode 2012-2013 - Conclusions - Bruxelles, 24 septembre 2012

 

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes :

1. ¬ęLa Facilit√© de soutien √† la paix pour l'Afrique a √©t√© initialement cr√©√©e en 2003 (1) afin de constituer une source de financement pr√©visible √† l'appui de l'Agenda pour la paix et la s√©curit√© en Afrique.

2. Le montant initial de 300 millions d'euros prévu pour la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique dans le cadre du règlement relatif à la mise en oeuvre du 10e FED (2) et le montant supplémentaire de 300 millions d'euros mis à la disposition de la Facilité en 2011 (3) pourraient être épuisés cette année.

3. Le Comité des ambassadeurs ACP-UE, lors de l'adoption de la décision concernant la réallocation d'une partie du reliquat de l'enveloppe du 10e Fonds européen de développement à la coopération intra-ACP, a réservé un montant supplémentaire de 100 millions d'euros à la Facilité de paix pour l'Afrique.

4. Par ailleurs, un montant de 26,4 millions d'euros de fonds résiduels du programme d'action triennal 2008-2010 pour la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique peut être mis à disposition pour la période 2012-2013.

5. Ces montants sont nécessaires pour reconstituer les ressources de la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique et devraient être débloqués pour financer cette dernière pendant la période allant de 2012 à 2013.

6. La Commission est invitée à poursuivre la mise en oeuvre de la Facilité conformément aux procédures spécifiques fixées à l'article 12 du règlement relatif à la mise en oeuvre du 10e FED. Si d'autres montants se libéraient pour la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique d'ici la fin de 2013, les procédures susmentionnées s'appliqueraient également.

7. Le Conseil rappelle que la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique a pour objectif de soutenir les efforts de l'Union africaine et des organisations régionales pour faire face aux défis en matière de sécurité dans toute l'Afrique. Lors de l'examen des futures demandes d'utilisation ou de reconstitution des ressources de la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique, le SEAE et la Commission sont invités à prendre en considération l'intégralité des futures demandes potentielles d'utilisation de la Facilité de soutien à la paix pour l'Afrique, les priorités de l'Afrique et de l'UE, ainsi que la nécessité de traiter ces demandes.

8. Le Conseil, rappelant sa d√©claration du 11 avril 2006 (4), r√©affirme qu'il faudra envisager d'autres formes de financement de la Facilit√© de soutien √† la paix pour l'Afrique que le financement par le Fonds europ√©en de d√©veloppement.¬Ľ./.

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(1) D√©cision n¬į 3/2003 du Conseil des ministres ACP-CE du 11 d√©cembre 2003 concernant l'utilisation des ressources de l'enveloppe du 9e Fonds europ√©en de d√©veloppement consacr√©e au d√©veloppement √† long terme pour cr√©er une facilit√© de soutien √† la paix pour l'Afrique (JO L 345 du 31.12.2003, p 108).

(2) R√®glement (CE) n¬į 617/2007 du Conseil du 14 mai 2007 relatif √† la mise en oeuvre du 10e Fonds europ√©en de d√©veloppement dans le cadre de l'accord de partenariat ACP-CE (JO L 152 du 13.6.2007, p. 1).

(3) Doc. n¬į 10342/11.

(4) Doc. 8385/06, annexe II.

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