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Bulletin d'actualités du 21 septembre 2012


Sommaire



1. CĂ©rĂ©monie d'hommage aux victimes du terrorisme - Discours du prĂ©sident de la RĂ©publique - 19 septembre 2012

Madame, Monsieur les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires et Ă©lus,

Mesdames et Messieurs les plus hautes Autorités civiles et militaires,

Madame et Messieurs les Ambassadeurs,

Madame la Déléguée,

Monsieur le Directeur général,

Mesdames, Messieurs,

Comment ne pas être bouleversé par cette succession d'interventions d'hommes et de femmes blessés dans leur chair, victimes ou parents de victimes, qui expriment à la fois leur peine, leur douleur, avec une dignité et avec une force qui leur permettent aussi de se tourner vers le futur avec confiance, avec aussi cette sérénité exigeante par rapport à la justice, à la République et à ce qui peut être attendu de la démocratie ?

C'est un souvenir d'un attentat odieux qui nous réunit aujourd'hui. Mais à travers lui, au-delà de lui, c'est le souvenir de toutes les victimes du terrorisme. Il y a 23 ans, jour pour jour, le 19 septembre 1989, le vol 772 d'UTA explosait en plein vol, au-dessus du désert du Ténéré, faisant 170 morts. 54 Français.

Le temps qui passe n'efface ni le poids du deuil, ni la douleur des familles, et encore moins l'exigence de justice. Les responsables de ce crime abject, qui sont désormais connus, devront répondre de leurs actes : la République, et j'en prends ici l'engagement, les pourchassera aussi longtemps que nécessaire pour les traduire devant leurs juges.

À l'occasion de cette journée, je veux honorer, au nom de la France, toutes celles et tous ceux qui furent les victimes du terrorisme, leurs proches, les parents, les orphelins, qui affrontent une perte cruelle. J'ai entendu tous ces récits, tous ces témoignages. Je ne les oublierai jamais.

Je veux dire à tous la solidarité de la Nation que je représente ici devant eux.

Le terrorisme, cette haine qui s'en prend à des civils désarmés, cette violence qui s'attaque à des femmes, à des enfants, à des hommes au hasard, est une ignominie. Et ce terrorisme se place lui-même en-dehors de l'humanité.

Notre pays, la France, a été à plusieurs reprises cruellement frappé. Les noms de ses victimes, sont inscrits à jamais dans notre mémoire. Rien que pour ces derniers dix-huit mois, le cortège des drames est effroyable.

Au Niger, en janvier 2011, Vincent Delory était assassiné, avec son meilleur ami, Antoine de Leocour, qu'il rejoignait pour son mariage.

Peu de temps après eux, Marie Dedieu, enlevée au Kenya, était tuée par des barbares. Sans aucun égard pour son âge, pour son handicap, ils ont même poussé jusqu'à l'infamie retenant son cadavre en otage.

Au café Argana, à Marrakech, en avril 2011, huit de nos compatriotes étaient emportés par une bombe. Ils s'appelaient Cathy Lombard, Jean Aubert, Marie-Christine Bohin, Salomé Girard, Angélique Gautier, Maude Sombret, Eric Asnar, Camille Dewailly.

Camille avait dix ans.

Car le terrorisme s'en prend aux enfants. Pas seulement sous l'effet d'une rage aveugle. Parce que pour lui, les enfants sont des cibles.

Il y a six mois, à Toulouse, le 19 mars 2012, un homme qui, l'avant-veille, avait tué trois soldats français : le maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, le caporal Abel Chennouf, le soldat de 1ère classe Mohamed Legouad et blessé grièvement un quatrième : le caporal Loïc Libert, qui souffre encore, ce terroriste tirait à bout portant sur cinq personnes, dans une école juive. Parmi les victimes, trois avaient moins de dix ans : Myriam, Gabriel et Arieh. Assassinées avec Jonathan parce que juifs.

Ils rejoignent dans notre souvenir David Gritz, étudiant parisien assassiné en 2002, à l'université hébraïque de Jérusalem.

À la mémoire de ces Français assassinés, j'associe toutes les femmes, tous les hommes, partout dans le monde, du Caire, c'était en 2009, à Kaboul, c'était en 2010, mais aussi sur notre propre sol. Oui j'associe toutes ces femmes, tous ces hommes que le terrorisme a tués et leurs familles qui ont été meurtries à jamais. J'ai en cet instant une pensée particulière pour Maurice Rudetzki, blessé en 1983, lors de l'attentat du Grand Véfour, en même temps que sa femme Françoise. Il nous a quittés au début de l'été, vingt-neuf ans après l'épreuve qui a marqué tout le reste de son existence.

Face au terrorisme, la France tout entière a des devoirs, et je vais les rappeler ici devant vous.

Le premier devoir, c'est le souvenir. Rien ne serait pire que d'ajouter le silence à la peine. Ce monument, érigé par vos associations est une arme pacifique contre l'oubli. C'est un lieu de mémoire que la France tout entière doit honorer.

Le second devoir, c'est de venir en aide aux victimes et de reconnaître leur souffrance. Vos associations accomplissent un travail remarquable pour faire entendre les voix des blessés, des endeuillés, et pour leur apporter, le réconfort et le soutien nécessaires.

Je prends ici l'engagement que des moyens nouveaux vous seront apportés. Je sais le rôle qui est le vôtre pour que les victimes d'attentats terroristes soient reconnues comme victimes civiles de guerre. L'État continuera de travailler avec vous pour simplifier les démarches. Il sera aussi présent auprès de toutes les familles des otages et j'engage le gouvernement à examiner les modalités d'un accompagnement financier de ces familles pour leurs démarches. De même, il conviendra de faire bénéficier de la protection juridique toutes les familles des victimes d'attentats.

Mais nous avons aussi un autre devoir, c'est le devoir de vérité. Dire la vérité, rechercher la vérité, faire connaitre la vérité, notamment sur les procédures en cours. La République, en mon nom, vous assure de la transparence la plus entière. Le secret ne devra s'appliquer que lorsque les intérêts fondamentaux de la Nation sont menacés. La justice travaillera en toute indépendance pour que tout soit fait sur chaque procédure pour aller jusqu'au bout, rechercher les auteurs et les traduire devant leurs juges. L'État sera toujours à vos côtés pour qu'aucune des familles ne se sente rejetée d'une procédure qui puisse la concerner. Et que chacune, chacun, puisse connaitre tout des conditions qui ont conduit à l'épouvante.

Enfin, le dernier devoir de la Nation, c'est la vigilance et la lutte sans concession contre le terrorisme. Rien ne peut le justifier. Rien. Les assassins cherchent toujours à s'abriter derrière une cause. C'est une lâcheté supplémentaire car en réalité ils la souillent, cette cause, et l'offensent en prétendant la servir. Albert Camus le disait ainsi : «Quelle que soit la cause que l'on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d'une foule innocente.»

Ce que vise fondamentalement le terrorisme, ce qu'il cherche à affaiblir, à atteindre, à anéantir, au-delà des vies qu'il frappe, c'est la démocratie. C'est la liberté. C'est le droit et la possibilité pour chacune, pour chacun de penser comme il veut, de s'exprimer comme il l'entend. Et pour atteindre ses fins, le terrorisme nous tend des pièges, nous les connaissons : ils ont pour noms la peur, la division, le renoncement.

La peur, ce serait le refus d'agir, la tentation de céder à tous les chantages, à toutes les pressions, à toutes les menaces. Elles existent aujourd'hui. La liberté, la laïcité, la dignité ne se négocient pas et ne se négocieront jamais.

Le second piège c'est la division. Le terrorisme cherche à déchirer les peuples, à mettre en opposition les cultures, à entretenir des guerres de religion. Les religions doivent être respectées dans notre République. La lutte dans laquelle le terrorisme veut nous entraîner, ce n'est pas une guerre entre les civilisations, c'est une guerre contre toutes les civilisations.

Enfin, le dernier piège ce serait le renoncement, céder sur les valeurs de la République alors que ces valeurs sont notre honneur et même notre bouclier. Notre démocratie sera toujours plus forte que ses ennemis. Elle les combattra sans jamais rien renier d'elle-même. L'État implacable, reste et restera l'État de droit.

«L'État de droit, ce n'est pas l'État de faiblesse». Avec le terrorisme, il n'y a pas de compromis possible. Aucun. Jamais.

Nous sanctionnerons, démantèlerons et détruirons, sans répit et sans faiblesse, les réseaux terroristes. Et nous combattrons tous ceux qui, idéologiquement, les entretiennent ou qui les accueillent, ou les financent.

L'action doit être conçue à l'échelle du monde. Tous les continents sont concernés par le terrorisme.

Aujourd'hui, particulièrement l'Afrique, au Sahel, où des groupes se sont structurés, se dotant de moyens tirés de multiples trafics. Avec comme but de déstabiliser l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest ; mais l'Afrique de l'Est est également touchée - la Somalie, le Kenya - et nos ressortissants sont eux aussi visés. Tous les pays doivent s'organiser et combattre ensemble le terrorisme.

La France est pleinement engagée pour faire progresser la coopération sur ce sujet. A la fin de l'année, notre pays aura ratifié l'ensemble des douze conventions des Nations unies destinées à prévenir et à combattre le terrorisme.

Nous mettrons en place tous les outils afin de coordonner les moyens de prévention, à travers des équipes communes d'enquêtes réunissant des forces de police et des magistrats des pays qui veulent s'engager avec nous.

Le mandat d'arrêt européen permet d'interpeller les auteurs d'actes terroristes et d'obtenir qu'ils soient jugés plus rapidement. Le délai d'intervention, qui était de plusieurs mois, est désormais de douze jours.

La France s'est investie récemment, enfin, avec de nouveaux partenaires - les États-Unis, l'Espagne - pour que le développement de l'entraide pénale internationale ne permette plus d'échapper à la justice, c'est-à-dire à la sanction.

Mais je veux aussi m'engager à l'échelle nationale, à l'intérieur de nos frontières.

Notre arsenal juridique est imposant, il doit, chaque fois qu'il est nécessaire, être adapté et amélioré. Le ministre de l'Intérieur présentera, prochainement, un projet de loi tirant toutes les conséquences des drames de Toulouse et de Montauban. Il nous permettra de rendre plus efficace encore notre lutte contre toutes les formes de terrorisme, même les plus élaborées. Il permettra d'étendre la compétence de nos juridictions à des actes commis à l'étranger par des ressortissants français.

Voilà la volonté de l'État.

Mesdames, Messieurs,

Le terrorisme a pris les vies de vos proches, de vos enfants, de vos parents. Il a dévasté les vôtres.

Chaque fois, c'était la France et ce qu'elle représente qui était visée. Elle vous doit donc, la France, en retour la plus grande solidarité.

Elle ne doit rien oublier des victimes d'hier pour protéger encore davantage nos concitoyens aujourd'hui. Cette mission est la nôtre. C'est celle de l'État. Mais je souhaite que chaque Français y prenne sa part, et que cette cause de la lutte contre le terrorisme, soit servie par une unité nationale sans défaut. Parce que cette unité nationale est notre bien le plus précieux.

La cérémonie d'aujourd'hui est un hommage mais je l'ai conçue aussi comme un appel, l'appel que vous avez lancé. Je vous ai tous entendus. Un appel pour que la vérité soit faite, pour que la justice soit rendue, pour que la responsabilité soit établie.

Cet appel est le vĂ´tre et aujourd'hui il m'engage.

Merci./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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2. Entretien de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret avec «BFM» - Paris, le 20 septembre 2012

Q - Madame la Ministre, les Français de l'étranger sont-ils en danger ce vendredi particulièrement ?

R - Non, je ne pense pas qu'ils soient en danger. Par contre, on ne peut pas prévoir ce qui va se passer. Il y aura peut-être des manifestations, elles seront peut-être pacifiques, il faut l'espérer. Si ce n'est pas le cas, nous avons voulu réagir en prévention de ce qui pourrait arriver pour ne pas avoir une situation où nos concitoyens seraient en danger.

Q - Vous dites que le gouvernement a plutôt une réaction de prévention ?

R - Absolument.

Q - On sait que le quai d'Orsay a publié aujourd'hui un communiqué conseillant aux ressortissants français la plus grande prudence.

R - Absolument et nous avons également envoyé des messages à nos ressortissants pour les inciter à être vigilants, à être prudents et à ne pas se mettre dans une situation difficile. Il faut aussi savoir qu'il y a des touristes dans ces pays aujourd'hui à qui nous avons envoyé des messages de prudence.

Q - Madame la Ministre, les informations que l'on vous remonte sont-elles des informations de peur ? Ceux qui arrivent dans votre Cabinet sont-ils adressés par des Français de l'étranger qui se sentent soucieux ?

R - Soucieux et inquiets en effet car la peur est un sentiment très fort. Aujourd'hui, il n'y a pas de raison d'avoir peur, mais ils sont certainement inquiets. Dans le documentaire que vous venez de montrer, cette maman exprime bien cette inquiétude. L'enfant a été gardé à la maison, dans un endroit calme. En même temps, il ne faut pas prendre de risque, il ne faut pas sortir. Vous savez, les Français ont aussi tendance à se retourner vers l'État assez spontanément, c'est pour cela que nous avons ce devoir moral de les prévenir, de les encadrer, de montrer que nous sommes mobilisés, que nous sommes vigilants et tout cela dans un geste d'apaisement de ces inquiétudes. Je crois que c'est très important aujourd'hui.

Q - Malgré tout, n'y a-t-il pas là une mesure de précaution trop importante en interdisant purement et simplement ces manifestations sur le sol français ?

R - C'est très compliqué vous savez. Autant on peut comprendre que les populations arabes aient réagi à ces caricatures, qu'ils aient été en colère, qu'ils aient manifesté - il y a quand même eu 50 morts dans ces manifestations, les scènes de violence que l'on a vu à la télévision sont choquantes pour nous - autant - et je crois que c'était la réaction des autorités françaises - on peut se dire qu'il faut éviter tout débordement ici. Il ne faudrait pas que, sur le sol français, cette population musulmane soit assimilée à quelques extrémistes qui malheureusement habitent en France. On sait qu'il y en a quelques-uns, ils sont connus. Il ne faudrait pas que ceux-ci manipulent une population qui se sent déjà mal à l'aise, qui est déjà stigmatisée et qu'ils puissent mettre la main sur un plus grand nombre de jeunes et les manipuler. Il y a un malaise et pour qu'il n'y ait pas de débordement sur le sol français, il ne faut pas que l'on assiste à des scènes de violence qui iraient dans le sens de ce qui s'est passé dans d'autres pays./.

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3. Convention internationale en faveur des personnes âgĂ©es sous l'Ă©gide de l'ONU - CommuniquĂ© du ministère des Affaires sociales et de la SantĂ© - Paris, 20 septembre 2012

 

Michèle Delaunay, ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, s'est rendue mercredi 19 septembre et jeudi 20 septembre 2012 à la Conférence ministérielle de l'ONU, organisée par l'Autriche à Vienne. Cette conférence a permis d'établir le bilan du second Plan d'action international sur le vieillissement, adopté lors de la 2ème Assemblée mondiale sur le vieillissement des Nations unies qui s'est tenu à Madrid en 2002. Elle a proposé d'accueillir à Paris, en 2013, le Groupe intergouvernemental de suivi de ce Plan.

À cette occasion, la ministre a défendu l'idée d'un texte international majeur en faveur des personnes âgées placé sous l'égide de l'ONU. A l'instar des conventions des droits des femmes (1979), des enfants (1989) et des personnes handicapées (2006), une convention internationale en faveur des personnes âgées permettrait de clarifier la nature de leurs droits et de préciser les mesures à mettre en oeuvre pour les protéger. Une convention donnerait ainsi un caractère légal et contraignant à la protection des droits des aînés dans la réglementation internationale, et définirait un socle minimum de normes protectrices.

Pour Michèle Delaunay, un texte international encouragerait aussi la prise en compte de la notion d'âge dans l'élaboration des politiques publiques, et encouragerait le développement de projets bénéficiant aux aînés. Il permettrait, enfin, de faire évoluer le regard porté sur les personnes âgées.

Michèle Delaunay a par ailleurs indiqué le rôle actif que la France entend jouer au sein du Groupe intergouvernemental de suivi du Plan du vieillissement de l'ONU. Elle s'est employée lors de cette conférence à convaincre les partenaires européens dans le cadre d'échanges bilatéraux, en particulier avec l'Autriche, l'Allemagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Suède, la Russie et le Canada./.

(Source : site Internet du ministère des Affaires sociales et de la Santé)

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4. ConfĂ©rence environnementale - CommuniquĂ© du Ministère des Outre-mer - Paris 20 septembre 2012

Intervenant samedi dans la table ronde «Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité» au côté de la ministre de l'Égalité des territoires et du logement, Mme Cécile Duflot, le ministre des Outre-mer, M. Victorin Lurel, a rappelé que la richesse de la biodiversité ultramarine est exceptionnelle et constitue un atout majeur pour le développement des outre-mer et pour toute la France.

En effet, neuf des douze territoires formant les outre-mer français figurent parmi les 34 points chauds de la biodiversité mondiale. Les outre-mer représentent 80 % de la biodiversité française avec un niveau élevé d'endémisme, car plus de 13.000 espèces endémiques y sont recensées, soit plus que dans tout le continent européen. La richesse biologique des eaux littorales et marines est exceptionnelle et pas moins de 90 % de la zone économique exclusive (ZEE) française se situent dans les outre-mer, soit 10 millions de km2 conférant à la France la 2e ZEE du monde. Enfin, grâce aux outre-mer, la France est le seul État à disposer de récifs coralliens dans les trois grands océans, avec un total de 10 % des récifs coralliens de la planète, la 2e plus grande barrière récifale mondiale en Nouvelle Calédonie, ainsi que l'une des très rares doubles barrières à Mayotte.

«La biodiversité dans les outre-mer est souvent liée à une histoire géologique particulière, à l'origine de paysages naturels exceptionnels. Elle a aussi un lien fort avec la culture, l'identité et le développement touristique si l'on considère le rôle essentiel en matière de reconnaissance et d'attractivité que joue un classement au Patrimoine mondial de l'UNESCO», a indiqué le ministre des Outre-mer.

Face aux nombreuses menaces qui pèsent sur cette biodiversité, et au-delà des actions déjà engagées (création de parcs naturels et réserves, plans de sauvegarde des espèces menacées, engagement des inventaires de la biodiversité, Initiative française pour les Récifs coralliens - IFRECOR), Victorin Lurel a insisté sur la nécessité de définir une stratégie globale et cohérente sur le long terme pour protéger et valoriser la biodiversité ultramarine.

Il a plaidé pour que les plans et schémas nécessaires à la gestion durable de la biodiversité soient conçus et mis en oeuvre en concertation avec les acteurs locaux en tenant compte des spécificités de chaque territoire. «La régionalisation de l'action en la matière me paraît le bon échelon», a-t-il estimé. Il a aussi accueilli avec faveur la proposition émise lors des débats d'une rechercher d'adaptation de l'éducation à l'environnement aux contextes locaux.

Le ministre des Outre-mer a proposé que des assises territoriales de la biodiversité se tiennent dans chacun des outre-mer et qu'elles participent ainsi à la préparation de la future loi sur la biodiversité.

Enfin, dans sa conclusion, Victorin Lurel a jugé essentiel de développer une exploitation rationnelle et raisonnée des ressources : «Nous ne devons pas avoir peur des mots car ne pas occuper le terrain, ne pas se préoccuper de mettre en place une approche publique de la valorisation des ressources issues de la richesse de notre biodiversité laisse la place à des exploitations captives et excessivement nuisibles»./.

(Source : site Internet du ministère des Outre-mer)

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5. Point de presse du porte-parole du ministère des Affaires Ă©trangères - Entretien tĂ©lĂ©phonique du ministre avec M. Lakhdar Brahimi (20 septembre 2012) - Somalie/Attentats - Participation de M. Bernard Cazeneuve Ă  la rĂ©union du Conseil Affaires gĂ©nĂ©rales (24 septembre 2012) - Lancement du site de l'AnnĂ©e franco-allemande : 50ans.france-allemagne.fr (21 septembre 2012) - Agendas de M. Laurent Fabius/67e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies - SĂ©curitĂ© des Français Ă  l'Ă©tranger - GuinĂ©e - Paris, 21 septembre 2012

 

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Entretien téléphonique du ministre avec M. Lakhdar Brahimi (20 septembre 2012)

Le ministre s'est entretenu hier par téléphone avec M. Lakhdar Brahimi, qui revenait d'une tournée dans les pays de la région, au cours de laquelle il s'est également rendu à Damas.

Le ministre a confirmé à M. Lakhdar Brahimi le plein soutien de la France dans l'accomplissement de sa mission.

Nous restons en contact étroit avec M. Lakhdar Brahimi. Le ministre poursuivra ses échanges avec lui et tous nos partenaires dès la semaine prochaine à New York à l'occasion de la semaine ministérielle de l'Assemblée générale des Nations unies. La crise en Syrie sera un des principaux sujets à l'ordre du jour.

Q - Est-ce que vous pouvez étoffer l'échange entre M. Brahimi et le ministre et nous dire s'il vous a semblé plus optimiste par rapport à sa mission qu'il ne l'était avant d'aller à Damas ?

R - C'était un entretien très court. Ils auront l'occasion de se revoir à New York plus longuement. C'était l'occasion de rappeler le soutien que nous apportons à la mission du représentant des Nations unies et de la Ligue arabe. Je crois qu'il a fait lui-même son appréciation de la situation dans des termes très clairs, précisant que sa mission était difficile. Et d'autant plus difficile que la situation se dégrade au fur et à mesure que le temps passe. Encore une fois, c'était un échange très bref qui a eu lieu entre deux autres occasions de se voir qui étaient le déplacement du ministre au Caire lundi et mardi derniers et le déplacement du ministre dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies toute la semaine prochaine, de lundi à vendredi.

2 - Somalie - Attentats

La France condamne avec la plus grande fermeté les attentats perpétrés hier dans un restaurant de Mogadiscio, qui ont coûté la vie, selon les derniers bilans, à au moins quatorze personnes et fait des dizaines de blessés.

Nous présentons nos condoléances aux familles et aux proches des victimes et nous exprimons toute notre solidarité aux blessés.

Rien ne saurait justifier une telle violence. La France se tient aux côtés des autorités somaliennes dans leurs efforts pour édifier une société apaisée, démocratique, respectueuse de sa diversité et des droits de l'Homme.

3 - Participation de M. Bernard Cazeneuve à la réunion du Conseil Affaires générales (24 septembre 2012)

M. Bernard Cazeneuve participe le 24 septembre à la réunion du Conseil des Affaires générales.

Les ministres auront à cette occasion un premier échange sur la préparation du Conseil européen des 18 et 19 octobre. La session sera également consacrée au cadre financier pluriannuel 2014-2020 et à une première évaluation du semestre européen 2012. La Commission présentera enfin son évaluation des stratégies nationales mises en oeuvre en faveur des populations Roms.

En marge du Conseil, le ministre délégué, chargé des Affaires européennes, s'entretiendra avec son homologue irlandaise, Mme Lucinda Creighton. Il rencontrera également le vice-ministre bulgare des Affaires étrangères, M. Ivan Naïdenov.

Dans l'après-midi, M. Bernard Cazeneuve interviendra devant les membres du «European Policy Centre».

4 - Lancement du site de l'Année franco-allemande : 50ans.france-allemagne.fr (21 septembre 2012)

La rencontre du président de la République française et de la chancelière de la République fédérale d'Allemagne à Ludwigsburg, ce samedi 22 septembre, pour commémorer le discours à la jeunesse allemande prononcé par le général de Gaulle en 1963, sera l'occasion de lancer officiellement l'Année franco-allemande. Pendant cette Année, il s'agira de célébrer cinquante ans de coopération franco-allemande. Les célébrations se poursuivront jusqu'en juillet prochain. Elles seront tournées vers les jeunes et la société civile, et illustreront la vitalité des relations franco-allemandes et la contribution déterminante de celles-ci à l'avenir des deux pays.

La rencontre de Ludwigsburg est également l'occasion de lancer officiellement le site internet bilingue dédié à l'Année franco-allemande. Celui-ci vient d'être mis en ligne à l'adresse suivante : 50ans.france-allemagne.fr (et www.elysee50.de pour sa version allemande). Le site présente des contenus brefs, qui éveilleront la curiosité des internautes à la coopération franco-allemande. Ce site offrira surtout des informations pratiques sur l'Année franco-allemande, en particulier grâce à une carte et un calendrier interactif des manifestations organisées autour de l'évènement.

Le ministre français des Affaires européennes, M. Bernard Cazeneuve, et son homologue allemand, Michael Link, également secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, saluent la création de ce site, dont ils ont été les initiateurs. Ils encouragent les initiatives citoyennes qui renforceront l'amitié franco-allemande et conforteront celle-ci en tant qu'élément moteur de la construction européenne.

«Grâce au logo officiel de l'Année franco-allemande et à la publicité donnée par le site internet bilingue, nous souhaitons offrir aux manifestations franco-allemandes labellisées une visibilité qui contribuera à leur succès. Nous nous réjouissons par avance de toutes les célébrations et événements de l'Année franco-allemande, quelle que soit leur ampleur» indiquent les ministres.

L'ambition de ce site 50ans.france-allemagne.fr est d'accompagner tous ceux qui souhaitent célébrer l'amitié franco-allemande, non seulement en France ou en Allemagne, mais aussi ailleurs dans le monde. Chacun peut présenter son projet en remplissant un formulaire de labellisation en ligne, afin d'être signalé sur le site de l'Année et de pouvoir utiliser le logo officiel si le projet est retenu.

Ce site développé en commun par les deux ministères des Affaires étrangères, s'enrichira et évoluera avec les contributions des acteurs de l'Année franco-allemande, et tout particulièrement celles de la jeunesse et de la société civile des deux pays.

5 - Agendas de M. Laurent Fabius - 67e Assemblée générale des Nations unies

M. Laurent Fabius sera à New York toute la semaine prochaine. Il y arrive en fait lundi, 24 heures plus tôt que ne l'aurait nécessité un seul déplacement pour l'Assemblée générale des Nations unies, afin de promouvoir à New York l'une des grandes priorités de son action qu'il a présentée notamment lors de la dernière Conférence des ambassadeurs sous l'intitulé générique de diplomatie économique.

Toute la matinée du lundi sera consacrée à cette priorité. Il visitera des entreprises françaises sur place et il aura un déjeuner de promotion de la gastronomie française avec des représentants de cette industrie particulièrement importante pour nos intérêts économiques, nos entreprises et les emplois qui en dépendent.

J'attire votre attention sur les objectifs que le ministre a fixés et leurs traductions très concrètes pour ce qui nous concerne autour de cet objectif général de diplomatie économique : création d'une direction spécifiquement dédiée à ces sujets au sein du ministère, rassemblement autour de l'ambassadeur de tous ceux qui travaillent à aider les entreprises françaises à l'international et à promouvoir l'attractivité de la France et les investissements étrangers ici chez nous.

L'après-midi du lundi sera consacré à une série d'entretiens bilatéraux.

Le soir commence la semaine dite ministérielle de l'Assemblée générale des Nations unies.

Deux grands sujets vont plus particulièrement nous occuper, qui font partie des priorités de la France : la Syrie en premier lieu bien sûr et, dans la foulée de ce que je disais à propos de l'entretien avec Lakhdar Brahimi, selon les objectifs qui sont les nôtres : tout d'abord, la situation humanitaire qui se dégrade et l'action de la France en direction des zones libérées ; un volet plus politique ensuite, c'est-à-dire l'aide à l'opposition syrienne de façon qu'elle se rassemble, avec l'annonce faite par le président de la République que nous reconnaîtrions tout gouvernement qui serait représentatif, inclusif et légitime ; enfin, une réflexion sur l'après-Assad, période dans laquelle nous espérons que le Conseil de sécurité, bloqué aujourd'hui pour les raisons que vous savez, retrouvera un rôle.

Le premier sujet prioritaire pour nous, c'est la Syrie. Il y aura d'autres discussions sur cette zone du Proche et Moyen-Orient, notamment sur l'Iran, et également sur la demande que devraient présenter les Palestiniens de rehaussement de leur statut aux Nations unies.

Deuxième grande priorité pour nous : le Sahel. Il y aura mercredi matin une réunion à haut niveau qui sera consacrée plus spécifiquement à ce sujet. Nous avons deux grands objectifs. Un objectif général de mobilisation au plus haut niveau de la communauté internationale sur l'ensemble de cette région qui est essentielle pour les intérêts français, l'idée étant d'avoir une stratégie intégrée des Nations unies couvrant tous les volets: paix et sécurité, politique, développement, lutte contre le terrorisme. C'est un premier objectif général sur la zone sahélienne toute entière et puis nous avons aussi un objectif plus spécifique, mais tout aussi prioritaire qui est de trouver une solution à la crise malienne. Une solution qui, selon nous, doit prendre en compte trois dimensions : une dimension politique, une dimension humanitaire et une dimension sécuritaire. Sur ce dernier point, j'entends en clair la présence d'Aqmi au nord du Mali et la menace que fait peser sur le pays, sur la région et sur nos intérêts la présence de cette organisation terroriste. J'attire votre attention sur le fait que la France est disposée, comme l'ont dit le président de la République et le ministre, à apporter le moment venu un appui logistique à une opération africaine décidée dans le cadre des Nations unies.

Si je reprends maintenant le fil du programme tel que vous l'avez sous les yeux, il y aura aussi toute une série d'entretiens bilatéraux sur lesquels nous pourrons revenir.

Enfin, autre grande priorité du ministre, c'est l'événement que vous voyez inscrit pour jeudi matin, à 11h15, un événement de lancement de notre campagne en faveur de l'abolition de la peine de mort. Cette campagne se poursuivra tout au long des mois qui viennent avec plusieurs temps forts. Le premier d'entre eux se tiendra au quai d'Orsay le 9 octobre et réunira différents acteurs : des ONG, des témoins, de grands intellectuels... Un dossier de presse vous sera prochainement remis.

Q - Est-ce que ce sera ouvert Ă  la presse ?

R - Oui. Le 9 octobre sera ouvert à la presse. Pour l'événement de jeudi matin, il y aura un «stake-out» à la sortie de la réunion.

Q - C'est New York et pas Genève ?

R - LĂ , nous sommes sur le programme pour New York.

Q - Inaudible

R - C'est en juin. C'est toujours sur ce même thème de l'abolition de la peine de mort. L'idée, c'est d'amplifier la mobilisation autour de cette grande cause, de cette priorité qu'a fixée le ministre. Cette campagne se développera aussi sur le web avec notamment des cartes de géolocalisation qui montreront non seulement ce que fait la diplomatie française depuis Paris, mais également ce que font nos ambassades et nos consulats dans différents pays. Il y aura aussi une série d'interviews avec de grands témoins, je pense par exemple à Robert Badinter.

Q - Est-ce qu'il y a un partenaire comme RSF ou Amnesty International ? Ou est-ce qu'il y a juste un panier général d'ONG associées ?

R - Nous travaillons et nous travaillerons avec toutes les grandes ONG qui sont engagées sur ce sujet : FIDH, Amnesty International, etc.

Q - Le jeudi 27, le «haut niveau RDC», est-ce que c'est en vue d'un vote au Conseil de sécurité ou est-ce que c'est juste exploratoire ?

Concernant la rencontre avec les représentants de la communauté juive, quels seront les groupes ou lobbies concernés AIPAC, Jewish Comittee?

Ensuite pour la réception francophone, j'imagine que c'est la chambre de Commerce franco-américaine ?

R - Les deux rendez-vous de la fin de la journée du 27 sont des rendez-vous traditionnels. La réception francophone aura lieu dans les locaux du service culturel. Elle rassemble tous les acteurs de la francophonie, en présence du Secrétaire général des Nations unies.

La rencontre avec les représentants de la communauté juive est aussi un moment important, avec tous les représentants des grandes organisations juives.

Q - Celles que j'ai mentionnées et d'autres encore ?

R - Et d'autres encore oui, sans aucune exclusive. Traditionnellement il y a environ une vingtaine de représentants. Cela couvre tout le champ des grandes organisations juives : Jewish Comittee, Jewish Congress, B'nai B'rith, AIPAC, J Street... Ils sont tous invités.

Q - Toujours pour le 27, concernant la peine de mort, j'ai deux questions.

Vous faites cette réunion à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Mais les États-Unis sont un pays où la peine de mort est appliquée.

L'Arabie Saoudite vient hier d'exécuter un émigré Pakistanais pour des raisons de criminalité. Quelle est votre réaction ?

R - Votre première question était en fait un constat. La situation aux États-Unis est cependant assez différente selon les États. Certains États ont un moratoire, d'autres non. Cette réunion est plus particulièrement intitulée «Du moratoire à l'abolition». En effet, notre intention est de faire progresser tous les pays sur la voie de l'abolition de la peine de mort et cela le plus rapidement possible. Nous profitons là à New York de la caisse de résonance qu'est traditionnellement l'Assemblée générale des Nations unies pour lancer cette campagne qui ensuite sera déclinée ici à Paris et partout dans le monde à travers nos ambassades et nos consulats. C'est une priorité du ministre pour 2013.

S'agissant du cas particulier que vous avez évoqué, vous savez que nous condamnons à chaque fois qu'il y a des exécutions.

6 - Sécurité des Français à l'étranger

Q - Je voudrais savoir quels sont les retours que vous avez sur la situation dans les pays où les ambassades et les écoles ont été fermées aujourd'hui, est-ce qu'il y a eu des incidents ?

Est-ce que vous pouvez nous confirmer également que des renforts policiers ou militaires français ont été envoyés dans certains pays et notamment en Tunisie ?

R - C'est un peu tôt et pour le moment, ce qui nous revient, c'est qu'il n'y a pas de problème particulier dirigé contre nos intérêts mais je le dis avec beaucoup de prudence car la journée n'est pas terminée.

En effet, nous avons pris un certain nombre de mesures de sécurité : appels à la prudence et à la vigilance, par tous les canaux de communication à notre disposition (sites internet des ambassades, pages Facebook et un réseau très efficace par SMS).

La sécurité a été renforcée de deux manières: d'une part, par les autorités des pays hôtes qui ont renforcé dans certains pays la présence policière notamment à proximité immédiate de nos établissements ; d'autre part, le renforcement de nos propres procédures de sécurité, par exemple très concrètement les procédures d'accès ou de fouille à l'entrée de nos locaux.

Je vous rappelle qu'à titre préventif et temporaire, nos établissements, ambassades, consulats, centre culturels et écoles sont aujourd'hui fermés au public dans une vingtaine de pays. La situation sera réévaluée au fur et à mesure en fonction de l'évolution des situations sur place.

Q - On parle du GIGN en Tunisie par exemple ?

R - Je ne confirme ni n'infirme. Tout a été fait pour que la sécurité de nos ressortissants et de nos locaux soit assurée.

Q - Est-ce le centre de crise ici qui a décidé du degré de protection de nos ambassades ou bien chaque ambassadeur avec ses cellules locales a-t-il décidé du degré de vigilance qu'il doit appliquer ?

R - C'est le centre de crise ici à Paris qui est chargé plus particulièrement de coordonner la mise en place du dispositif et de centraliser l'information. Bien évidemment, cela se fait en coordination avec nos ambassadeurs sur place car ce sont eux qui sont le mieux à même sur place de juger des conditions de sécurité. Tout cela se fait bien sûr sur instruction du ministre lui-même.

Q - Peut-on avoir la liste des pays pour lesquels vous ĂŞtes le plus inquiets ?

R - Non, pas de liste pour des raisons de sécurité évidentes.

Q - Y a-t-il des pays qui vous ont proposé eux-mêmes de protéger vos locaux ? J'ai pour exemple l'Iran puisqu'une équipe a augmenté la prime d'assassinat de Salman Rushdie ?

Les journaux commencent vraiment Ă  critiquer la France, pour autre chose que le film que tout le monde sait ?

R - Dans la vingtaine de pays que nous avons identifiés, nos ambassades ont rappelé aux autorités leur responsabilité au titre de la Convention de Vienne pour ce qui concerne la protection des locaux diplomatiques et consulaires et, en tant que de besoin, compte tenu de la situation sur place en termes de sécurité, les moyens déployés autour de nos implantations, pas seulement les ambassades et les consulats, ont été renforcés.

Q - Avez-vous eu des menaces spécifiques ?

Il y a eu une déclaration du Haut Commissariat de l'ONU à Genève sur cette question des caricatures les critiquant. Avez-vous une réaction ?

R - Sur votre première question, nous n'avons eu aucune menace précise ou particulière dirigée contre l'une ou l'autre de nos implantations. Les mesures que nous avons prises sont de précaution, à titre préventif.

Concernant les caricatures publiées par Charlie hebdo, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères ont l'un et l'autre rappelé ce qu'est la position française. C'est-à-dire un principe de liberté d'expression, un principe fondateur de la République, consubstantiel au pacte républicain. Ce principe doit s'exercer dans un esprit de tolérance pour toutes les convictions, notamment les convictions religieuses, et dans un esprit de responsabilité. Il faut éviter tout excès et de «jeter de l'huile sur le feu» pour reprendre les termes utilisés par le ministre des Affaires étrangères.

Q - Vous avez dit que vous réévalueriez la situation au fur et à mesure. Vous annoncerez et vous donnerez des précisions sur la continuation éventuelle de la fermeture des établissements français ? Comment les choses vont-elles se dérouler ?

R - Ce soir, nous ferons le bilan de la journée, et en accord avec les informations que nous remonteront nos ambassades, le ministre prendra la décision soit de maintenir la fermeture soit de faire ce qui est prévu pour l'instant, c'est-à-dire que nous rouvrirons très normalement. Je le répète: cette mesure préventive, conservatoire est temporaire, en fonction de l'évolution constatée sur place.

7 - Guinée

Q - En Guinée, il y a aujourd'hui des manifestations. Quelle est la réaction de la France ?

R - Tout d'abord, concernant les manifestations du 20 septembre, je veux saluer les dispositions prises par le gouvernement guinéen de façon que les partis d'opposition exercent leur droit à manifester. Je crois d'ailleurs que l'opposition a souligné le comportement républicain des forces de l'ordre pendant le déroulement de cette manifestation.

Deuxièmement, nous encourageons l'ensemble des acteurs politiques guinéens à poursuivre leurs efforts pour renouer le dialogue et organiser ensemble, dans les meilleurs délais, des élections législatives qui soient libres, transparentes et inclusives./.

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6. Iran - Conseil de sĂ©curitĂ© - Intervention du ReprĂ©sentant permanent de la France auprès des Nations unies - New York, 20 septembre 2012 -

 

Monsieur le Président,

Tout d'abord je souhaite remercier l'ambassadeur Osorio pour son rapport trimestriel sur les activités du Comité 1737, et pour ses efforts de sensibilisation auprès des États membres, notamment l'organisation d'une «réunion ouverte» du comité le 9 juillet, qui a permis à plusieurs délégations de s'informer sur les obligations qui leur incombent en vertu des résolutions du Conseil sur ce sujet.

Ce rapport trimestriel démontre, une fois de plus, que l'Iran continue de violer ses obligations internationales.

Il rappelle que l'Iran continue de chercher à contourner le régime de sanctions établi par les résolutions du Conseil, et poursuit ses tentatives d'acquisition de matériel sensible et ses exportations d'armes.

J'insiste sur les cas de violations par l'Iran de l'embargo sur les armes qui bénéficient au régime syrien, mis en lumière par le récent rapport des experts. Alors que le régime de Damas massacre depuis plus d'an son propre peuple, il devient de plus en plus nécessaire, par une application rigoureuse des sanctions, d'empêcher l'Iran de fournir au régime d'Assad les armes nécessaires à l'accomplissement de sa sinistre besogne.

Je voudrais également marquer la préoccupation de mon pays au sujet des activités liées au programme balistique iranien, et notamment la révélation, par l'Iran, des essais de missiles Shahab-3 menés par le Corps des Gardiens de la Révolution en juillet. Il s'agit d'une violation de la résolution 1929 et le Comité devra prendre ses responsabilités.

Enfin, il appartient également au Comité de veiller à la pleine mise en oeuvre des recommandations du rapport des experts. Ce qui passe par la poursuite des désignations et l'actualisation des listes des biens, des personnes et des individus soumis à sanction que recommande le rapport des experts pour contrer les manoeuvres de dissimulation et de contournement de l'Iran.

Nous devrions ainsi désigner sans plus attendre les entités YAS Air et de SAD export/import company, impliquées dans des cas de transferts d'armes et de matériel militaire au profit de la Syrie, que j'évoquais à l'instant.

Monsieur le Président,

Ce Conseil a par ailleurs pris connaissance du rapport du 30 août du directeur général de l'Agence internationale de l'Énergie atomique, qui met une fois encore en lumière le refus de l'Iran de se conformer à ses obligations et engagements internationaux en vertu des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

Ce rapport du directeur général souligne :

- l'absence de coopération de l'Iran avec l'AIEA sur les questions en suspens au sujet d'une possible dimension militaire de son programme nucléaire, qui explique que les discussions de l'Agence avec Téhéran n'ont permis d'obtenir aucun résultat concret ;

- il souligne également les activités de dissimulation et de démolition menées par l'Iran sur le site militaire de Parchin, sur lequel l'Agence suspecte l'Iran d'avoir mené des essais de conception d'un engin militaire, ce qui compromet significativement la capacité de l'Agence à vérifier la nature des activités qui ont été menées effectivement sur ce site.

- Ce rapport ajoute également la poursuite et le développement des activités d'enrichissement, notamment sur le site de Fordow où la capacité d'enrichissement de l'uranium installée a doublé ; les stocks d'uranium enrichi de 3,5 % et à 20 % continuent de croître et ils continuent à croître sans qu'il soit possible d'en donner une explication civile.

Face à ce constat de violations répétées des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, ce dernier a adopté à une très large majorité une nouvelle résolution qui condamne fermement l'attitude de l'Iran, lui demande de respecter sans délai ses obligations internationales et estime que sa coopération est essentielle et urgente pour restaurer la confiance de la communauté internationale sur la finalité exclusivement civile du programme nucléaire iranien, confiance qui n'existe pas aujourd'hui.

La France salue cette résolution. Il est essentiel que l'Iran coopère sans délai ni réserve avec l'AIEA pour faire toute la lumière sur l'ensemble des questions non résolues, et cesser les activités qui compromettent les travaux de l'Agence. L'Iran doit suspendre l'ensemble de ses activités sensibles menées en violation de ses obligations internationales.

L'adoption de cette résolution à une très large majorité démontre, une fois encore, l'unité et la détermination de la communauté internationale sur le dossier nucléaire iranien. Le face-à-face actuel oppose l'Iran à l'ensemble de la communauté internationale et non pas seulement à certains de ses membres.

Monsieur le Président,

Nous restons ouverts au dialogue. Depuis près d'une dizaine d'années, nous avons mené des centaines d'heures de discussion avec l'Iran. Force est de constater, que ces discussions ont été menées en vain. Les nombreuses réunions tenues encore cette année par les E3+3 avec l'Iran à Istanbul, Bagdad et Moscou en témoignent. Les E3+3 ont fait à l'Iran des propositions équilibrées mais ce dernier n'a pas fourni la preuve de sa volonté sérieuse de négocier, tout en accélérant dans le même temps ses activités sensibles et prohibées et c'est la même chose depuis maintenant près de 10 ans. Nous essayons de négocier, l'Iran imperturbablement poursuit ses activités nucléaires.

Tant que l'Iran ne se conformera pas à ses obligations, nous devrons assumer nos responsabilités et renforcer la pression pour convaincre ce pays qu'il a plus intérêt au dialogue qu'à l'isolement et à la provocation. En conséquence, et avec les pays qui y sont prêts, nous renforcerons encore les sanctions à l'encontre de l'Iran aussi longtemps que ce pays n'acceptera pas d'avancer vers le respect de ses obligations. Nous ne demandons qu'une seule chose à l'Iran, c'est de négocier. L'Iran ne négocie pas.

Je vous remercie, Monsieur le Président./.

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7. GĂ©orgie - Violences contre des prisonniers dans le système pĂ©nitentiaire -DĂ©claration du porte-parole de la Haute reprĂ©sentante de l'Union europĂ©enne pour les Affaires Ă©trangères et la Politique de sĂ©curitĂ© - Bruxelles, 20 septembre 2012

 

La Haute représentante est consternée par les vidéos choquantes montrant des violences commises contre des détenus de la prison de Gldani. Elle rappelle que tous les pays sont tenus de respecter l'interdiction inconditionnelle de toute forme de torture et de mauvais traitement.

Elle note que le gouvernement a pris les premières mesures nécessaires pour régler ce problème et souligne qu'il est absolument essentiel que ces incidents, ainsi que d'autres, fassent l'objet d'une enquête approfondie et transparente et que les responsables répondent de leurs actes./.

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