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Déclarations officielles de politique étrangère du 30 juin 2015


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole adjoint - Syrie/Entretien de M. Laurent Fabius avec l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies - Chine/Visite du Premier ministre M. LI Keqiang à Marseille et en Arles - Allemagne/Prix franco-allemand du journalisme - Tchad/Attentat à Ndjamena - Mali/Nations unies/Renouvellement du mandat de la MINUSMA - Israël/Dialogue bilatéral sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Paris, 30/06/2015)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a fait les déclarations suivantes :

Syrie - Entretien de M. Laurent Fabius avec l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies (Paris, 30 juin 2015)

M. Laurent Fabius s'est entretenu ce matin avec l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Syrie, M. Staffan de Mistura.

L'entretien a porté sur les perspectives de relance d'un processus politique visant à mettre en oeuvre une transition en Syrie, fondée sur le communiqué de Genève.

M. Laurent Fabius et M. Staffan de Mistura ont également évoqué la détérioration constante de la situation humanitaire. Les bombardements aveugles au moyen de barils d'explosifs par le régime sont responsables de la mort de milliers de civils, en violation du droit international humanitaire et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

2 - Chine - Visite du Premier ministre M. LI Keqiang à Marseille et en Arles (1er juillet 2015)

Comme le lui avait proposé M. Laurent Fabius lors de son dixième déplacement en Chine les 15 et 16 mai, le Premier ministre chinois M. LI Keqiang se rendra avec le ministre des affaires étrangères et du développement international en Arles, pour découvrir le patrimoine antique exceptionnel de cette ville, ainsi qu'à Marseille.

Cette visite dans la deuxième ville de France et sa région permettra au Premier ministre chinois d'aller à la rencontre de l'excellence française dans le domaine du patrimoine, du développement économique et de l'innovation.

Au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), M. LI Keqiang s'entretiendra aux côtés de M. Laurent Fabius avec de jeunes créateurs et entrepreneurs français. M. Laurent Fabius y offrira ensuite un dîner gastronomique marseillais en son honneur autour de personnalités politiques, économiques et culturelles de la région. Seront notamment présents M. Basile Boli, ambassadeur de Marseille pour l'euro 2016 et initiateur d'un projet ambitieux de coopération avec la Chine dans le domaine du football, le chef Gérald Passédat ou l'architecte Rudy Riccioti.

M. LI Keqiang visitera également le siège de la compagnie CMA-CGM, troisième groupe mondial de transport maritime et emblème du dynamisme économique marseillais et français. Des accords seront signés à cette occasion.

3 - Allemagne - Prix franco-allemand du journalisme (Paris, 1er juillet 2015)

M. Harlem Désir, secrétaire d'État chargé des affaires européennes et secrétaire général pour la coopération franco-allemande, remettra demain le prix franco-allemand du journalisme 2015.

Créé en 1983, ce prix a pour objectif de faire progresser la compréhension mutuelle des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles en France et en Allemagne. Des récompenses sont décernées pour la vidéo, l'audio, l'écrit et le multimédia. Le prix des jeunes talents est attribué à l'auteur d'un reportage âgé de moins de 30 ans.

4 - Tchad - Attentat à Ndjamena (29 juin 2015)

La France condamne l'attentat perpétré le 29 juin à Ndjamena, qui a coûté la vie à plusieurs membres des forces de sécurité au cours d'une opération anti-terroriste.

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et aux autorités tchadiennes.

La France assure le Tchad de sa solidarité dans la lutte contre le terrorisme.

5 - Mali - Nations unies - Renouvellement du mandat de la MINUSMA (New York, 29 juin 2015)

La France salue le renouvellement jusqu'au 30 juin 2016 par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 juin du mandat de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Dans cette résolution présentée par la France, le Conseil de sécurité a souligné l'opportunité historique de l'accord de paix, dont la signature a été parachevée le 20 juin, et a appelé les parties à mettre en oeuvre leurs engagements.

La MINUSMA aura un rôle de premier plan pour soutenir sa mise en oeuvre, à la fois sur le plan politique et sécuritaire, grâce aux 10.000 casques bleus déployés au Mali.

6 - Israël - Dialogue bilatéral sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (29 juin 2015)

La France et Israël ont décidé de mettre en place un dialogue bilatéral sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, combat dont le président de la République a fait une grande cause nationale. Cette instance de dialogue réunira des experts, en vue d'une réflexion commune et d'un échange d'expériences et de bonnes pratiques.

La première session s'est tenue hier à Paris sous la coprésidence de l'ambassadrice française pour les droits de l'Homme, Mme Patrizianna Sparacino-Thiellay, et de l'ambassadeur israélien chargé de la lutte contre l'antisémitisme, M. Gideon Behar. Les deux parties ont marqué leur détermination commune à lutter contre le racisme et l'antisémitisme et ont fait le point sur les mesures prises en ce sens./.

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2. Dérèglement climatique - COP21 - Entretien de M. François Hollande, président de la République avec M. Michael Bloomberg - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 30/06/2015)

Le président de la République a reçu en entretien Michael Bloomberg, ancien maire de New York et envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour les villes et les changements climatiques depuis janvier 2014.

Il l'a remercié pour la mobilisation dynamique des grandes villes en vue de la COP21, menée conjointement avec Mme Anne Hidalgo, maire de Paris, qui accueillera le 4 décembre prochain le «sommet des 1.000 maires» engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le président de la République a souhaité que les initiatives des villes et des régions et leurs réseaux convergent vers une plate-forme d'actions commune, et développent davantage de partenariats avec les territoires des pays en développement qui en ont le plus besoin pour mener à bien leur transition énergétique.

Il a sollicité enfin le concours de M. Bloomberg pour améliorer et structurer à travers des méthodes innovantes l'accès des collectivités territoriales aux financements climat, en lien avec les institutions financières internationales.

M. Bloomberg a assuré le président de la République de son plein engagement pour la réussite de la grande conférence sur le climat à Paris-Le Bourget en décembre prochain./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Dérèglement climatique - COP21 - Chine - Entretien de M. François Hollande, président de la République, avec le Premier ministre de la République populaire de Chine (Paris, 30/06/2015)

Le président de la République a reçu le Premier ministre de la République populaire de Chine, M. Li Keqiang, pour un entretien suivi d'un déjeuner à l'occasion de sa première visite officielle en France.

Il s'est félicité de la qualité et du dynamisme du partenariat stratégique global franco-chinois dans tous les domaines. Des progrès très importants ont d'ores et déjà pu être accomplis depuis la relance des relations entre la France et la Chine décidée lors de la visite d'État du président de la République en 2013 et celle du président Xi Jinping en 2014.

Le président de la République a salué l'annonce par la Chine de sa contribution nationale pour la COP21 qui confirme son engagement à construire une «civilisation écologique». Il a remercié le Premier ministre chinois d'avoir veillé à ce que cette annonce intervienne depuis Paris, en signe de soutien et de confiance dans le succès de la COP21.

Dans le domaine économique, le président de la République a rappelé sa volonté d'avancer sur les secteurs structurants de notre partenariat, notamment le nucléaire civil et l'aéronautique, et de poursuivre le rééquilibrage de nos échanges commerciaux en multipliant les exportations des entreprises françaises vers la Chine et les investissements chinois créateurs de croissance et d'emplois en France, dont la dynamique est positive.

La coopération franco-chinoise sur pays tiers doit également permettre à nos deux pays de conquérir ensemble de nouveaux marchés. Le président et le Premier ministre chinois ont décidé de la création d'un fonds franco-chinois pour la coopération sur pays tiers notamment en faveur de projets liés à la lutte contre le changement climatique et à la croissance verte.

Le chef de l'État s'est félicité des résultats d'ores et déjà obtenus dans les nouveaux secteurs de coopération, en particulier l'agroalimentaire et le développement urbain. Il a marqué sa volonté de poursuivre la coopération financière entre la France et la Chine pour accompagner l'internationalisation du yuan.

Il a exprimé son souhait de poursuivre la dynamique engagée pour développer les échanges humains entre la France et la Chine, notamment dans les domaines de la coopération universitaire et du tourisme./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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4. Dérèglement climatique - COP21 - Chine - Contribution nationale - Déclaration à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (Paris, 30/06/2015)

Mesdames et Messieurs,

Le Premier ministre chinois va rencontrer le Premier ministre français et il a déjeuné avec le président de la République. Nous allons discuter et signer toute une série d'accords qui sont extrêmement importants et qui vont renforcer encore le lien en particulier économique entre la Chine et la France. C'est donc du bon travail et nous sommes heureux d'accueillir le Premier ministre chinois qui rend sa visite au Premier ministre français qui était en Chine il y a quelque temps.

Il y a un autre aspect très important : la Chine, qui est le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, soit le premier responsable du CO2, a décidé de rendre public, à Paris, sa contribution nationale. J'ai étudié cette contribution puisque je vais présider la COP21, elle est très importante puisque la Chine s'engage à ce que ses émissions de gaz à effet de serre connaissent un pic avant de redescendre en 2030 au maximum. D'autres dispositions sont très positives, par exemple, il y a ce que l'on appelle une afforestation c'est-à-dire de nouveaux territoires ouverts aux forêts pour 40 millions d'hectares ; il y a la perspective de l'organisation d'un marché national du carbone, ce qui est une initiative très positive, en 2016 ou 2017.

C'est très important parce que cela veut dire que la Chine confirme son engagement pour lutter contre le dérèglement climatique.

Le fait que la Chine ait rendu public sa contribution lors du voyage du Premier ministre à Paris signifie à quel point nous préparons la COP21 ensemble, la Chine et la France côte à côte.

Outre tous les contrats qui seront signés, cette décision rendue publique à Paris est un excellent signe pour la préparation de la COP21.

Q - Est-ce une confirmation de l'engagement pris par la Chine avec les États-Unis en 2014 ?

R - Oui, c'est une confirmation. C'est vrai il y avait déjà eu des annonces faites avec les États-Unis mais un certain nombre de précisions ne figuraient pas dans cet accord, notamment concernant la forêt et le charbon. C'est donc un pas en avant./.

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5. Dérèglement climatique - COP21 - Journée d'action aux Nations unies - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (New York, 29/06/2015)

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire général,

Mes chers Collègues et Amis,

L'évènement qui nous rassemble est important parce qu'il se situe à cinq mois de la conférence de Paris. Il nous permet de faire le point et les interventions de ce matin ont été toutes convergentes.

Point numéro un, il est indispensable d'obtenir un accord à Paris, ambitieux et universel. Point numéro deux, comme le dit le Secrétaire général, les planètes sont alignées et c'est vrai que toute une série d'éléments favorables existe : la communauté scientifique, enfin, est entendue ; les responsables des entreprises, les responsables des collectivités locales, les grandes autorités, morales et spirituelles sont engagées ; de très grands pays - on pense en particulier aux États-Unis et à la Chine - ont fait connaître là aussi leur volonté d'avancer. Et d'une façon générale, nous le voyons avec mon ami Manuel, les pays veulent conclure positivement.

Mais - parce qu'il y a un mais - il faut accélérer parce que nous savons que ces matières sont très complexes et que ce n'est pas au dernier moment que l'on va résoudre les questions. D'où le travail que fait et que doit faire ce qu'on appelle l'ADP, d'où toute une série de réunions ministérielles qui vont intervenir entre maintenant et le mois d'octobre, le mois de novembre, et d'où surtout la nécessité d'une volonté politique pour qu'on ne se retrouve pas fin novembre, quand commencera la conférence de Paris, dans la situation où on était à Copenhague.

Il faut intervenir à l'avance pour résoudre le maximum de questions. C'est possible, et c'est le troisième point que je voudrais signaler, à condition bien sûr que la justice soit respectée. Chacun ne contribue pas à même proportion aux émissions de gaz à effet de serre et chacun n'a pas les mêmes possibilités. Il faut donc que l'accord soit différencié. Il y a un effort supplémentaire à faire en matière financière puisque nous nous sommes engagés à trouver 100 milliards de dollars par an en 2020 et, donc, les pays riches doivent admettre qu'il y a un effort supplémentaire à faire.

Et puis, il faut se préoccuper pas seulement bien sûr de la réduction de la température ou de l'effet de serre mais aussi de l'adaptation au dérèglement climatique, car beaucoup de pays, de petites îles, de territoires, ont besoin de s'adapter par rapport à la situation qui existe.

Mais s'il y a la volonté politique - et elle est évidemment présente - Paris sera un succès. Et Paris ne sera pas simplement un point d'aboutissement - la première fois qu'un accord universel est passé - mais Paris sera un point de départ pour d'autres améliorations qui devront intervenir ensuite.

Il va y avoir, dans les semaines et les mois qui viennent, de très nombreuses réunions. Il y en a une bientôt d'ailleurs à Paris au niveau ministériel. Il y aura toute une série de réunions qui auront lieu, au moment de l'Assemblée générale, et d'autres encore. Le mot d'ordre qui doit être passé ce matin est le suivant : l'accord est indispensable, il est possible, mais il faut accélérer.

Q - La Chine doit annoncer dans les heures qui viennent sa contribution climat. Est-ce que je peux vous demander quelle serait pour vous une annonce ambitieuse ? Et si tel n'était pas le cas, quelles seraient les conséquences pour l'impulsion politique dont vous parliez à l'instant ?

R - La Chine, à travers ses dirigeants au plus haut niveau, a montré son engagement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique par toute une série de déclarations, par beaucoup de décisions concrètes, que tous ceux qui connaissent bien la Chine peuvent constater et, aussi, par l'accord qui a été passé entre les États-Unis et la Chine.

La Chine nous a annoncé qu'elle rendrait publique son INDC très prochainement ; certains disent aujourd'hui même. Nous le verrons. Je vais m'entretenir dans quelques instants avec le négociateur chinois qui est là mais, jusqu'à présent, en tout cas, la Chine a fait partie des pays qui ont changé la donne pour que - pour reprendre l'expression du Secrétaire général Ban Ki-moon - «les planètes soient alignées». Nous serions extrêmement déçus s'il en était autrement. Nous faisons donc confiance aux autorités chinoises pour aller dans le sens des engagements qu'elles ont déjà prises./. 

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6. Dérèglement climatique - COP21 - Journée d'action aux Nations unies - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la COP21 (New York, 29/06/2015)

- En anglais -

(...)

Hello everybody. I am here for the day. I was yesterday in Vienna for the negotiation about nuclear program of Iran and it was forecast that I would be here today because we have an important meeting about the COP21, and as I will chair the COP21, the Chairman of the General Assembly and Ban Ki-moon asked me to be here. I will make a statement this morning, I think with other colleagues and then I will take the opportunity to meet series of colleagues involved in climate change, attend a meeting and then I will be back tonight for Paris because we have a lot of things to do. And I will be back in Vienna during this week. Meanwhile we shall welcome the Chinese Prime Minister who is arriving in Paris tomorrow morning. This will be a busy week. I am open to your questions, mainly about climate change, because it is the aim of my visit here. But I imagine that maybe because you are curious, there will be other subjects.

Q - Yesterday the big developing countries - Brazil, India, China, South Africa, Mexico - released a statement appointing to the lack of any clear roadmap on developed countries in terms of funding and financial support for the developing world. They talked about a hundred billion per year by 2020. What is France going to do as chair of COP21 to ensure that you have a deal on the table?

R - In fact, in the COP21 in Paris, there will be four different pillars. The main one is to try to get an agreement, the first agreement, universal agreement in order to be under 1.5 or 2 degrees. It is a text that we have to coin. It is rather complex. Today it is discussed but it is too long and there are many breakouts. But the aim and the success of the Paris conference will be - and I hope that it will be the case and we are working very hard for that - that we can get for the first time an universal agreement. First pillar.

Second pillar, what we call INDC (Intended Nationally Determined Contribution): every single country must deliver its commitment for the future. Europe has already delivered its commitment for the 28 countries. The US have done so, many countries have done so. And probably China will do it today or in this coming week. Step by step the different countries will deliver. It is very important because it gives the commitments of the Nations and it is not included in the Paris agreement but obviously it accompanies it. Second.

Third, finance and technology, I will come back to it in a second.

And four - for the first time - what we call the Agenda for Action or Lima-Paris Agenda. What does it mean? It means that we shall take advantage of the COP21 in order to ask many local authorities, many companies and civil society to take commitment as well. Many of them are doing that right now. It will be the first time and obviously it is very important because the decisions regarding climate change depend mainly on the local authorities and on the companies as well. These are the three pillars.

The fourth one is finance and technology. Because many countries, and they are right to say so, say «OK, it is good, we are committed to act, but where is the finance ?» And in particular, some countries say «all of us are committed but there are different responsibilities». It is particularly the case for instance for African countries. They say «OK we are not contributing to green gas emissions but we are the first victims and therefore there is an enormous paradox and it is not fair». Therefore they are asking for money and technologies as well. It is perfectly true that in Copenhagen a commitment has been taken to deliver by 2020 one hundred billion dollars a year, mainly by the rich countries towards the poor countries, or the developing countries. It is clear that we have to implement this commitment. Some countries, and it is your question, said «ok, some efforts have been done, but it is not enough». We are discussing that right now. Maybe you have seen that recently there has been a G7 meeting where the richest countries have once again said we shall deliver. Germany announced 2 billion euros or dollars as new efforts. There has been the so-called green climate fund where we have put money. For instance France has put one billion euros and step by step the amount of money is increasing. Be careful, it is not only public money. Sometimes there is confusion. It is public and private. It is budgetary money and also non budgetary money. But it is very true that if we want to have a fair deal, we have to be more and more precise on this issue. And in the statement that I will deliver at the UN this morning as chair of the COP21, I will say that very precisely.

(...)

Q - On COP, March was the deadline when countries were encouraged to submit their final plans. It is almost July and we haven't got India, Japan, Australia (inaudible). When do you get to the point where you get worried that you are not going to have enough countries with robust plans to come to a meaningful agreement?

R - Obviously the sooner the better and the UN Secretary General has written a few weeks ago to everybody reminding them of the commitment. I don't exactly remember the wording of the Lima agreement but it was said the limit is probably September or October, I don't remember. As soon as possible if it is possible. Obviously as chairman of the COP21 it is my position as well. The sooner is the better.

Now, there are some countries, for which from a technical point of view it is not easy - for instance all the Africans countries with very small technical means - and it is the reason why different institutions among them French institutions have proposed to them both financing and technical assistance in order for them to decide. Because you know for the first time it is not easy to say «this is where I will be in 2030 in terms of gas emission», it is not easy. For other countries the reason is not technical but it is true that it is the first time that we negociate that kind of agreement but we hope that the maximum will be delivered as soon as possible.

(...)

Q - Minister, one more on climate. About a month ago, several of the oil majors based in Europe have written a letter saying they are against supporting a carbon pricing. How much impact at all is that having on the negotiations, and is there any hope or effort to get the big American companies, Exxon, Chevron on board ?

R - Thank you, because, you are right to notice that there has been a big shift, a big shift, in the business community about this climate issue. And there are different reasons to that: first, I would like to pay tribute to the scientific community because they have done a terrible job here in the UN. A few years ago, when you were discussing about climate, half of the audience would have said: does it exist, climate change? And if it exists, has it a relationship with human action? Today, we know. And therefore, we have to pay tribute to the scientific community.

Q - But the oil companies in particular?

R - Yes, and obviously, the more the governments are convinced and acting into that direction, the more the scientific community is delivering clear messages, the more the business community is taking that into consideration. And there are different factors and different signs which all go in the same direction. When S andP, not only says, but acts in such a way, that there is now a climate risk, with what it means in terms of financial cost, it matters. When the oil companies say that is a real problem and we would like carbon pricing. When the largest financial fund in the world, which is Norwegian, decides to abandon its investments in carbon economy, it means that really, things are changing, and it's very important, because apart from the public financing, what will be decisive, it's the decisions which will be taken directly, either by the companies or by the local authorities, New York, California, in order to have less and less a carbon economy. And it could not have been imagined two years ago.

Obviously, you are familiar with that, but a few weeks ago, we had a meeting in Paris with a lot of large companies, and financial agencies, and what we listened to was unbelievable compared to what we were listening to, only one year ago. And moreover now, it can seem different, but it's important too, we have highly spiritual authorities, like the Pope and some other high-level personalities, explaining why it is so important. You have the general public; you have also universities here, which have decided in their endowments to act in such a way. The other day, I was discussing in Paris with Bill Gates in that direction, he was insisting on innovation. All of that is coming into the right direction. But, it remains very difficult. It will be my task. Because when you have in December, at the end of the COP21, a text, a long text, and you ask to the 196 parties «do you accept it?»....therefore, it's very difficult, but it's worthwhile. And we are doing all that we can - France - in order to facilitate things.

Q - Any efforts to get American oil companies to make similar gesture?

R - The more they will be, the better it is.

(...)

Q - How concerned are you that the Americans are so desperate for an Iran deal? Are they willing to agree on something less than robust?

R - No, I wouldn't put this in these words. First, because it is not the way I think. And second, I happen to be a diplomat.

Q - When are you going to Vienna?

R - When it is necessary. Anytime. This week, sure.

Q - How long is the extension?

R - We agreed not to set a date.

Q - You said that there are going to be private and budgetary...

R - Public and private fund

Q - Is it up to each county to decide where the funding is coming from?

R - No, what has been decided in Copenhagen, it is that everybody can give obviously, but it's mainly the so-called rich and developed countries. There is no such thing as a law saying what «the US must give this, etc». We had decided something, and it was very positive, in the G7 in Germany a few weeks ago. We are consulting on this. And it will be a very important element for the reasons I explained.

(...)./.

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7. Olympiades des métiers - Discours de M. François Hollande, président de la République, lors de la réception organisée en l'honneur des représentants des membres de l'organisation WorldSkills International (Paris, 29/06/2015)

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Bienvenue ici, au Palais de l'Élysée. Nous voulions vous accueillir parce que vous êtes les membres d'une grande organisation, WorldSkills International, et parce que vous organisez des Olympiades. Nous ne sommes pas candidats pour tous les Jeux Olympiques qui existent au monde, et qui peuvent intéresser des secteurs très différents. Il se trouve néanmoins que le 11 août prochain, vous allez décider à Sao Paulo de l'attribution de cette grande compétition pour l'édition 2019 : les Olympiades des métiers.

J'ai souhaité, avec le gouvernement français, les ministres qui sont ici présents, porter notre candidature pour cette organisation, pour trois raisons. Nous l'avons exprimé, c'était il y a deux ans, et Paris se portait déjà candidate.

D'abord, parce que la France est très attachée à l'Olympiade des métiers, et je crois que le président Guisembert en est le symbole. Pour nous, ces Olympiades, qui réunissent plus de 1.200 jeunes, provenant de 60 pays, c'est une mobilisation très importante de nombreux secteurs économiques. Le bâtiment, les travaux publics, la maintenance, l'industrie, l'automobile, les nouvelles technologies, les services, l'alimentation, bref, ce sont des secteurs économiques très importants. Ce sont des métiers pour nous essentiels.

La France obtient en plus à ces Olympiades de bons résultats. En 2013, nous avions remporté 8 médailles, 2 en or, 5 en argent, 1 en bronze, et 16 médaillons d'excellence. Autrement dit, plus d'un membre sur deux de l'Équipe de France avait été primé. Nous voudrions que ce soit le cas pour d'autres compétitions, n'est-ce pas, Monsieur le Ministre des Sports ? Parmi ces médaillés, Caroline Lienart, ici présente, qui avait été 4ème et qui a suivi grâce à ce résultat un stage de 5 semaines à l'Élysée. Cela ne vaut pas pour tous les médaillés, mais vous, vous avez pu justement être repérée et identifiée grâce aux Olympiades, et ensuite, venir ici, continuer votre formation.

La seconde raison qui justifie notre candidature, c'est que nous croyons à l'apprentissage et nous voulons développer l'apprentissage. Nous avons d'ailleurs pris des mesures pour aller dans ce sens. Nous voulons qu'il y ait 500.000 jeunes qui puissent être en apprentissage à l'horizon 2017. Nous avons simplifié l'accès à l'apprentissage pour de nombreuses entreprises, et même fait en sorte que toute entreprise qui recrutera un jeune de moins de 18 ans en première année d'apprentissage n'ait plus à payer ni le salaire ni les cotisations sociales ; tout lui sera remboursé, parce que nous voulons récompenser le chef d'entreprise qui s'engage dans l'apprentissage, parce que ce sont des frais. En même temps, nous voulons saluer ce geste de solidarité, de transmission de métier, de formation, de savoir-faire.

La troisième raison qui explique notre candidature, c'est que les établissements de formation français sont prêts à s'engager avec les jeunes, avec les enseignants, avec les familles, mais aussi avec les collectivités locales. Les présidents de région ont confirmé également cet engagement. Je salue ici le président de la région Ile-de-France, qui est sans doute celui qui fait le plus avec sa collectivité pour l'apprentissage dans notre pays.

Nous avons reçu également le soutien de toutes les organisations syndicales françaises pour la candidature pour les Olympiades des métiers. Réussir, en France, à réunir toutes les organisations syndicales et les organisations d'employeurs, c'est tellement exceptionnel que cela ne pouvait être fait que pour les Olympiades des métiers, et c'est ce qui a été réussi.

Il y a 10 000 entreprises qui se sont également mobilisées, et nous avons également voulu qu'un grand cuisinier, Alain Ducasse, puisse être le parrain actif de cette candidature. Nous ne voulons pas laisser penser que dès lors que vous auriez choisi la candidature de Paris, vous auriez table ouverte ici, en France ou même à l'Élysée ! Nous vous laissons toute indépendance pour le choix que vous avez à faire. Vous pouvez être certain en tout cas que si vous faisiez ce choix, le projet qui serait le nôtre correspondrait à l'ambition qui est la vôtre. Nous aurions une équipe motivée, des projets qui pourraient correspondre à votre philosophie, et nous aurions aussi des installations de premier plan.

Voilà le message que je voulais vous transmettre. Nous croyons aux valeurs qui sont les vôtres, nous croyons au travail, nous croyons à l'apprentissage, nous croyons à la transmission, et nous voulons que la jeunesse puisse avoir une chance de plus de réussir.

Avec ces Olympiades, avec les compétitions que vous offrez, avec ces formations que vous dispensez, vous permettez à la jeunesse du monde d'avoir davantage d'espérance, davantage de chance de réussir. Je voulais ici saluer toute la démarche qui est la vôtre, à travers ces Olympiades, et d'une manière générale, à travers les actions que vous organisez dans vos propres pays.

Merci./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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8. Union européenne - Grèce - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015)

Q - Dans le contexte, on peut difficilement ne pas vous poser de question sur la Grèce. La bourse commence à baisser. Est-ce qu'il faut avoir peur d'une sortie de la Grèce ?

R - Le président de la République s'est exprimé ce matin sur ce sujet.

Q - Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une réunion de la dernière chance à Bruxelles ?

R - Le président a très bien dit que la France y est ouverte, d'ailleurs c'est le rôle que nous avons toujours joué pour essayer de trouver une solution. Maintenant, si le Premier ministre grec décide qu'il y a un référendum, une mise au vote, on verra, mais c'est vrai que pour nos amis grecs c'est un saut dans l'inconnu, et sans parachute.

Q - Est-ce que c'est un saut dans l'inconnu pour la France aussi ?

R - Non, la France, comme les autres pays d'Europe, nous sommes un pays solide avec toute une série de mécanismes que nous avons mis en place depuis maintenant deux ou trois ans pour déconnecter quelque chose comme cela qui pourrait arriver, de notre propre situation. Mais, vous l'avez bien compris, l'objectif serait d'éviter ce saut dans l'inconnu. Maintenant ça ne dépend pas de nous. Le président de la République l'a très bien dit, les Grecs sont libres d'organiser un référendum, mais les conséquences peuvent être extrêmement difficiles pour eux./.

 

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9. Iran - Nucléaire - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015)

- En français et en anglais -

(...)

Q - À la fin de cette journée vous retournerez probablement à Vienne. La deadline initiale était le 30 juin. Est-ce que vous êtes confiant ? Ça peut être prolongé de quelques jours, sans doute même quelques semaines, non ?

R - Non, on parle de quelques jours. Si on avait considéré qu'il n'y avait aucun espoir de trouver un accord, on aurait arrêté. Nous avons donc décidé de nous donner quelques jours.

Je reviendrai à Vienne dès que ce sera nécessaire. Il faut un accord, mais un accord robuste, c'est-à-dire, oui au nucléaire civil, mais l'arme atomique, l'arme nucléaire non. Avec nos collègues - puisque nous sommes six d'un côté, les cinq membres permanent du Conseil de sécurité et l'Allemagne et de l'autre l'Iran -, nous précisons, nous discutons des conditions pour que cet accord soit effectivement robuste. C'est très compliqué, très technique, très difficile. Il y a des aspects de politique internationale qui s'y mêlent, mais j'espère que l'on va arriver à un accord solide. C'est en tout cas la condition que nous voulons.

(...)

Q - Could you give us your latest feelings about whether there is going to be an agreement in Vienna on the nuclear issue, and since France is so involved in the possibility of coming up with a new plan to try and break the deadlock on the Israeli- Palestinian issue, could you tell us where that plan is when you might be moving on that and what you are hearing about what the United States' reaction is?

R - These are two separate questions. About Iran, let's be clear: so far, as France is concerned, we are in favor of an agreement, but it has to be what we call a robust agreement. Why? Because the main issue is nuclear proliferation. As you know, since World War II several countries possess the nuclear weapon, and it could be used as a tool to avoid a war. But if in a region as eruptive as the Middle East you have nuclear weapons, obviously it would be very dangerous and I do not have to comment on that.

The question has been raised: what about the Iranians? You know that there has been some concerns about the possible military dimension. What is the aim of the negotiation? The aim is summarized at the beginning of the text we are working on. I quote: under no circumstances Iran will ever get, or keep or acquire any nuclear weapon. Under no circumstances. It means that so far as civil nuclear energy is concerned, it is quite OK, there is no problem. But so far as the nuclear weapon is concerned, the answer is no. We have to draw all the technical consequences of this statement, that we accept, I mean the six, five plus one, and Iran accepts. Now why does this agreement have to be robust and what does it mean? It has to be robust because if the agreement - we can sign an agreement -is not considered as being serious and robust, what will happen? Other countries, some other countries in the region will get nuclear as well. They will say OK, you have signed an agreement but we are not convinced by your agreement, because it is not robust, that is why we have to become nuclear ourselves. And it would be very dangerous because this region, which already is in a particular position, will be in a very dangerous position if several countries get nuclear.

And now that the question is raised, what does it mean, robust? So far as France is concerned, we have put at least three conditions: the first one is that there has to be some limitation so far as the production and the research are concerned. We have made progress on that but it still has to be completely agreed. The second is that the IAEA has to be able to check, to verify things. Because if you cannot check on the ground, obviously the agreement is a question mark. We have also a third element which is that if there is an agreement there will be a lifting of sanctions, but if the agreement is not implemented there has to be what we call a snapback mechanism which automatically will bring back the sanctions. And we are discussing that. We have made some progress but still it is not the end of a process because in particular the Iranians are asking precisions about lifting of the sanctions - what it means, how it works and some other elements - and we on the five plus one side, we are asking some precisions. This is reason why we have decided yesterday to take some more time in order to be sure of the possible answers. Mr. Zarif went back to Tehran and our Chinese and Russian friends will come in the week, probably. Myself I am between Vienna, New York and Paris and so on. It is where we are. Therefore, to answer very precisely your question, we wish a good agreement, but this agreement has to be robust. That is very clear. Sometimes people were saying France is particularly hard. Well we are only coherent: we want an agreement but which will be a solid one.

Q - Are you confident, are you optimistic?

R - I repeat what I said: I wish there could be an agreement, but a very robust one.

Q - Which are the three elements that are being most difficult to obtain from the Iranians?

R - Does it have to be the three? Because obviously there has to be some limitation otherwise you cannot establish a difference between civil and nuclear. On the other hand you have to be able to check it. And at the same time, the question of sanctions and snap back has to be sorted out. Everything is important. There are a great many other points but I am insisting on these.

(...)

Q - Will the Middle East initiative have to take a backseat because of the Iran talks?

R - No, they are two different separate questions.

Q - To follow up on the Iran talks, there are reports that there is an agreement on the (inaudible) thing of lifting of sanctions but signing will be delayed until Congress approves. Can you confirm that? Do you think that Zarif going back to Tehran is a good sign or a worrying sign?

R - Well, I do not read in the signs and we have a principle which is written: it is that nothing is agreed until the moment everything is agreed.

Q - There is a lot of talk about the fact there might be backtracking about what was agreed in Lausanne.

R - I do not get into these details. I am working on hopefully a solution but which has to be a robust.

Q - Has Iran definitely agreed on the fact that sanctions are...

R - I said that our principle is that, as far is as everything is not concluded, nothing is concluded.

Q - In terms of the snapback, you were talking about the difficulties of getting Iran to go along with it. Are you confident that Russia and China would be willing to allow the suspension of their use of veto in order to allow these sanctions, if they automatically snap back.

R - We have a very good cooperation with Chinese and Russians.

(...)

Q - Minister, just back to Iran, you mentioned possible military dimension issues. People inside the negotiations are saying that the agreement is (inaudible) some sort of a symbolic progress by Iran.

R - I don't know who this somebody in the negotiation is but I am one of the negotiators.

Q - Can you clarify any of this for us?

R - Well in my opinion it is very clarified yes.

(...)

Q - Many in the business and the financial world are already preparing for how they could enter into the market and the economy once the sanctions are relieved. But the existence of a snapback mechanism, being automatic, raises concern for businesses on how much risk there would be. And considering how much history France has had with French companies and the experiences that happened before, what kind of safeguards or guarantees does France could be preparing against?

R - This is an issue which is discussed.

Q - To follow up on Iran. What do you need from the Security Council to make sure that a snapback resolution is also robust? And, if you don't get an agreement, in the end, would that be a bad thing in your view?

R - Sure, a good agreement is preferable. It's an obvious thing. Now, on the different (inaudible) I will not elaborate because it would not be fair because we are still discussing.

(...)./.

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10. Israël - Territoires palestiniens - Daech - Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international (New York, 29/06/2015)

- En anglais -

(...)

About Israel and Palestine. When was it? I think it was two weeks ago or one week ago. I went to the Middle East and I had a meeting with series of leaders. First, some envoys of the Arab League, then the President of Egypt, then the King of Jordan, then President Abbas and then Prime Minister Netanyahu. Each of them had the same words: the Israeli-Palestinian question is not solved and it is very dangerous. On the one hand, there is no justice for Palestinians and where there is no justice there is no real peace. And on the other hand, the security of Israel is not ensured and it is not normal, it is not fair.

Today not many people are speaking about this question, Israel-Palestinian, but our assessment is that at any moment it can explode. If and when it explodes this is very, very, very problematic for the whole region and for the world because it is a basic question. Moreover, be careful because at a moment or another, Daesh can interfere with all that. Therefore we and it is a tradition of France which obviously is keen about security and peace - it is the first element of our foreign policy and it is one of the reasons why we are a permanent part of the Security council and as a permanent member - we want to discuss with all the actors and know if it is possible to move forward. What does it mean move forward? We try that the two parts come back to negotiation, because there has to be negotiation between the Palestinians and the Israelis. I asked what the opinion of the Palestinians and the Israeli about it was. Second, we think that taking into consideration the past, if we want to get to a conclusion, it will be necessary to have an international accompanying body because there have been periods of time where there was no negotiation, there have been periods of time where there was a negotiation but there never was a conclusion to negotiation. Why? Because it is very difficult for each party to make the last concessions which make it possible to have a conclusion. We think that an international body, including the Arabs, which is not the case today with the quartet because they are not in even though they have proposed a plan in 2002, is interesting. It could be an idea in order to facilitate the solution, not to impose because obviously the negotiation has to be considered by the parties to help.

We discussed too of a possible UN resolution at what time or the other. We discussed that, there was a very positive welcome on the Arab side, and particularly on the Palestinian side. With Mr. Netanyahu, it was more difficult because obviously he said «we don't want an international diktat». I said to him «well diktat is not a French name» and nobody wants a diktat, at least not us because we know what the realities are, but on the other hand, if there is no peace, no real peace, it is a menace to Israel as well, and we are good friends of the Palestinians and the Israelis as well. It is always a good thing to work for peace, which is the case for France. That is about it.

(...)

Q - On Israel-Palestine, do you have an idea when France will go forward with the resolution at the Security Council?

R - Well the resolution, the focus has been put on this but the resolution is a tool, it is not an end by itself. We have to discuss that with the different parties and the first thing is this question of getting back to negotiation and having this international accompanying body. And if the resolution is necessary we will think about it. But you know be careful, all that is terribly difficult because this issue has been examined for 50 years. Nobody can say «I have the solution on that», that would be ridiculous. France is keen about not abandoning this problem because it is a very, very, very serious problem. Once more, when you see the reality on the ground and the problem itself you must think about the future and to avoid in this region with already a lot of difficulty to have an explosion in those circumstances. You never waste your time when you are working for peace.

Q - If the resolution is one tool as you say, just for the negotiations, is there possibly another tool that you're thinking about? An international accompanying body like the quartet body including Arab parties?

R - It could be a quartet plus, a sort of quartet plus. This idea has been discussed by many people and I don't want to go into the technicalities but it makes sense - everybody must acknowledge - that the Arabs who are part of the region and who are interested in the solution would be involved. It is reasonable.

Q - Do you believe you can persuade the Israelis that a quartet plus is in their interest?

R - I will not negotiate directly with you I am sorry.

Q - You said that Daesh might interfere. What is your nightmare scenario?

R - You know in Gaza the situation is very difficult. I don't know if you have been in Gaza but it is very very difficult and there is a position of the Hamas, there are more radical people, the people themselves. And when you have such a difficult solution, every radical group can try and take advantage of this and obviously it would be highly damageable if the most radical of the radicals could take a pretext.

Q - Last time you were you said that France would push to have the Security Council the Islamic State to the ICC. What has happened to that?

R - What we have done is to put them on the list of the criminal organizations. And everybody agrees that they are murderers. Now it's not mainly today a question of legal tools, it's a question of fighting them directly and indirectly, and mainly a legal aspect. But we have not changed our mind.

(...)./.

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11. Égypte - Attentat contre le procureur général - Communiqué du ministère de la justice (Paris, 29/06/2015)

C'est avec une vive émotion que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a appris le décès du procureur général d'Égypte, Hicham Barakat, victime aujourd'hui d'un attentat à la bombe au Caire.

En fonction depuis le mois de juillet 2013, ce haut magistrat que la ministre de la justice avait reçu le 11 mars dernier, s'était montré particulièrement actif dans la coopération judiciaire entre l'Égypte et la France. Un accord avait été ainsi signé en novembre 2014 avec le procureur général près la Cour d'appel de Paris, François Falletti, afin d'échanger plus étroitement sur des thématiques de coopération prioritaires pour les deux pays, telles que la saisie et la confiscation des avoirs criminels et la lutte contre le terrorisme. C'est pour aborder ce dernier thème que Hicham Barakat s'était déplacé les 27, 28 et 29 avril derniers afin d'être présent aux rencontres internationales des magistrats antiterroristes organisées à Paris sous l'égide de la garde des Sceaux.

La ministre de la justice réaffirme la détermination de la France à lutter sans relâche contre le terrorisme.

Elle adresse ses plus sincères condoléances à la famille Hicham Barakat ainsi qu'à ses proches et s'associe à la tristesse du peuple égyptien./.

(Source : site Internet du ministère de la justice)

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