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Déclarations officielles de politique étrangère du 03 mars 2015


Sommaire



1. Point de presse du porte-parole - Tourisme/Nomination de M. Jacques Maillot comme chargé de mission pour le développement des croisières maritimes et fluviales - Climat/Afrique/Participation de Mme Annick Girardin à la conférence ministérielle africaine sur l'environnement - Actualité du réseau culturel/Festival Diverciné à Ottawa (Paris, 03/03/2015)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole a fait les déclarations suivantes :

1 - Tourisme - Nomination de M. Jacques Maillot comme chargé de mission pour le développement des croisières maritimes et fluviales (Paris, 3 mars 2015)

M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, a reçu le 3 mars M. Jacques Maillot. Il a décidé, avec M. Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche, de nommer M. Maillot comme chargé de mission pour les croisières maritimes et fluviales. Sur ces deux marchés touristiques en pleine croissance, la France occupe aujourd'hui en effet une position en deçà de son potentiel, qu'il s'agit de développer fortement.

Fondateur de Nouvelles Frontières, membre indépendant du conseil de surveillance de la Compagnie des Alpes depuis 2004, M. Jacques Maillot dispose d'une expérience reconnue dans le domaine du tourisme, qu'il mettra au service du développement du secteur français des croisières maritimes et fluviales.

Cette mission est bénévole.

2 - Climat - Afrique - Participation de Mme Annick Girardin à la conférence ministérielle africaine sur l'environnement (Le Caire, 4 mars 2015)

Mme Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du développement et de la Francophonie, se rendra au Caire les 4 et le 5 mars pour participer à la conférence ministérielle africaine sur l'environnement.

Mme Annick Girardin soulignera, conformément à l'appel de Manille lancé par le président de la République et son homologue philippin le 26 février, la nécessité d'agir de manière efficace dans la solidarité et la justice. L'accord attendu en décembre à Paris devra répondre aux attentes de tous les pays, notamment des plus vulnérables. Il devra faciliter une réduction des émissions compatible avec l'objectif des 2°C, mais également permettre aux pays de s'adapter aux effets du dérèglement climatique, notamment par des financements appropriés.

L'Afrique est le continent qui a le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre, mais c'est aussi un de ceux qui en subissent le plus les conséquences, notamment en termes de désertification, de montée des eaux ou de déforestation.

Lors de son déplacement, Mme Annick Girardin s'entretiendra également avec les ministres égyptiens de l'environnement et de la coopération, et débattra avec des étudiants francophones des enjeux du développement et du dérèglement climatique.

3 - Actualité du réseau culturel - Festival Diverciné à Ottawa (7 - 15 mars 2015)

Le 13e festival Diverciné organisé par l'ambassade de France au Canada et le ministère du patrimoine canadien, en partenariat avec l'institut canadien du film, se déroulera du 7 au 15 mars à Ottawa.

A la veille de la semaine internationale de la Francophonie, le festival permettra la diffusion d'une dizaine de longs-métrages francophones sélectionnés dans le cadre de grands festivals internationaux et rarement présentés au Canada. Il invitera les spectateurs à découvrir, à travers le regard de réalisateurs du monde entier, l'extrême diversité des identités, des cultures et des imaginaires des peuples qui constituent la Francophonie.

La programmation 2015 proposera des films de France, de Belgique, du Canada, de Mauritanie, du Maroc, d'Haïti, de Pologne, de Roumanie, de Suisse et du Viet-Nam. Parmi les titres emblématiques de cette nouvelle édition figurent «Timbuktu» du réalisateur Abderrahmane Sissako et «Mère et Fils» film roumain, «ours d'or» de la Berlinale 2015 ainsi que le film français d'animation «Minuscule : la vallée des fourmis perdues».

Pour plus d'informations :
http://francecanadaculture.org/fr/film-tv-et-nouveaux-media/agenda/13e-festival-de-films-divercine./.

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2. Ukraine - Russie - Entretien avec Angela Merkel, Petro Porochenko et Vladimir Poutine - Communiqué de la présidence de la République (Paris, 02/03/2015)

Le président Hollande et la chancelière Merkel se sont entretenus ce soir avec les présidents Porochenko et Poutine.

L'état de la mise en oeuvre du paquet de mesures adopté à Minsk le 12 février a été examiné. Des progrès sont constatés mais la situation doit être améliorée.

Les quatre dirigeants sont convenus de demander à l'OSCE de jouer un rôle plus direct afin d'améliorer l'application du cessez le feu et du retrait des armes lourdes et de faire un rapport quotidien sur leur mise en oeuvre.

La libération des prisonniers et l'aide humanitaire doivent être facilitées en relation avec le CICR.

Le Groupe de contact doit créer les groupes de travail prévus dès que les conditions du cessez le feu le permettront.

Les représentants des ministres des affaires étrangères se réuniront vendredi pour assurer le suivi de l'application du paquet de mesures adopté à Minsk./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

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3. Lutte contre le terrorisme - Daech - Chrétiens d'Orient - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question à l'Assemblée nationale (Paris, 03/03/2015)

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Monsieur le Député,

Dans leur fureur destructrice, comme vous l'avez fort bien dit, les terroristes de Daech ne massacrent plus seulement des êtres humains, ils massacrent aussi des oeuvres d'art.

Nous avons tous dans les yeux, les images du saccage du musée de Mossoul qui sont consternantes. Vous l'avez rappelé, ils veulent non seulement tuer le présent mais aussi détruire physiquement toutes ses racines. Immédiatement, la France s'est mobilisée, avec l'UNESCO, pour condamner ces crimes et pour faire adopter à l'ONU une résolution qui sanctionne aussi les revenus tirés du pillage du patrimoine.

Une autre manifestation terrible de cette barbarie est l'enlèvement récent de centaines de chrétiens assyriens, quelques jours après le meurtre de coptes égyptiens en Libye. Et je le redis ici avec force, la France n'abandonnera pas les chrétiens d'Orient.

Nous apportons une aide humanitaire aux déplacés et aux réfugiés, et nous portons assistance aux pays d'accueil. Nous accueillons en France des réfugiés syriens et irakiens et notre priorité est de permettre à ces minorités de rester, ou plutôt de revenir en paix et en sécurité sur les terres qui sont les leurs.

Mais Monsieur le Député et je terminerai ainsi, quel est le sens du combat ?

Du côté de Daech, il s'agit de faire disparaître 2 000 années d'histoire humaine et c'est dans cette fureur destructrice et totalitaire que se rejoignent la violence contre les hommes et la violence contre les pierres.

De notre côté, il s'agit de combattre l'expansion territoriale de Daech, il s'agit de détruire ses réseaux de financement et ses filières. Il s'agit de porter aide aux populations civiles, de contrer sa propagande et de soutenir une solution politique dans tous les territoires où il est présent. C'est un combat de longue haleine que nous devons continuer./.

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4. Virus Ebola - Entretien de Mme Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du développement et de la Francophonie, en marge de la réunion internationale, avec «France 24» (Bruxelles, 03/03/2015)

Q - Pourquoi l'inquiétude est-elle toujours là ? L'épidémie est contenue, disait il y a peu l'Organisation mondiale de la santé...

R - L'épidémie est contenue, mais elle est toujours là. L'objectif, je vous le rappelle, c'est «zéro cas». Pour cela, il faut rester totalement mobilisé. On a bien vu qu'il va nous falloir encore accentuer notre action et rester mobilisés pour, nous l'espérons, atteindre «zéro cas» avant la fin de l'année, notamment - en ce qui concerne la France - en Guinée.

Q - Un plan «zéro cas» qui était notamment prévu par les trois pays les plus touchés d'ici le 15 avril ; cela paraît peu réaliste. Vous vous êtes déplacée à trois reprises sur le terrain, en Guinée notamment. Quelles sont les zones réinfectées et, surtout, pourquoi cette recrudescence ? Y-a-t-il un relâchement ?

R - Non, il n'y a pas de relâchement. Il y a un manque de confiance des populations sur place, de sorte que l'on voit aujourd'hui l'épidémie agir différemment, plutôt par petits foyers. Il faut donc aujourd'hui - c'est ce que l'on a fait avec la Guinée - construire des équipes de riposte mobiles qui interviennent dès qu'il y a un nouveau foyer.

Permettez-moi malgré tout de dire que cela fait aujourd'hui un an que l'équipe française a diagnostiqué ce virus Ebola, que l'Europe s'est largement mobilisée et la France également. Je crois qu'il faut dire combien nous en sommes fiers mais combien il faut rester mobilisés.

Je voudrais aussi dire à cette occasion qu'il y a aujourd'hui d'autres urgences qu'Ebola autour de la santé : l'urgence alimentaire, qu'il faut traiter ; l'urgence aux côtés de la jeunesse, avec ces jeunes et ces enfants isolés, déscolarisés pour ces enfants en Guinée, mais aussi dans les autres pays touchés.

Et puis, c'est aussi aujourd'hui l'occasion de dire que cette solidarité, qui a été massive pendant cette crise et qui continue, devra également accompagner ces pays dans la durée avec des stratégies régionales et nationales. C'est aussi l'occasion de rappeler que la France a toujours été présente en Guinée : ce sont plus de 600 personnes qui sont mobilisées en France autour de cette question ; c'est une compagnie aérienne, Air-France, qui n'a jamais cessé ses liaisons ; c'est un lycée français qui a ouvert en septembre dernier ; ce sont des milieux économiques qui sont, malgré tout restés sur place.

Je crois que la France a été très mobilisée en Guinée et il faut dire que c'est tous ensemble que nous avons réussi cette mobilisation.

Q - On salue bien entendu le travail de Médecins Sans Frontières, en première ligne, notamment en Guinée. Vous vous félicitez de la solidarité de la France et de l'Europe, justement l'aide promise par la Communauté internationale s'élève à 5 milliards de dollars. Où en sont les promesses ? L'argent a-t-il été versé en totalité ?

R - Pas en totalité, il n'a pas été en totalité décaissé. Vous savez, aujourd'hui, pour l'Europe, c'est 1,3 milliards ; en ce qui concerne la France et la partie guinéenne, c'est 160 millions d'euros. Ce sont des sommes qui sont aujourd'hui utilisées dans l'urgence, qui vont être utilisées sur les autres urgences Ebola et, également, autour de la reconstruction : la reconstruction du système de santé, mais aussi des éléments socio-économiques car ces pays ont largement été touchés dans leur croissance, dans leur développement économique. Il faut pouvoir les remettre sur les rails d'un développement durable. J'insiste beaucoup sur la solidarité parce qu'en cette année 2015, la solidarité est au centre de toute notre action, en matière de développement mais aussi dans le domaine climatique.

Q - Sans argent, la lutte est un peu plus difficile, est-ce qu'on a des engagements ? Vous êtes à cette réunion, que faut-il en attendre ? Y-a-t-il des mesures concrètes ? Est-ce que l'argent va arriver, va être débloqué ? Où en est-on ?

R - Cela avance petit à petit. L'objectif de cette réunion n'est pas de mobiliser, là, des sommes complémentaires, c'est de faire un bilan, de voir quelle expérience nous tirons de cette crise, de la manière dont nous sommes intervenus. Il s'agit aussi de faire en sorte que plus jamais on ne prenne du temps pour réagir, car il faut avouer que nous avons pris un peu de temps. En disant «nous», j'entends la communauté internationale et, notamment, le déclenchement des actions avec l'OMS. Il y a eu l'appel de Médecins Sans Frontières qui a produit un électrochoc.

Aujourd'hui, c'est tout cela que l'on veut analyser pour mettre à l'avenir des dispositifs qui répondent à toutes ces problématiques nouvelles de crises qui pourraient nous arriver en matière sanitaire, notamment en Afrique.

Donc, il n'y a pas que le volet financier dont il est question. Nous avons de grands rendez-vous : à Washington au printemps ; en juillet prochain en Guinée, où nous pourrons effectivement finaliser la stratégie d'accompagnement de ces pays vers un nouveau développement économique./.

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5. Congrès mondial sur les transports intelligents - Communiqué du ministère des affaires étrangères et du développement international et du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie (Paris, 02/03/2015)

Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des transports, de la mer et de la pêche, et Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des français de l'étranger, ont réuni, mardi 2 mars, les acteurs publics et privés français afin de préparer le congrès mondial sur les transports intelligents, que la France accueillera, à Bordeaux, du 5 au 9 octobre 2015.

Autour de l'État, de la communauté urbaine de Bordeaux, et de la Région Aquitaine, se sont réunis les représentants des régions et départements et les autorités organisatrices de transports, ainsi qu'une vingtaine de grandes entreprises actives dans le domaine des transports intelligents, notamment sur les marchés internationaux.

Les transports intelligents, qui mobilisent les technologies de l'informatique et des communications sont à la base du développement de nouvelles formes de mobilité, fondées sur l'information. Ils permettent d'améliorer la gestion des flux, de renforcer la sécurité et la sûreté, d'accroître son efficacité, notamment énergétique, et de réduire ses effets sur l'environnement.

Alain Vidalies et Matthias Fekl ont souhaité que le congrès mondial sur les transports intelligents de Bordeaux 2015 soit l'occasion de faire valoir au niveau international ce secteur d'excellence française et de mettre en exergue la contribution des transports intelligents à la lutte contre le changement climatique, dans la perspective de la conférence climat Paris de décembre 2015.

Les acteurs réunis autour d'Alain Vidalies et Matthias Fekl ont convenu :

- de travailler à l'organisation de la filière ITS française autour d'enjeux communs d'exportation, d'innovation et de formation ;

- de mutualiser leurs efforts pour la promotion du savoir-faire et de l'excellence française sur le marché mondial des transports intelligents ;

- de porter conjointement les enjeux climatiques liés aux transports intelligents dans le cadre des travaux du congrès de Bordeaux ;

- de contribuer à renforcer les initiatives issues des transports intelligents dans l'agenda des solutions pour la conférence Climat Paris 2015./.

(Source : site Internet ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie)

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