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Déclarations officielles de politique étrangère du 31 mai 2016


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Argentine/Entretien de M. Ayrault avec son homologue - République tchèque/Entretien de M. Ayrault avec son homologue - Entretien de M. Ayrault avec l'ONG «ONE» - Tunisie/Déplacement de M. Fekl - Entretiens de M. Vallini avec le CIRAD, l'IRD et le CGIAR - Présidence française du conseil de sécurité - Tchad/Procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré - Bahreïn/Condamnation en appel du chef de l'opposition - Syrie/Bombardements aériens - Initiative pour la paix au Proche-Orient - Gaza (Paris, 31/05/2016)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Argentine - Entretien de M. Jean-Marc Ayrault avec son homologue, Mme Susana Malcorra (Paris, 31 mai 2016)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international s'entretiendra aujourd'hui avec son homologue argentine, Mme Susana Malcorra, à l'occasion d'un déjeuner de travail.

Trois mois après la visite du président de la République en Argentine, ils feront le point sur la relance de notre relation bilatérale, notamment dans le domaine économique. La feuille de route conjointe entre nos deux pays ouvre de nouvelles coopérations dans des secteurs comme le tourisme, les transports, l'énergie, le domaine spatial, l'agriculture ou encore les technologies de la communication.

M. Jean-Marc Ayrault évoquera également les questions internationales et notamment la normalisation en cours des relations de l'Argentine avec la communauté financière internationale. La résolution par le gouvernement argentin de l'affaire dite des «fonds vautours» en est une étape décisive. Les ministres aborderont également notre coopération en matière de droits de l'Homme, en particulier la protection des personnes contre les disparitions forcées.

2 - République tchèque - Entretien de M. Jean-Marc Ayrault avec son homologue, M. Lubomír Zaorálek (Paris, 1er juin 2016)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, recevra le 1er juin M. Lubomír Zaorálek, son homologue tchèque, à l'occasion d'un déjeuner de travail.

Les ministres feront le point sur les principaux sujets de l'actualité européenne et internationale ainsi que sur le développement de nos relations bilatérales, notamment dans le domaine économique.

Cet entretien sera l'occasion de souligner l'excellence de la relation entre la France et la République tchèque, liées par un partenariat stratégique, ainsi que le rôle constructif de la présidence tchèque du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) de juillet 2015 à juin 2016, dans une période où l'Union européenne doit faire face à de nombreux défis.

3 - Développement - Entretien de M. Jean-Marc Ayrault avec l'ONG «ONE» (Paris, 1er juin 2016)

À l'occasion du sommet annuel réunissant les «jeunes ambassadeurs de l'ONG ONE», qui se tient à Paris du 30 mai au 2 juin, M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, rencontrera le 1er juin plusieurs jeunes représentants de cette organisation. Nous échangeons depuis plusieurs années avec «ONE», qui lutte contre la pauvreté et les maladies, notamment en Afrique.

Ils discuteront notamment de la santé mondiale, de l'aide aux populations vulnérables, de la situation des jeunes filles en Afrique ou encore des défis de l'aide au développement.

M. Jean-Marc Ayrault rappellera que les enjeux du développement sont au coeur de notre diplomatie et soulignera l'importance que nous attachons à nos échanges avec la société civile et la jeunesse.

4 - Tunisie - Déplacement de M. Matthias Fekl (1er-2 juin 2016)

M. Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger, se rendra à Tunis le 1er juin pour s'entretenir notamment avec MM. Khemaies Jhinaoui, ministre des affaires étrangères, Yassine Brahim, ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale, et Mme Selma Rekik, ministre du tourisme.

Ils évoqueront tous les aspects de nos relations économiques bilatérales. Cette visite contribuera également à préparer le prochain conseil de haut niveau franco-tunisien prévu au second semestre 2016 à Tunis, sous l'égide des deux Premiers ministres. À la suite de M. Jean-Marc Ayrault en mars dernier, M. Matthias Fekl exprimera à nouveau notre soutien à la Tunisie.

M. Matthias Fekl rencontrera à cette occasion la communauté française en Tunisie ainsi que des conseillers du commerce extérieur français et des membres de la chambre franco-tunisienne de commerce et d'industrie.

5 - Développement - Entretiens de M. André Vallini avec le CIRAD, l'IRD et le CGIAR (30-31 mai 2016)

M. André Vallini, secrétaire d'État chargé du développement et de la Francophonie, se rend les 30 et 31 mai dans les sièges de centres et instituts français de recherche de renommée internationale afin de consolider et de développer les échanges avec le ministère des affaires étrangères et du développement international.

Après avoir visité le 30 mai à Marseille l'Institut de recherche pour le développement (IRD), il se rend le 31 mai à Montpellier dans les locaux du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Il y visitera également le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), partenariat mondial de recherche au service du développement.

Ces centres jouent un rôle essentiel pour rendre encore plus efficace la coopération de la France avec les pays du Sud, en particulier dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition.

6 - Nations unies - Présidence française du conseil de sécurité (juin 2016)

Après la présidence égyptienne qui s'achève le 31 mai et dont nous saluons le travail, la France exercera à partir du 1er juin la présidence mensuelle du conseil de sécurité des Nations unies.

Nos trois priorités seront les suivantes :

- la protection des civils dans les opérations de maintien de paix. M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, présidera le 10 juin une réunion ministérielle du conseil de sécurité sur ce sujet, avec la participation notamment du secrétaire général des Nations unies, du président centrafricain et du président du comité international de la Croix-Rouge. Une réunion sera également organisée sur la question des violences sexuelles dans les conflits début juin ;

- l'Afrique, avec le renouvellement du mandat des missions de maintien de la paix au Mali (MINUSMA), au Soudan/Darfour (MINUAD) et de l'autorisation de l'opération de l'Union africaine en Somalie (AMISOM). Le conseil de sécurité suivra également avec attention la situation en République démocratique du Congo, au Burundi, en République centrafricaine, en Guinée-Bissau et au Soudan du Sud ;

- l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, avec le renouvellement du mandat de la mission des Nations unies en Libye (MANUL) et un suivi attentif des crises en Syrie, en Libye, au Yémen et du conflit israélo-palestinien, pour lequel la France porte une initiative pour la paix au Proche-Orient. Le conseil de sécurité sera également destinataire fin juin du rapport du secrétaire général des Nations unies sur la mise en oeuvre de la résolution 1701 sur le Liban.

La présidence française travaillera également aux échéances électorales au sein du système des Nations unies, avec la poursuite du processus de désignation du prochain secrétaire général, l'élection du futur président de l'assemblée générale des Nations unies et l'élection des nouveaux membres non-permanents du conseil de sécurité pour la période 2017-2018.

Pour suivre la présidence française :

- sites internet www.diplomatie.gouv.fr et www.franceonu.org :

- twitter : #FrPrez.

7 - Tchad - Procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré

La France salue l'aboutissement du procès conduit au Sénégal contre l'ancien président tchadien Hissène Habré, avancée remarquable dans la lutte contre l'impunité.

Ce procès, mené avec efficacité, dans le respect des droits de la défense et avec le souci de donner une place importante aux victimes, marque une étape importante pour la justice pénale internationale, engagée à l'initiative de l'Afrique, dans le cadre des chambres africaines extraordinaires. Il s'agit d'une illustration exemplaire de la complémentarité qui peut exister avec l'action essentielle conduite par la Cour pénale internationale. La France rend hommage au rôle joué par l'Union africaine, à l'engagement personnel du président Macky Sall du Sénégal et salue le soutien très substantiel apporté par les autorités tchadiennes à ces juridictions.

Nous rappelons notre attachement à une justice impartiale et à la lutte contre l'impunité partout dans le monde. Il s'agit non seulement d'un volet important de la promotion des droits de l'Homme, mais également d'une contribution à la prévention des conflits et au retour vers la paix de pays affectés par des atrocités de masse. La France est entièrement mobilisée en faveur de ces objectifs.

8 - Bahreïn - Condamnation en appel du chef de l'opposition (30 mai 2016)

La France a pris note avec préoccupation de la condamnation en appel à neuf ans de prison du secrétaire général du Wifaq, cheikh Ali Salman. Elle a suivi avec attention son procès.

Nous réitérons notre attachement à la liberté d'opinion et d'expression, ainsi qu'au droit à un procès juste et équitable, principes fondamentaux de toute vie politique démocratique.

9 - Syrie - Bombardements aériens (30 mai 2016)

La France condamne la poursuite des bombardements du régime et de ses alliés, qui violent les engagements pris à Vienne le 17 mai pour restaurer la trêve.

Plusieurs raids aériens ont ainsi été menés le 30 mai sur la ville d'Idlib et dans la province d'Alep, tuant plus de 40 civils et détruisant partiellement deux hôpitaux.

La France appelle au respect de la trêve et à la mise en place d'accès humanitaires partout où cela est nécessaire. Comme l'a rappelé M. Staffan de Mistura, c'est indispensable pour permettre la reprise des pourparlers entre le régime et l'opposition.

10 - Initiative pour la paix au Proche-Orient

Q - Pourriez-vous nous informer sur la liste des participants de la réunion internationale pour relancer un processus de paix israélo-palestinien ? À quel niveau seront présentés les membres permanents du conseil de sécurité ?

R - Il s'agit d'une réunion ministérielle avec plus d'une vingtaine de participants, dont notamment les membres permanents du conseil de sécurité des Nations unies, les membres du «Quartet», la Ligue arabe ainsi que des partenaires internationaux impliqués en faveur du processus de paix, notamment européens et arabes.

11 - Gaza

Q - Comment réagissez-vous à l'exécution par le Hamas de trois personnes ?

R - Nous condamnons ces exécutions.

La France exprime à nouveau son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances./.

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2. Libye - Point de presse conjoint de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Libye - Propos de M. Ayrault (Paris, 31/05/2016)

Mesdames et Messieurs,

J'ai reçu M. Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye. Je suis heureux de l'avoir revu, c'est toujours un plaisir de le rencontrer et de parler avec un homme particulièrement compétent et engagé pour veiller à tout faire pour que la Libye retrouve un avenir de paix et de sécurité.

Nous avons fait le point. Il faut voir les choses en face : il y a encore du chemin à faire pour atteindre cet objectif. En même temps, il faut constater les immenses progrès qui sont intervenus depuis les accords de Skhirat, en décembre 2015. Nous avons fait des pas en avant extrêmement importants. Bien sûr, la France renouvelle son soutien au gouvernement de M. Sarraj et souhaite qu'il puisse continuer à asseoir son autorité sur l'ensemble de la Libye, qu'il soit, en même temps, celui qui rassemble et représente l'ensemble des Libyens.

Des initiatives ont déjà été prises, la première étant l'installation du gouvernement à Tripoli. Les ministres ont pris la charge de leur ministère et la Banque centrale est maintenant sous leur contrôle ; les avoirs de la compagnie pétrolière aussi. Pour autant, il reste encore beaucoup de choses à faire pour rassembler les Libyens, en particulier la mise en place, peu à peu, d'une armée nationale libyenne, ce qui demande beaucoup de travail - on part de très loin - et rassembler les forces militaires libyennes pour assurer à la fois la sécurité des Libyens mais aussi lutter contre Daech, ce qui est une priorité pour les Libyens mais aussi pour nous.

(Propos de M. Kobler)

Merci M. Kobler, merci encore, et puis toute ma gratitude pour l'immense travail que vous menez avec beaucoup de conviction, de force, de détermination. Nous avons de la chance de vous avoir dans une situation aussi compliquée, aussi difficile, car vous gardez le cap et je pense qu'il était important de le dire et de le saluer encore aujourd'hui.

Q - (Inaudible - sur le soutien au gouvernement libyen)

R - Nous avons fait le point avec Martin Kobler sur toutes ces questions. Les choses avancent. Il y a encore des progrès à faire et la communauté internationale est très engagée pour soutenir le gouvernement d'entente nationale de M. Sarraj, faisant en sorte aussi - ce sera l'objet d'un prochain débat au conseil de sécurité des Nations unies - de faire reculer le trafic en Méditerranée centrale, le trafic humain, avec des migrants de plus en plus nombreux, malheureusement, qui, exploités par les passeurs, périssent souvent en mer. Il y a également le trafic d'armes qui alimente Daech.

Les Européens se sont donc mis d'accord, il y a quelques jours, pour que la mission EUNAVFOR MED, opération Sophia, soit étendue et qu'elle bénéficie d'un accord du conseil de sécurité ; d'où la préparation d'une résolution qui permettrait d'associer l'ensemble de la communauté internationale pour continuer à aider la Libye à réussir son redressement, un redressement pacifique et dans la sécurité et qui nous permette, avec elle, de traiter les grandes questions qui se posent à ce pays.

Q - Dans la lutte contre Daech, vous confirmez donc ce que vous avez dit au «Journal du Dimanche» : «Ce sont également les forces spéciales françaises et américaines qui sont engagées dans la lutte contre Daech en Libye». Vous avez également tenu des propos assez alarmants dans ce même journal, parlant d'une professionnalisation des terroristes et d'une éventuelle connexion avec Boko Haram. Daech menace-t-il les installations pétrolières en Libye ? Est-il une menace imminente pour l'Europe, à commencer par l'Italie et la France ?

(Propos de M. Kobler)

R - Juste un mot pour souligner ce que vient de rappeler Martin Kobler. Il est en effet très important que le soutien politique que nous accordons au gouvernement Sarraj puisse permettre à ce gouvernement d'assurer l'unité de commandement civil de l'ensemble des forces militaires qui existent. Bien entendu, il faut mettre en place, et c'est l'affaire du gouvernement de M. Sarraj, un commandement opérationnel qui devrait associer l'ensemble des forces, certaines milices et le général Haftar. C'est tout le travail qu'il reste à faire, c'est la responsabilité du gouvernement Sarraj d'y contribuer.

Mais, comme vous le disait M. Kobler il y a quelques instants, l'ennemi numéro un des Libyens comme de nous-mêmes, c'est le terrorisme de Daech. Il faut donc que toutes les forces libyennes concourent, en s'organisant suffisamment efficacement à la lutte contre cet ennemi numéro un.

Voilà les tâches qui restent à accomplir dans les jours et dans les semaines qui viennent. Nous vous apporterons, autant que possible, notre soutien afin que vous puissiez continuer votre mission.

Q - (Inaudible - sur la signature d'un accord entre la société Technip et une filiale de la National Oil Company)

R - Je pense qu'il est important de saluer cet événement - c'est aussi le signe que la situation en Libye s'améliore - puisqu'une lettre d'intention a été signée entre la société Technip et une société libyenne filiale de la National Oil Company, la Mellitah Oil, qui permettra de lancer un programme, un projet d'extraction pétrolière offshore à cent kilomètres au large de Tripoli.

C'est donc une très bonne nouvelle qui permet aussi de concrétiser les efforts considérables qui sont faits depuis maintenant quelques mois, depuis les accords de Skhirat en décembre 2015 pour permettre à la Libye de se reconstruire et de le faire dans la sécurité, dans la paix.

Cela demande encore beaucoup d'efforts mais, maintenant, il y a ce gouvernement de M. Sarraj, le gouvernement d'entente nationale qui s'est installé dans la capitale, à Tripoli, qui contrôle maintenant la Banque centrale, qui contrôle la compagnie nationale pétrolière - nous en avons là une illustration.

Tout cela permet aussi de faire redémarrer le pays. Le pays a besoin d'activités économiques, a besoin de bénéficier de ses ressources, notamment celles qui proviennent du pétrole qui est la principale ressource de ce pays. Ces ressources lui permettent de faire fonctionner les administrations publiques, les services publics, d'aider la population, d'apporter de l'emploi et, donc, d'améliorer la situation générale des Libyens.

Je souhaitais donc témoigner de mon soutien à tout ce qui est engagé, les efforts qui sont faits par les Libyens eux-mêmes, par le représentant spécial des Nations unies, M. Martin Kobler, et la communauté internationale qui le soutient, dont la France.

Je crois donc qu'il est important de montrer que la Libye est sur le bon chemin, même s'il y a encore beaucoup à faire. Je pense notamment à l'organisation d'une force militaire commune à tous les Libyens qui nécessite aussi des travaux de réconciliation, de rapprochement entre différentes forces de police militaire, de milices et aussi l'armée nationale libyenne avec le général Haftar.

Donc, je crois qu'on a tous à s'y mettre pour renforcer, soutenir ce besoin d'unité de la Libye, parce que la Libye est aussi un pays qui connaît le terrorisme avec, au centre et au nord de la Libye, des forces de Daech qu'il faut continuer à combattre. C'est une priorité pour les Libyens, mais c'est aussi une priorité pour les pays voisins : je pense à l'Égypte, je pense au Tchad, je pense au Niger, je pense à l'Algérie et à la Tunisie. Il faut absolument aider à cette lutte, et c'est aussi une menace pour nous, les Européens.

Q - Une ambassade de France en Libye, c'est pour quand ?

R - C'est toujours d'actualité. Simplement, il faut que toutes les conditions de sécurité soient réunies ; elles ne le sont pas encore. Je me suis rendu le 16 avril à Tripoli avec mon homologue, M. Steinmeier, de la République fédérale d'Allemagne, nous avons le même projet. Nous y travaillons d'ailleurs ensemble, mais il faut que les conditions de sécurité soient rassemblées ; il faut trouver un lieu. J'ai déjà constaté que depuis notre visite du mois d'avril, les ministères qui étaient tous regroupés dans la base navale, ont réussi maintenant, pour la plupart d'entre eux, à s'installer dans les bâtiments de leur administration pour diriger l'administration.

Donc, les choses avancent. Il faut être patient mais il ne faut surtout pas renoncer : l'objectif, c'est bien de conforter ce gouvernement d'entente national qui doit rassembler tous les Libyens. Symboliquement, si la France peut vite s'installer dans une ambassade, je pense que ce sera une contribution à la consolidation de ce processus politique qui est engagé. (...)./.

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3. Tchad - Procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré - Point de presse conjoint de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Libye - Propos de M. Ayrault (Paris, 31/05/2016)

(...)

Q - Une petite question sur le verdict d'Hissène Habré. Comment réagit la France ?

R - C'est la justice qui, en toute indépendance, s'est prononcée. Je pense qu'il faut saluer l'État de droit partout où il peut progresser ; c'est un progrès./.

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4. Tchad - Procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré - Déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères et du développement international (Paris, 31/05/2016)

La France salue l'aboutissement du procès conduit au Sénégal contre l'ancien président tchadien Hissène Habré, avancée remarquable dans la lutte contre l'impunité.

Ce procès, mené avec efficacité, dans le respect des droits de la défense et avec le souci de donner une place importante aux victimes, marque une étape importante pour la justice pénale internationale, engagée à l'initiative de l'Afrique, dans le cadre des chambres africaines extraordinaires. Il s'agit d'une illustration exemplaire de la complémentarité qui peut exister avec l'action essentielle conduite par la Cour pénale internationale. La France rend hommage au rôle joué par l'Union africaine, à l'engagement personnel du président Macky Sall du Sénégal et salue le soutien très substantiel apporté par les autorités tchadiennes à ces juridictions.

Nous rappelons notre attachement à une justice impartiale et à la lutte contre l'impunité partout dans le monde. Il s'agit non seulement d'un volet important de la promotion des droits de l'Homme, mais également d'une contribution à la prévention des conflits et au retour vers la paix de pays affectés par des atrocités de masse. La France est entièrement mobilisée en faveur de ces objectifs./.

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5. Tourisme - Euro 2016 - Campagne de promotion de la destination Paris - Conférence de presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et développement international (Paris, 30/05/2016)

Merci Madame la Maire de Paris, Chère Anne, de nous accueillir dans ce lieu magnifique et emblématique de la France

Monsieur Jérôme Chartier, Vice-président de la Région Ile-de-France,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs,

Oui nous sommes ici dans un lieu d'observation de la réalité française. Cette réalité il faut la regarder en face mais aussi avec fierté et confiance. Il ne fait pas nier les problèmes et Anne Hidalgo et Jérôme Chartier les ont abordés mais, en même temps, il faut voir où sont nos atouts qui sont nos forces. Et, parfois, nous ne le voyons pas nous-mêmes assez. Ce week-end, je lisais dans l'hebdomadaire allemand Spiegel, qui est parfois un peu sévère et ironique avec nous, un reportage particulièrement élogieux sous le titre «la beauté invaincue» qui s'adresse aux Parisiens et donc d'une certaine façon à la France qui, après les attentats de l'année dernière et particulièrement ceux du 13 novembre, a continué à affirmer sa volonté farouche de vivre, de fêter et d'accueillir le monde entier. C'est un bel hommage qui est rendu et c'est important de le dire parce qu'en même temps c'est une manière pour nous de nous mobiliser au soutien au tourisme qui est un vrai trésor national et une composante essentielle de notre économie. Le tourisme c'est aussi, et vous l'avez rappelé, une réelle influence dans le monde.

Le tourisme est aujourd'hui un secteur stratégique, représentant 7% de notre économie, plus de cinq milliards d'euros d'excédent net annuel pour notre balance des paiements et deux millions d'emplois non délocalisables. C'est un secteur économique à part entière et qu'il faut développer encore davantage.

Il s'agit d'une activité en plein essor dans le monde. S'il y a un milliard de touristes aujourd'hui, le double est attendu en 2030. La France doit prendre toute sa part dans ce développement et ne pas vivre sur ses acquis. Elle doit s'inscrire dans une stratégie de croissance du tourisme dans notre pays. Notre objectif, et je l'ai rappelé dès ma prise de fonctions en février dernier, est bien d'accueillir en France 100 millions de touristes par an d'ici 2020.

Nous disposons d'atouts considérables et beaucoup a été fait pour faciliter l'accueil, l'investissement et la formation. Grâce à ces efforts et malgré les difficultés, nous avons connu en 2015 de très bons résultats et, avec près de 85 millions de visiteurs accueillis, nous sommes toujours la première destination touristique au monde.

Ces efforts ont commencé à porter leurs fruits : 2015 s'est caractérisée par une hausse de fréquentation spectaculaire de près de 23% pour la clientèle asiatique. La délivrance accélérée des visas - en 48 heures, voire en 24 heures pour les groupes - y a beaucoup contribué, notamment en Chine, où plus de 800.000 visas ont été accordés en 2015.

Les attaques meurtrières du 13 novembre 2015 ont interrompu cette progression historique, avec à la fin de l'année de nombreuses annulations et des voyages qui n'ont pas été concrétisés. Il en résulte une chute des arrivées de touristes internationaux à Paris, avec 15% en moins pour la fin de l'année 2015.

Si depuis le début de l'année, cette érosion s'estompe peu à peu à l'échelle du pays, Paris et les destinations proches souffrent toujours d'un recul de la fréquentation. Cette situation appelle une réaction déterminée de l'État et de tous les acteurs, et en premier lieu des collectivités territoriales, en faveur de la reconquête.

Reconquête, c'est bien l'esprit qui m'anime, dans le dialogue entre tous les partenaires et je pense à la ville de Paris et à la région Ile-de-France mais aussi avec les professionnels et les partenaires du tourisme. Dès ma prise de fonction, j'ai, présenté les grandes lignes du plan de relance de la destination France, avec un effort justifié pour Paris et l'Ile-de-France.

Il s'agit bien de redresser la situation, de nous remettre sur le chemin de la croissance et pour cela nous avons besoin de travailler ensemble, main dans la main comme vous le démontrez à Paris et en Ile-de-France.

Madame la Maire, votre récent déplacement conjoint à Tokyo avec Mme Valérie Pécresse, présidente de la région, a marqué les esprits et on en parlait encore au Japon, quand j'y étais, le mois dernier, pour le lancement de l'opération «Bonjour France», une opération qui existe dans plusieurs capitales du monde. On m'a parlé de votre initiative et votre présence symbolique a eu un impact réel. Il faut poursuivre dans ce sens.

Regagner la confiance des touristes implique évidemment un effort constant en matière de sécurité. Cet effort, il est pleinement mis en oeuvre et il veille à préserver la qualité de l'accueil que nos visiteurs attendent de notre pays. Au-delà du renforcement des contrôles, les technologies les plus innovantes et les plus performantes permettent de concilier l'impératif d'une sécurité maximale avec le souci du confort de nos visiteurs.

Le système PARAFE est en cours de déploiement dans les aéroports. Il permet d'assurer les contrôles indispensables et, en même temps, de renforcer la fluidité des flux de passagers et donc d'améliorer leur première impression, à leur arrivée en France.

Ces investissements doivent être encore renforcés. J'ai donc proposé que des moyens importants soient consacrés au développement des nouvelles technologies de sécurité au profit du tourisme. Le gouvernement dévoilera en juin les grandes lignes du prochain programme d'investissements d'avenir : une part significative y sera consacrée, comme plus largement au développement du tourisme et à toutes les technologies innovantes qui nous permettront d'améliorer notre performance.

En même temps, il faut informer sur la situation en France et ce que nous sommes capables d'offrir. C'est l'objectif de la campagne que nous lançons ensemble qui est déployée dans seize pays qui sont autant de marchés stratégiques et qui représentent à eux seuls 83% des séjours internationaux en France. Ces pays, ils sont en Europe, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, dans les régions émergentes, comme le Brésil ou l'Inde où il y a un potentiel considérable de progression, ou sur d'autres continents, qui ont avec la France des liens historiques et d'amitié, comme les États-Unis.

Pour la majorité des touristes provenant de ces pays, Paris constitue une porte d'entrée vers de nombreuses autres destinations dans l'Hexagone. C'est pour cette raison que le principal volet de la campagne est consacré à la capitale.

L'objectif de cette campagne est triple :

1)              Tout d'abord, redonner confiance aux touristes étrangers, les rassurer quant aux conditions d'accueil et de sécurité.

2)              Ensuite, renforcer l'attractivité de Paris et c'est la seule manière de compenser le manque à gagner subi par les professionnels de la ville et de la région.

3)              Enfin, valoriser notre art de vivre et mettre en avant une image positive de la destination France. C'est ainsi que nous pourrons bénéficier, dans la durée, de l'élan de sympathie mondiale qui a suivi les attentats de l'année dernière. Et cet élan demeure extrêmement fort et je m'en rends compte à travers tous les déplacements que j'effectue.

Cette campagne, elle est possible parce que l'office de tourisme de Paris, le comité régional du tourisme d'Île-de-France et Atout France sont pleinement impliqués dans le cadre d'un partenariat qui associe des entreprises, et je les en remercie, qui ont immédiatement répondu présentes. J'invite toutes les énergies, les talents et les compétences à rejoindre ce mouvement dans le cadre de ce bel élan de solidarité et de mobilisation collective.

Concrètement, la campagne comprend un volet traditionnel d'affichage que nous allons voir dans les aéroports, dans la presse et à travers les supports de communication des partenaires. À cet égard, je souhaite rendre hommage à Jean-Claude Decaux, partenaire de cette campagne à travers ses matériels innovants et qui a tant fait pour Paris et pour la France.

Cette campagne comprend également un volet spécifique sur l'e-réputation de Paris et de la France, sur les réseaux sociaux notamment. Enfin, cette campagne comprend un volet spécifique consacré à l'accueil de prescripteurs, de tour-opérateurs, de journalistes, de bloggeurs et à l'ensemble des professionnels influents qui pourront valoriser tout ce que notre pays a à proposer.

J'entends les inquiétudes qui s'expriment sur l'impact sur le tourisme que peuvent avoir les mouvements sociaux auxquels notre pays est actuellement confronté. La France a toujours su faire face aux périodes difficiles qu'elle a connues. Il s'agit là d'une situation ponctuelle, qui n'est pas représentative d'une situation permanente de la France et qui ne remet pas en cause notre tradition d'hospitalité. Les touristes qui fréquentent la France le savent bien. Ma responsabilité en tant que ministre des affaires étrangères et du développement international est de tout faire pour que les touristes qui visitent notre pays puissent le faire dans les meilleures conditions.

Comme avec l'accueil de la COP21 en décembre 2015, que certains inquiets des risques voulaient annuler, la France a relevé le défi. Nous l'avons réussi ensemble et je crois que cela a aussi impressionné nos partenaires. D'abord l'acte politique, avec l'accord de Paris demeure très puissant comme levier de développement économique durable à l'échelle de la planète - c'est un acquis extraordinaire - et surtout d'avoir pu réussir cet évènement en France si peu de temps après les attentats de Paris est toujours salué d'un grand courage et a montré notre capacité à faire face.

Nous aurons aussi l'Euro 2016, qui va démarrer dans quelques jours, qui sera l'occasion de faire la démonstration de notre sens de l'accueil. J'ajoute qu'une campagne spécifique sera déployée dans les villes hôtes qui reçoivent cette compétition sportive, pour souhaiter la bienvenue aux touristes étrangers. C'est une occasion de se saisir de cet évènement comme un levier, comme une chance, car il est important de rappeler à nos compatriotes que le tourisme représente une chance formidable pour l'emploi, le développement économique et le rayonnement de notre pays. Il permet aussi de transmettre nos valeurs, celles qui ont façonné l'image d'une France ouverte sur le monde, accueillante et conviviale. Dans ce domaine également, notre pays est un grand pays, dont les atouts sont innombrables.

À nous, tous les acteurs de la filière du tourisme et du monde de la culture avec les élus, de nous mobiliser et cette conférence de presse est un appel à la mobilisation et je suis sûr que si chacun continue d'y mettre sa part, son intelligence et son coeur alors nous allons réussir. Merci.

Q - Monsieur le Ministre, vous l'évoquiez à l'instant, la question des blocages et des manifestations. À quel point craignez-vous que cela pèse sur l'organisation de l'Euro 2016 et endommage l'image de la France ?

R - Je pense qu'il faut donner une image positive de notre pays. C'est un pays qui fait face et qui fonctionne. Il y a des talents et beaucoup de capacités à accueillir. Il faut retenir un message positif mais, en même temps, il y a des problèmes qui se posent, et il faut tout faire pour les résoudre. Je crois que par le dialogue nous pourrons trouver la solution qui apaisera la situation.

Q - Beaucoup de potentiels visiteurs hésitent à venir en France ; comment les rassurer notamment à niveau des fan zones qui pourraient être une fête énorme mais qui comportent des risques ?

R - Je vais compléter la réponse de Madame la Maire. Il y a des matchs dans les stades et aussi un public qui ne va pas accéder à ces stades. Ce sont des millions de visiteurs et des milliers de journalistes qui viendront pour l'Euro 2016 et si l'on compare avec une autre expérience, celle de la Coupe du monde de football de 1998, il n'y avait que les stades et dans les villes il y avaient des places et espaces publics ouverts aux autres spectateurs mais il n'y avait pas de sécurité particulière. La grande différence c'est que pour accéder à une fan zone - et l'attente du public est forte - il y aura une organisation très stricte. Nous aurons les mêmes règles de contrôle et de vidéo protection que pour les stades et c'est un plus pour la sécurité que d'organiser les fan zones.

Votre question est légitime si l'on regarde de l'extérieur et vous pourrez expliquer que dans ces fan zones - dont celle sur le Champ de Mars devant la Tour Eiffel - les spectateurs pourront se réunir pour regarder les matchs avec le maximum de sécurité garantie. Nous aurons une mobilisation extraordinaire de tous les personnels de sécurité dont 72.000 policiers et gendarmes plus les sociétés privées et les bénévoles. Il y a une vraie mobilisation pour que l'on puisse venir à cet évènement l'esprit tranquille.

Q - Êtes-vous confiant pour l'image de la France avant cet Euro 2016 ?

R - Je suis confiant dans la capacité de la France à bien accueillir l'Euro 2016 et cette campagne de promotion pour renforcer l'attractivité de la France montre que nous avons d'énormes atouts car nous sommes toujours la première destination touristique dans le monde. Certes il y a des mouvements sociaux, et cela fait partie de notre vie, mais il faut tout faire pour trouver des solutions et je n'en vois qu'une qui est celle de poursuivre le dialogue qui existe voire l'amplifier.

Je suis confiant car la France a été capable d‘organiser un évènement majeur comme la COP21, que beaucoup recommandaient d'annuler, et cela été un moment extraordinaire d'un point de vue politique - la France a réuni les conditions pour un accord historique sur le climat - et nous avons été capables d'organiser cette rencontre car nous avons mis tous les atouts de notre côté. Ce sont toutes les forces de la France qui ont contribué à ce succès, l'État mais aussi les collectivités locales, les acteurs privés et associatifs et c'est ce que nous voulons faire pour l'Euro 2016 et pour le tourisme.

Q - Vu de l'étranger, Paris ce sont des manifestations violentes, de policiers qui sont agressés ...

R - Mais il faut aussi relativiser. Je citais le magazine allemand Der Spiegel, qui est parfois ironique et critique à l'égard de la France, et qui a fait un dossier magnifique sur la France et sur Paris et la région parisienne en particulier en montrant la réaction des Parisiens à continuer à vivre, à faire la fête, à partager les valeurs et à faire en sorte que Paris soit toujours une ville accueillante. C'est la meilleure réponse à la morosité qui provient du peuple de Paris. Il faut aller chercher les raisons d'espérer et d'avoir confiance et c'est le message que je voulais adresser aujourd'hui. C'est un appel à tous les touristes, sportifs ou non, à venir en France et ils savent qu'ils seront les bienvenus.

Q - Dois-je conseiller à mes compatriotes suédois de se rendre dans les fan zones ?

R - Mais bien sûr, les fan zones sont des lieux sécurisés. Pour la Coupe du monde 1998, qui s'est déroulée en France, il n'y avait pas de fan zones mais des grands écrans sur les places publics dans les villes avec la sécurité minimum. Là pour rentrer dans une fan zone c'est exactement comme si vous rentriez dans un stade. Il y a des contrôles et de la vidéo protection, beaucoup de présence policière et personne ne rentrera dans une fan zone sans avoir été contrôlé. C'est un plus et une sécurité pour nos visiteurs car le football c'est une fête que l'on doit pouvoir partager. Ne pas faire de fan zones serait une faute pour la sécurité.

Q - Mais un criminologue proche du Premier ministre a dit que c'était un aimant à terroristes.

R - Il ne propose rien à la place. Cela aurait été une erreur de refaire la même chose qu'en 1998 avec des écrans géants dans des espaces publics. Et nous avons pris le taureau par les cornes et nous avons apporté des solutions en matière de sécurité. Vous n'empêcherez pas les gens de faire la fête dans la rue et rappelez-vous que le 31 décembre 2015 aux Champs Élysées la tentation première avait été de fermer cette avenue mais tout le monde s'est retrouvé et cela a été un moment formidable sans incidents majeurs. Il faut avoir confiance dans l'esprit de responsabilité de chacun et, en même temps, ne pas être naïf et multiplier les contrôles de sécurité. Aujourd'hui avec les fan zones ce sont de moyens de sécurité renforcés qui ont été mis en place par le ministre de l'intérieur.

Q - Sur les moyens mobilisés pour l'Euro 2016 ?

R - Jamais nous n'avons mobilisé autant de moyens, humains et de surveillance, pour assurer la sécurité dans les stades mais aussi en dehors des stades. Certains ont critiqué les fan zones demandant de le fermer. Ce serait une erreur car les fan zones seront les endroits les plus sécurisés et contrôlés sur un plan humain pour que ceux qui veulent vivre ensemble l'émotion d'un évènement sportif puissent le faire ne sécurité. Ce message il est important que les Français l'entendent ainsi que tous nos hôtes étrangers afin qu'ils se disent que cela vaut la peine de venir en France. Certes ce n'est pas 100% de garantie de sécurité, tout le monde est menacé par les risques terroristes, mais la France, qui a subi ces terribles drames l'année dernière, a renforcé ses moyens humains de contrôle et de sécurité et nous voulons, comme nous avons pu le démontrer lors de la COP21, montrer que nous sommes capables d'accueillir un évènement majeur et de le faire en toute sécurité./.

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6. Climat - COP21 - Russie - Mise en oeuvre de l'Accord de Paris - Communiqué du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer (Paris, 30/05/2016)

Ségolène Royal, présidente de la COP21, s'est rendue lundi 30 mai 2016 à Moscou, dans le cadre de ses déplacements pour accélérer la mise en oeuvre de l'Accord de Paris.

Lors de ce déplacement, Ségolène Royal s'est entretenue avec le vice-Premier ministre Alexandre Khloponine et avec le représentant spécial du président pour le climat, M. Alexandre Bedritski. La présidente de la COP21 a remercié ses interlocuteurs pour l'implication constructive de la Russie dans l'adoption de l'Accord de Paris sur le climat. Elle les a interrogés sur leurs souhaits en matière de ratification.

Le vice-Premier ministre a indiqué que la Russie réviserait à la hausse ses actions climatiques puisqu'elle avait atteint son objectif de réduction pour 2030. Le vice-Premier ministre a rappelé la volonté du président et du Premier ministre de ratifier l'accord et indiqué que le document préparatoire à la ratification sera prêt d'ici octobre. Ségolène Royal a salué cette bonne nouvelle et apporté des informations sur les coalitions de l'agenda de l'action.

Sur l'agenda de l'action, la Russie s'est engagée dans plusieurs coalitions. Ségolène Royal a encouragé ses interlocuteurs à rejoindre la coalition sur le prix du carbone et celle sur le bâtiment et les a invités au Business Dialogue du 10 juin à Paris, ce qu'ils ont accepté. Elle a également rappelé l'importance de la négociation en cours à l'OACI pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de l'aéronautique, ainsi qu'à l'ONU sur la protection de la biodiversité en haute mer.

La présidente de la COP21 a échangé avec M. Vladislav Soloviev, directeur général de Rusal, entreprise qui était présente aux précédents Business Dialogues, pour faire le point sur les suites. Il a annoncé la stratégie prix du carbone de son entreprise, qu'il exposera lors du Business Dialogue à Paris et une coalition d'entreprises russes s'engageant dans la même direction./.

(Source : site Internet du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer)

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