Dans cet espace vous pouvez

- soit faire une recherche avancée sur tous les points de presse et déclarations de politique étrangère

- soit sélectionner une date   


Déclarations officielles de politique étrangère du 22 mars 2017


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Participation de M. Ayrault aux rencontres «tourisme et sécurité» - Suisse/Entretien de M. Ayrault avec son homologue, M. Burkhalter - Quelles perspectives pour la diplomatie française ?/Échanges avec M. Ayrault - UE/Soixantième anniversaire des traités de Rome - Pologne/Rencontre de M. Désir avec une délégation parlementaire - Société civile/Lancement du «concours Moteur !» - Rayonnement de la France dans le monde de la recherche/Attribution du prix Abel 2017 à M. Meyer (Paris, 22/03/2017)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations suivantes :

1 - Tourisme - Participation de M. Jean-Marc Ayrault aux rencontres «tourisme et sécurité» (Paris, 23 mars 2017)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, participera jeudi 23 mars avec M. Matthias Fekl, ministre de l'intérieur, aux rencontres «tourisme et sécurité» qui se tiendront à l'Hôtel Beauvau. Elles réuniront les professionnels du tourisme, les acteurs de la sécurité, les élus locaux et les partenaires privés.

Ces rencontres constituent une nouvelle étape du plan de relance national du tourisme engagé le 7 novembre 2016 par le gouvernement à l'issue de la réunion du comité interministériel pour le tourisme. Elles seront l'occasion de présenter le «programme tourisme et sécurité» qui sera mis en oeuvre avant la prochaine saison estivale sous l'égide du ministère de l'intérieur. Jean-Marc Ayrault s'était rendu à Biarritz et à Bayonne le 10 février dernier, en présence notamment du préfet Étienne Guépratte, coordonnateur du «programme tourisme et sécurité», pour faire un point sur les enjeux dans ce domaine.

2 - Suisse - Entretien de M. Jean-Marc Ayrault avec son homologue, M. Didier Burkhalter (Paris, 23 mars 2017)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, s'entretiendra le 23 mars avec M. Didier Burkhalter, son homologue suisse.

Les échanges porteront sur l'actualité internationale et européenne ainsi que notre relation bilatérale.

À cette occasion, un accord intergouvernemental relatif à l'aéroport de Bâle-Mulhouse sera signé.

3 - Quelles perspectives pour la diplomatie française ? / Échanges avec M. Jean-Marc Ayrault (23 mars 2017)

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, prononcera un discours au Quai d'Orsay, le 23 mars 2017 à 17h30, dans lequel il présentera les grands enjeux de la situation internationale et développera ses convictions sur les moyens d'y faire face.

Cette intervention d'une trentaine de minutes, ouverte au public, sera suivie de questions de l'auditoire.

Pour plus d'informations et pour s'inscrire :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere-et-son-reseau/evenements-et-actualites-du-ministere/actualites-du-ministere-des-affaires-etrangeres-et-du-developpement/article/quelles-perspectives-pour-la-diplomatie-francaise-echanges-avec-jean-marc

4 - Union européenne - Soixantième anniversaire des traités de Rome (25 mars 2017)

À l'occasion du soixantième anniversaire des traités de Rome, le Quai d'Orsay accueille le 25 mars un dialogue citoyen sur le thème «Déjà 60 ans... et demain ?».

M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sera présent pour répondre aux questions du public, avec M. Pierre Moscovici, commissaire européen chargé des affaires économiques et financières, de la fiscalité et des douanes, et Mme Anne-Marie Autissier, sociologue de la culture et des médias, directrice de l'Institut d'études européennes de l'université Paris 8. Cet événement est organisé par le «Mouvement associatif» et la plateforme «Eurocitoyens», avec le soutien de la Commission européenne et du ministère des affaires étrangères et du développement international.

À l'occasion de cette semaine de célébrations, M. Harlem Désir, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, participe également à de nombreux événements organisés notamment par la société civile. Après être intervenu, à Lille le 18 mars lors des États généraux de l'Europe, il s'est rendu le 21 mars à Rome pour participer à la conférence internationale «À la recherche d'une nouvelle Europe : réflexions et perspectives» aux côtés de l'ancien président du Parlement européen, M. Enrique Barón, du secrétaire d'État italien chargé des affaires européennes, M. Sandro Gozi, et du ministre adjoint allemand chargé des affaires européennes, M. Michael Roth. À Paris, M. Harlem Désir intervient le 22 mars à la Maison de l'Europe lors d'une conférence-débat.

À cette occasion, la façade du Quai d'Orsay sera en partie mise en lumière et animée le vendredi 24 mars et le samedi 25 mars de 19h30 à minuit.

Pour plus d'informations sur l'événement du 25 mars au Quai d'Orsay :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/europe/evenements-et-actualites-lies-a-la-politique-europeenne-de-la-france/article/60-ans-de-construction-europeenne-et-demain-dialogue-citoyen-au-quai-d-orsay-25

5 - Pologne - Rencontre de M. Harlem Désir avec une délégation parlementaire (Paris, 22 mars 2017)

M. Harlem Désir, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, reçoit aujourd'hui une délégation de parlementaires polonais conduite par M. Marek Rocki, président de la commission des affaires étrangères et de l'Union européenne du Sénat.

Les échanges porteront sur les questions européennes et la relation bilatérale.

 6 - Société civile - Lancement du «concours Moteur !» (Quai d'Orsay, 23 mars 2017)

Dans le cadre de l'ouverture du ministère à la société civile, nous accueillerons au quai d'Orsay le 23 mars l'association «Moteur !» pour le lancement de son opération «Le concours Moteur !».

Cette initiative propose à des jeunes de 14 à 22 ans de rendre hommage aux personnes qu'ils admirent en réalisant un court film vidéo sur ces modèles.

À travers cette démarche menée en partenariat avec l'observatoire de la diversité du conseil supérieur de l'audiovisuel, l'association souhaite favoriser les échanges et la transmission de valeurs entre les générations et mettre à l'honneur la diversité sociale de nos territoires.

L'association «Moteur !» a été créée en 2015 pour promouvoir l'égalité des chances des jeunes. Elle se propose d'accompagner les jeunes dans leurs choix professionnels.

7 - Rayonnement de la France dans le monde de la recherche - Attribution du prix Abel 2017 à M. Yves Meyer (21 mars 2017)

L'académie des sciences et des lettres norvégienne a décerné le 21 mars le prix Abel 2017 à M. Yves Meyer, en reconnaissance de ses travaux sur la théorie mathématique des ondelettes. Issu de l'École normale supérieure de Paris-Saclay, M. Yves Meyer est le quatrième lauréat français du prix Abel, décerné annuellement depuis 2003. Il recevra cette distinction des mains du roi Harald V à Oslo le 23 mai.

Les travaux d'Yves Meyer ont fait l'objet d'applications dans de nombreux domaines, tels que l'imagerie médicale ou encore le cinéma numérique, démontrant ainsi que les travaux en mathématiques peuvent permettre de générer des innovations concrètes.

Ce prix prestigieux honore la France et la communauté scientifique française dans son ensemble./.

Retour sommaire


2. Royaume-Uni - Attaque à Londres - Déclaration de M. François Hollande, président de la République (Villepinte, 22/03/2017)

J'ai appris au cours de l'après-midi l'attaque terroriste qui a eu lieu à Londres aujourd'hui. Nous exprimons, au nom de la France, toute notre solidarité et tout notre soutien au peuple britannique et à la Première ministre, Theresa May, qui elle-même était à la Chambre des communes quand cela s'est produit et a été amenée à quitter précipitamment les lieux.

À l'heure où je m'exprime, je ne suis pas encore sûr qu'il n'y ait pas de Français qui soient concernés. Nous faisons donc en sorte de connaître d'abord le bilan exact. Nous savons que le terroriste a été tué mais nous n'en savons pas plus sur le nombre de blessés et sur la gravité.

Mon attention est d'abord de faire en sorte que nous comprenions bien que le terrorisme nous concerne tous - et la France, qui a été si frappée ces temps derniers, peut savoir ce que le peuple britannique a comme souffrances aujourd'hui et, en même temps, nous devons apporter toutes les conditions pour répondre à ces attaques.

C'est ce que nous avons fait depuis plusieurs mois ici, en France. C'est ce que j'ai appelé aussi au plan européen. On voit bien que c'est au niveau européen et même au-delà qu'il faut s'organiser et heureusement que des mesures ont été prises, même si elles n'empêchent pas des attaques de se produire.

Enfin je l'ai dit, nous faisons tout pour savoir s'il y a des Français qui pourraient être concernés hélas par ce qui s'est produit./.

Retour sommaire


3. Royaume-Uni - Attaque à Londres - Point de situation - Déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères et du développement international (Paris, 22/03/2017)

Alors que le centre de Londres a été frappé par une attaque lâche, la France assure le peuple britannique de sa solidarité.

Jean-Marc Ayrault se tient informé en temps réel de la situation depuis Washington, où il participe à une réunion de la coalition internationale contre Daech.

Trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau, qui se trouvaient en voyage scolaire, figurent parmi les blessés. Jean-Marc Ayrault assure les familles de nos compatriotes concernés de son soutien dans ce moment difficile.

Tous les services de l'État, dont le centre de crise du ministère des affaires étrangères, sont mobilisés et en contact étroit avec les autorités britanniques.

Notre consulat général à Londres apporte son aide à nos compatriotes sur place./.

Retour sommaire


4. Lutte contre le terrorisme - Conseil de défense et de sécurité nationale - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 22/03/2017)

Les enseignements de l'agression commise contre des militaires de l'opération Sentinelle à l'aérogare d'Orly le 18 mars ont été présentés au conseil de défense et de sécurité nationale réuni ce matin par le président de la République.

Le chef de l'État a renouvelé ses félicitations aux militaires et aux services de sécurité et de secours pour leur courage et l'efficacité de leur réaction à cette attaque.

À la lumière de cet événement et des autres alertes récentes, il a salué la vigilance de nos concitoyens, ainsi que la pertinence des mesures collectives de sauvegarde reflexe adoptées depuis les attentats de 2015 et 2016.

Il a demandé de continuer à en tirer tous les enseignements nécessaires pour maintenir le plus haut niveau de préparation et d'alerte dans le contexte d'une menace d'attentat contre notre pays qui reste forte.

Le conseil a également examiné les mesures de protection particulières mises en oeuvre durant la campagne présidentielle, incluant les dispositions destinées à protéger les systèmes informatiques impliqués dans les opérations électorales.

Le conseil a en outre considéré l'évolution des crises internationales et les conditions d'engagement de nos forces dans les opérations militaires menées à l'extérieur du territoire national pour combattre les groupes armés terroristes./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


5. Japon - Relations bilatérales - Déclaration conjointe de M. François Hollande, président de la République, et de M. Shinzo Abe, Premier ministre japonais - Propos de M. Hollande (Paris, 20/03/2017)

C'est un grand plaisir pour moi de recevoir une fois encore le Premier ministre Shinzo Abe qui est un ami, et qui lui-même est venu plusieurs fois ici, à Paris. Moi-même je suis allé à plusieurs reprises au Japon, la dernière était pour le sommet du G7 qui était un grand succès. Les relations entre la France et le Japon sont excellentes. Le mot n'est pas trop fort. Nous avions signé, avec le Premier ministre japonais lors de ma visite en 2013 un partenariat d'exception fondé sur trois objectifs : l'économie, la sécurité et la culture et nous allons donner une illustration à ce partenariat d'exception.

Le Japon est notre deuxième client en Asie, le premier investisseur asiatique en France. Nous allons encore renforcer nos échanges, appuyer nos développements vers les pays tiers, mener un plan franco-japonais en matière de développement durable. Nous avons mis l'innovation au coeur de notre relation et nous voulons aussi donner maintenant un grand coup d'accélérateur à notre coopération en matière de nucléaire civil. Nous venons d'ailleurs de signer une déclaration d'intention qui marque de grands progrès puisque l'entrée des entreprises japonais MITSUBISHI HEAVY INDUSTRIES et JNFL au capital du NOUVEL AREVA, va donner une preuve concrète de notre participation à ce grand projet, de la même manière que MITSUBISHI HEAVY INDUSTRIES entrera au capital d'AREVA NP. Nous travaillons sur la sûreté car c'est un élément essentiel en matière d'énergie nucléaire et vous savez combien le Japon y est attentif.

Nous avons aussi voulu qu'il y ait une année de l'innovation France-Japon. Cela a été un succès et nous allons travailler aussi à un accord de coopération sur les textiles intelligents et lancer un appel à projets pour le développement de l'industrie du futur et des objets connectés. Mais si nous voulons que notre relation puisse encore s'intensifier, nous devons faire en sorte que l'accord commercial et de partenariat économique entre l'Union européenne et le Japon puisse être signé ; la France y est favorable et accompagne la négociation autant qu'elle le peut.

Le second sujet, c'est la sécurité et la défense. La France réaffirme son soutien au rôle accru du Japon dans le domaine du maintien de la paix et nous avons décidé de travailler ensemble pour favoriser l'interopérabilité de nos forces, avoir des exercices communs et notamment en ce moment sur le plan naval dans la mer de Chine. Nous agissons aussi contre la prolifération nucléaire. C'est la raison pour laquelle nous dénonçons les tirs qui ont été effectués par la Corée du Nord et le développement de son programme nucléaire et balistique en violation de toutes ses obligations internationales. Le Japon sait qu'il peut compter sur l'entière solidarité et sur le soutien de la France, notamment après le tir de quatre missiles nord-coréens qui se sont abattus le 6 mars à proximité des côtes japonaises.

La troisième dimension de notre partenariat d'exception, c'est la culture. En 2018, il y aura les événements «Japonismes» et la France organisera un certain nombre de manifestations. Le Premier ministre Shinzo Abe, nous a fait l'honneur d'annoncer qu'il sera bien là l'année prochaine et ce sera une façon d'illustrer le 160e anniversaire de nos relations diplomatiques.

Enfin, je veux souligner que les touristes japonais sont revenus en nombre depuis le premier trimestre. Leur nombre a en effet augmenté de 47% parce que nous avons apporté aussi toutes les conditions de sécurité et améliorer encore l'accueil que nous pouvions réserver. Nous attachons beaucoup de prix à la présence des touristes japonais en France ; ils sont épris de la culture française, de la gastronomie française, des paysages français, de la même manière que nous encourageons les Français à aller visiter le Japon.

Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres y compris pour l'organisation de grandes manifestations sportives puisque vous savez que le Japon va accueillir la Coupe du monde de rugby en 2019 et puis il y aura les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Comme la France est candidate pour les Jeux olympiques de 2024, nous avons beaucoup à apprendre, beaucoup à échanger sur la capacité de nos deux pays à accueillir de grands événements internationaux.

Enfin, je veux souligner le rôle qu'a joué Monsieur Abe pour, non seulement, conclure l'Accord de Paris sur le climat mais pour le mettre en oeuvre. Nous avons des programmes communs notamment en matière de développement durable en Afrique.

Nous poursuivons les mêmes objectifs en matière de renouvelable et d'une façon générale, nous sommes pour un monde régulé, pour un monde ouvert, pour un monde qui s'organise ensemble pour assurer les grands défis que ce soit celui de la paix, de l'environnement, du climat ou de la question de la non-prolifération nucléaire parce que nous voulons un monde qui puisse être pacifié et en même temps qui puisse être organisé.

Nous sommes pour le multilatéralisme, nous refusons le protectionnisme. Nous sommes pour que chaque pays s'engage pour le bien de l'Humanité et pour le bien de la planète. Voilà les conceptions qui nous rassemblent dans le partenariat d'exception dont je suis fier ici d'avoir donné un coup d'accélérateur depuis le début de mon mandat./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Retour sommaire


6. Nations unies - République démocratique du Congo - Remarques à la presse du représentant permanent de la France auprès des Nations unies (New York, 21/03/2017)

(en anglais et en français)

Two things on DRC :

1) First on the political priorities with respect to DRC. DRC is at a crossroads. We need to do our best to help the country get through the elections. This means the immediate implementation of the December 31stagreement. This is the top priority. That's why the Security Council needs to continue supporting the agreement and CENCO's mediation. It is time to agree on the «arrangements particuliers» and get to work. In this respect, the appointment of a new Prime Minister is a matter of urgency. The negotiations restarted recently and they need to come to a conclusion soon.

2) The security situation in the country is very tense. We absolutely need to avoid that it gets worse as we get closer to the elections. Stakes are very high. This is why MONUSCO needs to be able to act efficiently. We have proposed a draft resolution to renew its mandate with 2 key objectives : the protection of civilians and supporting the December 31st agreement. We can't allow the political process to derail. MONUSCO needs the capacities to prevent and act if necessary in case of troubles. There's no alternative if we want DRC to succeed in the first pacific transition of power in its history. So MONUSCO is needed, its role is essential. In this respect, reform is always a good thing, provided we keep in mind the two priorities I just mentioned. Reform to make it more efficient, yes ; reform to break it down, certainly not.

We have had very constructive discussions with our partners, including our American partners on this. Again, we can't put MONUSCO on difficulty while the stakes are so high with respect to both political transition and protection of civilians. This would be unwise, to say the least. We have a collective responsibility here and we will continue working to make MONUSCO more efficient in the framework I reminded.

Q - What about the panel of experts, two of them are missing and their staff disappear, what should MONUSCO be doing, is the Council concerned, what should be done ?

A - There is a huge concern of course about these two experts who disappeared. It is too early to say what will be the conclusions of the enquiry but of course it is a matter of big concern for all of us.

Q - De nouvelles vidéos en Kasai ont émergé hier, est-ce qu'on peut imaginer un déploiement de la MONUSCO dans cette région ?

R - La situation dans les Kasai nous inquiète en effet. Et la situation sécuritaire en RDC de manière générale, dans l'est, dans les Kasai, et d'autres régions, nous commande d'être très vigilants. C'est pour cela que j'indiquais que nous étions ouverts à toute négociation visant à réformer la MONUSCO dès lors que sont respectés les deux objectifs prioritaires que nous poursuivons : la protection des civils et la préparation des élections, et donc la préparation de la transition politique qui est en cours. Par rapport à ces deux objectifs clés, on ne peut pas transiger, ou alors on ne croit plus aux Nations unies. C'est avec cette boussole que la France est engagée dans cette négociation, qui se déroule dans un bon esprit mais avec une vraie vigilance et un vrai sens des responsabilités par rapport à cet immense pays au coeur de l'Afrique, dont la stabilité est clef pour lui-même et pour l'ensemble de la région. Donc on ne peut pas jouer avec le feu s'agissant d'un enjeu aussi important. C'est pourquoi la négociation, encore une fois, est importante, se déroule dans un bon esprit mais appelle notre engagement et notre vigilance./.

Retour sommaire


7. Conseil des ministres - Les soixante ans du traité de Rome (Paris, 22/03/2017)

Le Premier ministre a présenté une communication relative aux soixante ans du traité de Rome.

À quelques jours des soixante ans du traité de Rome, le Premier ministre a souligné l'importance que devait attacher le gouvernement à la commémoration de cet événement.

Au niveau européen, les chefs d'État ou de gouvernement se rassembleront à Rome, le 25 mars, pour un sommet commémoratif auquel le président de la République représentera la France et qui donnera lieu à l'adoption d'une déclaration commune. Il est essentiel que les États membres saisissent cette occasion pour dire leur fierté à l'égard de ce qui a été accompli depuis soixante ans et que leur horizon commun demeure, plus que jamais, européen. Cette date symbolique doit également permettre de réaffirmer l'unité indéfectible des vingt-sept, sans exclure la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, d'aller plus loin dans certains domaines, tels que la défense, la fiscalité ou certains sujets sociaux pour continuer à faire avancer l'Europe.

Au plan national, le gouvernement s'est mobilisé pour faire vivre cet événement important, alors que beaucoup de Français, sans renier leur attachement à la construction européenne, perçoivent parfois mal sa valeur ajoutée.

De nombreuses manifestations (colloques, expositions, rassemblements, conférences) sont organisées depuis plusieurs semaines et le seront tout au long de l'année, par la société civile (http://rencontres.touteleurope.eu/), comme par les membres du gouvernement et leurs services (http://www.touteleurope.eu/actualite/60-ans-du-traitederome.html#anniversaire).

Outre les événements qui seront organisés partout en France, un document, élaboré en lien avec la Représentation de la Commission européenne en France, le Parlement européen et la Banque européenne d'investissement, rassemble «60 belles histoires européennes», décrivant autant de réalisations concrètes de l'Union européenne au service des citoyens français. Ce document commencera à être diffusé d'aujourd'hui et sera également mis en ligne sur le site www.touteleurope.eu, et accompagné d'un entretien avec le Premier ministre./.

Retour sommaire


8. Conseil des ministres - Renforcement du dispositif français de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (Paris, 22/03/2017)

Le ministre de l'économie et des finances a présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance n°2016-1635 du 1er décembre 2016 renforçant le dispositif français de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

L'ordonnance qu'il s'agit de ratifier, prise sur le fondement de l'article 118 de la loi n°2016-731 du 3 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, a transposé la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme et rend applicable le règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds.

L'ordonnance :

- étend le champ des personnes intervenant dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en y intégrant notamment les intermédiaires en opérations de banque ou en financement participatif, et renforce les mesures de vigilance qu'elles devront appliquer ;

- renforce l'approche par les risques des personnes assujetties à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en leur imposant une obligation d'évaluation de ces risques leur permettant ainsi d'ajuster l'intensité des mesures de vigilance à mettre en oeuvre et d'adapter leurs procédures y compris au niveau des groupes ;

- consolide les règles de contrôle et de sanction applicables aux personnes assujetties à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en cas de manquement à leurs obligations ;

- prévoit la centralisation des informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales au sein du registre du commerce et des sociétés et met également en place un registre des bénéficiaires effectifs des trusts, détenu par l'administration des finances publiques. Ces informations seront mises à disposition des autorités compétentes dans le domaine de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, des personnes assujetties dans le cadre de leurs mesures de vigilance, et pour le registre des personnes morales, également aux tiers ayant un intérêt légitime à en disposer ;

- étend les prérogatives de la cellule de renseignement financier Tracfin, notamment en élargissant son droit de communication à l'égard de toutes les personnes assujetties et pas uniquement aux établissements financiers et en développant les règles d'échange et de transmission d'informations avec d'autres services de l'État ainsi qu'avec les cellules de renseignements financiers étrangères ;

- rend applicable sur l'ensemble du territoire de la République, notamment dans les départements, territoires et collectivités d'outre-mer, les nouvelles règles renforçant les informations accompagnant les transferts de fonds opérés par les établissements financiers dans l'Union européenne, en provenance ou vers les pays tiers.

Ce texte constitue une avancée importante permettant à la France de lutter plus efficacement contre le blanchiment et le financement du terrorisme./.

Retour sommaire


9. Conseil des ministres - Le programme Héritage de l'État pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024 (Paris, 22/03/2017)

Le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports et le secrétaire d'État chargé des sports ont présenté une communication relative au programme héritage de l'État pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024.

Cette candidature doit permettre de faire de la France une nation plus sportive et du sport un vecteur des politiques publiques dans de nombreux domaines, tels que l'éducation, la culture, l'emploi ou encore la vie associative. La France saura dans moins de six mois si Paris est désignée comme ville-hôte des Jeux olympiques et paralympiques en 2024.

Dans cette dernière ligne droite, l'héritage constitue un élément majeur de la candidature de Paris 2024, qui souhaite répondre pleinement aux attentes des Français en proposant un projet pérenne et au service de la société. C'est pourquoi l'État met en oeuvre aujourd'hui un programme interministériel d'accompagnement qui s'inscrit dans une dynamique d'héritage portée par le groupement d'intérêt public (GIP) Paris 2024.

Les vingt-quatre mesures de ce programme ont été élaborées grâce aux contributions directes des Français, recueillies dans le cadre d'une grande concertation nationale. Nous souhaitons que tous les Français puissent tirer un bénéfice de cette candidature, qui n'est pas seulement celle des Franciliens. L'État veille ainsi à ce que cette candidature constitue une chance pour l'ensemble du territoire. C'est pourquoi les mesures présentées aujourd'hui sont applicables sans attendre la décision du Comité international olympique (CIO). Ce programme concret destiné à lancer une nouvelle dynamique à travers le sport vise notamment :

• le développement de la pratique et de l'offre sportive pour tous les publics ;

• la promotion de l'engagement des jeunes à travers le sport (par l'amplification de la mobilisation des volontaires du service civique, du plan citoyens du sport, du bénévolat...) ;

• la réduction des inégalités (en visant prioritairement les femmes, les habitants des départements, territoires et collectivités territoriales d'outre-mer, les personnes en situation de handicap) ;

• la lutte contre la sédentarité et la promotion du sport comme favorable à la santé ;

• l'établissement de passerelles entre le sport et la culture ;

• le développement d'infrastructures sportives sur l'ensemble du territoire ;

• la création d'emplois dans le sport ;

• le renforcement de la cohésion sociale par la transmission des valeurs citoyennes par le sport ;

• la responsabilisation environnementale et sociale des organisateurs d'événements sportifs.

Dès 2017, une enveloppe de 20 millions d'euros dédiée à la mise en oeuvre d'un plan de développement du sport tourné vers les territoires et le soutien au monde associatif, dont 10 millions d'euros destinés à la construction de nombreux équipements sportifs de proximité innovants, accompagne la mise en oeuvre de ce programme via le Centre national pour le développement du sport (CNDS)./.

Retour sommaire


10. Nomination - Royaume du Lesotho (Paris, 22/03/2017)

Le Journal officiel du 22 mars 2017 publie la nomination de M. Christophe Farnaud, en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Royaume du Lesotho, en résidence à Pretoria, en remplacement de Mme Elisabeth Barbier./.

Retour sommaire