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Bulletin d'actualités du 16 août 2012


Sommaire



1. Déplacement au Liban - Déclaration du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, à son arrivée à l'aéroport international Rafic Hariri - Beyrouth, 16 août 2012

 

Mesdames et Messieurs, je suis ravi de vous voir. Je suis ici au Liban pour une visite rapide que j'ai tenu à faire, au nom du président de la République, François Hollande.

Je viens de Jordanie et j'irai ensuite en Turquie. Le sens de ma présence ici est tout à fait simple. C'est un geste de solidarité à l'égard du Liban, qui est un pays que nous aimons. Et c'est une proclamation de notre attachement à l'unité, à l'indépendance, à l'intégrité et à la souveraineté du Liban.

Le Liban, comme d'autres pays de la région, connaît des difficultés. Il est essentiel que dans ces circonstances - la crise syrienne -, l'intégrité, l'unité et la souveraineté du Liban soient assurées. Et c'est le sens de ma présence ici. Je vais être accueilli, et je les en remercie, par les plus hautes autorités libanaises. J'aurai aussi des contacts avec toute une série d'interlocuteurs. Mais c'est en tant qu'ami du Liban que je suis ici et je souhaite que cette amitié, qui dure depuis déjà longtemps, soit encore renforcée dans les mois qui viennent.

Q - Inaudible.

R - J'aurai l'occasion d'évoquer la question syrienne, bien sûr, avec tous mes interlocuteurs libanais et à travers tous ses aspects. L'aspect humanitaire est essentiel puisque beaucoup de Syriens sont actuellement chassés de Syrie et se réfugient dans les pays voisins.

Cela pose une série de questions humanitaires qu'il faut traiter. Je les ai abordées en Jordanie. Nous les évoquerons ici au Liban puis en Turquie. Cela pose aussi des questions proprement militaires : cela c'est l'affaire des Syriens. Il existe une résistance syrienne qui s'organise. Et puis cela pose aussi des questions politiques puisque, si l'on souhaite que le régime actuel soit remplacé, il faut qu'il y ait une transition politique. De nombreuses discussions ont lieu à l'heure actuelle avec les pays arabes et entre différentes puissances pour favoriser cette transition. C'est aux Syriens eux-mêmes qu'appartient la décision.

Moi, ce que je souhaite bien sûr c'est que nous ayons une Syrie libre, démocratique qui protège - c'est essentiel - toutes les communautés. Toutes les communautés doivent pouvoir vivre librement en Syrie. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Je vous remercie./.

 

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2. Déplacement en Jordanie - Conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et du ministre jordanien des Affaires étrangères, M. Nasser Joudeh - Propos de M. Fabius - - Camp de Zaatari, 16 août 2012

Je voudrais d'abord remercier très chaleureusement mon collègue et ami Nasser Joudeh de son accueil. Je voudrais transmettre à Sa Majesté, que je rencontrerai dans quelques heures, les salutations de M. François Hollande et aussi saluer le général marocain qui nous a fait l'amitié d'être présent, puisque ce que nous voyons ce matin est une marque de coopération entre la Jordanie et la France mais aussi avec le Maroc qui fait des efforts dans le même sens.

Le sens de ma visite ici c'est de dire que la France est triplement solidaire. Nous sommes d'abord solidaires évidemment avec les réfugiés. Nous sommes dans un camp. Les conditions de ce camp sont, comme les conditions des camps de réfugiés, très difficiles. Aujourd'hui, exceptionnellement, il n'y a pas de tempête de sable, mais ceux qui sont sur le terrain vivent tous les jours le fait que le sol est torride ; les bâtiments évidemment sont provisoires, les tentes ont été installées le mieux possible, mais tout cela reste extrêmement précaire.

L'action de la France, comme l'action d'autres pays, consiste à apporter son soutien aux réfugiés. C'est ce que nous faisons ici à travers plusieurs actions. Il y a, bien sûr, l'hôpital chirurgical qui vient d'être installé. Donc, les choses démarrent. Je veux féliciter les autorités, les hommes et les femmes qui sont sur le terrain.

Il y a ce que nous faisons jour après jour. Par exemple, aujourd'hui, j'apporte à peu près 20 000 masques qui vont empêcher le sable de pénétrer dans la gorge, dans les oreilles, et dans le nez. Il y a les opérations de vaccination ; comme vous l'avez vu, il y a beaucoup d'enfants dans le camp. Et donc, il y a donc des vaccinations contre la rougeole.

Il y a, bien sûr, en perspective, puisqu'il y a beaucoup de jeunes, l'ouverture d'écoles qui va être nécessaire.

Tout ce travail humanitaire, la France s'y associe activement, financièrement, pratiquement et non seulement à l'égard des réfugiés, qui sont déjà plusieurs milliers, mais aussi à l'égard des Syriens mêmes qui sont en Syrie.

Le premier geste est un geste de solidarité envers les réfugiés. Le deuxième geste de solidarité est un geste de solidarité envers la population syrienne.

La position de la France est claire : nous pensons que Bachar Al-Assad est le bourreau de son propre peuple, qu'il doit partir, que le plus tôt sera le mieux et qu'il faut mener des actions politiques - je vais y arriver dans un instant -, des actions militaires, c'est ce que font les résistants sur le terrain et des actions humanitaires. Les deux types d'actions ne sont pas contradictoires. Tout cela est complémentaire et nous aidons la population syrienne, en particulier l'opposition, notamment à travers les réseaux locaux, qu'il s'agisse de celui des médecins ou d'autres. Il y a aussi d'autres actions évidemment secrètes.

Et puis, nous pouvons compter sur la solidarité des pays, comme la Jordanie, qui ont la générosité d'accueillir des réfugiés. La Jordanie est un petit pays avec un grand coeur. Quand on voit arriver sur son sol près de 150.000 personnes, et dans un camp comme celui-ci qui reçoit encore des centaines de personnes chaque jour, il s'agit là d'une action extrêmement importante à soutenir pour un peuple qui n'est pas très riche comme le peuple jordanien. Et je veux saluer ce que fait le peuple jordanien comme d'autres peuples dans d'autres conditions, au Liban et en Turquie, il y en a d'autres encore, parce qu'il y a là un effort extraordinairement méritoire et je voudrais exprimer la solidarité du ministre des Affaires étrangères avec Sa Majesté le roi Abdallah II et avec la Jordanie.

Mon action d'abord est donc d'effectuer un voyage humanitaire. Le président de la République, François Hollande, a souhaité que l'on soit très présent dans le domaine humanitaire, nous le sommes et s'il y a des adaptations à faire dans le futur, s'il y a des efforts supplémentaires à faire, nous les ferons. Mais en même temps, bien sûr, comme je l'ai souligné, on ne peut pas séparer l'action humanitaire de l'action politique.

Nous sommes très présents au niveau international, pour inciter les Syriens à trouver une transition politique. Je recevais encore hier à Paris un représentant du Conseil national syrien ; je recevrai des représentants du Conseil national syrien à Paris mardi prochain ; je reçois évidemment d'autres responsables de l'opposition syrienne ; nous sommes en contact permanent avec nos partenaires américain, turc, allemand, anglais et arabes pour faciliter cette transition politique et j'insiste sur le fait que plus rapidement se fera la transition politique, plus vite la solution sera là.

Cette transition politique, j'insiste, doit être une transition qui rassemble largement le peuple syrien, garantisse les droits des minorités, c'est essentiel, et soit représentative de ce qu'est la Syrie aujourd'hui. Nous souhaitons vivement que puisse être mis en place rapidement un gouvernement de transition, qui dès lors qu'il est représentatif, sera reconnu par les principaux pays du monde et permettra d'accélérer la chute de Bachar Al-Assad, qui est devenue une nécessité évidente.

Il y a bien sûr l'aspect militaire. Vous l'entendez comme moi, il n'y a pas besoin de l'insinuer : des réfugiés qui sont dans ce camp demandent la livraison d'armements afin de lutter en particulier contre les avions de Bachar Al-Assad qui font régner la terreur et qui tuent des dizaines de personnes chaque jour.

Vous savez que les pays européens ont décidé un embargo sur les armes, et on ne va pas violer l'embargo. Mais ce n'est pas trahir un secret que de vous révéler qu'un certain nombre de pays fournissent des équipements non létaux, ce sont des équipements de communication ou des équipements techniques qui vont être utiles à l'opposition syrienne et aux résistants.

Voilà ce que je voulais dire concernant ma visite ici.

Je serai dans quelques heures à Amman, je rencontrerai des opposants syriens. Ensuite je vais rentrer au Liban qui se trouve aussi en situation difficile et je terminerai cette visite à caractère humanitaire et politique en Turquie où je visiterai également un camp de réfugiés ainsi que les responsables du pays. Je ferai ensuite un rapport de tout cela au Conseil de sécurité des Nations unies le 30 de ce mois puisque la France préside le Conseil de sécurité des Nations unies, je le présiderai d'ailleurs moi-même ; nous consacrerons une partie importante de cette réunion du Conseil de sécurité aux aspects humanitaires.

Je voudrais terminer par là en remerciant très chaleureusement toutes les organisations qui font un travail magnifique dans des conditions très difficiles que ce soit le HCR, que ce soit les différents programmes des Nations unies, que ce soit les organisations non gouvernementales, il y en a beaucoup qui sont présentes ici. Nous les aidons bien sûr, c'est très normal, quand je dis «nous«, c'est à la fois les Français, les Européens et d'autres. Mais je crois qu'il faut mesurer le travail exceptionnel qui est le leur, dans des conditions très difficiles.

J'aurai l'occasion lors de cette réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, de demander à notre ami, M. Antonio Guterres, le commissaire aux Réfugiés, ainsi qu'à notre représentant, de faire rapport sur la situation. Nous aborderons des solutions complémentaires car, évidemment, nous souhaitons, comme cela a été fort bien dit, que ce type de camp soit dissout le plus vite possible. Mais il faut une solution politique sur le terrain en Syrie, il y a besoin d'un changement, le plus vite sera le mieux. La politique, le militaire et l'humanitaire ne sont pas contradictoires dans ces circonstances, on a besoin de faire tout cela à la fois, c'est le message que je voulais apporter ce matin en remerciant beaucoup les autorités jordaniennes de leur accueil. Maintenant je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.

Q - Monsieur le Ministre, la France va présider le Conseil de sécurité des Nations unies. Quel est le message que vous allez envoyer aux Nations unies ? C'est un message politique, diplomatique ? Quel est le message ?

R - Il y a d'abord le message humanitaire actuellement, compte tenu de la terreur, des exactions pratiquées par le régime de Bachar Al-Assad, parce qu'il y a beaucoup de réfugiés, il y a des personnes déplacées, plus d'un million de personnes déplacées en Syrie et plusieurs centaines de milliers de réfugiés, et pour les accueillir il faut mettre en oeuvre des opérations humanitaires.

Donc, pour répondre facilement à votre question, le premier message que je dois faire passer, avec mes collègues, c'est de rendre compte de ce qui se fait sur le plan militaire, puis sur le plan humanitaire, ensuite, sur le plan politique.

Sur le plan politique, le message est celui de la nécessité d'une transition politique rapide. C'est-à-dire la constitution d'un gouvernement alternatif d'union qui permette de remplacer le régime de Bachar Al-Assad et pour cela nous sommes en contact avec toute une série de responsables. La décision appartient aux Syriens eux-mêmes, il n'y a personne d'autre, mais il est évident que les efforts effectués par la Ligue arabe, les efforts faits par l'Europe et les efforts que font d'autres pays du monde, vont au soutien d'une transition politique qui, j'insiste encore, doit respecter toutes les minorités. La Syrie est un pays qui a une composition multiple, vous avez les chiites, vous avez les sunnites, vous avez les chrétiens, et chaque communauté doit être respectée dans cette transition politique. Nous souhaitons, la France souhaite, que le futur gouvernement de transition représente la diversité de la Syrie.

Deuxième point, il y a enfin ce qui se fait en matière militaire. La nouvelle armée syrienne est en train de faire un travail extrêmement courageux dans des conditions très difficiles car son armement n'est pas au même niveau que l'armement de Bachar Al-Assad mais vous avez vu que déjà des défections extrêmement nombreuses ont eu lieu dans le camp de Bachar Al-Assad. La dernière en date est la défection de l'ancien Premier ministre syrien, ce qui veut dire que le coeur même du système est en train de s'affaiblir. Et nous qui respectons nos obligations internationales, sommes en soutien de ces actions menées afin que très rapidement une alternative au régime de Bachar Al-Assad soit apportée. Donc, je le dis et le répète, la Commission spéciale des Nations unies vient de déclarer qu'il était coupable de crimes contre l'Humanité.

Q - Monsieur le Ministre, vous avez parlé de soutien à l'opposition syrienne, de quelle sorte de soutien s'agit-il ? S'agira-t-il de soutien militaire ?

R - En ce qui concerne l'opposition, en particulier l'Armée libre syrienne, nous sommes en contact avec un certain nombre de ses responsables, nous souhaitons qu'elle puisse mener son action, en liaison avec l'opposition. Comme je l'ai dit, il n'y a pas de la part des pays européens, singulièrement la France, de livraisons d'armes létales, puisque nous nous sommes engagés à respecter un embargo sur les armes. Mais il y a un certain nombre d'autres opérations qui sont menées.

Puis, notre action est surtout politique puisque nous essayons de rassembler le maximum de soutien aux Syriens, parce que c'est à tous les Syriens que cela appartient, pour qu'ils puissent prendre leur destin en main et très vite bâtir ce gouvernement alternatif, ce gouvernement de transition qui débouchera ensuite sur les élections qui fonderont le nouveau régime syrien.

J'insiste à nouveau, je le fais en direction du Conseil national syrien et en direction de l'armée nouvelle syrienne et aussi à destination d'autres responsables : nous sommes très attachés à ce que l'ensemble des minorités, l'ensemble des sensibilités, soient respectées dans ce futur régime.

(...)

Q - You mentioned sending non lethal aids to the rebels, is one of the reasons you say you don't want to send armaments themselves, is one of the reasons for that because there have been some groups of the Free Syrian Army are allied to global Jihad ? Is that one of the concerns for French involvement when it comes to arming the rebels ?

R - La question porte sur les raisons pour lesquelles nous n'envoyons pas d'armements létaux aux rebelles et si c'est parce que nous ne sommes pas sûrs de la composition de l'armée nouvelle syrienne. Non, la raison n'est pas celle-là, l'ensemble des pays d'Europe, pas seulement les pays d'Europe, se sont engagés à un embargo sur les armes létales. C'est une décision qui a été prise largement et nous devons respecter cette décision.

En ce qui concerne des équipements qui n'ont pas ce caractère, nous pouvons tout à fait avoir une attitude différente, je ne l'ai pas développé ici longuement, les discussions doivent rester secrètes, mais nous respectons l'embargo auquel nous sommes astreints et en même temps nous aidons le plus possible la résistance syrienne. Voilà le premier point que je voulais souligner.

Le deuxième point est qu'il a été question ces derniers jours d'une éventuelle No Fly Zone - zone d'exclusion aérienne. Je veux dire sur ce point que, compte tenu de la gravité du conflit, et le fait qu'il se développe avec des milliers et des milliers de réfugiés supplémentaires chaque jour, personne ne peut exclure aucune perspective. En même temps, compte tenu de ce qu'est à la fois le matériel à disposition de l'armée syrienne actuelle, celle de Bachar Al-Assad, et compte tenu de la disposition du terrain, cela pose évidemment des problèmes extrêmement redoutables. De plus, et ce n'est pas une remarque anecdotique, l'attitude de la France a toujours été de n'intervenir que dans le cadre de la légalité internationale telle qu'elle a été reconnue et est portée par les organismes internationaux, en premier lieu les Nations unies. Il n'y a pas à ce jour de décision des Nations unies qui autorise ce type de projet parce qu'en particulier, vous le savez, les Russes et les Chinois ont opposé leur veto. Voilà quelques points que je voulais dire en réponse à votre question./.

 

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3. Point de presse du porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères - Syrie - Mali - Gabon - Côte d'Ivoire - Bahreïn - Paris, 16 août 2012

 

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Syrie

Q - Pourriez-vous nous éclairer sur la conversation entre Hillary Clinton et plusieurs ministres des Affaires étrangères le 14 août, dont M. Fabius, sur les moyens de mettre fin au régime de Bachar Al-Assad ? Quelles idées discutées ont trouvé l'approbation de M. Fabius et y a-t-il de nouvelles stratégies après cette conversation ?

R - Le ministre, M. Laurent Fabius, est actuellement en déplacement dans la région. Il aura l'occasion de s'exprimer tant sur les aspects humanitaires que politiques de la crise syrienne, comme il l'a fait ce matin au camp de Za'atari en Jordanie. Je vous renvoie à ses déclarations.

Nous discutons de ces sujets de façon étroite avec nos partenaires, y compris de la mise en place d'une transition politique, qui constitue une des priorités de notre action.

2 - Mali

Q - Quels commentaires faites-vous sur la crise au Mali, après la position de l'armée malienne qui estime que la CEDEAO ne doit pas assurer la sécurité des organes de transition à Bamako et que son rôle dans la reconquête du Nord devait se limiter à un appui en couverture aérienne aux troupes maliennes ? Cette évolution change-t-elle vos efforts, au Conseil de sécurité, pour faire adopter une résolution autorisant l'usage de la force par la CEDEAO ?

R - La France encourage la poursuite des efforts de coordination entre la CEDEAO et le Mali.

3 - Gabon

Q - Avez-vous une réaction au sujet de la dégradation du climat politique au Gabon marquée, notamment, par plusieurs interpellations de manifestants et l'attaque d'une station privée de TV ?

R - Nous avons eu connaissance des incidents survenus hier et suivons la situation de près. De façon générale, nous rappelons notre attachement à la liberté d'expression et d'opinion partout dans le monde.

4 - Côte d'Ivoire

Q - Et votre position sur ce qui se passe en Côte d'Ivoire ? Est-ce que l'armée française a été ou est sollicitée pour réduire les tensions ?

R - Le climat d'insécurité actuel est préoccupant. Nous appelons au calme et à l'apaisement des tensions. Le désarmement et la réforme des secteurs de la sécurité doivent plus que jamais être une priorité, tout comme la poursuite du processus de réconciliation nationale et la lutte contre l'impunité.

S'agissant de votre seconde question, je vous renvoie vers le ministère de la Défense.

5 - Bahreïn

Q - Et votre réaction à la condamnation à trois ans de prison à Bahreïn pour le militant Nabil Rajab ?

R - Nous avons pris connaissance de la condamnation de M. Rajab.

Nous rappelons notre attachement au principe de liberté d'expression et encourageons le dialogue permettant d'apaiser durablement les tensions au Bahreïn./.

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4. Syrie/Soudan - Remarques à la presse du président du Conseil de sécurité des Nations unies - New York, 15 août 2012

 

(en français et en anglais)

Q - Où en sont les tractations sur M. Brahimi ? D'aucuns disent qu'il est malade, est-ce que cela vous semble intéressant qu'il soit nommé ? Où en sommes-nous ?

R - Je ne sais pas, il faut demander au Secrétaire général concernant la nomination du nouvel Envoyé spécial conjoint. À l'évidence, la nomination prend du temps.

Q - The Secretary-General sent a letter to the Security Council about the future of the UN Observers mission in Syria. What are your expectations in terms of what are his recommendations and, whether the mandate will be terminated, whether there is the possibility of some kind of follow on UN operation, UN Office ?

R - When you read the letter of the Secretary-General, it says that the conditions to keep UNSMIS are not fulfilled and the conditions are really clear : they were set by resolution 2059.

Having said that, I think that there is a consensus among the members of the Security Council that we need to have a UN presence remaining in Damascus in Syria after 20th August. We will have consultations tomorrow and we will see whether it is possible to have a consensus around the proposal of the Secretary-General which is to have a liaison office of the Joint Special Envoy in Damascus.

Q - The Security Council has ignored for a long time the fate of the abducted Lebanese in Syria. Now the abductions have moved to Lebanon. It seems like the Security Council should pay some attention to this crisis as the conflict in Syria is spreading to Lebanon.

R - If something happens in Lebanon, it is to the Lebanese government to come to the Security Council. For the moment, we haven't heard anything from Lebanon. Of course we will be ready to react as we have expressed several times our support to the sovereignty and territorial integrity of Lebanon. We will have another opportunity to do it because we will examine resolution 1701, to renew the mandate of UNIFIL.

Q - Regarding the Lebanese abducted in Syria, are you using your offices as your national capacity to free those persons ?

R - I don't see how we could do it. Again, they are Lebanese so it is to the government of Lebanon to react first.

Q - On Mr Brahimi, the delay in making an announcement about any replacement for Kofi Annan says quite a bit, and it is public now that Mr Brahimi has great reservations about taking the job and is accused of being inclined not to take it. Is it going to be difficult to find someone ?

R - It is difficult. Any candidate has to face the situation where first the Security Council is deeply divided, secondly, on the ground, both sides are fighting and there is no prospect for the moment of a political transition. So I guess it is an impossible mission. Therefore I do understand that people might hesitate to accept this mission. But we need to have somebody who could be available if there is any prospect of launching a political process.

Of course, it is a tough job. So it is pretty legitimate, if you are proposed the job, that you hesitate. As for Mr Brahimi, I don't know, you have to ask the spokesperson of the Secretary-General.

Q - On Darfur : beyond the killing of this peacekeeper, there has been a chain of events : there were students shot at in Nyala at the end of July, there was the camp that was entirely emptied of 25,000 people because the peacekeepers didn't or couldn't protect the civilians there. I understand you always issue a statement when peacekeepers are killed, but since the last time the Council met on Darfur, it seems that things are going worse, Mr Gambari has left. What do you see : is it a sort of a forgotten issue ?

R - I am not sure the situation has worsened because Mr Gambari has left. The Darfur situation has always been a very complicated to manage. First because we have a hybrid force. I don't think it is very easy for two organisations to manage the same force. Secondly because the question is whether we are entering a real political process or not. Some members of the Council are considering that there are incidents, but that the situation is improving and that the government has launched a political process. They say that the problem is that the government does not have any money so cannot put money behind this political process, but things are running in the right direction. Other members of the Council –you know which countries are on either side- are saying that the Human Rights situation is difficult and the general situation is not improving. So there is a debate, and the Council is divided.

I want to remind you that there are issues where the Council is divided. People are saying that the Council is divided on Syria, and that the Council is becoming irrelevant. But there are a lot of other issues where we are divided. The UN is basically trying to unite countries which have different interests behind the same policy. On the Israeli-Palestinian conflict, we are deeply divided. Darfur is another example of a division on a certain issue. Now that Mr Gambari is leaving, there will be the appointment of a new Special Representative very quickly, I hope.

Q - With respect to whoever the new Special Envoy might be, is there anyone that you might consider to be thinking outside the box on the Council's [inaudible], how giving him some new tools ? It is acknowledged that this new job may be tougher than it was when Kofi Annan took it. How could this new Special Envoy have any chance to succeed ?

R - We wanted to give to the Special Envoy a tool by having a resolution adopted under chapter VII with the threat of sanctions to put pressure on both sides. As you know, we failed. Now the Security Council is so polarized that I don't expect any decision in political terms.

You say that the Special Envoy will be totally useless. For the moment, both sides consider they can win by military terms. But we do hope that at some moment, there could be a realization, for instance by the regime, that they won't crush the opposition, that they will have to negotiate. And if it reaches this moment, I think the UN is the only channel through which we could holdA negotiations. It is a bit an «on duty Special Envoy”. He will also have to work with the opposition, to unite the opposition, so that we have a real alternative to the regime. I do understand your doubts and your scepticism, but the UN simply can't leave the room.

Q - Did you just say that another job of the Special Envoy might be to unite the opposition ?

R - No, it is not a new job. He has a mandate which is clearly defined. The Special Envoy has to work with all parties, and one of the parties is the opposition. He needs to work with the opposition and to convince the opposition to be united behind a political platform.

Thank you./.

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5. Darfour - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité - New York, 14 août 2012

 

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus fermes l'attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés contre le bureau de police de proximité de l'Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour situé à Nyala (Darfour méridional), au cours de laquelle un soldat de la paix a été tué et un autre blessé.

Les membres du Conseil ont exprimé leurs condoléances à la famille du soldat qui a perdu la vie, ainsi qu'au gouvernement bangladais. Ils ont demandé au gouvernement soudanais d'ouvrir sans tarder une enquête et de traduire en justice les auteurs de l'attaque.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur appui sans réserve à la MINUAD et demandé à toutes les parties présentes au Darfour de coopérer avec l'Opération./.

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6. France - Espagne - Rencontre entre le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian et le ministre espagnol de la Défense, M. Pedro Morenés - Communiqué du ministère de la Défense - Paris, 14 août 2012

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a rencontré ce jour son homologue espagnol Pedro Morenés. Cette rencontre a permis aux deux ministres d'échanger sur la situation internationale, notamment en Afghanistan, au Mali et en Syrie. Ils ont également évoqué la coopération bilatérale de défense entre l'Espagne et la France et abordé les perspectives de relance de l'Europe de la Défense, qui constitue l'une des priorités du gouvernement français./.

(Source : site Internet du ministère de la Défense)

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