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Bulletin d'actualités du 05 septembre 2012


Sommaire



1. Union europĂ©enne - Entretien du prĂ©sident de la RĂ©publique, M. François Hollande, avec le prĂ©sident du Conseil de l'Union europĂ©enne, M. Herman Van Rompuy - CommuniquĂ© de la prĂ©sidence de la RĂ©publique - Paris, 5 septembre 2012

 

Le président de la République a reçu, cet après-midi, au Palais de l'Élysée, M. Herman Van Rompuy, président du Conseil de l'Union européenne.

Ils ont eu un échange approfondi sur l'application des décisions prises lors du Conseil européen des 28 et 29 juin en faveur de la croissance, de la stabilité financière et de l'approfondissement de l'Union économique et monétaire.

Le chef de l'État a évoqué la nécessité de mettre rapidement en oeuvre le pacte de croissance, afin que les bénéfices concrets attendus de ce pacte soient traduits dans la réalité. S'agissant de la stabilité financière, il a rappelé que le Conseil de juin avait arrêté un dispositif qui permet aux mécanismes européens de stabilité et à la BCE d'intervenir. Il a souhaité que les décisions du Conseil européen des 18 et 19 octobre apportent des solutions durables pour surmonter les difficultés auxquelles la zone euro est actuellement confrontée.

Il a également souligné l'importance d'un accord sur l'Union bancaire qui redonnera confiance dans notre système et permettra aux banques de se consacrer au financement de l'économie.

Le président a enfin évoqué la perspective d'un approfondissement de l'Union économique et monétaire, dont la France propose qu'elle soit fondée sur l'idée d'intégration solidaire. Ce sera l'enjeu du Conseil européen de la fin de l'année. Et la France attache une très grande importance aux travaux engagés en ce sens par M. Van Rompuy./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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2. Entretien du ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des Affaires europĂ©ennes, M. Bernard Cazeneuve, avec «LCI» - Extraits - Paris, 5 septembre 2012

 

Q - Sur le Traité européen.

R - Ce texte est une étape qui en appelle d'autres. Nous sommes dans une volonté résolue de réorienter la politique de l'Union. Nous avons obtenu de premiers résultats avec le plan de croissance, la stabilisation du système bancaire - qui appelle l'achèvement de l'union bancaire - , la solidarité monétaire et financière avec de nouvelles conditions d'intervention des instruments que sont le mécanisme européen de stabilité et le fonds européen de stabilité financière.

(...)

Nous avons hérité d'un texte qui n'avait pas nos faveurs et qui avait été adopté par un très grand nombre de pays. Il s'appliquait dès lors que douze pays le votaient et dans l'espace où il avait été voté. Il n'était donc plus négociable, et nous n'aurions pas pu bénéficier d'un certain nombre des dispositions de ce texte qui auraient pu être utiles à un moment ou à un autre. Donc il y avait deux manières de renégocier ce Traité : renégocier le texte lui-même ou renégocier l'ensemble de la politique européenne, de manière à ce que ce texte s'inscrive dans un contexte qui permette que les politiques menées par l'Union soient radicalement différentes. C'est cette voie pragmatique que nous avons choisie, parce que ce qui compte pour nous, c'est de réorienter en profondeur la politique de l'Union européenne, de le faire pour qu'il y ait de la croissance, pour qu'il y ait de la stabilité bancaire, pour qu'il y ait de la solidarité financière et monétaire...

Q - Vous avez vu MOODY'S qui a apporté une perspective négative sur l'Union européenne...

R - Donc il faut le rétablissement des comptes publics, et par ailleurs, il faut la croissance. Aujourd'hui, nous avons pour objectif le rétablissement des comptes publics, nous avons engagé des actions pour la croissance, qui appellent d'autres actions, en termes de politique industrielle, en termes de protection de l'Europe, avec la mise en place de dispositions qui permettent d'avoir le mieux disant fiscal et environnemental...

Q - Pour essayer de retrouver de la croissance...

R - Et de la compétitivité. Et puis, il faut aussi de la solidarité financière et monétaire. Nous sommes désireux de créer les conditions de cette croissance, c'est notre combat, et nous pensons que si nous y arrivons, on rentrera dans un cercle plus harmonieux./.

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3. SĂ©minaire des nouveaux ambassadeurs - Discours de la ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des Français de l'Ă©tranger, Mme HĂ©lène Conway-Mouret - Paris, 4 septembre 2012

 

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Parmi les Français qui portent les couleurs et les valeurs de la France par-delà nos frontières, vous allez occuper le premier rang : pour tous les Français de l'étranger, vous serez, chacun d'entre vous, l'incarnation de notre République, le point d'ancrage d'une France ouverte sur le monde et bien décidée à valoriser ses atouts à travers l'ensemble de la planète.

Les Français établis hors de France partagent sans doute, avec leurs compatriotes hexagonaux, cette représentation de la diplomatie que Flaubert a consignée dans son irremplaçable Dictionnaire des idées reçues : «Belle carrière (mais hérissée de difficultés, pleine de mystères). Ne convient qu'aux gens nobles. Métier d'une vague signification, mais au-dessus du commun». Et le grand Flaubert concluait : «Un diplomate est toujours fin et pénétrant».

Je me réjouis donc de vous retrouver aujourd'hui, dans le cadre de votre séminaire, comme j'avais déjà pris part au séminaire des nouveaux consuls. Je remercie la direction des ressources humaines d'avoir organisé cette rencontre utile : nous serons appelés à nous revoir, bien sûr, dans vos postes respectifs, mais l'occasion nous est ici donnée d'évoquer collectivement les principales actions que j'entends conduire et je veux la saisir pour insister sur mes trois chantiers prioritaires.

Premier chantier, le réseau consulaire

Depuis des années, il a été procédé à des fermetures de postes, sans que celles-ci s'accompagnent des réflexions indispensables sur les missions et les services de notre réseau. Vous devez être fiers de vous trouver à la tête d'un tel réseau, qui se maintient au second rang mondial par sa taille et au premier rang par l'éventail des services offerts. Vous assurez ainsi un lien très précieux auprès de nos communautés à l'étranger. Vous le savez, les Français de l'étranger sont de plus en plus nombreux et c'est pourquoi il nous faut réfléchir à l'architecture globale de notre réseau.

J'ai confié à un groupe de travail dirigé par Daniel Lequertier, secondé par Frédéric Basaguren et deux inspecteurs de l'IGAE, une étude sur l'évaluation des missions et la réforme éventuelle de notre réseau consulaire. Elle devra s'inscrire, bien entendu, dans le cadre du triennum budgétaire à venir. Vous y serez bien sûr associés.

J'attends de ces travaux, qui se nourriront de ce qui a déjà été fait précédemment, des propositions concrètes et opérationnelles dès 2013.

Deuxième chantier, la réforme du dispositif d'aide à la scolarité.

En supprimant la prise en charge des frais de scolarité pour les lycéens français à l'étranger, le président de la République a mis fin à un système injuste et largement critiqué. Cette suppression est une première étape. Nous avons besoin de refondre en profondeur le fonctionnement de notre système scolaire à l'étranger. C'est la raison pour laquelle Laurent Fabius souhaite me confier une large mission de réflexion sur notre réseau d'enseignement français à l'étranger. La lettre de mission comprend des termes très clairs. Il nous faut apporter des réponses à un certain nombre de problématiques :

- Comment répondre à la demande continue de nouvelles inscriptions ?

- Comment assurer le financement de l'enseignement français à l'étranger compte-tenu de l'augmentation continue des coûts, notamment immobiliers ?

- Comment garder le bon équilibre entre les deux missions de scolarisation des Français de l'étranger et d'enfants étrangers, sachant que ces deux missions sont fondamentales et complémentaires ?

- Comment faire évoluer le système d'aide à la scolarité pour le rendre plus juste et efficace, en respectant les équilibres budgétaires dans un contexte économique très difficile pour les familles ?

- Comment, enfin, maintenir l'excellence et l'attractivité du réseau d'enseignement français à l'étranger face à la concurrence internationale ?

La troisième réflexion que j'ai souhaité engager concerne la représentation de nos compatriotes à l'étranger.

Sa structure a été profondément modifiée avec l'élection, pour la première fois, de députés au sein des communautés françaises à l'étranger.

Elle est aujourd'hui la suivante :

- au niveau national : 12 sénateurs et 11 députés ;

- à l'échelon local : 155 conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'étranger, qui constituent le collège électoral des sénateurs.

Une réflexion est en cours sur l'Assemblée des Français de l'étranger : elle se fait en concertation avec les parlementaires, les associations (FDM-ADFE et UFE) et, bien entendu, les conseillers à l'AFE qui siègent cette semaine en Assemblée plénière.

Il est important, je le crois, que vous soyez proches de ces élus, afin de créer, dans chacun de vos postes, les conditions d'un dialogue régulier et constructif. Je me permets à cet égard de vous renvoyer à la circulaire du 5 avril 2006, qui fixe les fonctions et les prérogatives des conseillers à l'AFE, ainsi qu'à celle du 22 juin 2012 relative aux relations du département avec les onze députés des Français de l'étranger.

Une préoccupation constante de nos communautés à l'étranger - la sécurité :

Pour terminer, je veux aborder devant vous un sujet de préoccupation crucial : la sécurité de nos compatriotes à l'étranger. Elle constitue véritablement une priorité de notre diplomatie. Dans le cadre de mes attributions ministérielles, j'y accorde une attention particulière. J'ai d'ailleurs organisé, le 29 août dernier, un déjeuner consacré à ce thème dans le cadre de la Conférence des ambassadeurs. Certains d'entre vous étaient présents à cette rencontre, qui a permis un échange sur l'adaptation de nos dispositifs, ainsi que sur les relations entre notre réseau diplomatique et nos partenaires européens en cas de crise. «Pour moi, les vrais intérêts de la France ne sont jamais en opposition avec les vrais intérêts de l'Europe», disait Talleyrand : cela se vérifie également dans ce contexte. Nous réfléchissons à faire évoluer nos règles d'assistance et de protection en cas de crise, dans les limites de ce que sont les missions régaliennes de l'État.

Assistaient également à ce déjeuner des représentants du secteur privé. Nous avons évoqué les synergies qui peuvent être mises en oeuvre entre les postes et ces partenaires.

Très bientôt, un questionnaire sera transmis aux ambassadeurs, en vue de mener une réflexion plus large sur ces questions avec le réseau diplomatique et les entreprises.

La sécurité de nos communautés à l'étranger est d'autant plus essentielle qu'elle a un effet direct sur l'influence de la France. Elle conditionne, chez nos compatriotes, la décision de s'expatrier, comme elle détermine, au sein de nos entreprises, la volonté de s'implanter à l'étranger.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a souhaité que je sois très présente dans ce domaine, y compris en faveur des petites et moyennes entreprises. Je m'attacherai donc à développer les contacts avec les entreprises, en France comme à l'étranger, lors de mes déplacements.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, vous venez de prendre vos fonctions ; vous pouvez compter sur moi pour vous soutenir et vous appuyer dans vos missions.

Pour ma part, je sais pouvoir compter sur vous pour porter nos ambitions communes. La diplomatie moderne n'est plus «cette ruse des princes» que conspuait Victor Hugo : au service de nos concitoyens, elle exprime et met en oeuvre les principes de la République que nous avons tous en partage.

Je vous remercie./.

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4. Point de presse du porte-parole - DĂ©placement de M. Fabius Ă  Bonn - ConfĂ©rence de M. Fabius Ă  l'Institut d'Ă©tudes politiques de Paris - Entretien de M. Canfin, avec M. Jean-Claude de l'Estrac, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la COI - Visite de Mme Benguigui en AlgĂ©rie - DĂ©placement Ă  Bruxelles de Mme Conway-Mouret - Colombie/Lancement des nĂ©gociations avec les FARC - Tanzanie/Mort d'un journaliste lors d'une manifestation de l'opposition - Afghanistan/Attentat-suicide dans la province du Nangharar - AlgĂ©rie/Nomination de M. Abdelmalek Sellal au poste de Premier ministre - Mali - Paris, 5 septembre 2012

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - DĂ©placement de M. Laurent Fabius Ă  Bonn (5 septembre 2012)

Le ministre des Affaires étrangères se rend aujourd'hui à Bonn afin de participer, avec son homologue allemand, M. Westerwelle, aux cérémonies organisées à l'occasion de l'anniversaire de la rencontre entre le général de Gaulle et le chancelier Adenauer qui eut lieu dans cette ville il y a 50 ans.

Cette visite s'inscrit dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire du Traité de l'Élysée (22 janvier 2013), auxquelles il a été décidé de donner un retentissement particulier en organisant une «Année franco-allemande : cinquantenaire du Traité de l'Élysée» (septembre 2012 - juillet 2013), qui aura la jeunesse pour fil conducteur. Cette Année jubilaire sera ouverte par le président de la République et la chancelière fédérale le 22 septembre prochain à Ludwigsburg.

À Bonn, le ministre aura un déjeuner de travail avec M. Westerwelle à Rhöndorf, dans l'ancienne demeure du chancelier Adenauer. À cette occasion, ils aborderont les grands sujets de l'actualité internationale, notamment la situation en Syrie, en Iran et dans les pays du «printemps arabe» ainsi que les dossiers européens. Les deux ministres se rendront ensuite à l'ancien hôtel de ville de Bonn pour assister à une fête populaire («Bürgerfest»), organisée en l'honneur de l'amitié franco-allemande.

Après le dévoilement d'une plaque commémorative et la signature du Livre d'or de la ville (comme l'avait fait le général de Gaulle), les deux ministres auront un échange avec des classes d'élèves, qui sera l'occasion d'évoquer l'importance du chemin parcouru en cinquante ans et les perspectives d'avenir du partenariat franco-allemand.

2 - Conférence de M. Laurent Fabius à l'Institut d'études politiques de Paris (6 septembre 2012)

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, est l'invité ce jeudi 6 septembre de la conférence inaugurale de l'École des Affaires internationales de l'Institut d'études politiques de Paris (PSIA, Paris School of International Affairs).

Il exposera les grandes orientations de la politique étrangère de la France devant la nouvelle promotion. Cette conférence, animée par M. Ghassan Salamé, directeur de l'École des Affaires internationales de Sciences Po, sera également l'occasion d'un échange entre le ministre et les 500 étudiants présents, dont près des trois quarts sont des étudiants du monde entier, venus de plus de cent pays.

3 - Entretien de M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, avec M. Jean-Claude de l'Estrac, secrétaire général de la Commission de l'Océan indien (COI), 5 septembre 2012

M. Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, s'est entretenu le 5 septembre avec M. Jean-Claude de l'Estrac, secrétaire général de la Commission de l'Océan indien (COI).

Ancien ministre des Affaires étrangères de Maurice, ayant participé à la création de la COI (qui rassemble les Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et la France au titre de La Réunion), le secrétaire général, qui a pris ses fonctions en juillet dernier, a exposé ses priorités pour l'organisation : renforcer les liens entre les îles de l'Océan indien en développant les liaisons maritimes et aériennes, s'attaquer à la question de la sécurité alimentaire, améliorer la communication entre les îles en s'appuyant sur l'audio-visuel.

Le ministre délégué chargé du Développement a rappelé le soutien constant de la France aux projets portés par la COI, notamment dans le domaine de la protection de l'environnement (protection des coraux), de la gestion durable des ressources (surveillance des pêches), de la santé et de la gestion des risques naturels. Il a indiqué notre disponibilité à travailler en étroite concertation avec les autres États membres de la COI et le nouveau Secrétaire général et à contribuer à la mise en oeuvre des priorités évoquées par celui-ci.

4 - Visite de Mme Yamina Benguigui en Algérie (du 6 au 8 septembre 2012)

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, se rendra à Alger du 6 au 8 septembre pour une visite de travail qui s'inscrit dans le cadre de la préparation du déplacement qu'effectuera le président de la République en Algérie d'ici la fin de l'année. La visite de Mme Benguigui sera principalement consacrée au développement de la coopération en matière de Francophonie, notamment dans les domaines de la culture et de l'éducation.

Elle aura différents contacts ministériels à cette occasion.

La visite en Algérie de Mme Benguigui permettra d'approfondir les échanges en vue de l'élaboration du nouveau document-cadre de partenariat devant tracer les grandes lignes de la coopération franco-algérienne dans les années à venir.

5 - Déplacement à Bruxelles de Mme Hélène Conway-Mouret, ministre délégué chargée des Français de l'étranger (10 septembre 2012)

Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, se rendra à Bruxelles le 10 septembre.

La ministre inaugurera l'école maternelle du lycée Jean Monnet, en présence notamment de M. Charles Picqué, ministre-président du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale, et de Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire et de la Promotion sociale de la communauté française de Belgique.

La construction de cette école maternelle s'inscrit dans un vaste plan de développement du lycée français Jean Monnet de Bruxelles, un des plus grands établissements français du réseau géré par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).

Ce plan ambitieux, piloté par l'AEFE avec le soutien de l'ambassade de France, porte désormais la capacité d'accueil de 2.200 à 2.700 élèves, afin de répondre à la demande croissante des familles.

La nouvelle école maternelle intégrée au lycée accueillera à partir ce de cette semaine 300 élèves au sein de 12 classes. Tous les élèves dès la petite section suivent un enseignement bilingue français-allemand ou français-anglais, adapté aux attentes de nombreuses familles qui souhaitent bénéficier d'un enseignement à la française et d'une ouverture internationale.

Mme Hélène Conway-Mouret se rendra ensuite au consulat général de France à Bruxelles afin d'y rencontrer les personnels et de s'entretenir avec ses compatriotes présents. Elle aura également un déjeuner de travail avec les élus, les responsables consulaires et des représentants de la communauté française.

Les Français de Belgique constituent l'une des plus importantes communautés françaises de l'étranger, avec environ 200.000 personnes.

6 - Colombie - Lancement des négociations avec les FARC

La France se réjouit de l'annonce par le président de la Colombie, M. Manuel Santos, du lancement de négociations avec le mouvement des FARC visant à établir la paix dans ce pays meurtri depuis près de cinquante ans par la violence interne.

La Colombie est un partenaire ancien de la France. C'est une nation amie qui, depuis son indépendance, partage avec notre pays des liens humains et culturels étroits et un attachement aux principes démocratiques et aux idéaux humanistes hérités du siècle des lumières. En dépit des périodes tragiques de violence qu'elle a traversées, la Colombie est restée fidèle à ces valeurs.

Nous saluons la détermination du président Santos et de son gouvernement à parvenir à l'instauration d'une paix durable en Colombie et invitons l'ensemble des parties impliquées dans le conflit à s'engager activement dans le processus auquel elles sont conviées.

La France reste disposée à accompagner la Colombie dans la restauration de la paix, comme elle le fait déjà en participant à l'action de la Mission d'appui au processus de paix, dans le cadre de l'OEA, par son soutien à la mise en oeuvre de la loi sur la réparation due aux victimes et à la restitution des terres, ou encore en assurant la coprésidence du groupe informel d'États apportant leur appui au processus de paix (G24).

Q - Ouverture de négociations entre le gouvernement colombien et les FARC : Quelle peut être la contribution de Paris aux efforts de paix ?

R - Merci de vous référer à la déclaration de ce jour.

7 - Tanzanie - Mort d'un journaliste lors d'une manifestation de l'opposition

La France déplore la mort du journaliste Daudi Mwangosi, survenue le 4 septembre lors de la dispersion d'une manifestation de l'opposition dans un village de la région d'Iringa dans le sud de la Tanzanie.

Elle présente ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu'à ses collègues de la rédaction de Channel 10.

Nous appelons les autorités tanzaniennes à faire rapidement la lumière sur les circonstances de la mort de Daudi Mwangosi afin que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice.

La France rappelle son attachement à la liberté de la presse et sa solidarité envers les journalistes dont le rôle est essentiel pour la diffusion d'une information libre et pluraliste. Elle appelle les autorités tanzaniennes à prendre les dispositions propres à garantir la libre expression.

8 - Afghanistan- Attentat-suicide dans la province du Nangharar

La France condamne fermement l'attaque-suicide perpétrée hier lors d'un enterrement dans la province orientale du Nangarhar qui a tué, au moins, une vingtaine de personnes et fait une cinquantaine de blessés.

La France exprime sa plus vive émotion et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes.

La fréquence des attentats-suicides menés à l'encontre de la population civile afghane rappelle la nécessité de lutter contre le fléau du terrorisme. La France réaffirme à ce titre sa pleine solidarité avec les autorités afghanes et sa détermination à demeurer engagée à leurs côtés pour oeuvrer à la stabilisation de l'Afghanistan.

9 - Algérie - Nomination de M. Abdelmalek Sellal au poste de Premier ministre

Nous adressons nos félicitations à M. Abdelmalek Sellal à l'occasion de sa nomination par le président Bouteflika au poste de Premier ministre.

Les autorités françaises seront heureuses de travailler avec le nouveau gouvernement algérien, pour donner corps au partenariat d'exception que les deux chefs d'État et les deux peuples appellent de leurs voeux.

10 - Mali

Q - Le président malien a formellement requis l'intervention de la Cedeao dans le nord. Quel soutien la France va apporter à cette demande et quelle contribution logistique prévoit-elle ?

R - Le président Traoré a formellement requis le concours des États d'Afrique de l'Ouest pour reconstruire l'armée malienne et l'aider à reconquérir le Nord du Mali. Cette demande des autorités maliennes est une étape indispensable pour envisager l'appui international.

Le Mali est un État dont la stabilité est essentielle dans la région et auquel la France accorde une importance fondamentale. Comme nous l'avons indiqué, et le moment venu, nous serons disposés à examiner favorablement les demandes de contributions qui pourront nous être formulées ainsi que les demandes qui pourraient être présentées au Conseil de sécurité des Nations unies./.

 

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5. Europe de la DĂ©fense - CommuniquĂ© du ministère de la DĂ©fense - Paris, 4 septembre 2012

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu à Bruxelles pour la première fois depuis le début de son mandat. Son objectif: donner une nouvelle impulsion à l'Europe de la Défense. Lors de son déplacement, il a notamment rencontré M. Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne et Mme Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

À l'issue de sa rencontre avec M. Herman Van Rompuy, Jean-Yves Le Drian a déclaré que les conditions étaient «réunies pour qu'on fasse faire des progrès à l'Europe de la Défense».

À ce titre le ministre a insisté sur quatre points importants qui méritent d'être pris en considération : les menaces «toujours aussi fortes» auxquelles est confrontée l'Europe, la «réorientation stratégique» des États-Unis qui placent désormais la zone Asie-Pacifique au coeur de leurs préoccupations, «les contraintes budgétaires» qui pèsent sur les pays européens et plus généralement le fait que «l'Europe se cherche un destin».

Le ministre a ensuite visité l'Agence européenne de Défense (AED) et s'est entretenu avec sa directrice, Mme Claude-France Arnould. À cette occasion, il a souligné «le rôle important» que peut jouer l'AED pour fédérer les coopérations des États membres dans le domaine militaire. La visite comportait également un volet transatlantique. Ainsi, Jean-Yves Le Drian s'est entretenu avec un certain nombre de personnalités de l'Alliance atlantique, au premier rang desquelles M. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général. Une rencontre avec son homologue belge, M. Pieter de Crem, était également au programme./.

(Source : site Internet du ministère de la Défense)

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6. BahreĂŻn - DĂ©cision rendue par la Cour d'appel en ce qui concerne Abdoulhadi al-Khawaja et dix-neuf autres personnes - DĂ©claration de la Haute reprĂ©sentante de l'Union europĂ©enne pour les Affaires Ă©trangères et la Politique de sĂ©curitĂ©, Mme Catherine Ashton - Bruxelles, 5 septembre 2012

 

Je suis déçue et préoccupée par la décision de la Cour d'appel de Bahreïn de maintenir les peines sévères prononcées à l'encontre de Abdoulhadi al-Khawaja et de dix-neuf autres personnes.

J'espère que le pourvoi formé devant la Cour de cassation fera l'objet d'une procédure équitable et transparente, respectant pleinement les obligations internationales auxquelles Bahreïn a souscrit. Je continuerai à suivre de très près ce dossier ainsi que la situation générale dans le pays.

J'engage toutes les parties de la société bahreïnienne à contribuer sans plus tarder, de manière pacifique et constructive, au dialogue et à la réconciliation nationale./.

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7. Serbie - Rencontre de Mme Catherine Ashton avec le Premier ministre serbe, M. Ivica Dacic - DĂ©claration du porte-parole de la Haute reprĂ©sentante de l'Union europĂ©enne pour les Affaires Ă©trangères et la Politique de sĂ©curitĂ© - Bruxelles, 4 septembre 2012

 

Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union, a rencontré aujourd'hui à Bruxelles le Premier ministre de la Serbie, Ivica Dacic. Cette rencontre, qui est la première depuis que M. Dacic a été nommé Premier ministre, a été l'occasion d'examiner les priorités à venir de l'agenda UE - Serbie.

La Haute représentante a confirmé la perspective européenne qui s'ouvre clairement à la Serbie et à l'ensemble de la région des Balkans occidentaux. Les progrès satisfaisants accomplis l'année dernière ont permis à la Serbie d'obtenir le statut de pays candidat à l'Union européenne au mois de mars de cette année.

Aujourd'hui, la Haute représentante et M. Dacic ont tous deux reconnu que la Serbie doit continuer à progresser sur la voie de l'intégration européenne et à faire avancer le processus de réforme.

La Haute représentante a souligné que la poursuite de la normalisation des relations avec le Kosovo est essentielle pour la perspective européenne de la Serbie et, dans ce contexte, il a été question de la nécessité de poursuivre et de redynamiser le dialogue entre Pristina et Belgrade.

La Haute représentante s'est félicitée de la décision prise récemment par le gouvernement serbe, qui permettra une coopération régionale effective, inclusive et représentative, mais elle a également souligné que tous les accords conclus dans le cadre du dialogue mené avec la médiation de l'Union européenne doivent être pleinement mis en oeuvre./.

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8. Angola - Élections lĂ©gislatives organisĂ©es le 31 aoĂ»t 2012 - DĂ©claration du porte-parole de la Haute reprĂ©sentante de l'Union europĂ©enne pour les Affaires Ă©trangères et la Politique de sĂ©curitĂ© - Bruxelles, 4 septembre 2012

 

En attendant l'annonce du résultat final des élections, nous notons que, dans l'ensemble, le scrutin a été organisé avec efficacité et qu'il s'est déroulé dans un climat pacifique. Les Angolais ont une fois de plus témoigné de leur attachement à la paix et à la démocratie pluraliste, à un moment important de l'histoire de leur pays, dix ans après le retour de la paix, en 2002.

À l'invitation des autorités angolaises, l'Union européenne a envoyé une mission d'experts électoraux en Angola et appuyé la formation d'observateurs électoraux issus d'organisations de la société civile. Nous accueillons avec satisfaction l'annonce selon laquelle les éventuelles contestations du résultat des élections seront réglées par les voies légales appropriées.

L'Union européenne est un partenaire résolu de l'Angola, avec qui elle a récemment renforcé ses relations en signant l'accord intitulé «Action conjointe UE-Angola pour le futur», qui vise à approfondir les liens entre les deux parties en intensifiant le dialogue politique et la coopération existante./.

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