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Déclarations officielles de politique étrangère du 28 avril 2015


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Nations unies/Rencontre entre M. Laurent Fabius, M. Ban Ki-moon et les chefs des agences des Nations unies - Union pour la Méditerranée/Entretien de M. Harlem Désir avec M. Fathallah Sijilmassi - République tchèque/Entretien de M. Harlem Désir avec son homologue - Niger/Attaque de Boko Haram - Mali (Paris, 28/04/2015)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Nations unies - Rencontre entre M. Laurent Fabius, M. Ban Ki-moon et les chefs des agences des Nations unies (Paris, 30 avril 2015)

M. Laurent Fabius recevra le 30 avril au Quai d'Orsay M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, et les chefs des agences exécutives des Nations unies, en présence de représentants d'entreprises françaises.

Cette rencontre permettra de travailler au succès de la COP21, que M. Laurent Fabius présidera. Les discussions porteront sur les principales questions internationales. Les enjeux de l'accès aux marchés de l'ONU pour les entreprises et PME françaises seront également évoqués.

M. Ban Ki-moon et l'ensemble des 37 chefs des organisations spécialisées, fonds et programmes relevant des Nations unies se réuniront à Paris le 29 et le 30 avril dans le cadre du conseil des chefs d'agence. Ce conseil se tient alternativement à New York en fin d'année et dans l'une des capitales accueillant des sièges d'agences des Nations unies au printemps. Seront notamment présents Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, M. Antonio Guterres, Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Mme Helen Clark, administrateur du programme des Nations unies pour le développement, M. José Graziano da Silva, directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Mme Irina Bokova, directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Mme Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, ou encore M. Anthony Lake, directeur général du fonds des Nations unies pour l'enfance. M. Ban Ki-moon et les directeurs d'agences seront reçus à cette occasion par le président de la République.

2 - Union pour la Méditerranée - Entretien de M. Harlem Désir avec M. Fathallah Sijilmassi (Barcelone, 28 avril 2015)

M. Harlem Désir, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, s'est entretenu aujourd'hui à Barcelone avec M. Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée.

Cette rencontre a permis de faire le point sur les projets actuellement soutenus par l'Union pour la Méditerranée ainsi que sur les prochaines échéances euro-méditerranéennes.

M. Harlem Désir a marqué l'importance de la coopération euro-méditerranéenne dans le contexte des transitions en cours dans les pays du voisinage Sud. Il a également réaffirmé le soutien de la France à l'Union pour la Méditerranée. Cette organisation a vocation à jouer un rôle central dans les relations euro-méditerranéennes, en tant qu'agence de coordination de projets concrets qui renforcent la croissance, le progrès social et l'intégration régionale.

3 - République tchèque - Entretien de M. Harlem Désir avec son homologue (Paris, 29 avril 2015)

M. Harlem Désir, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, rencontrera demain M. Tomás Prouza, son homologue tchèque.

Ils feront le point sur la mise en oeuvre du plan d'action du partenariat stratégique franco-tchèque, quatre mois après sa signature à l'occasion de la visite du Premier ministre à Prague en décembre 2014. Ils travailleront au renforcement de notre coopération économique bilatérale, en particulier dans le domaine énergétique.

MM. Désir et Prouza évoqueront également la préparation de la COP21 que M. Laurent Fabius présidera, ainsi que la stratégie de croissance de l'Union européenne et les questions migratoires.

4 - Niger - Attaque de Boko Haram (27 avril 2015)

La France condamne avec fermeté l'attaque perpétrée au Niger par Boko Haram sur l'île de Karamga (rives du lac Tchad).

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes.

La France assure le Niger de sa solidarité et appelle la communauté internationale à poursuivre sa mobilisation dans la lutte contre Boko Haram.

5 - Mali

Q - Quelle est la réaction de la France après la prise de contrôle par des Touaregs pro-Bamako d'une position du MNLA dans le Nord du Mali ? Cela menace-t-il la signature des accords d'Alger ?

R - La France appelle l'ensemble des parties à la retenue et au respect du cessez-le-feu.

Le paraphe d'un accord pour la paix et la réconciliation au Mali le 1er mars est une avancée importante.

Il est important que les parties qui ne l'ont pas encore fait paraphent de manière urgente cet accord en vue d'une signature dans les meilleurs délais./.

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2. Liban - Entretien avec Monseigneur Bechara Boutros Raï, Patriarche du Liban d'Antioche et de tout l'Orient - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 28/04/2015)

Le président de la République a reçu ce jour sa Béatitude Bechara Boutros Raï, Patriarche du Liban, d'Antioche et de tout l'Orient. Le président de la République et le Patriarche du Liban ont abordé la situation dramatique des minorités dans la région, et en particulier des chrétiens d'Orient, pour la protection desquelles le président a réitéré son ferme engagement.

Il a fait part de la détermination de la France à poursuivre son aide au Liban face à la crise des réfugiés et aux répercussions du conflit en Syrie.

Le président de la République a présenté ses voeux à l'Église maronite à l'occasion de la création de la nouvelle éparchie maronite de France. Il a marqué la profondeur historique des liens qui unissent la France au Liban, et tout particulièrement à la communauté maronite et à son Église./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Népal - Séisme - Ressortissants français - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (Paris, 28/04/2015)

Conformément à ce que je vous avais annoncé hier, je refais un point sur la situation au Népal. Ce matin j'ai eu au téléphone notre ambassadrice au Népal, Mme Martine Bassereau et ce sont les dernières nouvelles que je vous transmets.

La situation sur place reste extrêmement difficile : il y a des répliques sismiques, certes moins fortes hier qu'au cours du week-end, des orages, l'isolement d'un certain nombre de régions et beaucoup de difficultés de communication. Les vols commerciaux ont repris à l'aéroport de Katmandou mais le trafic est complétement engorgé en raison, notamment, de l'arrivée de l'aide humanitaire.

Comme nous le craignions, le bilan humain continue malheureusement de s'alourdir. Au moment où je m'exprime il y a recensé plus de 4.300 morts et 7.000 blessés. Il n'est hélas toujours pas définitif.

En ce qui concerne nos compatriotes, nous avons désormais localisés 2.050 Français qui sont sains et saufs. Ce qui est un chiffre en hausse par rapport à l'information que je vous avais donnée hier.

Hier, je vous avais informé que deux Français étaient décédés mais, sous réserve de confirmation, il y a de fortes présomptions qu'un autre Français ait été emporté par une avalanche et sa compagne a été blessée.

Nous avons aussi une vingtaine de nos compatriotes qui sont blessés, la plupart sont hospitalisés à Katmandou. Plusieurs d'entre eux devraient pouvoir regagner la France, si possible, demain soir.

Nous n'avons pas encore de nouvelles de 560 de nos compatriotes et nous poursuivons nos efforts pour les localiser en liaison avec les tours opérateurs. Et le nombre des appels reçus à la Cellule de crise du Quai d'Orsay a augmenté et nous en sommes à plus de 15 000.

Une équipe médicale effectuera une reconnaissance en hélicoptère avec les autorités népalaises dès que la météo le permettra.

L'équipe diplomatique de renfort que j'ai envoyé depuis New Delhi est à pied d'oeuvre. Hier, elle a été rejointe par les 10 personnels précurseurs de la sécurité civile et les personnels médicaux de l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). Ces derniers ont déjà pu rencontrer plus de 150 ressortissants et visiter des blessés.

Les dispositions ont été prises pour que l'école française et les jardins de l'ambassade soient ouverts pour l'accueil de nos ressortissants. Plus de 120 personnes y sont hébergées dans l'attente d'un vol vers Paris.

Au plan humanitaire, une mission de secours coordonnée par le centre de crise a quitté la France par avion cette nuit et a fait escale aux Émirats. Ce vol achemine près de 100 personnes : des secouristes de la sécurité civile, des personnels de santé et des membres d'une dizaine d'ONG. Et il faut saluer une fois encore ces ONG qui font un travail absolument magnifique. Ce vol transporte dans ses soutes plus de 20 tonnes de fret humanitaire d'urgence.

Au retour, cet Airbus A340 embarquera nos compatriotes les plus éprouvés et les plus vulnérables, notamment des blessés qui bénéficieront d'un accompagnement médicalisé ainsi que les familles. Quelques ressortissants européens en situation d'urgence pourront également être pris en charge. Leur arrivée à Paris est prévue probablement mercredi en fin de journée.

Cet après-midi, un deuxième vol, mis à disposition par le groupe Airbus que je veux remercier, va acheminer depuis Paris une cinquantaine de personnels humanitaires et de santé supplémentaires, ainsi que 20 tonnes de matériel. À l'occasion de son retour, un deuxième groupe de personnes parmi les plus vulnérables pourra être rapatrié en France.

Enfin, aujourd'hui en fin de journée, nous acheminerons un volume de 40 tonnes de fret humanitaire : outre des tentes et des produits de première nécessité, ce vol comprendra des générateurs électriques, du matériel chirurgical et des unités pour l'eau potable. Ces trois vols devraient permettre de venir au secours de tous ceux qui souffrent au Népal.

Le Centre de crise continuera à coordonner notre aide d'urgence et l'aide à nos ressortissants. Nous sommes en lien permanent avec les autorités népalaises et les Nations unies, et en partenariat avec les ONG, les acteurs privés et les autres services de l'État concernés. Je remercie chacune et chacun de son engagement et de son dévouement.

Q - Avez-vous des nouvelles concernant les blessés français ?

R - Il y a des blessés sérieux mais, selon mes informations, il n'y a pas de pronostic vital engagé./.

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4. Slovénie - Signature du plan d'action - Déclaration conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et de M. Karl Ejavec, ministre des affaires étrangères de Slovénie - Propos de M. Fabius (Ljubljana, 23/04/2015)

Merci beaucoup mon cher Karl. La Slovénie et la France sont deux grands amis. Et M. Erjavec et moi-même nous sommes aussi deux grands amis. Ce qu'a dit le ministre des affaires étrangères est parfaitement juste sur les grands sujets. La Slovénie et la France sont d'accord, côte à côte, et nous avons décidé, c'est ce que nous venons de signer, d'un plan d'action qui va très concrètement nous donner les lignes pour avancer au cours des trois années qui viennent.

Nous avons décidé de coopérer dans tous les domaines d'avenir, en particulier dans les domaines économiques. Notre convergence se trouve aussi dans la façon dont nous travaillons avec l'ensemble de la région des Balkans occidentaux. Je suis très honoré de coprésider, avec Karl, cette réunion du processus de Brdo, qui est une initiative excellente qui est très utile à la région, à nos deux pays, et d'une façon générale à l'Europe et à la paix.

Je ne peux que redire ce qu'a dit excellemment Karl, et en plus vous avez apprécié comme moi qu'il le dise dans un remarquable français. La seule chose que je regrette, c'est que cette visite soit trop brève, mais c'est une confidence que je peux vous faire, y compris familialement, la personne avec laquelle je vis considère que la Slovénie est un des plus beaux pays du monde. Donc je ressens une obligation morale de rester plus longtemps ! Ce n'est pas facile quand on est ministre des affaires étrangères, mais tout cela pour dire avec le sourire que vraiment, l'amitié entre la Slovénie et la France est profonde, et notre journée d'aujourd'hui l'illustre encore une fois.

Je terminerai en disant que la seule chose qui me gêne, c'est que je ne sais pas dire en slovène «vive l'amitié entre la Slovénie et la France !» Vous voyez que j'ai encore des progrès à faire.

Q - Que doit faire Union européenne pour résoudre ou remédier à la crise en Méditerranée, de manière concrète ?

R - Question évidemment très importante et très difficile. Cet après-midi, les chefs d'État et de gouvernements se réunissent, nous nous sommes réunis lundi après-midi - ministres de l'intérieur et ministres des affaires étrangères ensemble - pour apporter des réponses concrètes.

D'abord il y a la tragédie humaine. Il s'agit, lorsque des gens sont en grande difficulté - ils l'ont été par centaines, par milliers - de les sauver. Il faut avoir cette ligne tout simplement humaine à l'esprit. Pour les empêcher de se noyer, tout simplement.

Ensuite il faut réfléchir et agir sur l'ensemble des causes. Quelles sont ces causes ? C'est l'addition à la fois de la misère, d'une anarchie politique dans un certain nombre de pays - on pense à la Libye - et du trafic.

Sur la misère, il n'y a pas d'autres solutions que de nouer des accords de co-développement avec les pays d'où sont originaires ceux qui viennent ou d'aider à une transformation politique qui fasse qu'ils n'aient plus besoin de venir. Et en particulier, évidemment, il faut trouver une solution politique à l'anarchie en Libye. Ça c'est le premier aspect.

Le deuxième aspect, c'est de lutter et de démanteler les trafics. Les bateaux ne se créent pas tout seuls. Il y a des gens qui sont des criminels, des terroristes, qui tirent profit de la misère. Dans le texte qui va être proposé cet après-midi aux chefs d'État et de gouvernement, il y a une mesure extrêmement forte - dont je pense qu'elle sera adoptée - qui consiste à préparer la destruction de ces navires avant qu'ils puissent accueillir ces pauvres esclaves.

Et parallèlement il y aura une augmentation des moyens, y compris des moyens financiers, pour lutter contre ces trafics.

Et puis pour ceux qui malgré tout arrivent, il faut distinguer entre ceux qui ont le droit d'asile pour des raisons politiques, et ceux qui viennent pour des raisons économiques mais que nous ne pouvons pas garder chez nous. Et il faut trouver un système pour qu'ils puissent ne pas venir, ou bien repartir, avec une répartition.

Je termine en disant que j'espère que cet après-midi des mesures fortes seront prises, et j'en suis convaincu parce que la Méditerranée ne peut pas être transformée en cimetière./.

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5. Dérèglement climatique - Niger - Discours de Mme Annick Girardin, secrétaire d'État chargé du développement et de la Francophonie, devant la communauté française (Niamey, 27/04/2015)

Monsieur le Ministre,

Chers Amis nigériens,

Chers Compatriotes,

Je suis heureuse d'être parmi vous ce soir, à Niamey, où je suis venu parler de climat et de développement.

Je viens de rencontrer Monsieur le Premier ministre, avec lequel j'aurai le plaisir d'ouvrir demain matin un atelier régional organisé par le Niger portant sur les engagements de chaque pays en matière de lutte contre le changement climatique.

Cet atelier témoigne de la volonté du Niger et de l'Afrique de prendre toute sa place dans les négociations climatiques.

Le climat, c'est notre grand défi, le grand défi de la France, mais aussi de tous ceux qui veulent agir pour un monde plus responsable. En décembre, la France accueillera, à Paris, la 21e conférence sur le changement climatique. Ce sera la plus grande réunion internationale jamais organisée en France. Nous attendons 40.000 participants, de tous les pays du monde. Nous voulons parvenir à un accord de Paris, universel, juste, équitable et surtout ambitieux. Notre ambition est de limiter le réchauffement climatique à deux degrés, et ainsi éviter des conséquences irréversibles.

Car ces effets, ce sont d'abord les plus pauvres qui en font les frais. Au Niger comme dans l'ensemble des pays sahéliens, les enjeux sont déjà très concrets : un climat qui change, c'est de l'insécurité alimentaire en plus. Un climat qui change, ce sont des problèmes d'eau plus aigus. Le changement climatique est une machine à produire de la pauvreté, si nous ne faisons rien. Et la pauvreté fait souvent le lit des conflits, des violences dans une région, le Sahel, qui n'a pas besoin d'une crise climatique, alors qu'elle se bat déjà, quotidiennement, pour le développement, la paix et la sécurité.

Limiter le réchauffement climatique est l'affaire de tous. Et c'est pour cela que j'étais au Burkina Faso et suis jusqu'à demain au Niger. J'y suis pour saluer l'engagement des pays de la région, qui ont peu pollué, mais qui prennent toute leur responsabilité, en s'engageant, bien sûr à la hauteur de leurs moyens, pour la préservation de la planète.

L'Afrique fait partie de la solution, et l'Afrique a ses solutions pour un développement durable et respectueux de l'environnement. C'est pour cela que notre objectif, à Paris, et plus généralement en 2015, ce doit être «zéro carbone et zéro pauvreté».

Il n'est pas question de brider le développement des pays africains sous prétexte de réparer le gaspillage de carbone commis par d'autres. Il s'agit de profiter des opportunités offertes par l'économie verte, les énergies renouvelables, qui permettent de faire reculer la pauvreté et de créer des emplois. Nous voulons que d'ici à 2020, 100 milliards de dollars soient mobilisés, chaque année, pour aider les pays en développement à devenir des économies vertes.

L'Afrique, et le Niger en particulier, dispose d'un gisement d'énergies renouvelables encore largement inexploité mais qui doit nous rendre optimistes pour l'avenir. Je pense à l'énergie solaire, bien sûr, mais aussi à l'énergie hydroélectrique, avec le barrage de Kandadji qui fournira bientôt 500 à 600 gigawatts/heure par an. Des sources d'énergie renouvelables, qui rendront le pays moins dépendant au pétrole et à ses cours en montagnes russes.

La France, par le biais de l'Agence française de développement, contribue au financement du programme Kandadji avec une subvention de 14 millions d'euros. Ce n'est là qu'un des nombreux projets que nous menons conjointement avec nos partenaires nigériens et internationaux.

Dans les secteurs de l'eau, de la santé, du développement rural et urbain, et bien sûr de la gouvernance, notre ambassade et l'Agence française de développement mettent en oeuvre des projets nombreux et ambitieux. Je signerai d'ailleurs, demain, deux conventions de l'Agence française de développement, l'une portant sur l'appui au programme de développement sanitaire pour 13 millions d'euros, l'autre sur un projet d'hydraulique et d'assainissement à Niamey pour 26 millions d'euros.

La France, c'est aussi une expérience en matière de recherche, main dans la main avec les partenaires du Sud. Et je tiens à mentionner la présence à mes côtés de Jean-Paul Moatti, nouveau président de l'Institut de recherche pour le développement, qui est un opérateur incontournable de notre appui aux pays du Sud.

Le dérèglement climatique n'est qu'un des enjeux auxquels le Niger est confronté en matière de développement. Mais ce que je veux affirmer, c'est que cet enjeu est indissociable de la dynamique de développement dans son ensemble, qu'il s'agisse d'éducation, d'emploi ou de sécurité alimentaire.

Dans tous ces domaines, la France reste présente aux côtés du Niger, de façon bilatérale mais aussi en tant que deuxième contributeur au Fonds européen de développement.

Elle répond également présent pour aider le Niger et les autres États de la région à assurer leur sécurité. Au Mali, nos troupes ont mené, ces derniers jours encore, des opérations communes pour affaiblir les terroristes, avec succès. Nous pouvons tous, Français et Nigériens, être fiers de la qualité de leur collaboration et aussi des sacrifices que nos soldats sont prêts à faire pour notre sécurité commune. Car vous savez bien à quel point la proximité entre nos deux pays fait de cet enjeu sécuritaire, comme de l'enjeu du développement, un terrain de travail commun. L'ambassade, le service de coopération et d'action culturelle, en sont les acteurs au quotidien et je tiens à leur rendre ici hommage.

Merci à tous pour votre présence et merci de votre attention./.

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6. Lutte contre le terrorisme - Communiqué du ministère de la justice (Paris, 27/04/2015)

L'autorité judiciaire occupe une place centrale dans la lutte contre le terrorisme. C'est pourquoi la garde des Sceaux a décidé d'organiser à Paris, du 27 au 29 avril, en partenariat avec l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la Justice (INHESJ), les Rencontres internationales des magistrats antiterroristes. L'objectif : permettre à ces magistrats du monde entier de développer et de consolider leurs relations afin de favoriser une coopération plus efficace.

Durant trois jours, 173 magistrats et acteurs de la lutte antiterroriste en provenance de 34 pays et d'organismes internationaux en charge de la lutte contre le terrorisme (Eurojust, Europol, Interpol) échangeront autour de plusieurs tables rondes thématiques. «Les stratégies judiciaires dans le démantèlement des filières djihadistes», «Les nouveaux modes de financement du terrorisme», «Criminalité organisée et terrorisme : divergence des buts et convergences des moyens» font partie des sujets qui seront abordés.

Ces Rencontres internationales font suite au discours de Mme Christiane Taubira tenu devant le comité contre le terrorisme des Nations unies le 10 février 2015 à New York. A cette occasion, la ministre avait réaffirmé sa volonté de lutter plus efficacement contre la menace terroriste et avait invité les magistrats du monde entier ainsi que les représentants des organisations internationales à se réunir à Paris au Printemps. Face à la menace terroriste, l'ensemble de la communauté internationale doit être mobilisée pour tenter d'éviter de nouveaux attentats qui constituent une des menaces actuelles les plus graves contre la paix et la sécurité./.

(Source : site Internet du ministère de la justice)

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7. Protection du patrimoine - Conseil de sécurité - Remarques à la presse du représentant permanent de la France auprès des Nations unies (New York, 27/04/2015)

Je viens de présider avec ma collègue jordanienne cette réunion du Conseil de sécurité en format Arria sur la question cruciale, essentielle, j'allais dire vitale, de la protection du patrimoine culturel.

Je remercie vivement Mme Irina Bokova, directrice générale de l'UNESCO, et M. Jürgen Stock, secrétaire général d'Interpol, d'avoir participé et contribué très directement par leur présence et leur présentation appréciées au succès de cette réunion.

Je voudrais dire une ou deux choses avant de leur laisser la parole.

La première est que cette réunion est sans précédent. C'est la première fois qu'à l'initiative de deux pays nous réunissons autour de la table des compétences aussi différentes ; celles de l'UNESCO à vocation très large et celles d'Interpol à vocation extraordinairement opérationnel autour d'un combat commun.

Deuxièmement, ce combat, et c'est un Français qui vous le dit avec beaucoup de force, est existentiel pour nous tous. Si l'art est un «anti-destin» comme le disait André Malraux, alors la destruction méthodique de l'art est bien la volonté d'effacer le passé, d'éradiquer cette diversité qui est au coeur du patrimoine commun de l'humanité, et in fine empêcher toute communauté de destin entre les civilisations, et à travers ce lien, je crois qu'on peut dire que la volonté de Daech est bien de créer les conditions de ce choc des civilisations que nous voulons précisément empêcher. C'est aussi l'un des objets de cette réunion, encore une fois, sans précédent que nous avons montée aujourd'hui avec ma collègue jordanienne.

Troisième point et j'en finirai là, cette réunion a permis d'aller au fond des choses, d'évoquer de manière concrète ce que nous pouvons faire, nous la communauté internationale, pour lutter contre ce fléau à travers tous les instruments à notre disposition.

Cette réunion, autant elle est innovante dans son contenu, autant elle s'enracine profondément dans ce que nous essayons aujourd'hui de faire au Conseil de sécurité à travers d'abord la résolution 2199 dans le cadre de laquelle s'inscrit très directement la réunion d'aujourd'hui, mais à travers aussi le débat public sur la protection des minorités au Moyen-Orient que le ministre français des affaires étrangères M. Laurent Fabius a présidé ici même à la fin du mois de mars sous présidence française.

C'est dans ce cadre-là, avec cette cohérence forte et vitale que s'inscrit la réunion d'aujourd'hui./.

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